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Le sens de l’orientation

Contrairement à l’aiguille d’une boussole, celles d’une montre n’indiquent pas le nord. Pourtant, à chaque fois que je retourne dans mon nord natal, j’ai l’impression que les aiguilles sur mon cadran se magnétisent vers mon passé pour me faire faire un bond dans le passé. Un bégaiement temporel à l’image de la répétition dans la phrase précédente, mais aussi du temps où j’avais du mal à vivre avec ce trouble de l’élocution. Aujourd’hui, c’est quelque chose que je maitrise un peu mieux, mais qui a le don de revenir me hanter lorsque je mets les pieds dans des lieux familiers. En effet, chaque retour dans les hauts de France est pour moi l’occasion de suivre mes propres traces, comme un jeu de piste, et c’est dans ce genre de moment que je me rends compte à quel point j’ai grandi.

Tout me semble plus petit parce que je vois les choses avec une tout autre perspective du haut de mon mètre 75. C’est le cas également pour les efforts qui me semblaient insurmontables à l’époque et qui maintenant sont une formalité. Mais il reste encore des lieux où j’ai passé une bonne partie de mon enfance ainsi que mon adolescence et où je n’ai pas encore pris la peine de me rendre. Disons qu’il a tellement été difficile d’en sortir que cela serait dommage d’y retourner de son plein gré, du moins c’est la première pensée qui serait venue à l’esprit de mon moi du passé. Aujourd’hui, je vois les écoles que j’ai fréquenté comme des curiosités à explorer, comme un musée à visiter et où se tient une exposition permanente sur mon passé.

D’un point de vue extérieur, les façades de ces bâtisses me font l’effet de maisons hantées par mes souvenirs. Mais même à l’occasion des portes ouvertes de ces établissements, je n’ai jamais profité de ces événements pour aller à la rencontre de mes fantômes. Il y a toujours cette part en moi qui appréhende de franchir le portail de l’entrée de peur qu’il ne se referme définitivement sur moi. J’ai vu l’école comme un piège pendant longtemps, mais à présent je porte un regard différent sur celle-ci. Il faut dire qu’il y a tellement de choses que j’ai rejetées par le prisme d’une salle de classe et que j’accepte bien volontiers aujourd’hui. Je n’étais pas forcément réfractaire à l’autorité, bien au contraire j’étais un enfant très obéissant, c’est juste que je ne trouvais pas les enseignants très pédagogues.

Je m’en rends compte depuis que j’ai quitté le circuit scolaire et que je fais mes propres choix par moi-même. Ils ne sont pas si différents de ceux qui m’étaient imposés étant plus jeune, mais disons que je les assume. C’était assez flagrant le mois dernier lorsque j’ai participé à une course d’orientation en famille. Le contexte est différent bien entendu, mais c’est typiquement le genre d’activité qui nous était proposée en cours de sport et que je rechignais à faire. J’étais loin d’avoir l’esprit de compétition et bien souvent j’étais le dernier à revenir en ayant effectué tout le parcours. Et pourtant je préférais de loin les sports individuels à ceux plus collectifs, puisque non seulement j’étais choisi en dernier pour rejoindre une équipe, mais je la faisais aussi arriver dernière dans le classement.

Mais lors de ce moment privilégié en famille, j’ai endossé de moi-même le rôle de leader et j’ai mené mon groupe à chaque balise. J’avais confiance en mon aptitude à poinçonner chacune des cases sans pour autant que cela ne prenne une tournure désagréable. Je n’ai pas plus l’esprit de compétition aujourd’hui que je ne l’avais hier, mais j’ai cette confiance qui me donne envie de participer. Et ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion par rapport à l’école puisqu’au collège j’ai eu l’occasion de lire le premier tome de Harry Potter avant que cela ne devienne le succès mondial que l’on connait. Et bien, ce n’est pas pourtant que j’ai apprécié malgré la promesse de ma professeure que cela allait devenir un événement sans précédent.

Pour être honnête, j’ai pris cela pour une façon maladroite d’inciter des jeunes qui avaient perdu gout à la lecture. Ce qui était le cas quelque part puisque la plupart d’entre nous redevenions des gamers une fois que retentissait la sonnerie de la fin des cours. J’ai donc lutté pour lire les aventures du sorcier à lunettes sur mon temps libre alors qu’il s’agissait là d’un effort considérable de la part de notre enseignante en comparaison aux classiques qui étaient imposés dans le programme. Je suis venu à bout de ce roman sans pour autant y prendre de plaisir alors que maintenant il s’agit d’une saga qui trône dans ma bibliothèque dans une édition limitée. Mais ce gout pour la lecture, je me le suis découvert bien après, une fois que j’ai pu choisir des ouvrages par moi-même.

Le sport n’est également plus un problème puisque je suis maintenant capable de courir des kilomètres sans m’arrêter alors que je chopais un point de côté au bout de deux tours de terrain. Cela fait partie de mes regrets puisque j’aurais pu avoir des points supplémentaires dans ma moyenne avec facilité, mais je sais aussi que l’encadrement n’était pas forcément là. Au final, j’ai comblé mes lacunes seul en participant à des formations comme celle d’Ethan Pingault, des webinaires animés par Olivier Roland, des conférences de David Laroche et j’en passe. Tout ça dans le seul but de devenir une meilleure version de moi-même, chose qui n’était pas forcément la priorité des enseignants. Pas plus que ça ne l’était pour les conseillers d’orientation.

À l’image de cette course en cours d’EPS, il fallait être endurant pour voir une personne décider de notre avenir sur le simple constat de nos résultats. Mais la vie n’est pas une course, c’est un marathon où il faut continuer à apprendre pour mettre toutes les chances de son côté. Parfois, on pense avoir trouvé la bonne balise, mais finalement ce n’est pas le cas alors on poursuit nos recherches. On demande conseil, on tâtonne, on fait des erreurs, beaucoup d’erreurs, puis on trouve la solution et on passe au problème suivant. Maintenant, je suis beaucoup plus enclin à faire des fautes volontairement afin d’éliminer d’emblée ce qui est susceptible de ne pas fonctionner. C’est loin d’être un principe encouragé dans le circuit scolaire, qui voit les erreurs comme quelque chose de négatif, mais c’est ainsi que fonctionne la vie: pas en apprenant par coeur, mais en apprenant par erreur.

Écriture

Encore une fois, je m’y suis pris trop tard pour l’écriture de cet édito. Ou alors j’ai été trop bavard. Je suppose que la vérité se situe quelque part entre les deux. L’écriture sur smartphone n’est pas non plus étrangère à cette libération de la parole qui fait que je m’étends beaucoup plus que je ne le devrais. C’est une chose dont je ne me plains pas pour les analyses d’oeuvres puisqu’elles sont produites en amont afin de me laisser du temps pour les peaufiner et atteindre le seuil de qualité que je me suis fixé. À l’opposé, ces éditos sont assez libres dans leur contenu, mais leur écriture en flux tendu par rapport à la date du premier du mois implique d’être le plus réactif possible afin de publier le jour J.

Que ce soit donc en termes de délai que de qualité, c’est une espèce d’équilibre entre les deux sortes d’articles qui paraissent sur le blog et qui ont chacun les avantages de leurs inconvénients. En l’occurrence, ces derniers ont été représentés par une augmentation de mon quota plusieurs jours d’affiler afin d’absorber la charge de travail. Du coup, l’inévitable question concernant la revalorisation de mon quota journalier, que j’évoquais déjà le mois dernier, se pose de nouveau. D’un côté, c’est dans la logique des choses et cela veut dire que j’ai passé un cap où je me sens plus à l’aise que jamais avec cette routine. J’entrevois enfin les résultats de cet effet cumulé dont les résultats ont longtemps été minimes avant d’assister à une envolée de mes capacités.

D’un autre côté, j’ai peur de ne pas réussir à tenir et d’échouer si je place la barre un peu plus haut. Et le cas échéant de devoir revenir à mes 1500 mots minimums de base. C’est une décision difficile à prendre tellement j’ai de projets qui se bousculent et qui attendent leur heure. Écrire des histoires me manque et cela fait un moment que je n’ai pas mis à contribution cette facette de mon écriture. Pourtant des idées d’histoire j’en ai à la pelle et elles attendent juste que je me libère de ce qu’il y a de plus urgent. Bien évidemment, il y a ce Business Plan que j’ai terminé le mois dernier et qui finalement s’est révélé être une foire aux questions géante. Je m’en suis rendu compte grâce à mon séjour dans le nord qui m’a permis de voir ce document d’un autre point de vue et c’est mieux ainsi. 

J’ai couché noir sur blanc la plupart de mes interrogations ce qui me permet de mieux dormir maintenant. Pour autant, je ne me suis pas reposé sur mes lauriers puisque je commence à mettre en place des prestations. Ce n’était pas prévu aussi tôt par rapport à ce que j’avais envisagé, mais je sens qu’il faut que je me lance. Je vais donc mener de front ceci ainsi que les articles de 2021 pour le blog. Il m’en reste encore une bonne quinzaine à écrire si je souhaite continuer à publier de manière aussi régulière jusqu’à la fin de l’année. Ça va être compliqué à gérer, mais j’ai vraiment envie de faire en sorte que cet été soit la dernière ligne droite en ce qui concerne le blog. Je sature un peu de ces analyses, même si j’y prends beaucoup de plaisir sur le moment, mais c’est un peu redondant.

Malgré tout, cela reste du carburant pour alimenter la machine qui me sert de routine et dont voici les dernières avancées.

