On dit qu’il faut 21 jours pour créer une nouvelle habitude, par sureté je m’en suis donné 22 afin que prospecter me devienne familier. J’ai ainsi commencé le compte à rebours qui me mène à ce premier octobre il y a de cela 3 semaines. Petit à petit, je me suis familiarisé avec ce processus qui n’est absolument pas naturel pour moi. Mais le fait de me mettre en avant, de me vendre, m’a permis de m’identifier un peu plus à cette personne que j’aimerais devenir. Et que je suis aujourd’hui:
Un rédacteur
Un prête-plume
Un bêta-lecteur
Mes offres dans ces différentes catégories ne sont pas encore en ligne, mais elles le seront incessamment sous peu. Ce n’est pas pour autant que je ne suis pas opérationnel, bien au contraire. J’ai eu le temps de me faire à l’idée que j’allais démarrer une nouvelle vie et la réception de mon numéro de Siret fut accueillie avec un certain enthousiasme. Pas sûr que ce soit le cas lorsque je recevrai d’autres courriers de l’URSSAF. Cet expéditeur est rarement synonyme de bonnes nouvelles, mais en attendant, j’ai confiance en moi et en mes capacités à faire la différence sur le marché.
C’est un secteur très concurrentiel, mais il me tarde de faire mes preuves. Que l’on me donne ma chance sera déjà une première victoire dans ce métier qui consiste à convertir des mots sur un ordinateur en chiffres sur un compte en banque. D’ailleurs, maintenant que ma vie privée et ma vie professionnelle sont toutes les deux sous le signe de l’écriture, je fusionne donc cette dernière rubrique avec mes introductions. C’est donc l’occasion de faire le point sur mon ascension qui se poursuit dans cette nouvelle centaine avec les paliers des 510, 520 et 530 jours d’écriture sans la moindre interruption. À raison d’un minimum de 1500 mots journalier, en voici les derniers chiffres.
Semaine 35 – du lundi 30/08 au dimanche 05/09: 10689 mots
Semaine 36 – du lundi 06/09 au dimanche 12/09: 10588 mots
Semaine 37 – du lundi 13/09 au dimanche 19/09: 10608 mots
Semaine 38 – du lundi 20/09 au dimanche 26/09: 10576 mots
Bien quelle puisse paraitre stricte aux yeux de certains, cette routine est devenue la norme pour moi. Le fait de la challenger en la monétisant, d’une certaine façon, va me permettre de voir les choses sous un autre angle. Ce n’est pas demain la veille où je pourrais transformer ces quotas de mots en euros, mais je ne pensais pas non plus parvenir à accomplir les objectifs dont je suis fier aujourd’hui. Je pense notamment au journaling auquel je m’adonne tous les jours et dont j’ai fêté dernièrement la deuxième année consécutive. Lorsque j’ai noirci les premières pages, de ce qui en compose maintenant plus de 1500, je m’étais fixé pour objectif de trouver ma mission de vie.
J’étais alors loin de m’imaginer que cela allait me prendre autant de temps, depuis ma rupture conventionnelle en 2019, pour ouvrir enfin ma micro-entreprise. Cette nouvelle orientation a créé une sorte d’attente autour de moi, et plus encore depuis que l’échéance est arrivée à son terme. Comme si j’étais celui que tout le monde attendait, alors que personne ne m’a attendu et très peu m’ont entendu lors de ma prospection. Comme si mes futurs clients patientaient devant chez moi, scrutant la date et l’heure d’ouverture pour s’y engouffrer, pareil à l’effervescence du premier jour des soldes. Ce n’est pas le cas, il n’y a personne derrière cette porte car c’est à moi qu’il appartient de la franchir pour aller au contact des autres. Alors, me voici!
Cinéma
Shang Chi et la légende des dix anneaux avait tout du pari risqué en adaptant un personnage de seconde zone de comics. Même avec la renommée qu’a acquise Marvel Studios en à peine une décennie, le succès était loin d’être au rendez-vous au regard de ce type de film qui n’est pas dans l’air du temps. Et encore moins en temps de pandémie où sortir un long-métrage au cinéma relève de la folie. Surtout lorsqu’il y a un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars qui pourrait être largement rentabilisé grâce à la plate-forme de streaming qu’est Disney +. Et pourtant, après un Black Widow en demi-teinte, et entaché par les problèmes liés à la rémunération de Scarlett Johansson, Shang Chi s’avère être l’une des productions les plus accessibles du MCU. Un exploit au regard de la vingtaine de films auxquels il succède sans pour autant faire appel à un fan service trop envahissant.
Bien sûr, il y a l’organisation terroriste que l’on connait sous le nom des 10 anneaux et que l’on a découverte dans le tout premier Iron Man, avant que le troisième volet ne nous dise que tout ceci n’était qu’une vaste supercherie. Par conséquent, le personnage de Trevor Slattery, qui faisait office de marionnette, est ici présent après le court métrage All hall the king qui nous teasait la rencontre avec le véritable Mandarin. Son retour apporte une touche d’absurdité sans pour autant être trop lourd. La bande-annonce nous avait également dévoilé la présence de l’Abomination, que l’on n’avait pas revue depuis L’incroyable Hulk, pour un combat dans une arène face à Wong. Aucune idée que de ce que fait le sorcier ici, loin du Sanctum Sancturum, mais il semble dans son élément.
Outre ses allusions à l’univers du MCU, s’il y a bien des références dans Shang Chi, elles sont propres au film de kung-fu. Lorsqu’une baston prend part dans un milieu urbain, il est impossible de ne pas y voir le travail de Jackie Chan dans les enchainements. Les chorégraphies s’en donnent à coeur joie en explorant les possibilités offertes par les décors et le mobilier environnant. La scène du bus en est le plus bel exemple malgré la quantité de fonds verts pour rendre possible ce genre de prouesse martiale. Même s’il n’a pas le niveau de ces stars d’antan, Simu Liu se révèle être un prétendant sérieux pour la relève du film d’action. Là où des acteurs du MCU se font doubler pour assurer les cascades et les combats, il semble avoir assuré une bonne partie de ces séquences à risques. Un investissement qui se voit à l’écran et qui crédibilise d’entrée de jeu ce nouveau personnage.
À cela, il faut ajouter une bonne bouille pour le rendre sympathique, malgré un passé trouble avant qu’il ne s’émancipe de son paternel. Des moments auxquels on assiste sous forme de flashbacks et qui donnent un rythme bizarre à l’ensemble. En effet, chaque retour en arrière donne autant d’épaisseur au personnage que cela ne ralentit l’intrigue. Sans compter que c’est souvent pour nous faire voir la même scène avec l’avant ou l’après, voir même d’un point de vue différent. À la longue, c’est vite lassant pour ce qui se révèle être l’un des gros points noirs du film. L’autre étant la déferlante d’effets numériques lors du final, mais on ne peut pas vraiment voir ça comme un défaut puisque c’est devenu la marque de fabrique du studio. Voir des comics books movies dans leur ensemble.
Et lorsque l’on voit la générosité dont ils font preuve dans le climax, tout est vite pardonné. Le bestiaire est suffisamment conséquent, fidèle au folklore local ou non, pour avoir de quoi s’amuser à l’écran. Ça virevolte dans les airs, sous l’eau et les combats gagnent en originalité grâce à la présence des dix anneaux. Loin des bagues que l’on peut voir dans les comics, qui auraient fait doublon avec le gantelet de Thanos, ils sont ici sous la forme de bracelets. Plus précisément de Hung Car Iron Rings qui est une arme traditionnelle dans le kung-fu. C’est donc une excellente adaptation du matériau d’origine vers quelque chose de plus respectueux de la culture dans laquelle l’histoire est sensée se fondre. Et outre les pouvoirs dont dispose son possesseur, leur utilisation se révèle astucieuse lorsqu’il s’agit de les projeter devant soi pour les gravir comme un escalier et ainsi prendre de la hauteur sur son adversaire.
Ces prouesses impliquent de faire appel à tout un réseau de câbles et c’est là l’occasion pour le réalisateur Destin Daniel Creston de citer un tas de films d’arts martiaux: Détective Dee, Tigre et Dragon, Crazy Kung Fu ou encore Zu, les guerriers de la montagne magique. Après avoir été popularisés par Matrix avant d’être pillés par Hollywood, ces films s’inscrivent enfin dans un cadre qui leur est complètement adapté. On ressent les impacts derrière chaque coup et les acteurs, Simu Liu en tête, donnent de leur personne lorsqu’il s’agit de sauter, faire des cabrioles ou de taper un sprint pour poursuivre un ninja dans une ambiance très Skyfall dans l’âme. D’ailleurs, je regrette que le maitre d’arme de Shang Chi ne soit pas plus exploité tellement sa présence confère aux scènes une aura particulière, et ce sans la moindre ligne de dialogue.

Ce n’est pas pour autant que les répliques manquent de répartie, et pour cela il faudra compter sur le duo que forme Katy avec Shang Chi. Elle est la caution humour sans pour autant former une romance avec le héros. L’amitié qui les unit suffit à donner le sourire et à rester sur de bonnes vibes jusqu’à la toute fin. La musique contribue elle aussi à cette énergie avec une bande-son hip-hop qui colle assez bien au ton global. C’est donc un tour de force pour ce 25ème film du MCU qui parvient à renouveler son univers en appliquant la formule de Black Panther à une autre ethnie. Ce n’est pas pour autant que le marché asiatique sera conquis, lui qui ne tolère pas de se voir en méchant. Cela reste une part de marché non négligeable au regard de la population mondiale, mais d’autant plus surprenant de la part de Marvel, et Disney par extension.
