C’était quand la dernière fois où vous avez fait quelque chose pour la première fois?
Une question légitime que l’on devrait se poser assez souvent afin de faire le point. Pour ma part, au-delà de faire partie des paroles d’une chanson de Gringe, elle s’est présentée à moi lors d’une promenade. Ces quelques mots étaient inscrits sur une petite pancarte dans un jardin afin de susciter la curiosité des passants mais surtout de les interroger. Je ne suis pas passé au travers et j’ai ainsi pu me livrer à une réflexion profonde sur ma propre vie.
Etant une personne très routinière cela implique la répétition et donc le fait de ne pas s’écarter de cette ligne de conduite pour découvrir de nouvelles choses. Et pourtant j’ai été surpris de découvrir que j’étais sortie de ma zone de confort à de multiples reprises lors du mois dernier. Ainsi sans que je ne m’explique comment, je me suis retrouvé avec une carabine entre les mains pour me livrer à une séance de tir lors d’une soirée entre amis et bien d’autres choses que je vais aborder au cours de ce texte.
J’ai pris conscience du genre de bienfaits que peut avoir ce genre d’introspection afin de remettre sa vie sur de bons rails. En ce qui me concerne j’étais persuadé du contraire et pourtant je continue assez régulièrement de faire des découvertes sur de nouvelles activités comme la roue à abdos lorsque j’ai entrepris de me remettre au sport, j’ai gouté le plat préféré de Deadpool: le Chimichanga,… Peu importe le domaine, tout le monde peut trouver quelque chose de nouveau qui est venu égayer son quotidien récemment.
A bien y regarder c’est un peu le crédo de ce lieu, lutter contre la procrastination. Etre régulièrement dans l’action, se mettre à l’épreuve et continuer à avancer. Autant dire qu’à l’image de l’introduction de mes autres articles, celui-ci aurait tout aussi bien pu s’appeler « Aout Vs Procrastination ». Mais au regard de mon bronzage, je crois que je n’ai jamais autant mérité mon surnom de « Vanille / Fraise ». Des coups de soleil que j’ai choppé dans le seul endroit où la canicule n’a pas frappé: la Bretagne.
Je n’y avais jamais mis les pieds et j’ai pu y découvrir des paysages magnifiques entre la pointe de Dinan et le cap de la chèvre. Deux endroits qui m’ont marqué par leur sensation de liberté une fois au sommet. Mais ceci n’était que la première escale d’un voyage en amoureux en deux parties puisqu’en ensuite nous sommes partis visiter la ville de Cherbourg. Et encore une fois je peux répondre à la question de cet édito par de multiples réponses puisque non content de n’être jamais allé dans cette ville du Contentin, j’ai aussi eu l’occasion de visiter un sous-marin!
Entreposé à la cité de la mer, il s’agit là d’une expérience absolument unique en son genre puisque « Le redoutable » est le seul sous-marin à disposition du public. Ce dernier était présent en masse dans cette exposition à défaut d’en faire de même dans le reste de la ville. Les soldes n’auront pas été d’un grand secours au regard du résultat auquel j’ai pu assister, c’était à se demander si les habitants avaient bien pris connaissance de la fin du confinement. Connue pour ses parapluies, ces derniers n’auront pas été suffisant pour se protéger de la crise économique qui frappe actuellement le pays.
En effet au-delà d’un séjour faisant la part belle aux balades dans les rues et sur le port, aux visites de musée et autres coutumes de la population locale, il y a un nombre assez impressionnante d’enseignes qui ont mis la clé sous la porte. Des commerçants et des restaurateurs qui ont du déposer le bilan et lorsque j’ai du faire le mien pour la rédaction de ce texte, je ne pouvais passer à coté de cette actualité que j’ai déjà abordé dans plusieurs textes sur ce blog et dont je ne suis pas prêt de m’arrêter de parler compte tenu de l’omniprésence du virus.