Semaine 22 – du lundi 31/05 au dimanche 06/06: 10574 mots

Semaine 23 – du lundi 07/06 au dimanche 13/06: 10565 mots

Semaine 24 – du lundi 14/06 au dimanche 20/06: 10584 mots

Semaine 25 – du lundi 21/06 au dimanche 27/06: 10577 mots

Je suis content de cette régularité qui est la mienne et je suis conscient qu’il s’agit d’une force dans le domaine dans lequel je souhaite évoluer. Cette évolution est notamment visible avec le franchissement des paliers des 420, 430 et 440ème jour d’écriture sans interruption. Quand je vois que le Camp Nano commence aujourd’hui et que des centaines de milliers d’écrivains vont se fixer un nombre de mots à atteindre en un mois, je ne regrette pas de ne pas y participer lorsque je regarde où j’en suis.

En aucun cas je ne dénigre ceux qui y prennent part, moi-même j’ai pris exemple sur ce concours pour ma routine, mais j’estime que l’on n’a pas besoin d’un événement en particulier pour se challenger. Cela fait plus de 60 semaines consécutives que je trouve le temps une fois par jour pour m’acquitter de cette tâche et faire avancer mes projets. Je suis convaincu que cette détermination peut faire la différence pour n’importe qui à condition d’en faire une priorité. Encore faut-il que cela ait une quelconque importance à vos yeux. Aux miens, cela fait toute la différence.

Documentaires

Généralement, lorsque je suis chez mes parents, je n’ai pas accès à ma bibliothèque de films ni même à la médiathèque de ma ville. C’est donc une période où je vois moins de films et de séries, mais où je compense avec des replays et des vidéos YouTube que j’avais mises de côté. Lors de ce séjour dans le cocon familial, j’ai ainsi pu écluser pas mal de programmes en attente comme la dernière vidéo en date de la chaine Dharma station 7 qui a eu le privilège d’inviter François Theurel pour une heure et demie d’échanges sur l’univers visuel de Lost.

À défaut d’avoir vu l’ex-fossoyeur de films parler de Lost sur sa chaine, alors qu’il avait pourtant commencé un format sur les séries, avec entre autres une courte analyse de Sherlock ou encore de Doctor Who, sans pour autant y donner suite. Étonnant vu son adoration pour Twin Peaks dont Damon Lindelof s’est largement inspiré en tant que fan pour instaurer cette ambiance bizarre autour des survivants du vol Oceanic 815. En tout cas, ça fait plaisir de voir deux passionnés débattre sur ma série préférée avec des arguments souvent très intéressants.

Mais outre cette collaboration, François Theurel m’a aussi permis de découvrir indirectement deux nouveaux vidéastes via twitter, mais pas le sien puisqu’il s’agissait du compte de Durendal. Bien qu’ils aient fait une vidéo ensemble, ces deux spécialistes du cinéma semblaient ne pas être d’accord par rapport à la vidéo qui était partagée et dont Adam Bros était l’auteur. Un jeune youtubeur que je ne connaissais pas et qui se propose de parler du complot dans la pop culture. Passionnant de bout en bout.

Comme je n’étais pas à un complot près, et puisque les algorithmes de YouTube ont bien fait leur travail, je suis tombé sur une vidéo qui prétendait avoir percé le code de Under The Silver Lake. Pour avoir vu ce film il y a quelque temps, j’ai été plutôt intrigué par l’interprétation de la personne qui se cachait derrière le pseudo La théorie de Graham. C’est une véritable enquête à la manière du film mettant en scène Andrew Garfield et à mon sens, c’est la vidéo la plus représentative de la chaine pour illustrer son concept.

En effet, Under the silver lake lui permet de faire une mise en abime qui mérite largement de figurer parmi les bonus du film en guise de grille de lecture afin de mieux l’appréhender. Les autres vidéos sont dans la même lignée pour peu que le sujet vous intéresse et si je devais en retenir d’autres, je choisirais celles centrées sur Cloud Atlas, Star Wars et Phénomènes de M. Night Shyamalan. Moi qui adore partir à la chasse aux easter eggs et faire des liens entre d’autres oeuvres, j’ai été servi.

La qualité était également au rendez-vous pour le centième épisode de monsieur Bobine qui aura bénéficié d’un travail de recherches assez impressionnant. Le choix de prendre Van Helsing comme sujet était assez osé pour marquer cet événement dans l’histoire d’une chaine, mais pour ma part j’adore ce film donc je ne pouvais pas être plus content. Surtout que l’équipe derrière s’attarde à décortiquer la carrière de son metteur en scène, Stephen Sommers, afin d’appréhender cette production ambitieuse par rapport à sa filmographie.

Le personnage de chasseur de vampire y est notamment comparé à Solomon Kane, et force est de constater qu’ils ont vu juste. Idem pour la mention d’Aquaman qui se trouve être le digne héritier spirituel des films à grand spectacle tels que Van Helsing s’en revendiquent. Toute cette expertise laisse augurer de bonnes choses pour l’essai littéraire que la chaine a consacré aux Wachowski et qui sortira d’ici la fin de l’année. L’attente va être longue puisque cet ouvrage devait déjà sortir l’année dernière, mais avait été repoussé à cause de la pandémie.

Mais comme je le disais, ce centième épisode est le signe d’un contenu antérieur suffisamment riche pour me tenir occupé d’ici la sortie. Et puis YouTube n’est pas le seul endroit où je passe mon temps, le replay d’Arte a aussi pour lui de proposer des programmes fort intéressants pour le passionner de pop culture que je suis. Après Indiana Jones le mois dernier, c’est un autre monument du cinéma sur lequel s’attarde la chaine avec Blade Runner: au-delà de la fiction. Et comme de nombreux classiques, on y apprend que le film de Ridley Scott a fait un flop, autant du côté de la critique que du public de l’époque.

Depuis, c’est devenu un film culte, mais c’est surtout un futur que l’on ne souhaite absolument pas voir se produire. La correspondance avec notre présent au bord du gouffre est terrifiante et les jeunes qui découvrent le film maintenant l’ont bien compris en militant pour la planète. Une génération engagée contrairement aux apparences qu’un reportage de TMC a suivi durant un an. Il s’agit là de la même équipe qui avait consacré autant de temps à la découverte des personnes âgées et diffusé l’année dernière. Il serait d’ailleurs amusant de retrouver ces mêmes jeunes 60 ans plus tard pour confronter les deux points de vue.

Comme tous les adultes d’aujourd’hui, j’ai beau être passé par cette phase, il est dingue de voir le fossé qui se creuse entre chaque génération. Évidemment, le rapport à la sexualité y est abordé, mais là où je vois une différence c’est que la première image porno que j’ai dû voir était sur la jaquette de cassettes dans le rayon interdit au mineur du vidéoclub. Là où il leur suffit d’un simple clic sur internet pour satisfaire leur curiosité. Mais cette simplicité d’accès ne se limite pas qu’à des sites pornographiques puisque cette industrie a été banalisée dans des productions tous publics.

C’est là que l’on se rend compte à quel point notre monde et nos mœurs évoluent vite. Il n’y a qu’à regarder un film tous public pour s’en convaincre. N’importe quel opus de la saga Fast and Furious (qui pourrait être un bon titre pour un porno) a plus de sexualité qu’un téléfilm érotique de M6 datant de la fin des années 90. Un triste constat qui n’entache en rien les différents portraits qui nous sont proposés de cette jeunesse pour mieux la comprendre. Et à ce propos, le documentaire Le retour des sorciers peut se voir comme un bon complément.

Toujours sur TMC, il s’agit du retour en force de vieilles superstitions. Remis au gout du jour grâce aux réseaux sociaux dont sont friands les ados, on y voit là une sorte de refuge pour ces jeunes en perte de repères et en quête d’abonnés. Loin de moi l’idée d’émettre un jugement négatif sur cette pratique de la magie et des arts divinatoires, le journalisme d’investigation consiste à réunir des preuves et de ce fait prêtera toujours à sourire face à ces pratiquants. Et Martin Weil n’est pas le dernier lorsqu’il s’agit de scepticisme et j’ai trouvé que son sujet n’était qu’à peine effleuré en comparaison à d’autres enquêtes qu’il a pu mener. 

Mais ce n’est qu’une de ses aventures parmi tant d’autres, puisqu’avec sa petite houppette, Martin Weil n’est pas si différent du reporter Tintin parcourant le monde pour en découvrir les secrets.

Séries

HBO ce n’est pas seulement Game of Thrones, qui a contribué à populariser la chaine, c’est aussi Watchmen, True detective ou encore Westworld. Un catalogue bien fourni que j’ai pu continuer à explorer le mois dernier avec deux séries estampillées de ces 3 lettres. La première est Chernobyl que M6 a diffusé pour ce qui était une occasion à ne pas manquer pour ceux qui ne sont pas abonnés à OCS, principal distributeur de HBO en France. Cette mini-série s’est étalée le temps de deux soirées puisqu’il n’y avait que 5 épisodes au total, et heureusement.

Pour être honnête, je crois que j’aurais décroché avant la fin pour mon propre bien si cela avait duré plus longtemps, voir même que je n’aurais pas commencé. Cela ne remet pas en cause la qualité de cette production qui, comme son titre l’indique, revient sur les événements de Chernobyl, mais c’est ma propre sensibilité qui a été mise à l’épreuve. Bien évidemment, il n’y avait pas lieu de s’attendre à autre chose de la part de la chaine américaine qui est réputée pour être jusqu’au-boutiste, et à cela il faut ajouter un sujet tiré de faits réels.