Ils n’ont pas cédé aux sirènes visant à refaçonner une origin story pour plaire à une tranche du public, quitte à dénaturer un personnage comme l’avait fait Batman Begins avec Ra’s Al Ghul. En même temps, après avoir déçu le public une première fois avec cette version du Mandarin dans Iron Man 3, il aurait été malvenu de réitérer à nouveau cette modernisation hasardeuse. Cette phase 4 s’annonce donc sous les meilleurs auspices. L’iconographie de cette culture y est respectée tout en mettant sur le devant de la scène un héros mineur de la maison des idées. Grâce à Shang Chi, on voyage non seulement sur un autre continent, mais aussi sur un autre monde. Et dans le genre dépaysement total, Dune était là aussi pour assurer le spectacle avec son lot de paysages exotiques.
Ça a beau être un classique de la science-fiction en littérature, que je n’ai pas encore lu soit dit en passant, est-ce que l’on aurait eu autant d’attente s’il n’y avait pas eu la première adaptation par David Lynch ou celle fantasmée par Alejandro Jodorowsky? Cette aura qui entoure l’oeuvre de Frank Herbert a tendance à être pesante, voir à desservir le livre dont l’histoire parait sur-côter lorsqu’elle déploie ses arcs narratifs à l’écran. Il n’y a donc là rien de transcendant, où que l’on n’ait pas déjà vu ailleurs, et une fois cet espoir mis de côté, on peut enfin profiter du film pour ce qu’il est. Avec Denis Villeneuve à la barre, on peut dire que j’étais plutôt rassuré étant donné que j’avais adoré son Blade Runner 2049. Mais les critiques de l’époque vis-à-vis de ce dernier semblent avoir freiné ses élans créatifs puisque son Dune est loin d’être aussi jusqu’au-boutiste en termes d’ambiance.
Pourtant, le cinéaste disposait d’une plus grande liberté artistique puisque, outre une première adaptation datant de 1984 et d’une série au début des années 2000, il ne s’agissait pas d’une suite. Contrairement à la séquelle du film de Ridley Scott, il y avait là de quoi y injecter toute sa sensibilité en termes de design, mais aussi d’atmosphère. Cette dernière passe par le montage qui ne prend pas toujours le temps de se poser malgré la durée de plus de 2h30… et du découpage du roman en 2 parties! Même si cette particularité était connue depuis des mois, je trouve que cela aurait dû être indiqué sur les différentes affiches afin de ne pas prendre le public en traitre. Cette première partie est donc là pour poser un univers et malgré le temps dont elle dispose pour le faire, le scénario choisit la facilité en nous balançant une voix off et un montage cut pour nous exposer le contexte.
Une telle facilité scénaristique d’entrée de jeu a de quoi refroidir quant à la suite des événements, et pourtant, petit à petit, l’histoire prend son envol. Les différents protagonistes en font de même après avoir quitté la planète Caladan pour celle d’Arakis, lieu de toutes les convoitises. Et malgré la profusion de personnages, bons ou méchants, le point de vue se resserre assez vite sur le jeune Paul Atréide. Campé par Timothée Chalamet, son interprétation ne m’avait pas forcément convaincu jusqu’à ce qu’il mette sa main dans une boite censée lui faire ressentir une terrible souffrance. À partir de cette épreuve, lors de laquelle j’ai pu voir toute l’étendue de la palette de jeu de l’acteur, l’investissement émotionnel en a été grandement facilité pour le suivre dans sa quête. Très vite, le jeune comédien rattrape son retard sur le reste de ce casting prestigieux.
En tête, Oscar Isaac qui interprète un duc Leto absolument saisissant. Il inspire le respect en considérant ses sujets comme des égaux, notamment l’un de ses lieutenants. Incarné par Josh Brolin, Gurney est une force brute qui veille aux intérêts de son maitre et cela donne souvent lieu à quelques traits d’humour. Avec Jason Momoa, ce seront les deux seuls grâce auxquels on aura le droit à un peu de légèreté. Contrairement à la talentueuse Rébecca Ferguson qui est ici tout en noirceur. Mère de Paul, compagne du Duc et membre des Bene Gesserit, dame Jessica est aussi mystérieuse que redoutable. C’est sa présence mystique qui permet à l’histoire de ne pas sombrer dans les affres et tourments du Young adult. Un genre auquel il aurait été facile d’assimiler Dune avec sa tête d’affiche afin de faire plus d’entrées au box-office. Pourtant, c’est bien de cela dont il sera question si l’on espère voir un jour la seconde partie.
Il y a de cela quelques années, l’adaptation de La stratégie Ender avait aussi essayé de s’émanciper de cette mode réservée aux ados et avait vu ses espoirs de suite anéantis. Dune ne sortant que ce mois-ci aux États-Unis, nous devrions être fixés d’ici la fin de l’année quant au sort de ce diptyque. En l’état, il est donc difficile de juger un film dont on a vu que la moitié. Il est d’ailleurs impossible de ne pas voir dans les flashforwards, les visions de Paul, comme une bande-annonce de la suite directement intégrée dans le montage. Une sorte de « prochainement dans… » qui contribue à donner un rythme bizarre à l’ensemble. C’est notamment flagrant dans son dernier quart qui traine en longueur pour se clore à un moment loin d’être épique. D’autres scènes précédentes auraient pu largement se prêter à l’exercice pour donner envie d’en voir plus, mais Denis Villeneuve a choisi de conclure son film sur une note plus posée. Peut-être trop pour susciter l’attente de la seconde partie.
A contrario, même si l’histoire n’est pas terminée lorsque le générique se déroule, le film a le mérite de se tenir seul s’il était amené à rester unique. L’évolution du personnage de Paul est visible dans une sorte d’aboutissement lorsqu’il rejoint la troupe de Fremen. L’accomplissement de son destin en tant que meneur d’hommes pourrait tout autant être une promesse que laissée à l’imagination du spectateur. On retrouve le schéma classique tel qu’il a été théorisé par Jospeh Campbell dans son essai Le héros aux 1001 visages. Paul Atréide y est l’un de ses nombreux visages, tout comme Luke Skywalker dont l’épopée galactique a pas mal emprunté à Dune. Outre les plaines de Tatoutine et la corpulence de Jabbah en tant qu’ersatz du Baron Arkonen, la Voix dont usent les Bene Gesserit est similaire au pouvoir de persuasion de la Force.
À croire que George Lucas est venu faire son marché chez Frank Herbert, tout comme il l’avait fait avec Edgar Rice Burroughs. Son John Carter of Mars y avait largement été plagié de ses codes au point que lorsque son adaptation est arrivée sur les écrans, ce fut un échec. Le public n’y ayant rien vu de nouveau par rapport à Star Wars, c’est un cas de figure qui risque de se reproduire à nouveau. Un peu comme si cette fameuse république, qui fait office de background à Dune, était finalement celle que l’on peut voir dans l’oeuvre de George Lucas et que par son emprise culturelle, elle était venue piller ses ressources: non pas son épice, mais des pans de son univers de science-fiction. À défaut de pouvoir y puiser tout un bestiaire d’extraterrestres.
En effet, malgré sa date très éloignée (l’an 10191) et la diversité de ses planètes, c’est un univers profondément humain qui nous est dépeint. On y retrouve des titres de noblesse tel que celui de duc, des cornemuses en guise d’instruments de musique, la représentation d’un taureau sous la forme d’une statuette ou encore le prénom de Paul qui reste très actuel. Tout cela ancre l’histoire dans notre réalité tout en maintenant une certaine distance, un paradoxe qu’a réussi à retranscrire la réalisation de Denis Villeneuve. À la fois proche de ses personnages dans ce qu’ils ont de plus intime, et éloigné pour montrer l’étendue de leur solitude dans les décors. Ces derniers sont d’ailleurs, pour la plupart, réels ce qui en fait presque un film à l’ancienne au regard des productions qui alignent les fonds verts.
Ici au contraire, les fonds sont sur un ton sépia tout qu’il y a de plus naturel. Dans sa manière de composer son cadre, on retrouve ce qui avait explosé les rétines dans Blade Runner 2049. Cette espèce de minimalisme dans le gigantisme ambiant. Il y a tellement d’éléments à voir sur un écran géant que l’on pourrait en isoler des portions ici et là pour en faire un plan à part entière. Ça déborde de puissance visuelle et l’arrivée des vers de sable permet de confronter les différentes échelles lorsque les vaisseaux démesurés ne suffisent plus. Ce n’est pas pour rien que Denis Villeneuve s’est battu pour que son long-métrage sorte au cinéma plutôt que sur HBO max. Pourtant, c’est bien sur cette plate-forme de streaming qu’il faudra compter si l’on souhaite avoir une suite. Pour l’heure, le film fait un bon score à l’international, mais je ne suis pas sûr que le public américain soit aussi réceptif que nous.
Trailers
Matrix résurrections
Attendu comme le messie par le fanboy que je suis, au point d’avoir érigé le film original au rang de chef d’oeuvre absolu, c’était un doux euphémisme que de me montrer impatient pour ces premières images du quatrième volet. De petits teasers avaient rendu l’attente des deux jours qui le précédait encore plus longue avant de voir enfin le trailer dans son ensemble. D’ailleurs une fois visionné, et pas qu’une fois, pas mal de plans sont absents de ce montage comparé à ceux que l’on pouvait voir en se rendant sur le site qui générait un teaser après nous avoir laissé le choix entre la pilule rouge et la pilule bleue.
