10 ans, déjà. Ce chiffre symbolique, c’est ce qui m’avait poussé à reprendre en main cet espace de partage en procédant à un reboot début 2020. À l’époque, j’étais à la recherche des mots justes pour exprimer ma pensée, confuse, par rapport à ce nouveau départ. Je ne les ai toujours pas trouvés, mais j’ai tout de même réussi à tenir un rythme de publication régulier, chose que je n’avais jamais réussi à faire depuis la création d’Arnaud VS Procrastination en décembre 2011.
Après avoir accouché de mon premier article début janvier 2012, j’ai été assez prolifique année après année. Le blog a grandi d’article en article jusqu’à une petite baisse de régime en 2019. Mais il ne s’est jamais passé une année sans que je ne poste une critique ou un ressenti à propos d’une oeuvre. Puis 2020 est arrivé comme une occasion de tout reprendre à zéro, sans pour autant faire table rase du passé. La totalité des articles a été mise hors ligne pour être remis au gout du jour, à raison d’une publication tous les dimanches. De nouveaux textes ont également vu le jour dans cette cadence qui m’a conduit jusqu’à aujourd’hui.
Afin de fêter dignement ces 10 ans de bons et loyaux services, j’ai décidé d’offrir à cet espace un nom de domaine. Par la même occasion, un abonnement a été souscrit chez un hébergeur et il ne me reste plus qu’à faire migrer tout le contenu que j’ai accumulé vers cette nouvelle adresse. Concernant cette dernière étape, j’espère pouvoir m’en occuper prochainement afin d’avoir plus de possibilités en termes de fonctionnalités. À l’heure actuelle, je suis limité par la version gratuite de WordPress ainsi que par la mise en page de mon thème. Mais d’ici peu, je vais pouvoir mettre en valeur mon nouveau logo.
Ma moitié, illustratrice de talent, a réussi à matérialiser ma vision à partir de croquis griffonner il y a de cela 10 ans. Il y a donc toute une histoire derrière et autant de symboles cachés à déchiffrer, mais le temps des explications viendra plus tard. Ce fut un processus fait de fausses pistes, de fausses joies, et après plusieurs versions et quelques ajustements, je suis fier du résultat. Ce logo sur-mesure reflète mon identité d’écrivain architecte, et ce qu’implique cette combinaison. Bien que je sois indissociable d’AVSP, et de mon entreprise qui porte cette même appellation, un autre anniversaire est venu ponctuer ce mois de décembre: le mien.
Hasard du calendrier, ce jour a coïncidé avec le 600ème jour de ma routine d’écriture. Je ne pouvais pas espérer plus beau cadeau, de moi à moi-même, pour célébrer ce moment. Mais ce ne fut pas une excuse pour me reposer sur mes lauriers, anniversaire ou non, je me suis acquitté de mon quota journalier et dont voici les dernières avancées.
Semaine 48 – du lundi 29/11 au dimanche 05/12: 10599 mots
Semaine 49 – du lundi 06/12 au dimanche 12/12: 10538 mots
Semaine 50 – du lundi 13/12 au dimanche 19/12: 10534 mots
Semaine 51 – du lundi 20/12 au dimanche 26/12: 10649 mots
Durant ces dernières semaines, j’ai donc atteint les paliers des 610 et 620 jours d’écriture sans la moindre interruption. Ce même quota a aussi été mis à contribution pour mon entreprise. Professionnellement, je peux donc faire le bilan de ces trois premiers mois d’activité comment étant riches en découvertes et en enseignements. Ainsi, avant l’échéance du 31 décembre, j’ai pu cocher la plupart des objectifs que je m’étais fixés:
-Démarcher des clients tous les jours, tout en affinant mon approche
-Postuler à des missions
-Trouver un premier client
-Me confronter à des directives (nombre de mots, thématique, audience, délais…)
-Livrer ma commande en temps et en heure
-Faire face aux retours négatifs
-Voir mon texte validé
-Établir ma première facture
-Recevoir mon premier paiement
Ma réaction a été similaire à celle d’Andrew Garfield lorsque j’ai reçu cette première rentrée d’argent par virement. Ce fut une victoire sur mon syndrome de l’imposteur, et j’ai pu tomber le masque pour me révéler en tant qu’écrivain légitime d’exercer. Maintenant que je suis passé par toutes ces étapes une première fois, que j’ai bravé les peurs qui m’empêchaient d’avancer, je sais que je peux le refaire. De quoi adresser un high five au Arnaud d’il y a quelques mois qui été terrifié à l’idée de se lancer, et qui maintenant à pleinement confiance en lui.