La réalisation n’adopte pas pour autant un style documentaire, on reste dans la ligne établie par les standards de HBO avec des plans assez propres, même si ce qui les compose est loin de l’être. Sur le fond comme sur la forme, il n’y a aucune place à un semblant d’espoir dans cette histoire relatant la catastrophe et ses conséquences. Il en ressort une série glaçante que j’ai eu bien du mal à terminer, là où en temps normal je suis capable de binge-watcher une saison complète en une journée ou un week-end. Ce que j’ai fait avec The Outsider.

Là où j’ai littéralement subi Chernobyl pour en venir à bout (si le but des créateurs était de se sentir contaminés par les radiations au fil des épisodes, c’est réussi), ce fut donc le contraire avec cette adaptation de Stephen King. Il s’agit là de l’une de ses œuvres récentes que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire et je m’y attèlerai surement lorsque le souvenir de cette série se sera estompé. En effet, le plaisir réside dans la résolution du mystère centrale voulant qu’un homme ait tué un enfant alors qu’au moment des faits, il était à une conférence à des centaines de kilomètres.

Là où ça devient vraiment intrigant, c’est lorsque les deux versions, celle de sa culpabilité et celle de son innocence, sont validées par des recueils de témoignages ainsi que des enregistrements de vidéo surveillance. C’est l’acteur et producteur Jason Bateman qui se retrouve pris dans cette confusion tandis que Ben Mendelsohn, dans le rôle d’un inspecteur, est chargé de démêler le vrai du faux. Il en ressort des personnages à la psychologie extrêmement fouillés que l’on apprend à connaître au gré d’un montage non linéaire. Cette chronologie des événements fait que l’on est parfois un peu perdu, mais globalement, cela reste compréhensible.

The outsider fait indéniablement partie de ces séries qui ne sont pas prémâchées pour une audience et qui laisse au spectateur le soin de réfléchir par lui-même. Ainsi, on se surprend à mener sa propre enquête, à élaborer des théories, à confirmer ou infirmer celle des personnages, à collecter des indices… On participe vraiment à l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Ces derniers seront flattés par une réalisation sobre et élégante, mais qui joue aussi sur les effets de flou entre le premier et l’arrière-plan. On recense aussi beaucoup de plans zénithaux du plus bel effet donnant un aspect cinématographique tout au long des 10 épisodes.

Deux fois plus que Chernobyl donc et visionner deux fois plus rapidement pour savoir le fin mot de cette histoire. Et plus celle-ci progressait vers son terme, plus je me disais que pour résoudre un mystère aussi intriguant, la révélation allait avoir du mal à être à la hauteur sans faire appel au fantastique. Un genre que j’affectionne par-dessus tout et dont Stephen King a offert les meilleurs récits, mais pour cette histoire, j’avais bon espoir d’assister juste à une enquête dans la lignée de True Detective dont on ressent ici une forte inspiration.

Mais l’intrigue bifurque peu à peu dans le surnaturel, tout en restant cohérente avec la mythologie mise en place par King dans son univers partagé, avec un personnage qui semble avoir le Shining et des allusions à la créature de Ça. On sort donc du cadre d’une intrigue policière pour aller vers quelque chose qui sort de la logique installée depuis le début. Cette irruption de l’extraordinaire dans l’univers tel que présenté par cette petite bourgade, comme les affectionne tant l’auteur, m’a parfois laissé dubitatif. Même si j’ai beaucoup aimé cette orientation, la manière dont cela a été amené m’a parfois déçu. Je l’ai pris comme une espèce de joker pour expliquer l’inexplicable. 

Quelque part, je pense que j’aurais préféré une  résolution plus plausible et ne faisant pas appel au fantastique pour dénouer l’intrigue. Et pourtant c’est un fan du genre qui s’exprime et cela s’explique surement par le fait que cet aspect n’ait pas été assumé depuis le début. Outre la mention de Stephen King, le pitch de départ ne laissait en rien supposer un tel revirement à part la promesse d’une enquête tordue à explorer, mais non moins ancrée dans la réalité. Là, il y a cette impression de ne pas vraiment vouloir pleinement mettre les pieds dans l’extraordinaire tout en y étant obligé pour expliquer comment un homme accusé de meurtre a pu être a deux endroits simultanément.

Si l’on reprend les mêmes ingrédients que sont l’inspecteur chargé de l’enquête, la petite ville et la thématique du doppleganger, il n’est pas difficile de voir en The Outsider une version moins excentrique de Twin Peaks. Sauf que le grain de folie de David Lynch annonce tout de suite la couleur là où ici il y a l’impression de tourner autour du pot. Peut-être que le roman dont cette production est l’adaptation est beaucoup plus direct sur cette notion, en tout cas cela n’enlève en rien les qualités de cette série. Et maintenant que je sais de quoi il en retourne, nul doute que j’aurais été au rendez-vous pour la saison 2, annoncé à travers une scène post-générique, si le programme n’avait pas été annulé entre temps. Peut-être pour les raisons que je viens d’exprimer?

Films

Lorsque je réinvestis la chambre où j’ai passé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence, j’ai toujours cette sensation d’être à l’intérieur d’un cocon. De plus, il me reste encore pas mal d’affaires sur place dans lesquelles je peux me replonger tout en ayant la sensation de les découvrir pour la première fois. Ce fut l’occasion pour moi de voir à quel point mes gouts avaient évolué et Last days en a fait les frais assez rapidement. À l’époque, j’avais complément adoré le partie pris de Gus Van Sant ainsi que le côté arty, maintenant c’est tout ce que je fuis. Ce fut donc une sacrée claque que de revoir une oeuvre que j’ai idolâtrée durant un bon moment pour finalement me rendre compte qu’il s’agissait surement de la dernière fois que je la revoyais.

J’ai été un peu plus indulgent avec les Goonies qui, malgré les années, a bien vieilli. Il y a toujours cet esprit bon enfant qui me plait tant dans les productions Amblin et cette innocence à bâtir des histoires sur une simple chasse au trésor. Et puisque l’on parle de Spielberg, son film Arrête moi si tu peux pourrait s’appliquer à l’ensemble de sa carrière tant le cinéaste semble tout bonnement inarrêtable. Jusqu’à présent, il a excellé dans quasiment tous les genres et il s’est lancé un nouveau défi en faisant une nouvelle version de West Side Story qu’il me tarde de voir. En attendant, j’ai donc pu voir à nouveau ce petit chef d’oeuvre, sans prétention en apparence, mais qui se révèle bien plus profond et maitrisé à chaque nouveau visionnage.

Ce génie du 7ème art a mis en scène bien des icônes qui ont été imitées, comme Indiana Jones, mais jamais égalées, comme on a essayé de le faire la première adaptation vidéoludique de Tomb Raider. Ce fut néanmoins un vrai plaisir après le reboot de piètre qualité diffusé le mois dernier à la télévision. Même si c’est très loin d’être parfait, on sent qu’Angélina Jolie s’amuse dans ce rôle qui reste un divertissement typique du début des années 2000 avec son lot de maladresse. Mais c’est ce qui me plaisait aussi à l’époque même si j’en avais pas mal occulté la fin. En effet, d’après mes souvenirs le film s’arrêter à ce qui correspond au deuxième acte de l’histoire. Derrière, il y avait encore tout un climax à base de retour dans le temps et d’ascension de pyramide pour mettre la main sur l’objet de tous les désirs.

Pour Snake Plissken dans New York 1997, le mcguffin en question n’est nul autre que le président des États-Unis en personne. J’apprécie bien plus la suite qui a beaucoup mieux vieilli, même si ce premier volet était assez avant-gardiste. Impossible de ne pas voir le spectre du 11 septembre plané tout du long au point de faire du réalisateur John Carpenter une sorte de prophète. Entre un avion qui se crash dans un immeuble, l’aéronef du héros qui se pose au sommet de l’une des tours du World Trade Center, cela fait beaucoup de coïncidences. En tout cas, c’est un futur qui ne fait pas particulièrement envie, pas plus que celui de Terminator Renaissance. Et malgré les critiques à l’égard de cette suite, c’est pour moi celle qui a pris le plus de risque par rapport à celles qui se sont contentées de remaker ou de rebooter l’original.

Le parti pris de situer l’intrigue dans ce futur apocalyptique était la suite logique, surtout après la fin dépressive du troisième opus. De plus, ce film de McG ne se repose pas sur la présence de Arnold Schwarzenegger au générique, même s’il y a une doublure numérique en guise de boss de fin. La faute à son emploi du temps de gouverneur, mais avant cette période politique, il a tout de même eu le temps de tourner quelques pépites dont L’effaceur. Avec Terminator 2, True Lies et Last Action Hero, il fait partie des meilleurs films d’action du plus américain des autrichiens. Vu à l’époque en VHS au point d’en user la bande, j’ai pu me le procurer en DVD dans un magasin d’occasion pour trois fois rien, mais avec la sensation d’avoir mis la main sur une partie de mon enfance.

Contrairement à son titre, cette production ne m’a pas pour autant effacé la mémoire malgré les années, à défaut de m’avoir grillé quelques neurones à force de le regarder. Chaque scène, chaque dialogue, me sont revenues à l’esprit avec plusieurs minutes d’avance. La comparaison va peut-être paraitre bizarre, mais c’était pour moi comme de retrouver un doudou. Alors d’accord, Schwarzenegger n’est surement pas l’homme le plus douillé du monde et ce n’est surement pas à lui que je m’adresserais si j’avais envie d’un câlin, mais j’ai passé une grande partie de mon enfance devant ses films. Et je trouve que cette ambiance décontractée et ce genre de répliques cultes manquent grandement au cinéma actuel.