Un dilemme qui n’en est pas vraiment un dans l’univers de la matrice, mais qui rappelle surtout le jeu vidéo Matrix Online qui n’est rien d’autre que la suite de Révolutions, et donc le préquel de ce Résurrections. Si j’y fais allusion, c’est parce que d’après les rumeurs, non seulement ce jeu online est canonique dans la franchise, mais il sera surtout inclus d’une manière complètement méta. En cela, Thomas Anderson serait une sorte de développeur de génie travaillant pour le compte de Warner Bros à un nouveau jeu dans l’univers de Matrix. Et quitte à spéculer, je pense que les mots de l’homme que l’on peut voir dans son fauteuil, et qui clôt la bande-annonce, font plus allusion au titre du jeu vidéo éponyme que sur la nature de la matrice elle-même.
Mais revenons au début de ce trailer qui nous donne à voir un Néo, en proie à un mal-être, face à l’acteur Neil Patrick Harris, qui fait ici office de psychiatre. Son patient semble avoir pour prescription de se gaver de pilules bleues, sans doute pour le maintenir sous contrôle dans ce qu’il considère comme sa propre réalité. Toutefois, celle-ci à l’air bien différente de la précédente qui était plus dans les tons verdâtres. Là, c’est coloré et tous les curseurs semblent pousser au maximum pour proposer un monde bien moins terne qu’auparavant. En cela, ce n’est pas une trahison, mais au contraire dans la continuité de ce qui avait été instauré dans l’ultime plan de Révolutions suite au redémarrage du système.

Cette nouvelle palette de couleurs concorde aussi avec l’évolution de la réalisation des Wachowski qui avait été mise en place sur Jupiter Ascending et dont on retrouve ici beaucoup le style visuel. C’est notamment flagrant dans le plan où une femme effectue une acrobatie en se réceptionnant sur une corniche qu’elle explose avant de repartir de plus belle. Un moment qui n’est pas sans rappeler le combat de Kane Wise dans la ruelle face à d’autres chasseurs de primes. Mais Jupiter Ascending marque surtout la dernière réalisation commune des Wachowski au cinéma puisque ce retour sur grand écran se fera uniquement par l’ainée du duo: Lana.
Contrairement à d’autres sagas qui se poursuivent sans leur créateur d’origine, elle est donc tout à fait légitime de faire les changements qu’elle souhaite apporter afin de renouveler son oeuvre. Et elle ne s’en prive pas au point de renouveler la grammaire cinématographique instaurée dans la trilogie originale et que l’on peine à retrouver ici. Cela passe par des environnements que l’on n’a pas l’habitude de voir comme une séquence dans un train, par lequel les héros semblent accéder via les portes secrètes du maitre des clés vu dans Reloaded. Mais aussi de nouveaux personnages comme cette fille aux cheveux bleus là pour faire éclater la vérité aux yeux de Néo.
Il y a aussi cette musique, White Rabbit de Jefferson Airplane, très appropriée donc, qui lie toutes ces images entre-elles et qui tranche radicalement avec le côté orchestrale des trailers des trois films originaux. Cette ambiance musicale influe beaucoup sur le ressenti des images au point de les faire basculer dans l’univers de Sense 8 et sa légendaire séquence sur le titre What’s going on. Je suis convaincu qu’avec la soundtrack iconique de Matrix, cette franchise retrouverait son identité. Mais la réalisatrice ayant effectué un changement de sexe il y a plusieurs années, il ne fait aucun doute que la question de l’identité sera au centre des thématiques de ce nouvel épisode.
Cela sera même la quête principale de Néo qui sera à la recherche de qui il est vraiment. Sur sa route, il croisera un Morpheus complètement recasté, mais ressemblant pourtant à Laurence Fishburne. Vendue comme une sorte de version rajeunie sous les traits de Yahya Abdul-Mateen II, la réponse risque de se trouver dans le jeu vidéo Matrix Online, comme je le disais plus haut, puisque dans cette trame narrative vidéoludique, ce leader de la résistance est mort. Faut-il y voir dans ce changement d’apparence une justification similaire à celle de l’oracle qui a changé d’actrice entre Reloaded et Revolutions? À voir si le public acceptera cela une deuxième fois, et qui plus est sur un des personnages principaux.
Pour l’heure, je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de cosplay raté de Morpheus. Des réserves sur cet aspect fan film qui ne lui sont pas seulement imputable puisque les pilules qu’il tend à Néo sont loin du design du premier film où elle avait une forme plus épurée et stylisée. Là, ce sont de simples pilules telles que celles l’on peut trouver dans une armoire à pharmacie. À côté de ça, on retrouve une compilation de symboles familiers comme le chat noir, le tatouage du lapin blanc, la couverture d’Alice au pays des merveilles, la scène du dojo, Néo qui arrête les balles en plein vol, le monde des machines, des agents… Pas de doutes, on est bien dans la matrice.
Malgré tout, ce premier trailer apporte encore plus de questions que de réponses. Pourquoi des extraits du premier film sont projetés sur un écran géant en arrière-plan? La fille avec les lunettes est-elle Sati? Ou la nouvelle Oracle? Va-t-il y avoir une nouvelle rencontre avec l’Architecte, comme le laisse supposer une porte baignée de lumière? Les personnages sont-ils capables de naviguer d’un miroir à un autre? Pourquoi Néo se voit-il plus vieux lorsqu’il scrute son reflet? Si l’on en croit les lignes de code qui coulent sur son visage, Trinity est-elle un programme? Sa fonction est-elle de maintenir Néo dans la matrice? Outre le superbe effet de dédoublement de sa personne lorsque Trinity hurle, une autre personne semble visible parmi les échos, mais qui?
Ce dernier effet fait partie de ce qui m’a impressionné dans les bribes de mise en scène que j’ai pu apercevoir. La caméra de Lana Wachowski semble prendre un malin plaisir à nous faire perdre nos repères dans les scènes d’action en jouant avec la gravité. D’une manière beaucoup plus simple, mais tout aussi impressionnante dans sa composition, il y a ce plan dans l’ascenseur où Néo regarde vers le miroir au plafond tandis que tous les occupants ont les yeux rivés sur leurs écrans. Une chose dont le personnage est complètement détaché, à l’image de l’acteur qui l’incarne. J’ai plus eu l’impression de voir Keanu Reeves, que ce soit dans l’attitude ou dans le look vestimentaire, que l’élu.
La faute à un aspect que l’acteur arbore dans la vie de tous les jours, et jusque dans John Wick dont il est aussi la star. À moins que l’on nous dise que la franchise John Wick n’est qu’une simulation de plus dans la matrice, comme j’ai pu le voir dans de nombreuses théories, cela risque de prêter à confusion. Mais connaissant la filmographie de la réalisatrice, il est beaucoup plus probable qu’elle s’amuse avec les faux semblants en faisant des parallèles entre réalité et fiction. Peut-être même aura-t-on le droit au célèbre mème de Sad Keanu! L’histoire mise en place s’annonce méta à un point dont nous ne sommes pas prêts, surtout si Thomas Anderson s’avère bien être un créateur de jeu vidéo. Une star dans la veine de Hideo Kojima qui, coïncidence, a failli réaliser un jeu vidéo Matrix à l’époque.
En tout cas, ce qui est sûr, c’est que c’est la Warner qui s’amuse avec les spectateurs. Là où certains y ont découvert les premières images, d’autres comme moi ont simplement revu sous un autre angle les scènes du tournage en extérieur il y a de cela plusieurs mois. On y voyait déjà Néo et Trinity sur une moto, un hélicoptère dans les rues de Chicago, Néo dans la rue qui regarde le soleil ou encore le saut depuis un immeuble. Il ne manquait plus que le contexte, même s’il y a encore plus d’interrogations maintenant. L’une d’entre-elles, d’ordre marketing, a été récemment éclaircie avec le décalage d’une semaine de la date de sortie en France pour ne pas rentrer en confrontation avec Spider-Man: no way home.
Matrix a beau être un Blockbuster attendu, le MCU est quand même déjà bien installé depuis 10 ans en tant que rendez-vous immanquable. De là à se demander si la sortie initiale, avant que le Covid ne chamboule nos existences, n’était pas mieux en mettant face à face Matrix 4 et John Wick 4 pour ce qui devait être le Keanu Day. Désormais, on sait que les spectateurs n’auront pas à faire un choix le jour: J entre la pilule bleue et la pilule rouge.
Hawkeye
Loin d’être mon personnage préféré parmi les Avengers, Hawkeye a toujours été mis en retrait à cause de son côté humain. Dans un monde de dieux, d’extraterrestres et de machines, il était loin de pouvoir s’exposer à ces menaces sans en subir les conséquences. Mais ça, c’était avant Endgame où l’archer a bénéficié d’un meilleur traitement et comme cette mini-série y fait suite, cela sera surement l’occasion d’en savoir plus sur lui. A priori, la scène post-générique de Black Widow y sera développée et apparemment, il sera aussi question de sa relève. L’adaptation du comics de Matt Fraction semble donc se préciser avec ce récit qui prendra place durant les fêtes de Noël pour une diffusion dans la même période. Musique à l’appui, cela donne un côté très John McClane, même si Jeremy Renner est loin d’avoir le charisme de Bruce Willis. Cela a au moins le mérite de donner une identité propre à cette série tout comme Marvel l’avait fait avec Wandavision, Falcon et le soldat l’hiver et Loki qui étaient toute aussi différentes les unes des autres. La notion de famille, que Joss Whedon avait introduite dans l’ère d’Ultron, à l’air d’être également très présent même si le personnage n’a jamais été aussi intéressant que lorsqu’il menait sa vendetta suite à la perte de ses proches. On aperçoit d’ailleurs son incarnation de Ronin qui est ici usurpé par ce qui va devenir sa disciple. Hélas, le visionnage de 8 saisons de Arrow donne l’impression qu’il n’y a plus grand-chose à faire de neuf avec un archer dont l’identité a été usurpée comme on peut le voir dans ce trailer. C’est un ressort scénaristique que le personnage de chez DC a utilisé plus d’une fois et qui a l’air ici de nouveau d’actualité. Faute de mieux, pour l’instant nous avons donc entre les mains la rencontre entre Die Hard et Arrow.