Après une baisse du nombre de cas, le nombre de porteurs de la maladie semble repartir à la hausse. Mais un reconfinement est loin d’être à l’ordre du jour et les mèmes qui m’ont fait rire à l’approche du déconfinement me semble maintenant un acte manqué de la part du gouvernement. Une prolongation aurait sans doute fait du mal à nombre d’institutions d’un point de vue financier mais cela aurait sans doute permis de sauver de précieuses vies prises lors de cette deuxième vague dont personne n’ose dire qu’elle existe.
On lui préfère le terme « rebond de l’épidémie » afin de ne pas alerter les citoyens qui de toute façon n’y croient même pas. Une partie de ces « athées » se font donc appeler les anti-masques et clament à qui veut bien l’entendre que le virus n’est qu’une invention afin que le gouvernement puisse exercer son contrôle sur la population. Des comportements qui amènent à se poser des questions autant qu’ils posent problème et pour le coup ce mouvement contestataire ne me semble pas être une bonne réponse à l’interrogation que je pose en introduction.
La façon dont les gens perçoivent cette menace est plus affaire de psychologie qu’autre chose. Elle joue un rôle prépondérant dans la maladie, quelle qu’elle soit d’ailleurs. Du coup il est permis de se demander si les personnes atteintes avant que le virus ne soit dévoilé au grand jour dans les médias ont eu plus de chances de survie parce qu’elles ne savaient pas qu’il était potentiellement mortel? Nous sommes enclin à croire ce que l’on nous martèle à longueur de journée et j’insiste sur ce dernier point.
Les journaux télévisés qui se font le relai de l’information sont les premiers à influer sur notre humeur, bonne ou mauvaise selon le menu du jour. Sans tomber dans le débat des chaines de télé qui nous manipulent, lorsque l’on arrive à se défaire de cette dépendance aux informations et que l’on arrive à se faire son propre avis à travers des recherches de son propre cru, il arrive que l’on tombe sur des experts maitrisant particulièrement bien leur sujet. Et de façon ludique qui plus est.
D’une durée suffisamment courte pour retenir votre attention, cette vidéo réalisée par une psy sur le confinement permet d’en savoir un peu plus sur notre propre fonctionnement. Selon elle, il faudrait agir non pas sur les statistiques mais sur l’émotion afin d’inciter la population à aller vers le bien commun. En effet, bien avant le visionnage de cette vidéo et en plein confinement, j’ai été particulièrement touché par le témoignage d’un sportif de haut niveau atteint par la maladie et révélant avoir été fortement impacté au point de perdre ses capacités.
La solution serait donc d’avoir des témoignages de personnes l’ayant contracté et c’est ce qu’elle préconise. Au lieu de cela nous avons des vidéos de personnes se faisant dépister, ce qui est une bonne chose au demeurant, avec un coton-tige dans le nez. Ces images sont anxiogènes au possible et les gens ont limite plus peur de passer ce fameux test que de chopper le virus en question. Mais bon visiblement il serait préférable pour certain de mettre ce coton-tige d’abord dans leurs oreilles afin de mieux entendre les consignes.
Et puis parfois il vaut mieux être sourd tant il est consternant de voir que plus de moyens sont déployés pour une histoire de t-shirt de foot à Marseille que pour le respect du port du masque obligatoire. Enfin tout ceci est dérisoire en comparaison de ceux qui ont perdu la vie ou l’audition suite à l’explosion survenu à Beyrouth. Une catastrophe digne d’un film dont notre réalité ne cesse d’être parasitée entre les virus, les explosions, les mouvements raciales, les attentats, les catastrophes industrielles,…
C’est comme si la réalité avait pris le pas sur une industrie cinématographique, complètement à l’arrêt suite à la fermeture des salles, pour combler notre manque de fictions. Celles-ci font irruption dans notre monde afin de faire de nous les protagonistes d’une histoire pouvant nous couter la vie à chaque instant. Maintenant que les salles commencent peu à peu à réouvrir un peu partout à travers le monde, j’espère que cela va inverser cette tendance et que ces menaces vont retourner habiter les films et les livres desquels elles se sont échappées.