Il y a une forme d’humour basée sur l’autodérision dont seul l’acteur a le secret. À cela, il faut ajouter la réalisation de Chuck Russel, qui venait juste de sortir du succès qu’avait été The Mask, et qui s’adapte parfaitement à l’action à travers des scènes d’anthologies. Je pense notamment à la séquence de l’avion qui fait preuve d’un découpage parfaitement clair. S’il n’y avait pas un autre gros film ce mois-ci (suspense…), celui-ci aurait largement eu la place de coup de coeur. Mais avant d’en arriver là, on va passer aux inédits avec Truman Capote. L’histoire met en scène l’écrivain éponyme alors qu’il s’apprête à écrire ce qui deviendra son chef d’oeuvre: De sang-froid. N’ayant pas lu ce livre, pas plus qu’aucune autre oeuvre de cet auteur, c’est surtout sur la promesse d’assister au quotidien d’un écrivain qui m’a embarqué.

J’en suis ressorti pas forcément convaincu par la personnalité atypique de l’artiste, sans  que le récit ne soit mauvais pour autant. À l’inverse, j’ai été surpris par Démineurs de Kathryn Bigelow après avoir moyennement apprécié Zero Dark Thirty le mois dernier. Les deux pourraient, pour ainsi dire, former un diptyque tant leurs thématiques sont proches, mais je trouve celui-ci bien plus abouti au niveau de la réalisation comme de l’histoire. C’est surtout les personnages que j’ai trouvé bien plus développés, notamment Jeremy Renner qui bénéficie d’un traitement bien plus poussé que son incarnation de Hawkeye jusqu’à maintenant. La série télé actuellement en production sur cet Avengers changera peut-être la donne, mais en attendant cela reste son rôle le plus convaincant avec The Town.

Autre performance d’acteur, celle de Robert De Niro dans La valse des pantins. Même s’il s’agit d’un film du grand Martin Scorsese, je ne pense pas que j’aurais été amené à le voir si Todd Philips n’avait pas cité cette référence pour Joker. C’est ce qui m’a donné envie de voir à quel point cette source d’inspiration avait pu impacter l’origin story sur la némésis de Batman, et les ressemblances sont plus nombreuses que je le pensais. J’ai aussi beaucoup pensé à Misery lorsque les choses commencent à mal tourner, sans que cela ne soit aussi extrême que dans le roman de Stephen King. Au contraire, cela se termine sur quelque chose de très familier et surtout de récent par rapport à la filmographie de Martin Scorsese avec une fin dans la lignée de celle du Loup de Wall Street.

Pour ce qui est du seul animé que j’ai pu voir, Hellboy: de sang et de fer s’est avéré être une déception. On retrouve bien les voix des acteurs de l’adaptation de Guillermo Del Toro, sans pour autant que l’on ait l’impression que l’histoire ne se passe dans cette même continuité. Il y a tout de même une brève origine du démon rouge sous la forme d’un résumé avec une voix off avant d’entrer dans le vif du sujet. De nouveaux personnages viennent s’intégrer à l’équipe du BRPD tandis que ceux d’origines n’ont pas bénéficié d’un très grand soin en terme design. Je pense notamment à Liz qui passe de névrosée en version live à Kim Possible pour plaire à la tranche d’âge a qui s’adresse ce dessin animé. Inutile de préciser que Guillermo Del Toro n’est impliqué en aucune façon dans cette production qui capitalise sur son adaptation.

Et enfin, voici venu le moment du gros morceau de cette rubrique. J’aurais tellement aimé le mettre dans la catégorie cinéma, mais rien que le simple fait que cette version Director’s Cut existe est déjà un miracle en soi: Zack Snyder’s Justice League. Bien entendu, à l’issue de la découverte, j’ai eu cette impression d’avoir devant moi quelque chose d’à la fois familier et d’inédit. D’abord mitigé, mais avec une forte dominante penchant vers quelque chose de positif, c’est finalement lors de mon second visionnage que le film a remporté mon adhésion. Et je suis sûr qu’il ne va cesser de s’améliorer au fur et à mesure que je vais découvrir ses multiples niveau de lecture qui m’ont échappé les fois précédentes, exactement comme cela a été le cas pour Man of steel et Batman V Superman: l’aube de la justice.

À l’image de ce dernier, le film s’ouvre sur le climax du film précédent avec un point de vue différent. La mort de Superman provoque une véritable onde de choc qui permet de découvrir tour à tour les mcguffins au centre de l’histoire. Les boites mères étaient également au centre de la version de Joss Whedon, mais ici on ressent leurs poids dans l’intrigue. Aussi importantes que le tesseract dans le premier Avengers, il y a pourtant quand même une influence à la Marvel malgré la volonté de se détacher de la concurrence. Ainsi, Cyborg est un peu le Vision de chez DC puisque lui aussi a été façonné à partir d’un artefact, tout comme Steppenwolf est une sorte de Loki dans le sens où il n’est qu’un prologue à la menace plus grande que représente Darkseid.

Tout comme Thanos, on peut voir ce dernier accompagné de serviteurs tels Desaad qui n’est pas sans rappeler l’un des membres de la garde rapprochée du titan fou dans Infinity War et Endgame. Ce sbire fait d’ailleurs partie des nouveautés pour ce qui est peut-être l’un des plus grands jeux des 7 différences auquel j’ai pu m’adonner. En effet, il est difficile de ne pas se livrer à cet exercice afin de prendre l’ampleur des changements qui ont pu être opérés. Snyder oblige, il n’est pas très difficile de remarquer que ce montage est beaucoup plus violent. Les héros ne font pas de sentiments lorsqu’il s’agit de se confronter à leurs adversaires et le sang gicle aussi facilement qu’une explosion dans un film hollywoodien. Ce qui est le cas ici.

Outre Desaad, on recense aussi de nouveaux personnages comme Iris West le temps d’une scène destinée à l’introduire pour le futur film Flash. L’intention est bonne, mais l’exécution est un peu bizarre avec ces saucisses de hot-dogs en suspension autour d’elle tandis que Barry la sauve d’une mort certaine. Cela permet tout de même d’avoir un bel aperçu des capacités du Speedster en action et une illustration du temps assez réussi lorsqu’il tend l’index vers une vitre qui ondule comme de l’eau avant de se briser comme du verre. Une transition d’un état à un autre qui évoque les capacités de métamorphose de Martian Manhunter qui se voit lui aussi intégrer l’intrigue en cours. Pour autant, ce n’est pas un énième ajout puisque par l’intermédiaire d’une révélation, on apprend qu’il était présent depuis Man of steel.

L’homme derrière le premier film de cette saga n’apparait que tardivement dans ce montage puisqu’il faudra attendre la seconde partie avant de revoir Kal El. Une fois de retour dans le monde des vivants, il y arbore son costume noir qui avait été tellement teasé lors de la production et qui est logique dans la mythologie de Superman. Mais a bien y regarder, ce look sombre avait déjà été annonçait dans Man of steel lors d’une vision où Zod prédisait une apocalypse tandis que l’homme d’acier était en train d’être enseveli par des crânes humains. Batman V Superman avait continué à explorer ce sombre futur avec ce qui est connu comme la séquence du Knightmare qui revient ici grâce aux reshoots opérés par le réalisateur pour compléter son montage.

On a beau entendre son rire de vieillard avant de voir son nouveau look, le retour du Joker n’a rien d’une surprise puisqu’il avait été dévoilé dans la dernière bande-annonce. Du moins en partie puisque ce fameux moment révélé n’est même pas dans cette Snyder Cut. Un comble. Par contre, j’ai beaucoup aimé cette scène qui rassemble enfin Batman et le clown après s’être ratés de peu dans Suicide Squad. La réalisation joue alors beaucoup sur les effets de flou et confère à cette séquence un côté onirique. J’ai aussi remarqué que cette dernière vision du futur cauchemardesque utilisait quelques images issues de BvS pour l’arrivée de Superman avec un résultat assez visible lors de l’intégration dans un plan. À l’opposé, autant sur la chronologie du film que sur la symbolique, sa némésis Lex Luthor subit également cette incrustation maladroite lors de la scène d’ouverture. 

L’image de l’antagoniste du deuxième long-métrage à l’air comme suspendu dans le liquide du vaisseau Kryptonien, lui donnant un aspect fantomatique à cause d’un détourage vraiment simpliste et un étalonnage mal géré entre les deux sources de lumière. C’est vraiment l’un des points faibles de cette version. On aurait pu se dire qu’entre 2017 et 2021, il y avait eu le temps nécessaire pour peaufiner les effets spéciaux, mais il n’en est rien. Zack Snyder n’a eu l’aval de la Warner que quelques mois avant la sortie sur HBO Max ce qui fait que les équipes ont dû finaliser des plans dans l’urgence et cela se sent. Il y a une grande utilisation de fonds verts, ce qui est la base pour une production de ce genre et de ce budget, mais ce n’était pas forcément toujours nécessaire lorsque des décors naturels auraient bien mieux rendu à l’écran.

Mais je suppose que ces contraintes d’ordre technique étaient le prix à payer pour que cette version puisse voir le jour dans son intégralité. Ce Director’s Cut respire enfin avec une durée passant du simple au double, ce qui amène des scènes supplémentaires pour le commissaire Gordon, Alfred (qui a changé de doubleur en version française, mais son statut de second rôle fait que cela ne m’a pas trop gêné) et bien sûr Cyborg. Victor Stone y bénéficie d’un développement complet et pour cela est aidé par des simulations virtuelles de son cru permettant de ne pas interrompre le fil de la narration avec des flashbacks. C’est alors l’occasion de le voir sans prothèses, notamment dans une scène où il prend conscience de l’étendue de son pouvoir.