Moonfall
Après avoir détruit tout ce qu’il pouvait avec tous les prétextes possibles (le réchauffement climatique, des extraterrestres, Godzilla et j’en passe), il en était un que Roland Emmerich n’avait pas encore utilisé: la lune. Du moins, c’est que donne à penser le titre tandis que les premières images laissent présager qu’une présence extraterrestre soit à l’origine de cette catastrophe. En l’état, ce premier trailer ne dit pas grand-chose sur l’orientation de l’histoire, les productions de ce réalisateur n’ayant jamais brillé par leurs scénarios, ce n’est pas bien grave. Toutefois, on sent là une redite dans ce montage qui évoque instantanément la séquence d’ouverture de Independance Day: Resurgence avec le discours du président en fond. En espérant que cela ne soit pas au même niveau de beauferie. Mais comme Amel Bent, viser la lune, ça ne lui fait pas peur. Au pire, il va atterrir dans les étoiles, et qui sait quelle catastrophe il pourra en tirer.
Nightmare Alley
Parmi l’embouteillage de blockbusters de fin d’année, le nouveau film de Guillermo Del Toro viendra faire office de contre-proposition. Pas de super-héros mais une sorte de fable comme seule le cinéaste en a le secret. En quelques plans, on reconnait immédiatement son style apte à instaurer une ambiance. Tout ce cirque ambulant évoque d’emblée la saison 4 de American Horror Story: Freak Show. Sachant que cette série a exploité ce concept jusqu’à l’extrême au terme de 13 épisodes intenses, Del Toro parviendra-t-il à faire mieux en 2 heures à peine? Lorsque l’on voit son dernier chef d’oeuvre en date qu’est La forme de l’eau, il y a de grandes chances que oui.
Finch
En temps normal, les chiens ont un super potentiel pour faire en sorte qu’un spectateur s’implique dans une histoire. Neil Blompkamp avait réussi cet exploit avec un robot capable de nous faire ressentir le même type d’émotions. Avec Finch, on retrouve ces deux cas de figure puisqu’il s’agit d’un robot programmé pour veiller sur l’animal de compagnie de Tom Hanks, une fois que celui-ci aura quitté ce monde post-apo devenu invivable. Avec une telle proposition, soit le capital sympathie va s’annuler face à toutes ces figures empathiques, soit on tient là le film le plus émouvant de l’année. En tout cas, ce croisement improbable entre Chappie et Seul au monde semble avoir fait le plein de bons sentiments malgré son univers dépressif à souhait.
Orelsan: montre jamais ça à personne
Avec le retour des anciens albums de MC Solaar, de nouveau disponibles à la vente, c’est la bonne nouvelle dans le monde du rap. Du moins, un rap qui me parle avec des textes aux multiples niveaux de lecture. Et c’est les coulisses de cette success-story que se propose de nous faire découvrir le frère d’Orelsan par le biais de cette série documentaire. À travers ces images d’archives, on peut déjà voir ce qui influencera plus tard la série Bloqué, c’est-à-dire une ambiance de potes. Étalé sur une vingtaine d’années et 2000 heures d’enregistrement, le contenu s’annonce assez conséquent pour cette exclusivité Amazon Prime. Contrairement à ce qu’il annonçait dans son dernier album, la fête n’est pas finie et cette série, même si elle se concentre sur l’avant, en est l’after.
Films
Il y a des films de mon enfance que je ne me lasse pas de revoir, même si je m’étonne d’y avoir eu accès aussi jeune au regard de leur sujet, ou de leur violence. Puis il y en a d’autres que je n’avais pas eu l’occasion de revisionner après toutes ces années, Hot Shots 1 et 2 en font partie. Et on peut dire aussi que ce diptyque n’était pas forcément adapté à un enfant alors pleine croissance, mais qui a néanmoins influencé l’humour que j’adore aujourd’hui. Avec du recul, cela me fait toujours autant rire, mais surement pas pour les mêmes raisons. À l’époque, je me soupçonne d’avoir ri aux éclats devant les chutes des personnages en arrière-plan, maintenant c’est surtout les gags liés à la sexualité que je trouve hilarants.
Ces moments sont loin d’être subtils et pourtant j’ai l’impression d’être totalement passé à côté à l’époque. En même temps, on ne peut pas dire que j’étais très au fait sur ces choses-là, j’étais même très innocent à l’instar de Casper que j’ai revu aussi. Les effets spéciaux du fantôme et de sa clique n’ayant rien de réaliste, on peut dire qu’ils n’ont pas subi les outrages du temps. C’est du pur cartoon dans la lignée de The Mask pour ce qui est des contorsions des personnages et cela fonctionne toujours aussi bien. Sans être un chef d’oeuvre, l’histoire est efficace et l’ambiance n’a rien à envier à celle des productions Amblin qui avaient cet esprit bon enfant.
Pour les besoins du blog, j’ai revu deux films de vampire très différents: Je suis une légende et Underworld 3. La mise de jour de leurs analyses paraitra d’ici la fin de l’année donc je n’en dirais pas plus ici. Je ne m’étalerais pas non sur le Dune de David Lynch qui était en quelque sorte un passage obligé avant d’assister à la projection de la nouvelle version. Et il n’y a pas plus didactique que la scène d’introduction qui sert de mode d’emploi de l’univers de Frank Herbert à destination du public. Comparativement, cette version a le mérite d’adapter le premier tome dans son intégralité et reste donc intéressante pour voir ce qui sera développé dans la seconde partie de Denis Villeneuve.
Mais globalement, c’est assez maladroit et il y a de quoi se réjouir lorsque l’on sait que David Lynch a refusé de tourner Le retour du Jedi au profit de Dune. Cela restera sa seule incursion dans le domaine de la science-fiction pure et dure, un genre que le réalisateur Jon Favreau va mêler à celui du western dans Cowboys et Envahisseurs. Il s’agit là de l’un des films les plus sous-estimés de par son titre très littéral, mais qui n’en propose pas moins. Les cowboys en question ne sont pas des caricatures, on retrouve ce même esprit typique des westerns de l’époque. Le fait d’inclure des extraterrestres dans l’équation n’a quant à lui rien de gratuit puisque cela permet de créer une mise en abime.
Les Américains étant des colonisateurs pillant les ressources des terres qu’ils envahissent, ils se retrouvent ici pris à leur propre jeu. Les chercheurs d’or ne sont donc pas ceux auxquels on pense et ce mélange des genres n’est pas sans rappeler la série Westworld. C’est donc du tout bon côté humain, par contre, tout ce qui concerne les Aliens aurait mérité d’être un peu plus travaillé au niveau des designs. C’est loin d’être mauvais, mais c’est loin d’être fou aussi. Mais tout comme Jon Favreau qui signe ici cette perle, James Mangold s’est lui aussi aventuré chez les pistoleros avec 3h10 pour Yuma avant d’enchainer bien des années plus tard avec Night and Day.
Ce film avec Tom Cruise et Cameron Diaz est loin d’être une anomalie dans sa filmographie qui se veut très éclectique, entre biopic et films de super héros. Night and Day pencherait plus vers ces derniers au regard des exploits de Tom Cruise dont ce film pourrait faire office d’épisode non officiel de Mission impossible. Il y campe une sorte d’agent secret traqué comme à son habitude, mais avec tout de même un brin de folie dans son attitude. La réalisation du cinéaste s’aligne avec ce comportement suicidaire en proposant quelques idées de mise en scène plutôt intéressantes pour mettre en valeur sa star. Ou plutôt son couple de stars sur qui repose toute la production et qui se retrouve après avoir collaboré dans Vanilla Sky.
C’est là l’un des seuls attraits de ce film qui reste sympathique malgré tout. Le montage y est bourré d’ellipses, mais c’est ce qui fait son charme et contribue à ce rythme trépidant qui ne s’embarrasse pas du superflu. Une remarque que semble avoir prise au pied de la lettre Men in black international. Revu pour la première fois depuis sa sortie au cinéma, j’ai toujours autant de mal avec les rues désertes de Londres et de Paris. Pas un seul passant ou quelqu’un qui observe la scène à sa fenêtre malgré le spectacle qui s’offre à eux. Pourtant, il y a toujours l’excuse du neurolaser propre à l’univers mis en place lors du premier film de la franchise, mais ce reboot ne semble pas vouloir en faire usage. Même lors du final à la tour Effeil, qui aurait été le lieu idéal pour propager le fameux flash comme cela avait été le cas dans le deuxième opus avec le flambeau de la statue de la liberté, il n’en est rien.
À défaut, on se contentera d’un plagiat de A la poursuite de demain concernant les coulisses de la dame de fer. Du reste, c’est un alignement de mauvais choix entre le sidekick irritant qu’est ce petit extraterrestre nommé Pionny et faire du duo de danseurs de Hip Hop The Twins les méchants du film. Cela implique de se farcir des séquences de danse complètement hors de propos. Heureusement, Chris Hemsworth est égal à lui-même pour nous servir son habituelle auto-dérision. Tellement que l’on a l’impression qu’il joue le même personnage d’un film à un autre. Toutefois, on est quand même ici très proche de son incarnation de Kevin dans le reboot féminin de SOS fantômes. C’est un peu comme si son personnage de secrétaire avait réussi à trouver un emploi chez les Men in black tellement on retrouve cette légèreté dans son jeu.