Cette inversion on a pu la constater avec un film dont il s’agit du concept: Tenet. Annoncé comme le grand sauveur des salles de cinéma, le dernier film de Christopher Nolan arrive à point nommé tout en restant familier avec notre quotidien dont nous voulons nous échapper pour nous divertir. Bien qu’il s’agisse de masque respiratoire, une bonne partie du film voit le principal protagoniste, dont il s’agit de la dénomination, porter un masque afin de survivre dans cette temporalité à rebours.
Une chronologie qui renvoie, encore une fois, directement à la question que j’ai posé au début de cet édito. Les personnages évoluent au croisement entre première et dernière fois pour un paradoxe final émouvant en plus d’être sujet à théories. Dans la pratique c’est une enquête dans la lignée de la série Fringe avec un soupçon de James Bond pour le coté mission à travers le monde. En ce qui concerne le concept d’entropie inversé, le fan de pop culture que je suis était en terrain connu puisque ce n’est ni plus ni moins que l’illustration du combat entre Flash et sa némésis Reverse Flash qui voyage à rebours à travers le temps.
Le série Doctor Who explorait également cette thématique à travers le personnage de River Song dont l’introduction aux spectateurs était en réalité la fin de son arc narratif. Un autre Docteur fait également partie des références mises à contribution mais cette fois-ci de manière visuelle. En effet, le climax de Doctor Strange s’était déjà chargé de rembobiner les éléments du décors tandis que les héros se frayaient un chemin à travers le chaos temporel.
Après tout, le film de Scott Derrickson sur le sorcier suprême de chez Marvel avait déjà était lorgné du coté d’Inception pour ses décors se contorsionnant sur eux-même, ce n’est donc qu’un juste retour de choses de voir Christopher Nolan lui emprunter l’oeil d’Agamotto le temps d’un film. Même si il semble lui garder une certaine rancoeur sous couvert de crise sanitaire.
Malgré tout la sortie d’un film de Nolan était l’exception que je m’étais fixé pour un retour au cinéma. Non content d’avoir vu un excellent film, cette projection aura été l’occasion de voir la bande-annonce de Blood Machines qui, après m’être renseigné, est un court métrage d’une cinquante de minutes. Une sorte de clip sous acide que j’ai très envie de voir tant il semble lorgner vers les Gardiens de la galaxie avec un coté eighties complètement assumé. En moins de deux minutes, cette imagerie mauve, ce grain de pellicule et ce synthé digne des plus grands groupes des années 80 m’ont convaincu.
Cet ovni sort début septembre pour une exploitation limitée et si je ne m’étais pas rendu dans un cinéma CGR (pour la première fois) je n’en aurais jamais entendu parler malgré les nouvelles dispositions concernant la promotion des films. En effet, vous n’êtes pas sans avoir remarqué que depuis quelques semaines des bande-annonces se sont glissées dans vos publicités à la télévision comme c’est déjà le cas aux Etat-unis. Il s’agit là d’une mesure mise en place afin de ramener le public dans les salles obscures et il est dommage de voir le trailer de ce court-métrage absent tant il semble prometteur.
Toujours dans le paysage télévisuel et interdits jusqu’alors le mercredi, le vendredi et le samedi soir, les films font également leur retour sur ces plages horaires. Cette disposition avait été mise en place afin de ne pas concurrencer les cinémas mais les plate-formes de streaming étant de plus en plus installées dans les foyers cette restriction n’a plus lieu d’être. Et ce n’est pas Disney + qui dira le contraire en proposant Mulan à presque 30 dollars sur son service de VOD alors que ce film aurait pu relancer l’activité des exploitants de salles.
Mais bon le message semble être plutôt bien passé sur les chaines de la TNT puisque depuis la levée de cette interdiction on se retrouve bien souvent avec plusieurs films de qualité le même soir. Difficile de faire un choix mais au moins nous l’avons à présent puisque me concernant, à part pour la saison 3 de This is us, ça faisait longtemps que je n’avais pas trouvé mon compte devant la télé. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette série dans d’autres éditos donc je ne m’attarderais pas là dessus pour passer directement à deux films en particulier.