Capable d’entrevoir les possibilités futures et de les gérer comme s’il s’agissait d’un porte-feuille d’actions, littéralement, il décide d’agir en faveur d’une femme pour l’aider financièrement. Cette scène et son dénouement m’ont rappelé la manière dont avait été introduit Cyborg dans la série Doom Patrol. D’ailleurs, il aurait été plus logique d’appliquer ce principe de réalité virtuelle, pour montrer des événements antérieurs, à l’ensemble du film. Ainsi, lorsque Wonder Woman mentionne la venue de Darkseid sur Terre il y a de cela 5000 ans, une sorte de cassure se forme dans le récit là où Cyborg aurait pu projeter des images holographiques de ce conflit comme il l’avait fait avec une brève rétrospective de la Seconde Guerre mondiale. 

Néanmoins, cela n’enlève rien à l’intensité de cette séquence qui n’a rien à envier au Seigneur des anneaux et à son ultime alliance des elfes et des hommes. Sauf qu’en guise de Sauron c’est Darkseid et ses troupes qui font face une armée d’Atlantes, d’Amazones, de dieux, d’hommes et de Green Lanterns pour une confrontation épique. Ce mélange entre technologie et magie est d’une telle générosité que cela m’a rappelé Les chroniques de Riddick, plus précisément la mythologie des Nécromongers dont les Paradémons semblent se réclamer. En effet, l’un comme l’autre grossissent les rangs de leurs armées respectives en convertissant les survivants du camp ennemi à leur culte. 

En tout cas, ce moment de bravoure, débouchant sur la défaite de l’invasion de Darkseid, a le mérite d’être le plus original en termes d’effort et de ressources mises en commun pour terrasser un ennemi. En effet, les deux autres grosses scènes d’action où l’équipe se coordonne se font presque sur un terrain similaire. La première a lieu dans un tunnel sous-terrain et l’autre dans la cheminée d’une centrale nucléaire, deux endroits différents, mais qui présentent la même géographie en cercle et tout en verticalité. On pourrait limite reproduire les mêmes actions des personnages en inversant les deux lieux sans que l’on y voit de grosses différences. Dommage donc de ne pas avoir fait preuve de plus de diversité dans les lieux où se déroule l’action.

Néanmoins, l’idée de situer le climax dans une ville fantôme non loin de Moscou prend ici tout sens dans cette version puisqu’il est dit que SteppenWolf s’est servie des radiations pour donner forme à son QG. Ce n’est donc plus un site par défaut et par la même occasion, on dit adieu à la famille russe qui habitait aux abords et venait créer une sous-intrigue inutile. Du moins jusqu’à ce que je vois cette version originale et maintenant je comprends mieux le choix de Joss Whedon même si c’est maladroit. En effet, à ces lieux impersonnels au possible, j’ai remarqué qu’ils étaient pour la plupart dénués de vie. Que ce soit lorsque Wonder Woman va à la rencontre de Cyborg dans une rue en pleine nuit à la lutte contre Superman prêt du mémorial, tout est désert.

Il manque un point de vue humain à travers lequel on pourrait regarder ces héros accomplir des exploits, mais il n’en est rien. Pas de mouvement de foule ou d’un semblant de vie de quartier, contrairement à Man of steel et Batman V Superman qui utilisaient les flashs infos, les interviews télé, l’armée, les politiciens, les journalistes du Daily Planet,… Tout ceci faisait que l’on se sentait véritablement immergé dans ce monde, chose que l’on ne retrouve pas ici puisque même Lois Lane, qui aurait pu offrir ce regard tant attendu, n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis la perte de Clark. Je comprends donc le choix de Joss Whedon d’avoir voulu insérer cette sous-intrigue à taille humaine, sans forcément adhérer à la manière dont cela est amené puisque c’est complètement hors sujet.

En plus de cette modification, on est également débarrassé de la retouche numérique sur le visage de Superman pour faire disparaitre la moustache de Henry Cavill. Quant à Ben Affleck, il est à nouveau au top de sa forme contrairement à la version de 2017 qui alternait des plans de Snyder et des reshoots de Whedon dans une même scène. Les scènes additionnelles ayant eu lieu des mois plus tard après le tournage principal et le renvoi de Snyder, on avait donc le droit à un Bruce Wayne tantôt svelte, tantôt bouffi. Whedon avait même trouvé le moyen d’amoindrir un personnage numérique comme Steppenwolf en changeant son look. Là, il retrouve de sa superbe en regagnant l’armure incroyable qui nous avait été présentée dans BvS.

Je reconnais là le soin que Snyder avait apporté à la civilisation de Krypton, à travers des designs inspirés pour Man of steel, et il en de même pour les légions d’Apokolips. Leur technologie bénéficie d’une imagerie incroyable, notamment lors des échanges par le biais d’un pilier en fusion dans lequel apparait Desaad ou encore une araignée mécanique qui permet de lire dans les pensées. D’excellentes idées à mettre au crédit de Zack Snyder qui se sera vraiment investi jusqu’au bout dans cette production. Son style est reconnaissable dans chaque plan si l’on connait son cinéma et sa façon de glorifier les corps en action. Ainsi, il filme une partie de football américain comme il le faisait avec les spartiates en plein combat tout comme il remplace 300 hommes par autant de femmes lorsqu’il s’agit de mettre en scène les Amazones à Thémyscira. 

Sa caméra se fait tour à tour virevoltante pour immortaliser les acrobaties de Wonder Woman et se charge de symboles christiques pour amener la résurrection de Superman. Ce n’est jamais très subtil, mais c’est à l’image de sa filmographie et plus encore ici puisqu’il s’agit d’un film jusqu’au-boutiste, poseur au possible et sans aucun compromis sur la direction artistique. Du moins en apparence puisqu’il était question que ce soit Green Lantern qui apparaisse dans l’épilogue face à Bruce pour finalement être remplacé par Martian Manhunter. Ce n’est donc pas une version définitive à 100%, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus, même avec toutes les incohérences dont elle fait preuve et qui auraient pu être rectifiées entre temps. 

Que ce soit au sein de l’histoire où par rapport aux films solos qui ont suivi, certains personnages adoptent des comportements parfois contraires à leur nature. C’est le cas pour Wonder Woman qui va au temple des Amazones en tant que Diana Prince et tente de passer inaperçu face aux gardes. Puisque le temple en question est au nom de son peuple, il me semble qu’elle aurait eu toute la légitimité à y accéder en étant vêtue de sa tenue de guerrière. Idem pour Aquaman qui est iconisé à outrance en train de boire de l’alcool, mais aussi en pollueur puisqu’il balance ses bouteilles dans l’eau. Et c’est précisément de cela dont il est question dans le long-métrage où Arthur Curry tient la tête d’affiche et où les Atlantes rejettent la faute sur les humains responsables de cette même pollution.

Il est triste de voir que le héros amphibien est en partie responsable des maux de son peuple. Ce film de James Wan est d’ailleurs celui qui souffre le plus des erreurs de continuité. Il n’est pas difficile de voir un manque de coordination entre les productions DC puisque Justice League utilise à plusieurs reprises le principe des bulles d’air sous l’eau par l’intermédiaire de Mera afin de pouvoir communiquer. Or, dans Aquaman il est tout à fait possible de parler sans avoir à passer par cette case qui ralentit l’intrigue. Une décision qui n’était surement pas encore prise à l’époque du développement de cette aventure en solo et qui a impacté aussi son scénario. Là où le chemin pour trouver le tombeau de son père relevait du véritable parcours du combattant tenant sur les 3/4 de l’histoire, ici Arthur s’y rend en une scène.

L’alter ego de Superman n’est pas mieux loti, son retour dans le monde des vivants est contradictoire avec le fait que l’identité de Clark Kent soit morte et enterrée. Une page dans le Daily Planet lui avait même été consacrée, mais cela reste un détail qui aurait surement été expliqué dans la suite. Même s’il s’agit là d’une impasse narrative, puisqu’aucun autre film n’est prévu pour compléter cette saga, Snyder a tout de même veillé à respecter son plan initial en disséminant des indices sur la suite des événements. Parmi les pistes que l’on aurait pu suivre se trouve: le test de grossesse de Lois, la vision de Cyborg où l’on voit mourir Wonder Woman et Aquaman tandis que Superman tombe sous le contrôle de Darkseid, la mention de l’équation d’anti-vie, Lex Luthor qui révèle l’identité de Batman à Deathstroke, l’apparition de Mamie bonheur…

Contrairement à l’affirmation de la voix du vaisseau Kryptonien, l’avenir ne s’est pas enraciné dans le présent. Toutefois, je ne perds pas espoir de pouvoir voir un jour cette continuité sous la forme d’un comics. Après tout, la timeline consacrée aux films de Tim Burton bénéficie de ce traitement de faveur en voyant les aventures de ce Batman de 89 perdurer dans une nouvelle série de bande dessinée. Peut-être que d’ici quelques années, il en sera aussi question pour cette continuité, sans compter que ce qui était prévu pour Justice League Part 2 & 3 a été révélé à l’occasion d’une exposition sur l’art de Snyder. Il y a donc de la matière dans laquelle puiser, mais dans l’immédiat c’est vers la source d’inspiration de ce film que j’ai envie de me tourner, à savoir le run de Geoff Johns sur cette équipe de super-héros.

Injustice aussi figure parmi les références qu’arbore le film, et pas seulement pour les séquences Knightmare. Car avant d’être un comics, Injustice était un jeu de combat et impossible de ne pas voir dans le climax une immense partie de jeu vidéo dans une arène. Même la mise à mort de Steppenwolf en mode tag team, avec combo et fatality à l’appui, reflète cet état d’esprit. Plus discret, mais néanmoins visible, le logo du jeu Arkham City apparait lui aussi lors de la séquence à l’asile. Un easter eggs comme il y en a tant comme les lunettes de Batman qui sont une référence à celle du Hibou dans Watchmen ou encore celui beaucoup plus putassier du Bat-tank sorti tout droit du comics The Dark Knight Returns. L’engin démesuré était visible dans la bande-annonce et jusqu’à preuve du contraire elle doit refléter le contenu dudit film.