Mais ce dernier aurait eu beaucoup plus de possibilités si son partenaire de jeu avait été Tom Hiddleston en lieu et place de Emma Thompson. Les deux s’étaient déjà rencontrés à l’occasion de Thor Ragnarok, mais force est de constater que Hemsworth a plus de complicité avec son frère fictif qu’est Loki. Il y avait donc là un meilleur duo à former, en plus de s’accorder avec l’intrigue qui a fait le choix de situer les bureaux du MIB à Londres. Hiddleston étant d’origine londonienne, il aurait été tout à son aise et son élégance en costume n’est plus à prouver. Mais l’acteur semble avoir plus de gout que Thor lorsqu’il s’agit de prendre des vacances loin des productions Marvel.
Le comédien sera dirigé par Guillermo Del Toro dans Crimson Peak, qui ne m’avait pas laissé une première impression inoubliable. Ce deuxième visionnage en toute connaissance de cause aura été mieux accueilli sans pour autant que cela soit le meilleur film du cinéaste. L’atmosphère gothique rappelle trop celle de Tim Burton à tel point que cela aurait pu être réalisé par ce dernier. La patte de Del Toro reste tout de même identifiable à travers des visuels incroyables et l’architecture du manoir pensé comme un terrain de jeu macabre. On retrouve aussi une continuité dans son illustration des monstres, mais aussi des fantômes pareils à ceux de L’échine du diable dans leur manière de « flotter ».
À l’opposé dans le paysage cinématographique, l’adaptation filmique de la série L’agence tous risques se pose là. Entre les losers des Gardiens de la galaxie, pour l’esprit d’équipe, et le ton décalé de drôle de dames, sans y allé à fond, ce mélange jamais vraiment assumé ne permet pas au film de décoller. Seul Bradley Cooper parvient à faire quelque chose de son personnage face à un Liam Neeson en roue libre en guise de leader. L’interaction entre les différents membres de ce groupe peine à assurer le spectacle, excepter dans une séquence qui n’aurait d’équivalent que dans le milieu du jeu vidéo: la scène du tank en chute libre. C’est l’un des rares moments où le film lâche prise et se contente d’être ce qu’il est, à savoir un actionner décérébré.
La composition de cette agence tous risques est tellement loufoque, à la limite du cartoon, qu’un animé aurait été bien plus adapté pour retranscrire l’esprit de la série originale. Les indestructibles 2 se révèle être un bon exemple des prouesses qu’il est possible d’accomplir avec l’animation comme support. Moi qui suis un adepte des super-héros, le premier ne m’avait pas particulièrement surpris et le deuxième non plus. Toutefois, je dois reconnaitre que cette redécouverte m’a permis d’assister à une excellente utilisation des pouvoirs de la femme élastique. Les scènes d’action dans lesquelles elle prend part sont parfaitement chorégraphiées et dynamique au possible. C’est le point fort de cette suite, là où l’intrigue avec Jack-Jack m’a vite ennuyé.
Toujours chez Pixar, Soul ne m’a pas non plus vendu du rêve. À croire que lorsque la firme sort une nouvelle production, elle se retrouve obligatoirement affublée de la mention chef d’oeuvre. C’est peut-être tout ce battage autour de ce film qui a fait que je n’y ai vu là qu’une histoire banale. On y retrouve du Vice-versa, pour moi le dernier bon Pixar à l’heure actuelle, avec ces différents styles de dessins et ces concepts défiant l’entendement. La zone de transe en est d’ailleurs l’une des rares bonnes idées, mais même en y ajoutant une touche de Lalaland, qui est l’un de mes films préférés, la magie n’opère pas. Qu’il semble loin le temps où Pixar enchainait les succès avec une rare insolence. C’est une chose appartient désormais à Marvel Studios et le visionnage de Shang Chi m’a donné envie de m’intéresser un peu plus aux films de Kung Fu.
C’est ainsi que j’ai découvert Détective Dee: le mystère de la flamme fantôme. Réalisé par Tsui Hark, une pointure du cinéma hongkongais, je me suis retrouvé devant un film généreux en combats, en monstres et en cabotinage. Mais ce jeu d’acteur correspond parfaitement à cette histoire qui ne se prend pas au sérieux et à travers laquelle j’ai reconnu bien des similitudes avec… Vidocq. En effet, ce film français de 2001 partage quelques points communs comme cette série de meurtres inexplicables que va devoir résoudre le bien nommé Dee. Pour se faire, il devra reprendre du service en sortant de prison, exactement comme Vidocq. Mais tout ceci n’est qu’un prétexte à la découverte d’un monde surnaturel peuplé de personnes capables de changer de visages grâce à une forme d’acuponcture, des affrontements défiant les lois de la gravité et autres joyeusetés.
Concernant la partie enquête, j’y ai largement plus trouvé mon compte dans A couteaux tirés. Il s’agit là de l’après Star Wars épisode 8 pour Ryan Johnson qui, après avoir été tant décrié, est revenu à plus de simplicité. Son récit s’est ainsi resserré d’une galaxie lointaine, très lointaine, à une petite bourgade, voire un simple manoir. Un changement d’échelle radicale pour une histoire très inspirée par ce que pouvait faire Agatha Christie ou Alfred Hitchcock. Son casting se révèle à la hauteur de ses ambitions avec des acteurs confirmés d’un côté et des superstars à contre-emploi comme Daniel Craig ou Chris Evans. L’ex-Captain America s’en donne d’ailleurs à coeur joie, après avoir réprimé ses pulsions dans le MCU, en enchainant les insultes dans une scène jouissive.
Je me suis vite pris au jeu de savoir qui était le meurtrier parmi tous les suspects potentiels. Et lorsque je vois à quel point le scénario est réussi, je me demande ce qu’il a pu se passer pour que l’écriture des Derniers Jedi soit un tel échec. Le récit y faisait du surplace là où ici il interroge le spectateur. Pour autant, l’intrigue n’est pas téléphonée, même s’il est possible de savoir qui est innocent grâce à son iPhone, dont la marque Apple interdit de se voir assimiler à un méchant dans un film. Autre aspect complément méta, la mention de Netflix dans un dialogue alors que la plate-forme de streaming a récemment signé un deal avec le réalisateur pour avoir l’exclusivité sur les deux autres suites. Assez ironique.
Enfin, comme à mon habitude, je vais terminer avec mon coup de coeur du mois dans cette catégorie. Il s’agit de Passé virtuel qui est loin d’être une nouveauté et qui pourtant a fait son petit effet. Sorti la même année que Matrix, en 1999, ce film de Josef Rusnak partage les mêmes thématiques que le chef d’oeuvre des Wachowski. À tel point que Reloaded reprendra à son compte le concept d’immeuble avec un étage particulier permettant d’accéder à un autre niveau de réalité. Idem pour le fait d’avoir une simulation imbriquée dans une autre, quand bien même ce n’est qu’effleuré dans Revolutions. Passé virtuel aborde donc tout cela en un seul film et qui plus est en restant parfaitement cohérent avec son propos de base.
L’intrigue est limpide tout en veillant à questionner le spectateur sur la véritable identité des personnages. La participation de Vincent D’onofrio au casting préfigure d’ailleurs son rôle dans The Cell où il sera à nouveau confronté à une simulation d’un autre genre. Mais tout aussi virtuel qu’il soit, Passé virtuel fait beaucoup appel au code du film de détective, que ce soit par rapport à l’époque où se situe la simulation que pour l’enquête qui est menée en parallèle. Un mélange qui évoque forcément Dark City sans pour autant atteindre ce degré de noirceur. Là, on est dans un autre registre, plus contemporain et proche de la littérature Dickienne. En cela, Thirtheen Floor, en version originale, pourrait sans peine se ranger à côté des meilleures adaptations de l’auteur.
Mais il ne faut pas pour autant sous-estimer le travail de Josef Rusnak dont la réalisation est d’un classicisme assumé. Pas d’effets de style, de cadrages alambiqués, juste des compositions extrêmement bien pensées et donc conçues pour faire cogiter le spectateur. J’aurais d’ailleurs aimé être questionné jusqu’au bout et ne pas être confronté à la dernière scène afin de laisser parler mon imaginaire. Un suspense pareil au dernier plan de Vanilla Sky aurait été préférable plutôt que de tout dévoiler. Mais malgré ce faux pas, qui ne gâche en rien l’expérience, ce film mérite de sortir de l’ombre de toutes les références que j’ai pu citer pour devenir à son tour aussi culte.
Court métrage
Après une année sans avoir pu accueillir du public pour cause de pandémie, le festival des intergalactiques est revenu le mois dernier avec son lot d’invités que j’ai pu croiser, mais aussi écouter et débattre. Entre le Fossoyeur de films, le Captain et Slexno du Nexus 6 et Alt 236, il y avait du beau monde, mais surtout des personnes passionnées. Entre deux tables rondes sur des sujets aussi divers que variés, j’ai eu l’occasion de visionner toute une sélection de courts-métrages. En chaussettes et allongé sur un tatami, finalement il n’y avait pas meilleur endroit qu’un cadre sportif pour se livrer à une compétition. Et le sujet de Neurotica, que j’estime être le meilleur parmi le panel, a un sujet aussi barré que les conditions dans lesquelles j’ai assisté à sa projection.
En mettant en scène une procrastinatrice, cela ne pouvait que me parler. Et plus encore lorsque celle-ci s’avère être une artiste. Sauf qu’elle a des comptes à rendre lorsque dans l’un de ses rêves, elle rencontre un espèce de bureaucrate, dans une pièce blanche pareille au programme de chargement de la matrice, qui lui demande pourquoi elle n’a toujours rien fait de l’idée que son organisation lui a donné. J’ai immédiatement adhéré à ce processus qui veut que nos éclairs de génie soient en faite le fruit de puissance supérieure qui insémine ses idées en nous, comme en un terreau fertile, pour ensuite les voir se développer. Sauf que là, en l’occurrence, le personnage n’est très coopératif pour donner vie à cette idée qui lui a été donnée.