J’ai été autant surpris de voir déjà « Dans la brume » sur une chaine non cryptée que par la qualité de ce long-métrage. Mené par Romain Duris, il s’agit là d’une très belle histoire qui affiche une audace visuelle tout en profitant de son sujet pour masquer son manque de budget, film fantastique français oblige. En effet, le public hexagonal n’est pas forcément très réceptif à des productions de cette envergure, lui préférant des films de genre américains ou étrangers qu’il accueille avec grand plaisir. Comme si notre propre public se condamnait tout seul à ne jamais donner sa chance à des films sortant du registre de la comédie ou du pur drama.
Et si il y a bien un film qui mêle les deux et que j’ai pu voir dernièrement, c’est bien « La vie rêvée de Walter Mitty ». A la frontière entre les gags qui ont fait la marque de fabrique de Ben Stiller et une poésie douce amère sur le parcours d’un homme dans une société où il se sent inadapté. L’acteur semble avoir muri et cela s’en ressent autant dans son jeu, un peu plus dans la retenu et les silences, tout comme dans sa réalisation tout en sobriété même si elle se permet quelques fulgurances pour donner du rythme à certaines scènes.
Le montage est également très interessant et fait preuve d’une construction laissant de la place aux acteurs pour respirer. L’émotion est palpable et la musique de David Bowie « Space Oddity » contribue grandement à donner une sorte de refrain à l’histoire en plus de coller parfaitement à l’esprit du film. Cela fait trois fois que je le revois et je prends toujours autant de plaisir à suivre cet homme à la poursuite d’un négatif de pellicule autant que de lui-même. Et juste pour le plaisir, et parce que je fais ce que je veux puisque je suis le propriétaire des lieux, je mets ici la parodie de Mission Impossible 2 à laquelle l’acteur a participé et qui prouve à quel point Tom Cruise a de l’autodérision.
Vous l’aurez compris, ce film signé Ben Stiller est donc amené à rejoindre mes classiques et durant ce mois d’aout j’ai profité de la DVDthèque de mes parents pour en regarder à nouveau quelqu’uns: Ready Player One, Matrix, King Kong en version longue, Avatar, Kill Bill 1 & 2,… Mais aussi une curiosité envers The Signal, un film à tout petit budget qui se laisse voir sans pour autant marquer les esprits. Pour cela il faudra plutôt compter sur une vidéo de Durendal.
Je ne porte pas particulièrement ce Youtubeur dans mon coeur, dont les avis sont souvent tranchés lorsqu’il traite d’une sortie à chaud, mais lorsqu’il prend son temps et s’en donne les moyens il lui arrive de sortir des vidéos réellement marquantes. Je pense bien entendu à sa retrospective sur les Wachowski pour laquelle le travail a du être colossal ou encore celle sur les salles de cinéma qui est très instructive dans son approche technique. Une nouvelle vidéo vient se rajouter à ce palmarès en traitant du langage du cinéma à travers l’oeuvre de Denis Villeneuve: Premier contact.
Cette vidéo n’est pas sans rappeler celles qu’il avait faite sur les bases du cinéma mais qui n’avait pas récolté suffisamment de vues selon ses dires. Là il semble avoir trouvé la forme idéale pour captiver son public à tel point que je suis surpris qu’il n’ait pas encore été contacté par une chaine pour laisser exprimer son talent dans le registre du documentaire. Dans ce domaine je continue de faire confiance à Arte et son replay sur lequel j’ai pu voir une retrospective absolument passionnante de la vie de Walt Disney ainsi qu’un éclairage sur le jeune intermittent dans le domaine hospitalier.
Oui, j’ai des gouts et des centres d’intérêt très différents et c’est toujours interessant d’en prendre conscience lorsque l’on couche ça à plat. Et ce n’est pas cette autre mini-série documentaire que j’ai découverte qui va venir me ramener dans le droit chemin ou du moins vers quelque chose de plus cohérent: #Propaganda. Sur le même format que la série Dopamine, toujours sur Arte, et avec la voix française de Leonardo DiCaprio, cela donne l’impression d’assister à la suite du Loup de Wall Street.