Et sur plus de 4 heures, j’ai bien cru que j’allais avoir le droit à ce fameux char d’assaut jusqu’à ce que je me rende compte que cela se réduisait à ce même plan. Tout comme le rayon Omega de Darkseid. Ce Justice League, aussi long soit-il, est donc lui-même un trailer géant pour deux autres films qui ne sortiront jamais. Une pratique que Marvel a adoptée en guise de recette à succès pour ses films, mais la stratégie de DC semble plus s’être inspirée des séries diffusées sur Disney Plus. C’est du cinéma en version série et Justice League laisse la même impression. Ce format atypique par sa durée donne un aspect épisodique à binge watcher. Le découpage en 7 parties renforce cette particularité avec l’ajout de titre pour chacune d’entre elles comme cela avait pu être le cas au début de BvS.

Mises bout à bout, ces parties forment un tout cohérent qui ne prend tout son sens qu’après un deuxième visionnage. Une fois passée la découverte, l’histoire se fait beaucoup plus limpide malgré la durée imposante. Tellement que le compte à rebours de ma télé s’est mis en marche pour mettre l’écran en veille. Autant dire que cela a eu pour effet de me faire bondir de mon canapé plus vite que la scène en cours. Pas très difficile étant donné le nombre de ralentis qui parsèment le film et le rallonge un peu plus. Heureusement, cela sert l’iconisation des personnages en donnant aux plans l’impression d’être des planches de comics. Sauf que le format de l’image en 1.33 compresse un peu trop les compositions et l’on perd cette sensation de cinéma par la même occasion.

Justice League est censé former un tout avec Man of steel et Batman V Superman (tous deux au format 2.40), mais il produit l’effet inverse en optant pour ce traitement de l’image. Une cassure visuelle qui empêche cette unité pareille à celle qu’essaye d’accomplir Steppenwolf avec les 3 boites mères. Et encore, cela aurait pu être pire puisque le souhait du réalisateur était de sortir le film en noir et blanc. Cette version intitulé Justice is Grey, disponible sur HBO Max, doit surement rectifier pas mal de défauts que j’ai cités plus haut en procédant à une harmonisation des effets spéciaux un peu ratés par moment grâce à la tonalité monochrome. Par contre, coté musique, que cela soit en noir et blanc ou pas, j’ai trouvé que cela manquer d’épiquerie. 

Derrière le score, on retrouve Junkie XL qui avait fait son arrivée sur BvS accompagné de Hans Zimmer qui était lui présent depuis Man of steel. Mais on ne retrouve pas le compositeur allemand qui avait pourtant tellement apporté à la musique par ses thèmes des personnages. Le duo fonctionnait pourtant bien et ne pas le revoir à l’oeuvre est bien dommage. À la place de cette grandiloquence qui donnait de la puissance aux images des deux précédents opus, il y a beaucoup de morceaux musicaux pour accompagner certaines scènes d’ambiance comme cela pouvait être le cas dans Watchmen ou avec les reprises de Sucker Punch.

Également un peu trop de cérémonie comme lors de la visite de Bruce pour recruter Aquaman dans un village où les habitants se mettent à chanter les louanges de l’homme poisson après son départ. Certaines scènes avec les Amazones sont également parasitées par des chants qui alourdissent le propos. Junkie XL va même jusqu’à faire usage au strict minimum du thème de Wonder Woman qu’il avait pourtant créé. L’un des rares moments où les images sont en adéquation totale avec la musique reste celui du voyage dans le temps. En plus d’être un passage visuellement bluffant, c’est aussi une scène intense qui met en lumière les capacités de Flash pour altérer le cours des choses. À plusieurs reprises, j’ai été un peu dubitatif quant au rendu lorsqu’il court, mais là j’ai été emporté par cette séquence qui promet de belles choses quant à son futur film solo.

Malgré le fait que je sois un fan absolu de Batman, le personnage auquel je me suis le plus identifié fut Barry Allen qui est la bonne humeur du film. Non pas que je sois un grand comique, mais ses réactions sont un bon aperçu de la manière dont j’ai réceptionné cette version. Toujours enthousiaste à chaque nouvelle scène, c’est ce que j’ai essayé de retranscrire à travers cette analyse à l’image de cette Snyder Cut: longue. Et pourtant, je n’ai fait qu’en effleurer la surface, il y aurait encore tellement d’autres choses à dire, mais je me suis déjà trop étendu sur le sujet. Je n’ai pas pu m’en empêcher après avoir autant attendu pour ce qui ne pouvait être que mon coup de coeur du mois. Il ne me reste plus qu’à croiser les doigts pour qu’une Ayer Cut de Suicide Squad puisse voir le jour. En attendant, force est de constater que Zack Snyder a rendu justice à la ligue. Il a déterré le cadavre de son film tué en 2017 pour le réanimer à la manière de la dépouille de Superman.

Trailers

Petite pause dans cet édito avec une nouvelle flopée de trailers. J’aime l’idée de  voir cette catégorie comme une sorte de coupure publicitaire où l’on peut arrêter d’enchainer les paragraphes avant de s’y remettre. J’ai donc sélectionné plusieurs bandes-annonces parues ces dernières semaines et on sent que l’offre est de plus en plus grande depuis que les cinémas sont de nouveau ouverts.

Réminiscence 

Hugh Jackman n’a rien fait de très intéressant depuis qu’il a décidé d’en finir avec le rôle de Wolverine. Ironiquement, son nouveau film parle d’une certaine forme de nostalgie à vouloir se plonger dans nos souvenirs pour esquiver un présent devenu désastreux. De là à dire que l’acteur regrette sa décision, toujours est-il que cela a tout du projet idéal pour revenir sur le devant de la scène. Il y a une ambiance à la Inception avec cette montée des eaux qui rappelle les limbes, les scènes oniriques avec une femme au centre des tourments du héros… Mais ces coïncidences ne sont peut-être pas fortuites puisqu’il s’agit ici du premier film de Lisa Joy qui n’est autre que la compagne de Jonathan Nolan, le frère de Christopher Nolan. Autant dire que la comparaison est risquée mais le couple avait déjà montré son savoir-faire en ayant co-créés Westworld. Cette fois-ci, elle s’émancipe donc de son mari pour porter la double casquette de scénariste et de réalisatrice. De la série de HBO où elle a fait ses premières armes en réalisant un épisode, elle a également ramené Thandie Newton qui jouait Maeve. Pour autant, elle n’a pas l’air d’être un personnage central contrairement à Rebecca Ferguson que j’avais adorée dans Doctor Sleep et dans les derniers Mission Impossible.

Demonic

Après District 9, Elysium et Chappie, c’est ici la première incursion de Neil Blompkamp dans le genre du fantastique et de l’horreur. On retrouve tout de même quelques notions de SF à travers une sorte de réalité virtuelle, mais le résultat semble loin de ce qu’il a pu faire jusqu’à maintenant. Les glitchs de l’image que l’on aperçoit à plusieurs reprises peuvent donner lieu à des plans plutôt inventifs. 

Tomorrow war

J’en parlais le mois dernier et voici un nouveau trailer qui laisse entrevoir les extraterrestres avec un design plutôt bien foutu. Du moins, le peu que l’on peut voir. Du reste, l’histoire semble être raccord avec son titre, c’est-à-dire une guerre dans le futur avec son lot de scènes d’actions et d’effets spéciaux. Chris Pratt semble fidèle à lui-même au point de donner l’impression qu’il s’agit du même personnage que celui de Jurassic World et des Gardiens de la galaxie.

Comment je suis devenu super-héros 

Je me plains suffisamment de ne pas voir de film français s’aventurer dans le genre du fantastique donc même si j’ai des réserves sur celui-ci, j’ai quand même envie de le mettre en avant. C’est une tentative qui va surement encore passer inaperçue, plus encore en étant diffusée uniquement sur Netflix, mais ça a au moins le mérite d’exister. Par contre, ce titre n’est absolument pas vendeur et donne l’impression d’avoir affaire à une comédie. Et Benoit Poelvorde au casting n’aide pas à penser le contraire. En ce qui concerne l’histoire, le pitch ressemble beaucoup à Project Power sortie également sur Netflix l’année dernière. À mon avis, les abonnés de la plateforme vont vite faire leur choix entre les deux versions.

The suicide squad

À la place, j’aurais aimé avoir un trailer pour Les gardiens de la galaxie 3 et pourquoi pas un autre pour la Ayer Cut du la Suicide squad sortie il y a quelques années. Mais ça, c’est dans une réalité parallèle où James Gunn n’a pas été viré puis réembauché par Disney. Nous c’est qu’on a eu pour ceux qui, comme moi, on suivi l’actualité de la planète ciné et qui a mené Warner Bros à récupérer dans son écurie le réalisateur des Gardiens de chez Marvel. On se retrouve avec une équipe de losers du même acabit du côté de chez DC et le réalisateur semble avoir mis la gomme sur le côté fun. Depuis la dernière bande-annonce, on voit ici enfin la menace que le groupe va devoir affronter et qui n’est autre que Starro (un méchant old school qui a été l’un des premiers à combattre la Justice League dans les comics). Face à cette étoile de mer géante, le personnage de Idris Elba semble s’imposer comme étant le meneur de cette suicide squad nouvelle version, même si je pense qu’il va vite se faire voler la vedette par les autres membres aux looks improbables. 