Avec un tel pitch, on pense immédiatement à Inception, même si là on est quand même beaucoup plus dans le domaine de la comédie. On suit les galères de cette fille qui vit chez sa soeur et qui tente de joindre les deux bouts en posant pour un site où se trouvent des clichés de filles tristes tenant des légumes. Littéralement. Ce qui ressemble à un enchainement de mots clés sur un moteur de recherche est en fait le nom du site pour lequel elle travaille, ce qui rend la situation encore plus absurde qu’elle ne l’est déjà. Et pour cela, Karen Gillian, connu pour jouer Nebula dans Les Gardiens de la galaxie, mais aussi dans Doctor Who, s’insère très bien dans cet univers loufoque pour en avoir côtoyé pas mal sur petit et grand écran.
D’ailleurs, certains de ses partenaires de jeu ne sont pas étrangers au grand public. En effet, les courts-métrages en général ont l’image de petits films bricolés à l’arrache par des anonymes, mais certains d’entre-eux ont des budgets conséquents au point même de pouvoir s’offrir des têtes connues. On retrouve donc David Dastmalchian que l’on a pu voir dans The Dark Knight, Antman ou encore dernièrement dans The suicide squad, mais aussi Karan Soni qui était le dévoué chauffeur de taxi de Deadpool. Un casting donc improbable pour un récit qui l’est tout autant lorsque l’on apprend la fameuse idée dont doit s’acquitter l’héroïne: la meilleure course-poursuite entre Tom et Jerry.
Ce n’est pas tant l’aboutissement de cette idée, qui attend sa réalisation depuis 2 ans tout de même, mais le choix qui lui est offert pour pallier à ce retard. En effet, l’un des bureaucrates lui propose alors de renoncer, mais en échange, celui entrainera la perte des souvenirs qui y étaient rattachés. Tout ceci est donc un concept plutôt murement réfléchi et à plusieurs reprises, je me suis dit que j’aurais aimé voir tout ça se développer le temps d’un film entier. Et pourquoi pas réalisé par Michel Gondry compte tenu de la thématique. Il y a là tout un background qui mérite d’être approfondi, mais qui en l’état laisse beaucoup de place à l’imagination après les 20 minutes que compte le visionnage.
Séries
Il m’en aura fallu du temps, mais ça y est, je suis à jour dans le MCU. What if…? étant toujours en cours de diffusion, je n’en parlerais que lorsque cette première saison arrivera à sa fin. En attendant, et après avoir adoré Wandavision, j’ai enchainé avec Falcon et le soldat de l’hiver qui était loin de susciter en moi le même état d’excitation. Au contraire, je n’ai jamais vraiment eu d’intérêt pour ce binôme dont on pouvait voir les prémices dans Civil War. Pourtant, là je dois avouer que leur complicité fonctionne plutôt bien à l’écran une fois débarrassé des héros de première zone qu’ils côtoient en temps normal. On pourrait même dire que cette mini-série rattrape le temps perdu de ces personnages secondaires au point d’avoir l’équivalent d’une trilogie en termes de durée, une fois les épisodes cumulés. Ce qui est plus que certaines têtes d’affiche qui n’ont pas encore eu ce privilège.
Apparu tous deux dans les opus de Captain America, Sam et Bucky ont non seulement en commun cette figure patriotique, mais aussi d’avoir été effacé durant le snap de Thanos. Un traumatisme qu’ils gèrent chacun différemment tout en ayant à gérer le passage de relai de Steve Rogers qui est symbolisé par son célèbre bouclier. À cela, il faut ajouter un successeur à Captain America qui va se lancer à la poursuite d’un groupuscule terroriste dont les membres sont dopés au sérum de super soldat. Malgré ce nombre d’intrigues à traiter sur seulement 6 épisodes, la série va prendre son temps pour poser ses enjeux. Un rythme difficile à appréhender pour Marvel qui a toujours été droit au but avec ces films. Même Wandavision souffrait de quelques longueurs, mais avait au moins eu le mérite d’avoir des durées d’épisodes variables, de 25 minutes à 1 heure, pour éviter le remplissage.
Là, on a l’impression d’avoir un film avec toutes ces scènes coupées. Voir même carrément le montage préliminaire d’un film, qui peut parfois attendre les 4 heures, avant qu’il ne soit élagué pour aller à l’essentiel. La faute à un scénario qui s’éparpille pour donner de la place à une bande d’activistes alors que le coeur du récit était l’héritage de la bannière étoilée. Ce nouveau Captain America est d’ailleurs plutôt bien choisi, puisque Wyatt Russell avait déjà auditionné pour le premier film avant d’être recalé au profit de Chris Evans. Faire appel à lui de nouveau à quelque chose de méta qui donne un autre niveau de lecture au personnage. De plus, dans ce costume redesigné pour l’occasion, il ressemble à une sorte de caricature qui s’accentue encore plus une fois le casque enfilé. À de nombreuses reprises, j’ai même eu la sensation de voir un personnage de chez Pixar avec sa mâchoire carrée typique des dessins animés.
Mais ces particularités physiques ne sont rien face à son complexe d’infériorité, lui qui n’a pas pu bénéficier du précieux sérum. C’est cette rancoeur qui le rend très intéressant et j’aurais aimé que l’on s’attarde plus dessus que sur la menace qu’il est censé appréhender. Ce groupe de super soldats mené par l’actrice Erin Kellyman, que j’ai découvert avec Solo: a Star Wars Story dans un rôle similaire de leader de rebelles extrémistes (Enfys Nest), manque de punch malgré leurs capacités surhumaines. Ils donnent à la série un ton dramatique là où j’attendais quelque chose de plus léger. En effet, Marvel a toujours eu à coeur de mêler leurs comics book movies avec d’autres genres comme le thriller ou encore la science-fiction et ici en l’occurrence, il s’agit du Buddy movie. Les codes de ce dernier sont assez simples puisqu’il s’agit de jouer sur les différences entre deux partenaires amenés à faire équipe.
Qu’il s’agisse d’une couleur de peau ou d’une différence d’âge, tout est prétexte à créer des situations plus ou moins drôles jusqu’à ce qu’ils deviennent complémentaires. Et avec un afro-américain et un soldat vieux d’une centaine d’années, il y a de quoi faire. Leur relation est donc pas mal explorer au même titre que leurs tourments intérieurs. Sam a rendu le bouclier car il ne s’en sentait pas digne tandis que Bucky a du mal à s’accoutumer à notre époque: niveau good vibes, il faudra repasser. Pourtant, il se dégage quelque chose de rafraichissant de ce duo, voir même d’attendrissant pour Bucky qui a le droit à un arc narratif des plus abouti. Entre son passé de soldat de l’hiver, sa relation avec Steve et l’adaptation à ce nouveau monde, Barnes a enfin de la profondeur en tant que personnage. Le scénario va même jusqu’à faire intervenir les Dora Milaje en faisant écho à son séjour au Wakanda, mais aussi le conflit d’intérêts autour du retour du Baron Zemo.
C’est ainsi que le duo se transforme en un trio improbable, mais non moins réjouissant grâce au jeu de Daniel Brulh. Leur mission les mènera jusqu’à Madripoor, une ile connue pour abriter quelques mutants dans les comics, mais en attendant que cela ne soit réellement mis en avant dans le MCU, c’est surtout l’occasion d’inclure le personnage de Sharon. Et elle ne sera pas la seule à faire office de Guest star puisqu’au long des épisodes on aura le droit à Don Cheadle alias Rhodes, mais aussi à Batrok, aperçu dans la scène d’introduction de Winter Soldier, dont le surjeu est total. Son temps de présence à l’écran n’étant pas conséquent, cela n’a rien de dérangeant. Au contraire, c’est là une dose supplémentaire d’humour, totalement involontaire j’en conviens, pour contrebalancer la noirceur de certains enjeux. Toutes proportions gardées bien entendu.
Par là, je veux parler des hésitations et des interrogations de Falcon à reprendre le flambeau que lui avait légué Steve Rogers. C’est alors l’occasion pour les scénaristes d’évoquer la discrimination et les violences subies par la communauté noire américaine ainsi qu’un écho à la mort de George Floyd. Étonnant de la part de Marvel qui d’habitude ne prend pas parti dans ce genre de conflit pour être sûr de ne pas froisser le grand public. Que ce soit au détour d’une scène sur un contrôle de police ou l’idée qu’un Captain America puisse être noir, ce sont des prises de risque qui font plaisir à voir dans une production de cette ampleur. D’ailleurs, les moyens ont été mis aussi du côté des effets spéciaux pour une qualité équivalente à ce qui se fait au cinéma. C’est bien simple, on ne voit pas la différence lors des phases de vol avec Falcon, elles sont même beaucoup plus impressionnantes dans la série.
À noter également une bonne utilisation de ses ailes qui lui servent de bouclier lors des affrontements. On ne peut pas en dire autant de Bucky et de son bras mécanique, mais l’alchimie avec son partenaire est suffisante pour faire oublier le manque d’originalité dans les scènes d’action. C’est un tandem qui fonctionne plutôt bien et dont l’histoire s’inscrit dans le MCU avec des répercussions sur le reste de la phase 4. Malgré tout, il reste des interrogations liées à la fin de la troisième phase et qui auraient pu trouver des réponses ici même, notamment pour le sort de Steve Rogers. Chris Evans avait déclaré qu’il ne reprendrait pas le rôle, mais rien n’empêchait de faire mention de ce qu’il était advenu du personnage par l’intermédiaire d’un dialogue. Ou même du musée dédié à cette icône et que l’on retrouve à de multiples reprises.