En 10 épisodes de 5 minutes top chrono, nous sommes plongés dans les rouages de notre société et les manipulations des médias pour nous pousser à la consommation. Une série que n’aurait pas renié le créateur de Mr Robot tant elle s’inscrit dans la même thématique bien que cela soit de la non-fiction. Malheureusement pour nous. D’ailleurs je ne serais pas étonné d’apprendre que les organisateurs du DC Fandome utilisent les mêmes techniques que celles décrites dans la série d’Arte pour rameuter un maximum de fans à cet événement mondial.
Comic Con et distanciation sociale ne faisant pas bon ménage, DC Comics a donc pris l’initiative de faire sa propre convention sur internet. Cette dématérialisation a permis à de nombreux fans à travers le monde, 22 millions de visionnements aux dernières nouvelles, de découvrir en même temps les trailers des prochaines sorties. Le studio Rocksteady, à l’origine de la trilogie Batman Arkham, a pu présenter son nouveau jeu « Suicide Squad: Kill the Justice League » tandis que les québécois de Warner Bros Montréal ont pris la relève avec Gotham Knights, suite de Arkham Knight.
Si le premier ne m’a pas réellement convaincu à cause de son ambiance Fortnite, le second m’a séduit par l’intégration de la cour des Hiboux. Une société secrète tirée tout droit du run de Scott Snyder qu’il me tarde de voir en action face à Nightwing, Red Hood, Robin et Batgirl pour la caution féminine. Heureusement que Wonder Woman 84 était là pour représenter les spectatrices puisque l’on a pu voir un nouveau trailer mettant en scène l’antagoniste du film pour la première fois.
Cette impression de découverte est remise en perspective par le fait que l’on aurait déjà du découvrir le film depuis la fin de l’année dernière si il n’avait pas été reporté, dans un premier temps pour des raisons internes chez Warner Bros, puis à cause du confinement. Une année de retard par rapport à la date initiale pour un film qui devrait déjà être disponible en support vidéo mais ce confinement a également impacté le tournage de The Batman dont nous est parvenu un premier teaser absolument glaçant. Le réalisateur Matt Reeves semble vouloir y instaurer une ambiance à la Seven et j’ai vraiment hâte de voir la performance de Robert Pattinson dans le costume.
Autre gros morceau qui n’a pas une année de retard mais trois et qui n’est pas dû au confinement mais aux ingérences des responsables de Warner Bros à l’époque: la Snyder Cut de Justice League. Annoncé en 4 parties d’une heure chacune sur HBO Max, il me tarde de voir enfin la vision initiale de Zack Snyder avant qu’il ne quitte le tournage pour de tragiques raisons familiales. Les images de cette bande-annonce sont démentielles en plus de susciter la nostalgie avec Ben Affleck dans le rôle de Batman… qu’il va reprendre dans The Flash! Michael Keaton sera également de la partie pour explorer comme il se doit le multivers de chez DC.
Ça sera d’ailleurs la thématique du prochain DC Fandome puisque celui-ci s’est vu scinder en deux avec un nouvel événement fixé au 12 septembre. Pour ma part j’ai déjà entouré la date sur mon calendrier et il ne reste plus qu’à patienter sagement pour de nouveaux contenus. Une chose est sûre, toutes ces informations que j’ai réussi à avoir par l’intermédiaire du site Comicsblog auront été les dernières. En effet le site que je suis depuis plusieurs années vient de fermer ses portes pour cause de licenciement économique. A sa façon chacun de ces rédacteurs auront participé à forger ma culture du comics et j’espère qu’ils sauront rebondir durant cette période, forts de leurs connaissances dans ce milieu.