American horror stories

Ce trailer pour le spin-off de American horror story se révèle aussi court et stylisé que peuvent l’être les génériques de chaque saison. Aucune image des épisodes ne sont présentées donc difficile de se faire un premier avis, mais apparemment cela va se concentrer sur la première saison de la série principale.

Shang-chi et la légende des 10 anneaux

Toujours pas de trailer pour Spider-Man: No Way home, mais un nouveau pour le dernier venu dans le MCU. Ces nouvelles images dévoilent un peu plus le côté mystique et on voit les 10 anneaux à l’œuvre. Ils sont bien différents de ce que l’on peut voir dans les comics, où ils n’étaient que de simples bagues, mais cela se raccorde avec le premier Iron Man qui présentait le concept sous la forme d’un groupuscule terroriste. Iron Man 3 avait également récupéré cette idée avec le Mandarin avant de la ridiculiser… puis de lui redonner de l’intérêt avec un court métrage faisant suite à ce troisième opus décrié. Et apparemment, ce ne sera pas la seule production faisant partie des prémisses du MCU auquel il sera fait références puisqu’en toute fin de bande-annonce on peut aussi y voir l’Abomination, ennemi de Hulk et apparu dans la phase 1. Si le premier trailer avait suscité mon intérêt par sa nouveauté, là la hype commence à bien s’installer…

Foundation

Avec Dune, on sent un véritable regain d’intérêt pour les classiques de la science-fiction. Après un premier aperçu noyé dans la présentation de Apple TV sur ses futurs programmes, Foundation a enfin le droit à son propre trailer. Et cela s’annonce vraiment très impressionnant. N’ayant pas lu l’oeuvre de Asimov, je ne pourrais dire si cela sera fidèle, mais un style se dégage déjà avec ces premières images. La réalisation à l’air aussi classieuse que celle de l’adaptation du roman phare de Frank Herbert par Denis Villeneuve, pour une sortie tous deux programmés pour fin septembre. Cela coïncidence avec la fin de ma période de gratuité sur le service de streaming d’Apple donc je pense que je vais passer à l’offre payante, au moins le temps de découvrir cette série qui s’annonce ambitieuse, autant sur la forme que sur le fond puisque David Goyer est crédité au scénario.

Comics

Pendant longtemps, j’ai eu la mauvaise habitude d’acheter des comics et de les ranger sans même les lire, surement satisfait de voir ma bibliothèque se ranger plutôt d’en consommer le contenu. La faute à des parutions toujours plus nombreuses chaque mois et pour lesquelles il est presque impossible de suivre le fil sauf si l’on ne fait que ça. Et puis un jour, j’ai dit stop. Cela m’a pris du temps, mais je suis venu à bout de cette pile et maintenant je veille, à chaque nouvel achat, à ne pas trop tarder avant de m’y attarder. Ce fut le cas avec mon dernier arrivage en date qui était centré sur Ghost Rider dans la collection Marvel Dark.

Un personnage que je connaissais surtout par les adaptations au cinéma avec Nicolas Cage dans le rôle, c’est-à-dire par grand-chose. Heureusement, les premières pages de l’ouvrage se proposent de faire un petit récapitulatif du parcours éditorial du motard tête brûlée afin de resituer les choses dans leurs contextes avant d’entamer la lecture. J’y ai notamment découvert qu’il y avait une version préhistorique des Avengers dans laquelle Ghost Rider avait sa place, sous la forme d’un enfant chevauchant un mammouth enflammé, aux côtés de Odin pour remplacer Thor et de Agamotto à la place de Doctor Strange. Autant dire que j’ai clairement envie de voir ça!

Mais l’histoire que renferme ce présent comics est beaucoup plus conventionnelle vis-à-vis du personnage avec une échappatoire en dehors de l’enfer tandis qu’un démon tente de provoquer sa venue sur Terre par l’intermédiaire d’un riche industriel. Rien de très original, mais ce n’est pas pour cela que j’ai choisi ce tome parmi tous ceux qui étaient proposés et qui mettaient en avant des héros bien plus populaires. C’est les dessins de Clayton Crain qui m’ont convaincu de me laisser tenter, j’ai immédiatement reconnu son style, et je n’ai pas été déçu de ce côté-là. Découvert dans un comics centré sur Venom, ce dessinateur est vraiment adapté pour mettre en scène des anti-héros.

À ce titre, j’aurais bien aimé qu’il soit également de service pour la seconde partie de ce tome, ne serait que pour contribuer à une forme de continuité graphique, mais aussi parce que l’intrigue était un peu plus intéressante que celle qui avait la charge d’ouvrir ce bal des damnés. Il y est question du diable et de la manière dont il s’est échappé de l’enfer et bien sûr le dernier numéro se conclut sur un cliffhanger qui donne envie d’en savoir plus. Mais les dessins de Javier Saltares étant loin d’être à mon goût, je pense que je vais en rester là, sauf si j’arrive à louer la suite à la bibliothèque. Ce qui n’est pas impossible.

À croire que j’ai un penchant pour les héros démoniaques et torturés puisque j’ai également lu le premier tome de The Darkness. Un personnage que je connaissais juste de nom et qui est issu de chez Top Cow Comics. Il évolue donc dans le même univers partagé que Witchblade à laquelle il est d’ailleurs fait pas mal de références tout au long des premiers numéros jusqu’à l’apparition de l’héroïne. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle tire toute la couverture sur elle (les fans en seraient les premiers déçus vu les formes avantageuses du personnage), puisque le récit se concentre avant tout sur l’origine du Darkness. 

Reléguée au rang de « marraine », Witchblade trouve sa place dans l’histoire grâce à la mythologie commune autour d’objets démoniaques dont fait partie la tête d’affiche. Sorte de mélange entre Spawn et Venom, dont il partage quelques attributs en plus de se coltiner des sortes de Gremlins, les dessins de Marc Silvestri accentuent également cette ressemblance. Pour ce qui est de l’histoire, on baigne dans un milieu mafieux dans lequel évolue le personnage de Jackie Estacado, destiné à devenir l’hôte du Darkness. Ce premier tome exploite plutôt bien ce concept à travers 12 épisodes dont la moitié est réservée au premier arc.

Mais on s’attache vraiment à ce héros à travers des répliques cinglantes et savoureuses, et je ne pourrais pas en dire autant du dernier comics de cette catégorie. Il s’agit de L’heure zéro: crise temporelle, sorte d’event géant chez DC comics mettant en scène toute une profusion de personnages où tout le monde veut avoir son mot à dire. C’est donc extrêmement bavard, ce qui était déjà une marque de fabrique des comics des années 90. Une période où les scénaristes ressentaient le besoin de faire parler les protagonistes pour nous livrer leurs états d’âme à voix haute, dire ce qu’ils étaient en train de faire,…

Et malgré cette indigestion d’informations, il est difficile d’y comprendre quelque chose. Moi qui suis pourtant un expert en chronologie DC, c’est un peu le bordel pour une histoire qui est sensée réparer les erreurs de continuité produites par le passé. Heureusement, les illustrations, du moins le peu que l’on voit entre les bulles de dialogues et de pensées, sont assez dynamiques et la colorisation donne à l’ensemble quelque chose qui attire l’oeil. En tout cas plus que le cerveau. Au bout de quelques numéros, j’ai juste lâché prise, plutôt que de m’acharner à comprendre qui faisait quoi et où, pour simplement profiter du spectacle.

Littérature

Pour quelqu’un qui a à coeur d’optimiser ses journées au maximum, Votre temps est infini est un peu l’achat idéal. Pour moi ça a été le cadeau idéal, mais je suppose que même si je me l’étais offert et après l’avoir lu, il s’agit bel et bien d’un cadeau que l’on se fait à soi-même. Et il me faisait de l’oeil depuis un moment puisque j’avais commencé à le feuilleter dans une librairie, intrigué par les premières pages qui annonçaient les règles d’un jeu à travers une métaphore: nous venons de gagner 1440 euros, et ce tous les jours. Par contre, il est obligatoire de les dépenser le jour même tout comme il est impossible de les cumuler et l’on ne sait pas quand cela va prendre fin. Bien sûr, il suffit de convertir cette somme en minute pour se rendre compte que nous sommes tous déjà riches d’une certaine façon.

Une façon plutôt intelligente de capter l’attention du lecteur que Fabien Olicard maitrise vraiment bien. J’avais découvert cette personnalité, dont la spécialité est le mentalisme, à travers YouTube. Il s’était fixé le défi de faire une vidéo par jour pendant une année et c’est quelque chose dont il parle dans ce livre pratique. On découvre également d’autres aspects de sa vie puisqu’il use d’anecdotes personnelles comme exemple pour illustrer les concepts de temps qu’il présente. Parmi ceux-ci on retrouve le temps personnel, professionnel, pour soi, obligatoire et enfin le temps perdu. Et à propos de ce dernier, Proust aurait surement grandement apprécié de pouvoir le rentabiliser en faisant d’autres tâches à côté qui ne demandent pas beaucoup de concentration de notre part.

Des astuces qui peuvent passer pour du bon sens, mais si l’on s’applique à mettre en place tous les conseils de Fabien Olicard, on gagne véritablement des jours entiers à la fin de l’année. Mais cela passe par la lecture de ce bouquin qui peut sembler une perte de temps sur le moment, mais le retour sur investissement pourrait en surprendre plus d’un. Pour ma part, je n’ai pas appris grand-chose que je ne faisais pas déjà. Mais à la réflexion, j’aurais surement gagné plus de temps en achetant ce bouquin plutôt qu’en cherchant par moi-même des astuces pour caser toutes mes activités dans mon emploi du temps. Pour autant, ce ne fut pas du temps de gâcher puisque je suis content d’avoir pu confirmer ce que j’ai appris par moi-même à force d’expérimenter.