La notion d’héritage est tout de même le thème central et cette question me paraissait essentielle à traiter. Dans le cas de sa mort, étant donné son âge avancé à la fin de Endgame, même la vue d’une simple tombe aurait suffi à statuer sur le sort du premier des Avengers. De plus, cela aurait pu justifier le fait que Falcon remette en cause la décision de Steve de lui avoir légué cette responsabilité après l’avoir accepté de son vivant. Quoi qu’il en soit, la réponse quant au devenir de cette version âgée de Rogers se trouvera peut-être dans le reste de cette phase, même si c’était la série et le moment idéal pour éclaircir ce point. La relève est donc assurée puisque Falcon assumera enfin son titre, à travers un discours moralisateur assez long, tandis que le camp opposé en fera de même dans l’ombre avec la naissance de US Agent.
Ce patronyme sera donné par une mystérieuse femme que l’on avait déjà pu voir dans la scène post-générique de Black Widow. Après avoir recruté Yelena, la soeur de feu Natasha, c’est au tour de cet ersatz de Captain America de rencontrer celle qui est connue sous le nom de Valentina Allegra de Fontaine. Sorte de Nick Fury au féminin et oeuvrant pour le chaos, elle semble vouloir se constituer sa propre équipe pour ce qui sera peut-être les Dark Avengers? L’avenir nous le dira, en attendant Falcon et le soldat de l’hiver est suffisamment différente de Wandavision pour mériter de l’intérêt. Pour autant, ce n’est pas la bromance tant attendue et pour cela, il faudra paradoxalement se tourner vers Loki. Personnage savoureux par excellence, qui fonctionne sur la répartie et les joutes verbales, cette série est la suite directe d’une scène d’Avengers Endgame.
Après son évasion suite au tesseract, le dieu de la malice est intercepté par le TVA: le Tribunal des Variations Anachroniques. Sorte de police du temps, Loki y emmené pour être jugé jusqu’à ce que l’un des agents décide de s’adjoindre ses services en tant que consultant sur une affaire. Et pour cause, il y est question de l’un de ses variants qui sème le trouble à travers le multivers. Qui de mieux donc pour comprendre la nature versatile d’un Loki qu’un autre Loki? Lui qui aime faire cavalier seul, il sera donc contraint de faire équipe avec Möbius. Incarné par Owen Wilson, avec qui Tom Hiddleston avait déjà joué dans Minuit à Paris (qui était aussi une histoire de voyage dans le temps), l’acteur semble avoir toujours fait partie du MCU tellement il montre une certaine aisance en jouant ce tout nouveau personnage.
Et puis, il faut bien avouer que c’est toujours un plaisir de voir une personne qui a plusieurs coups d’avance sur le manipulateur qu’est Loki. Une chose dont se rendra vite compte le principal concerné après avoir visionné le reste de son existence jusqu’à sa mort dans la scène d’introduction de Infinity War. Un moment touchant même s’il débouche sur un revirement de sa part un peu trop brusque et rapide. De plus, les morceaux choisis, pour ce best-of de sa vie, auraient mérité d’avoir plus de contexte en prolongeant certains dialogues. Ainsi, Loki accepte de collaborer un peu trop facilement après avoir visionné les archives le concernant avant de devoir apprendre les rouages de cette administration. C’est par l’intermédiaire de Miss Minute, sorte de cartoon holographique dans la lignée de monsieur ADN dans Jurassic Park, qu’il sera initié à l’absurdité du système ainsi qu’à sa bureaucratie.
La série fait donc le choix d’une ambiance à la Terry Gilliam dans des décors très inspirés par le style des sixties. Ce sera loin d’être la seule époque visitée puisque Loki sera amené à traquer son double à travers le temps et l’espace. En cela, la série assume totalement son côté Doctor Who en faisant de sa tête d’affiche un égal du célèbre Docteur de la BBC. Tom Hiddleston étant anglais, il pourrait largement concourir pour en être la nouvelle incarnation, mais il reste bien trop identifié à son rôle de dieu de la malice… qu’il sera loin d’être le seul à jouer ! En effet, outre le variant qu’il est chargé de capturer, il devra aussi composer avec d’autres versions de lui-même dans ce théâtre temporel. Ces itérations, et les rires qu’elles suscitent, ne sont pas sans rappeler celles du docteur Harrison Wells dans la série Flash. Au final, qu’il s’agisse de lui-même ou joué par un autre acteur, Loki y fait son one man show de bien des manières.
Pour les mettre en valeur, la réalisation y est superbe. Durant les 6 épisodes que compte cette saison, Kate Herron a usé d’une mise en scène digne du cinéma. L’action y est magnifiée à travers des plans séquences plutôt complexes tandis que les moments plus posés ne versent pas dans le sur-découpage. Ces plans fixes permettent de poser une ambiance à travers des compositions d’une justesse incroyable pour le petit écran. L’apothéose étant le lieu où se déroule le final et dont les décors sont absolument grandioses. C’est là que l’on fera la connaissance avec ce qui semble être une menace encore plus grande que celle de Thanos en la personne de Kang, le conquérant. D’ailleurs, pour rester dans l’idée de passer à la vitesse supérieure, Marvel n’hésitera pas à tourner en ridicule les pierres d’infinité en les reléguant à de simples presse-papiers.
Entre autres easter eggs, on revoit également Lady Sif qui n’avait pas donné signe de vie depuis le deuxième opus de Thor. Même si cela ne garantit en rien de sa survie après le Ragnarok, étant donné la nature de cette scène, cela a au moins le mérite d’offrir une scène touchante à Tom Hiddleston. Et en parlant de fin du monde, malgré la quantité d’effets spéciaux pour mettre en scène les différentes apocalypses auxquelles il nous sera donné d’assister, l’émotion est bien présente. Pourtant, Loki était arrivé au bout de son arc narratif avec sa mort dans Infinity War, au point que même Thor se rende à l’évidence en disant que leur relation n’était qu’un cycle éternel où il lui faisait confiance puis il était trahi. Là, on sort de ce cercle vicieux pour explorer de nouveaux horizons.
Suite à un cliffhanger, j’ai même cru pendant un moment que Tom Hiddleston allait être remplacé par l’un de ses variants sans que cela ne contredise le titre de la série. Marvel Studios ne semble pas encore prêt à lâcher cet acteur, mais dans le cas contraire, cela reste une excellente porte de sortie pour une nouvelle version. C’est tellement du lourd que l’on a du Loki au kilo dans ces 6 heures de programme. En ce qui me concerne, je ne me considère pas duper par le dieu de la malice, la série dont il est la star n’a pas usurpé son succès. De plus, elle se pait le luxe de répondre à une question posée par sa mère lors de leur dernier échange avant qu’elle ne trépasse de la main d’un elf noir: se peut-il que tu n’aimes que toi? Au regard de ce qui nous est proposé, on ne peut répondre que par l’affirmative.
En attendant une saison 2 annoncée dans une scène post-générique, Marvel va continuer d’alterner entre du fantastique et des histoires plus terre à terre. Après Loki, ce sera donc au tour de Hawkeye de revenir à quelque chose de plus humain, en espérant que ce soit aussi réussi. Passé après cette série risque de ne pas être facile pour les autres personnages de la maison des idées et encore moins pour ceux de la concurrence. Le hasard a voulu que j’enchaine avec du DC Comics et pas forcément ce qu’il y a de plus mainstream puisqu’il était question de la saison 2 de Doom Patrol. La première fournée d’épisodes avait été une excellente surprise c’est pourquoi j’attendais beaucoup de ce retour. En ne proposant aucun previously au premier épisode, la série ne met pas forcément dans les meilleures conditions pour conserver son audience si durement acquise.
On ne peut pas dire que mon enthousiasme fut renouvelé face à ces 9 épisodes, soit 6 de moins par rapport à la première saison. Le récit ne va pas pour autant plus vite pour compenser ce manque, au contraire il part dans tous les sens en multipliant les intrigues. Un point qui ne m’a pas forcément dérangé au premier abord puisqu’il s’agissait là de la marque de fabrique du show depuis ses débuts, c’est ce qui fait sa particularité donc il n’y avait pas lieu de s’en inquiéter. Sauf qu’à la différence des 15 épisodes de la saison 1, qui malgré son caractère illogique parvenait tout de même à raccorder les éléments lors du final, ici cela ne semble aller nulle part. On passe d’un méchant à un autre, que l’on imagine à chaque fois comme la grande menace à affronter dans le dernier épisode, pour au final le voir vaincu assez vite. Il en ressort un sentiment de gâchis devant ces personnages aux designs vraiment superbes et que l’on ne reverra pas.
Toutes ces péripéties sont d’ailleurs un peu trop artificielles puisque le but est de sauver Niles Colder depuis qu’il a fait don de son amulette, qui le maintenait en vie, pour redonner une taille humaine à son équipe. Comme problématique, il y avait surement mieux à trouver pour justifier ces nouvelles aventures. Sa fille sera également au centre de l’intrigue, mais fait doublon avec Jane qui dispose des mêmes pouvoirs, à savoir des personnalités multiples. Il aurait été surement plus intéressant de lui réserver cet arc narratif pour ce qui est encore une fois le meilleur personnage de la bande. C’est d’ailleurs elle qui écope des meilleures scènes grâce à l’underground, tandis que les autres sont éparpillés pour mieux se retrouver. Cliff essaye de renouer avec sa fille qui ne va pas tarder à accoucher et à se marier, Rita veut mieux gérer ses pouvoirs pour devenir une véritable héroïne, Larry retrouve son fils qui a pris un petit coup de vieux et Victor Stone s’engage dans une histoire d’amour.