Hasard du calendrier, et autre perte notable, ce site de référence francophone sur l’univers du comics n’aura même pas eu le temps de traiter le décès de l’acteur Chadwick Boseman. Incarnation de Black Panther, ce personnage engagé et politique fait indéniablement écho au mouvement Black Live Matter dont la communauté noire subit actuellement les tourments. Ce super-héros qui aurait pu défendre leur valeur et leur vie dans un monde idéal tel qu’on le représente dans les cases des BD, n’est plus. Une mort de plus qui n’est pas du à une bavure policière ou même à un super-vilain tout droit sortie d’un comics mais bien à un ennemi commun dont personne ne peut se prémunir à l’heure actuelle. Sauf au Wakanda avec la technologie que ce peuple utilise.
Au delà de la perte humaine, tragique pour un acteur aussi jeune et humble de sa personne, cela reste la seule actualité notable pour Marvel face à DC comics plus en forme que jamais. A part « Les nouveaux mutants » qui est actuellement distribué dans la plus totale indifférence en salle après être resté dans les tiroirs de Disney suite au rachat de la Fox, car n’étant pas lié au MCU de Kevin Feige, nous sommes loin du Marvel des débuts. Même « Black Widow » ne donne plus de signe de vie après avoir vu sa sortie relayée à la fin de l’année.
Et ce n’est pas moi qui vais les aider à remonter la pente puisqu’en tant que fan de la Dinstinguée Concurrence je me suis procuré Batman Last Knight on Earth et Tout l’art de Man of Steel. Des achats bien mérités en guise de récompense suite à la fin de l’écriture du premier tome de ma trilogie. Une victoire pour mon assiduité et surtout contre ma procrastination. Ce n’était pas gagné dans cet environnement de travail familial et lors de cette dernière ligne droite j’ai eu l’impression d’avoir littéralement inversé la méthode Pomodoro en faisant 5 minutes d’écriture intensive pour 25 minutes de pause.
Pas facile d’avancer dans ces conditions mais je suis fier d’en être venu à bout sans abandonner ou être passé à autre chose mais surtout juste avant de partir en vacances. J’ai ainsi pu me rendre à destination l’esprit tranquille mais pas sans mettre en pause mes objectifs d’écriture. Pour autant j’ai décidé de ne pas enchainer tout de suite avec le tome 2 pour plusieurs raisons, la première étant d’ordre pratique puisque je ne comptais pas prendre mon ordinateur et mes notes pour m’accompagner en Bretagne puis quelques jours plus tard à Cherbourg.
Ne voulant pas entrecouper mon histoire par mes multiples allés et retours, j’ai donc pris l’initiative de faire une petite pause en passant à un autre projet. L’exigence du premier tome m’avait fait passer par des phases de découragement et de lassitude et je ne voulais pas réitérer cet état d’esprit en sachant que ce deuxième tome allait être plus long. La solution était donc de prendre mes distances avec une autre histoire qui me permette une liberté d’action et de mouvements durant une quinzaine de jours.
Les deux dernières semaines ont donc été consacrées à cette écriture nomade sur smartphone. Une bouffée d’air frais qui m’a permis d’expérimenter de nouvelles choses comme ma capacité à improviser au jour le jour une histoire sans absolument aucun plan. Sur le principe des boites mystères cher à JJ Abrams comme moteur pour faire avancer l’intrigue, je me suis retrouvé dans la position paradoxale à la fois du créateur mais aussi du spectateur puisque je ne sais jamais à l’avance dans quelle direction je vais emmener les personnages que j’ai créé pour l’occasion.
Ma plume y a gagné en spontanéité et progressivement j’ai pu gravir les échelons des 120, 130 et 140ème jour d’écriture sans la moindre interruption. Au départ prévu pour n’être qu’une parenthèse le temps des vacances, j’ai décidé de prolonger d’au moins quinze jour sur ce format afin de mener ce récit à son terme et en tirer les conclusions qui s’imposent. Mais je me suis assez épanché sur cette expérience lors de mes comptes rendus sur Instagram qui sont plutôt complets en la matière et représentatifs de ma routine quotidienne donc, comme les fois précédentes, je me contenterais juste d’une vue d’ensemble sur le mois qui vient de s’écouler.