Mais si je ne devais retenir qu’un seul conseil parmi la multitude dont recèle ce bouquin, je choisirais celui-ci: 1 vaut mieux que 0. Une phrase d’une simplicité confondante, parce qu’elle ne veut rien dire d’autre que ce que vous comprenez, et c’est justement pour cela que cette phrase est venue rejoindre mon mur de citations. Ainsi, lorsque je n’ai pas envie de faire quelque chose, je repense à ces mots et je me mets en action pour au moins faire le minimum plutôt que de rester inactif. C’est enfantin, mais ça fonctionne sur moi tout comme ça a fonctionné sur l’auteur. Parfois, il suffit juste d’exprimer une idée avec des mots simples pour cela prenne tout son sens pour nous. Il en est de même pour des concepts abstraits comme la loi de Parkinson qui sont rendus accessibles par un style clair et une mise en page aérée.

En tout cas, je me suis beaucoup retrouvé dans cet auteur pour qui le quotidien est une véritable course contre-la-montre. J’ai particulièrement aimé sa vision du temps et notamment son addiction à vouloir tout remettre au lendemain. En cela il se voit comme un procrastinateur abstinent et pour le coup c’est une notion qui me correspond assez bien au regard du titre que j’ai choisi pour cet espace de partage. La boucle est donc bouclée avec ce petit compte rendu de ma lecture que je mets dans la catégorie des indispensables en ce qui me concerne. Cette couverture et cette tranche jaune vif ont trouvé leur place dans ma bibliothèque à côté de Je pense trop et Écriture: mémoire d’un métier en tant qu’ouvrage de référence sur son sujet.

Jeux vidéo

J’avais déjà fait honneur à Dishonored premier du nom il y a quelques années sur PlayStation 3, mais il constituait un passage obligé avant de m’attaquer à sa suite ainsi qu’à La mort de l’Outsider. Autant par plaisir que pour me rafraichir la mémoire et dans un souci de faire les choses dans l’ordre, j’ai donc parcouru à nouveau les rues de la ville de Dunwall sur PlayStation 4 grâce au pack regroupant l’intégralité de cette saga. Ainsi que le jeu Prey des mêmes développeurs qu’il me tarde de découvrir. Idéal pour varier les plaisirs en tant que FPS futuriste dont l’univers semble à des lieux de Dishonored, mais comme je le disais, il attendra que j’en aie terminé avec cette trilogie.

Refaire Dishonored avec des graphismes rehaussés était donc une expérience à la fois familière, mais aussi de découverte constante. Les souvenirs de mes parties précédentes ayant à peine le temps de remonter à la surface qu’il fallait faire face à l’urgence de la situation devant des gardes ou une nuée de rats. Heureusement, la gestion des pouvoirs est toujours aussi intuitive, même si je ne pourrais pas en dire autant des armes. Qu’elles soient blanches ou à feux, la vue subjective fait que l’on perd en maniabilité là où une vue d’ensemble aurait été plus adaptée pour ce genre de combat. Surtout ceux à l’épée où la caméra finit par se perdre pour laisser l’ennemi hors champ, et donc nous laisser vulnérables aux attaques éventuelles.

Ce défaut est en partie dû à la personnalité même de Dishonored qui propose de faire un niveau soit en optant pour la furtivité soit en mode bourrin. Et selon l’un ou l’autre, il aurait été bienvenu au joueur de pouvoir changer de vue en fonction de son choix. Après tout, Corvo n’est pas si différent des assassins de chez Ubisoft et il aurait été plus sensé d’aller dans cette direction. Mais il semble que l’influence de Bioshock ait été bien plus forte en ce qui concerne la mécanique de jeu qui ici se différencie par une imagerie steampunk du plus bel effet. Les visuels sont vraiment magnifiques et la ville portuaire dans laquelle on évolue dégage une atmosphère particulière. Surtout avec les sentinelles perchées sur des échasses pour monter la garde.

La mythologie derrière Dishonored étant basée sur l’huile de baleine en guise de ressource principale, il n’est pas rare de voir les cadavres de ces mammifères marins dans des entrepôts: effet de gigantisme garanti. L’histoire principale n’est pas en reste puisqu’elle nous amènera à rencontrer l’Outsider, un être surnaturel qui nous donnera l’occasion de nous venger d’avoir été accusé à tort du meurtre de l’impératrice. L’aura de mystère qui entoure ce personnage m’intrigue fortement et j’ai hâte d’en savoir plus dans les épisodes suivants, même si le sous-titre du dernier semble assez explicite sur son destin au sein de la franchise.

Mais avant d’en arriver là, ce pack complet a également été l’occasion de jouer au 2 DLC que sont La lame de Dunwall et Les sorcières de Brigmore. Ces petits épisodes intermédiaires peuvent être vus comme une sorte de pont vers le deuxième opus puisque l’on y découvre le personnage de Delilah qui sera le prochain antagoniste. Mais contrairement à la quête principale, ce diptyque nous fait incarner Daud qui était l’un de nos adversaires. Qu’on l’ait laissé vivre ou mourir en tant que Corvo importe peu puisque lorsque l’on prend les commandes, son histoire se passe en parallèle, un peu à la manière des extensions Opposing Force et Blue Shift pour Half-Life. Ce contenu additionnel n’est donc pas à prendre à la légère pour quiconque souhaite poursuivre l’aventure.

C’est ce que je vais faire et cela risque d’être une véritable bouffée d’air frais puisque mis à part Abzu, j’avais enchainé la trilogie Uncharted que j’avais déjà faite une fois sur PlayStation 3. Dishonored 2 sera donc non seulement inédit pour moi, mais sera aussi totalement adapté à la PlayStation 4. C’est toujours mieux de voir un jeu conçu pour tourner sur cette plateforme plutôt qu’un remaster comme ça a été le cas pour les derniers jeux sur lesquels je me suis attardé. 

Mes attentes pour le mois qui débute

Comme le mois dernier, je vais passer un peu de temps dans mon nord natal et comme l’année dernière à la même période, cela risque de s’éterniser jusqu’à la rentrée. C’est autant un moyen pour passer l’été en famille qu’une excuse pour échapper aux chaleurs écrasantes de Lyon. J’y serais tout de même les trois premières semaines de juillet et la climatisation des salles de cinéma sera un bon moyen pour contrer la hausse des températures. Parmi les blockbusters estivaux qui me tentent, il y a bien évidemment Black Widow. Même si ce n’est pas le personnage que j’apprécie le plus, j’ai hâte de revoir un Marvel au cinéma, d’entendre les premières notes du générique sortir des enceintes pour me garantir un spectacle dont seul ce studio a le secret… 

Contre toute attente, j’ai l’intention d’aller voir aussi Fast & Furious 9. Je ne suis pas particulièrement fan de cette saga, bien loin de mes gouts cinématographiques, mais j’y vais dans l’intention de voir un nanar divertissant et décébré. La bande-annonce vend du rêve à ce niveau-là et je pense que c’est au moins l’assurance de profiter d’un grand écran pour mettre en valeur des cascades XXL. D’un autre côté, j’ai aussi envie de soutenir l’effort de deux frenchies à la barre de The Deep House. Ça fait un moment que je suis les deux réalisateurs Alexandre Bustillo et Julien Maury, en fait depuis le magazine Mad Movies où ils officiaient en tant que rédacteurs, et j’avais été très impressionné par leur premier effort: A l’intérieur. Leur nouveau film à l’air assez original dans le genre de l’horreur et de la maison hantée pour que cela suscite ma curiosité.

Sinon, comme à mon habitude, j’ai aussi loué pas mal de films et de séries à la médiathèque donc je pense que je ne vais pas m’ennuyer. À cela, il faudra ajouter une écriture toujours plus intensive ainsi que des démarches pour faire avancer mon projet de création d’entreprise. J’envisage déjà de tester certaines prestations sur des sites de freelancing afin de voir un peu le marché et de me confronter aux demandes de clients. Tout ceci se fera donc en parallèle de la rédaction d’articles pour ce blog pour ce qui, je l’espère, sera la dernière ligne droite. Je ne pense pas pouvoir tout faire d’ici la fin du mois, mais si je garde le bon rythme il ne devrait plus en rester beaucoup au 31 juillet. Une fois chose faite ça sera un poids en moins non négligeable à gérer puisque cela représente une certaine pression à avoir des publications régulières chaque dimanche et chaque premier du mois comme aujourd’hui.

Coté lecture, il me faudra patienter mon retour dans le nord puisque j’ai entamé La nuit des temps de René Barjavel. Je ne l’ai pas pris avec moi lors de mon retour à Lyon ce qui en dit long sur la qualité de cet ouvrage à mes yeux. J’ai lu la moitié de ce classique de la littérature et pour l’instant je n’y trouve pas mon compte… Mais j’en livrerais une critique un peu plus détaillée le mois prochain dans la catégorie adéquate, une fois que ma lecture sera achevée et que je m’en serais fait un avis global. Il n’est pas impossible que la seconde moitié me captive plus que la première et me fasse revoir mon jugement donc je ne vais pas parler trop vite. Par contre, je ne me fais aucune illusion quant au fait que je n’aurais aucun scrupule à sortir la tête de ce bouquin pour profiter du beau temps, que ce soit à Lyon avec des sorties matinales pour profiter de la fraicheur, et dans le nord l’après-midi pour profiter de la chaleur à son maximum.

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