Ce sont des enjeux qui sont loin d’être de premier ordre et l’ennui s’installe petit à petit lorsque l’on passe de l’un à l’autre. Quelques instants fantaisistes viennent relever le niveau comme l’intervention des Sex men, le passage dans l’espace, les apparitions du Candle Maker… Mais c’est bien peu de chose au regard du potentiel de la série. La déception est donc bien présente et nous assène son coup de grâce lors du climax qui se mue en cliffhanger putassier. Il en ressort l’impression d’avoir assisté à une moitié de saison, sauf qu’il faudra attendre plusieurs mois avant d’avoir la suite. Même si j’ai regardé cette saison avec du retard par rapport à sa date de diffusion originelle et que la troisième ne va pas tarder à débarquer, je ne suis pas forcément pressé de m’y replonger malgré cette fin en suspend.
L’ensemble m’a fait l’effet d’un travail inachevé. Comme si les scénaristes s’étaient dit qu’ils avaient le temps avant d’arriver à leur conclusion, puis se sont rendu compte à l’avant-dernier épisode qu’ils avaient trop divagué pour livrer quelque chose de satisfaisant dans les délais. D’où cette fin qui fait appel à ce qu’il y a de plus simple en termes de suspense. Pas de quoi être fébrile à l’idée de voir de quoi il en retourne. La réalisation a beau être dans le haut du panier du paysage télévisuel et les scénaristes ont beau faire preuve d’inventivité en partant dans des délires bien hards, il me manque ce petit plus qui rend accro. En multipliant les personnages, en plus de multiplier les personnalités de deux d’entre eux, c’est comme si la série avait elle-même plusieurs identités et celle qui m’a été donné de suivre lors de ces 9 épisodes était loin d’être la plus passionnante.
Comics
Est-ce le Joker qui a créé Batman en abattant ses parents, ou est-ce la chauve-souris qui a donné vie au clown en échouant à le sauver de sa chute dans la cuve de produits chimiques? Même si le premier film de Tim Burton sur Batman s’éloignait de l’origin story du personnage en faisant du clown le meurtrier des Wayne, il avait au moins le mérite de questionner le lien qui existe entre les deux némésis. Sorte de cercle vicieux dans lequel ils sont tous les deux prisonniers, bien des auteurs ont tenté d’explorer cette connexion relevant du paradoxe. En effet, il n’est pas rare de dire que le Joker existe en réponse à la présence de Batman et J.M. DeMatteis a tenté de mettre cela en situation avec le récit Sain d’esprit que l’on retrouve dans l’album Joker: fini de rire, publié par Urban Comics.
Son postulat de base est d’ailleurs plutôt intéressant puisque suite à un affrontement avec le Joker, le chevalier noir est laissé pour mort. N’ayant plus son adversaire de toujours, le clown décide alors d’abandonner sa carrière de criminel pour reprendre une vie normale. On retrouve alors une incarnation plus humaine, telle que celle que l’on peut voir dans The Killing Joke, et qui se fait appeler Joseph Kerr. Divisée en 4 chapitres, cette histoire aurait mérité plus de développement afin de suivre les tourments que suscite ce retour à une vie modeste, loin de ce que l’on peut voir dans White Knight qui jouait aussi sur une sorte de guérison miracle du Joker. Là, on ne passe pas assez de temps avec ce dénommé Joseph pour en comprendre la psychologie.
Le fait qu’il ait refoulé ses souvenirs, pour devenir un homme nouveau, se fait en quelques planches sans plus d’explications. Comme s’il venait d’émerger d’un mauvais rêve et que son existence passée n’avait jamais eu lieu. Heureusement, on peut s’immiscer dans les pensées de ce personnage qui sont beaucoup moins chaotiques que son alter ego. Il en est de même pour celle qui croisera sa route et deviendra sa compagne. Une femme sans histoire du nom de Rébecca Brown et qui se rapproche plus de la femme avec qui il partageait sa vie avant de devenir le clown prince du crime, que celle qui lui donnera le diminutif de Poussin: Harley Quinn.
Cette histoire aurait d’ailleurs pu être une bonne introduction pour la psychiatre de l’asile d’Arkham, mais il n’en est rien. Pourtant, Joseph en aurait bien eu besoin vu les problèmes de schizophrénie dont il fait preuve au fur et à mesure des chapitres tandis que Batman revient peu à peu. On s’intéresse presque à parts égales aux événements qui l’ont conduit à être recueilli et soigné avant de retourner à Gotham. Ce parallèle aurait mérité de mettre en évidence les ressemblances entre les deux ennemis, plutôt que de vouloir laisser de la place à Batman dans un récit où, pour une fois, il n’est pas la tête d’affiche. Mieux encore, il aurait été plus intéressant d’établir une sorte de statu quo.
En effet, Batman s’est toujours refusé à tuer le Joker à cause de son code moral. Une intention louable qui aurait pu être ici remise en question en faisant croire au chevalier noir qu’il avait tué le clown, tandis que ce dernier aurait été tout autant convaincu d’avoir mis un terme à la vie de la chauve-souris. Chacun serait reparti de son côté avec l’intrigue menant à Joseph Kerr alors que Bruce Wayne aurait été en proie à la culpabilité et aux remords. Là, l’intrigue aurait trouvé une sorte d’équilibre jusqu’à ce que la vérité éclate. Au final, c’est donc une histoire qui passe à côté de son potentiel et les dessins Joe Staton ne remontent pas forcément le niveau.
Ils sont lisibles, mais très datés et identifiés à la période des années 90. À choisir, j’aurais préféré un illustrateur tel que Graham Nolan qui met en scène la seconde histoire de ce recueil. Scénarisé par Chuck Dixon et compte tenu de la thématique de cet ouvrage, c’est à nouveau l’occasion d’explorer une facette de la personnalité du Joker. Cette fois-ci, c’est son égo qui est mis en avant puisqu’il sera accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Contre toute attente, Batman fera alors tout pour l’innocenter dans ce récit qui porte plutôt bien son titre: l’avocat du diable. La thématique de la justice est donc au coeur du récit qui tourne autour d’une enquête de timbres empoisonnés. Pour le Joker, ce crime est indigne de sa personne et c’est la raison pour laquelle il refuse de plaider coupable.
Ce ne sont pas les chefs d’inculpation qui manquent pour enfermer le clown, il n’hésite d’ailleurs pas à s’en vanter, et pourtant il refuse de s’attribuer ce qu’il estime comme étant du travail d’amateur. Et s’il n’est pas l’auteur de ces empoisonnements, cela veut dire que le véritable tueur court toujours. Cela n’aurait pu être qu’une banale histoire de plus, tout de même intrigante au demeurant, si Chuck Dixon n’avait pas accéléré le rythme en la transformant en course contre la montre. En effet, à partir du moment où le Joker accepte de porter le chapeau en échange d’une exécution en direct à la télévision, le temps est compté pour le chevalier noir qui devra user de ses talents de détective pour résoudre ce mystère avant l’échéance.
L’inattendu est donc au rendez-vous de ces deux récits, même s’il manque un je-ne-sais-quoi pour en faire des récits cultes. Ils sont néanmoins intéressants pour explorer la dualité de ces deux ennemis. À l’image des timbres empoisonnés de cette dernière histoire, c’est une lettre d’amour à des décennies d’affrontements. Parler du Joker revient à parler de Batman et c’est pourquoi leur relation est si intime et complexe. Ils se complètent l’un l’autre, s’opposent et s’attirent comme des aimants, se détestent comme des amants. À ceci prêt que leurs ébats n’ont rien de romantique. Et tandis que sort aujourd’hui, en version française, Trois Jokers publié par Urban, cela reste une belle proposition pour s’aventurer dans la psyché de ce clown à l’humour douteux.
Mes attentes pour le mois qui débute
Compte tenu du sujet principal, ma priorité pour ce mois d’octobre sera bien évidemment d’avoir mon premier client. J’ai hâte de pouvoir mettre mes compétences à profit et de me confronter à la réalité du marché. Cela sera surement difficile, mais je pense que je pourrais lever pas mal de mes angoisses après une première collaboration. Le tout pour moi est de rendre tangible les étapes que sont la première prise de contact, les directives, le devis, le rendu, gérer les retours, la facturation… Il s’agit de caps à passer avant de pouvoir mettre de côté ce syndrome de l’imposteur.
Pour ce qui est des choses un peu plus futiles, la fin de What if…? approche à grands pas et il me tarde de voir ce fameux final. En ce qui concerne le cinéma, la grosse sortie des jours à venir sera indéniablement le nouveau James Bond. Ça sera l’occasion pour moi de découvrir le nouveau multiplexe UGC à Lyon Part-dieu. La suite de Venom sera peut-être également au programme, même si j’avoue ne pas être particulièrement hypé. Le premier opus m’avait pas mal refroidi et ce Let there be Carnage ne s’annonce pas mieux en termes de fidélité aux comics. À voir sur le moment et selon les premières critiques.

Par contre, l’attente est grande pour le DC Fandom qui aura lieu le 16 octobre. Comme l’année dernière, c’est un événement dématérialisé où l’on pourra découvrir du contenu inédit sur les prochaines productions de la firme aux 2 lettres. Pour ma part, j’attends une nouvelle bande-annonce pour The Batman avec Robert Pattinson et un premier trailer pour The Flash. Voilà qui va pas mal me divertir ce mois-ci tandis que je serais occupé à vivre de ma nouvelle activité en indépendant. C’est un état d’esprit difficile à décrire, tellement j’ai le cerveau en ébullition, alors le plus simple c’est encore de vous partager ce qui tourne en boucle dans mes oreilles. Et qui reflète mes pensées du moment. Un indice: dans le refrain, ça rime avec « réveille-moi si on peut rêver d’un monde meilleur ».





































tout nos nos voeux de réussites les corbeaux