Semaine 31 – du Lundi 21/07 au Dimanche 02/08: 11200 mots
Semaine 32 – du Lundi 03/08 au Dimanche 09/08: 10809 mots
Semaine 33 – du Lundi 10/08 au Dimanche 16/08: 12288 mots
Semaine 34 – du Lundi 17/08 au Dimanche 23/08: 11899 mots
Semaine 35 – du Lundi 24/08 au Dimanche 30/08: 12133 mots
Ces bilans de fin de semaine reste un exercice en soi puisque cela met à l’épreuve ma façon d’écrire à la limite du direct. Chaque dimanche je me confronte directement à mes abonnés en faisant le point sur les 7 derniers jours. Cela permet une certaine proximité avec mon futur lectorat mais aussi d’être plus spontané dans ma façon de rédiger un texte que je soumet dans l’instant sans aucune révision. Ainsi je m’efforce d’avoir une écriture plus naturelle et instinctive, moins dans la réflexion et plus dans l’instantané. Pour preuve ce texte, malgré sa longueur, a été rédigé en deux sessions: la première hier et la seconde aujourd’hui: jour de la publication.
C’est une manière de me mettre en danger, de faire des erreurs pour continuer à en apprendre toujours plus sur mes aptitudes. Malgré le temps qui passe et les manuscrits que j’ai pu terminer, je n’en suis qu’au début de cette aventure. Tout reste encore à faire et je compte bien vous raconter chacune de ces étapes ici-même. Il m’arrive souvent d’utiliser l’abréviation AVP pour parler du blog jusqu’à ce que je remarque que cela pouvait prêter à confusion. En effet, on utilise aussi ces trois lettres pour désigner une avant-première alors j’espère que tout ceci n’est qu’un prologue à mon futur métier en tant qu’écrivain à part entière.
Je sais que cela prendra du temps, des années mais je suis déterminé à réussir. Mais comme tout voyage commence par un premier pas, je vais déjà me concentrer sur cette rentrée de septembre ainsi que mes attentes. Je pense rester encore un peu dans mon nord natal avant le retour fatidique à Lyon. J’ai pu y faire le plein d’espace vert et de balade au grand air entre le bois de Maroeuil, le mont Saint Eloi, le parc des iles et son terril et la plage de Boulogne sur mer.
J’ai renoué avec la joie des balades en vélo, chose impossible avec la circulation de la métropole lyonnaise, et j’y ai également repris le sport avec le running mais aussi la corde à sauter. Contre toute attente cette dernière pratique se sera révélée vraiment intense tant elle mobilise tous les muscles du corps! J’espère être aussi assidu dans cet aspect physique de ma vie que je ne l’étais avant de partir. Coté intellectuel j’ai pas mal de chose à rattraper et notamment des lectures en attente avec « La chute » de Guillermo Del Toro ainsi que toute une pile de comics au format kiosque à écluser.
Bien entendu il y aura aussi la reprise du tome 2 de ma trilogie après avoir bouclé ce projet nomade qui, je l’espère, se transformera en un roman entièrement écrit sur smartphone. Coté jeu vidéo, le prochain sur ma liste est le deuxième opus d’Uncharted en version remastérisée que j’ai hâte de redécouvrir après l’avoir déjà terminé sur PS3 il y a quelques années. Et enfin pour terminer j’ai hâte de remettre les pieds dans l’enceinte de la médiathèque afin de faire à nouveau le plein de livres et de films.
Cet endroit fait vraiment office de vidéo club pour moi maintenant que ces enseignes ont disparu de la circulation. Et alors que le générique de fin approche sur cette retrospective du Moi(s) d’aout qui est vite partie en digressions en tout genre, je n’en suis pas à une près. Je suis le seul à créditer pour ce texte mais j’ai partagé pas mal de moments avec une personne en particulier à qui je dédie cette chanson du groupe Vidéoclub, idéale pour clore ces péripéties. Maintenant reste à savoir dans ce cornet qui d’elle ou de moi est la vanille et l’autre la fraise?














Coucou Arnaud nous avons passé un bon moment a lire ton article les corbeaux bisous
Coucou Arnaud nous avons passé un bon moment a lire ton article gros bisous les corbeaux