Cinéma
Autant l’envie de Spielberg de réaliser un jour un épisode de James Bond ne date pas d’hier, autant j’ai été surpris par la passion du cinéaste pour West side story. C’est une facette de sa personnalité que j’ai découverte lorsque ce projet de remake a été annoncé, mais dont j’ignorais tout du film original. Tout au plus, je savais qu’il s’agissait là d’une comédie musicale, mais mon attrait pour ce genre ne s’est jamais vraiment vérifié. Il y a bien LalaLand pour lequel je voue une admiration sans bornes, mais sinon on peut dire que je suis un néophyte pur et dur. En même temps, dès qu’il y a une chanson dans un Disney, j’ai tendance à lever les yeux au ciel.
J’ai donc vu ce film plus comme le dernier Spielberg en date que pour l’aura de culte entourant West side story. Et malgré une intrigue se déroulant dans les années 50, il est triste de voir qu’elle est toujours d’actualité. Une noirceur que je ne soupçonnais absolument pas et qui m’a surpris à mesure que le récit se déroulé autour de ces deux bandes rivales. D’un côté, il y a donc les Jets, des Américains soucieux de leur pays, et de l’autre les Sharks, des immigrés portoricains dont le chef tient à ce que sa soeur ne se mêle pas à la faune locale. Le quartier dans lequel ils s’affrontent n’est pas seulement un décor, c’est l’enjeu de leur discorde.
Cette conquête de territoire n’est pas nouvelle et encore aujourd’hui, c’est ce qui anime bon nombre de cités. À cela, il faut ajouter une histoire d’amour naissante très Sheaksperienne entre Tony et Maria. L’histoire alterne donc entre un réalisme tragique et un conte de fées parfois mièvre. De ce grand écart, c’est surtout les altercations entre gangs qui m’ont choqué dans leur rapport à la violence. Cette dernière occupe une place très importante, non pas par son omniprésence, mais bien en redonnant toute la gravité dans l’acte de tuer. Il s’agit là ni plus ni moins que de jeunes adultes se faisant la guerre et ne réalisant que trop tard des conséquences de leurs actes.
Un simple pistolet ou un couteau retrouvent ainsi de leur importance, en tant qu’instrument de mort, grâce à leur rareté dans le récit. Cela change des films où les armes sont glorifiées et en abondances pour quiconque en fait la demande. Cette notion de meurtre ressort d’autant plus que l’on suit les personnages dans leur pas de danse. À la légèreté de leurs chorégraphies succède la lourdeur de leur rivalité. Et finalement, cette confrontation entre les Jets et les Sharks se retrouve dans les adorateurs du film original et le public de ce remake. D’un côté il y a le traditionalisme, et de l’autre il y a l’attrait de la nouveauté.
Sans surprise, Spielberg a donné plus d’importance aux Sharks en allant jusqu’à filmer des dialogues en espagnol sans le moindre sous-titre. Une manière de rendre naturelle cette langue chantante, et dont l’accent transparait lorsque les chansons prennent le relais sur la narration. Ces passages s’intègrent parfaitement en version originale et l’on retrouve les titres qui se sont depuis émancipés du film de 1961. Ceci explique pourquoi j’avais l’impression d’être en terrain connu même si j’étais étranger à West side story premier du nom. Combiner avec la fluidité de la réalisation de Steven Spielberg, j’ai été emporté de la première à la dernière note de musique.
Cette notion musicale, je l’ai attendue, plus qu’entendue, dans SOS fantômes: l’héritage. Le thème de ces chasseurs de spectres est tellement populaire qu’il était pour moi inconcevable de ne pas en faire usage dans ce troisième opus. Et pourtant, Jason Reitman, fils du réalisateur des deux premiers opus, en fait un usage plutôt modéré pour le reléguer à la toute fin. Un comble lorsque l’on voit dans la bande-annonce à quel point cette musique se marie tellement bien avec les images de cette suite tardive. Une occasion manquée qui dessert le film, même s’il ne manque pas de qualités, à commencer par Mckenna Grace .
Dans le rôle de Phoebe, l’actrice porte le film à elle toute seule grâce à son jeu s’éloignant des stéréotypes enfantins. En cela, elle est plus proche de la représentation des enfants dans les années 80, toujours en quête d’aventures et non les yeux rivés devant son smartphone. Son frère, Trevor (incarné par Finn Wolfhard qui semble se spécialiser dans les eighties après avoir joué dans la série Strangers Things et le diptyque de Ça) suivra la même trajectoire. En effet, il est loin de l’adolescent mal dans sa peau qui a peur d’aborder une fille. Au contraire, il prend des initiatives et même si son intrigue n’est pas bien palpitante, il ne reste pas dans le cliché du jeune qui vient de déménager et qui peine à se faire de nouvelles connaissances.
À ces frères et soeurs, viendra s’ajouter un enfant du nom de Podcast, sorte d’ersatz de Data dans les Goonies. Avec la fille que Trevor cherche à séduire, ils formeront la nouvelle génération de Ghostbusters pour affronter une menace issue… du passé. Et je ne parle pas d’un mal ancien, mais juste du premier film de 84. Une nostalgie qui servira de base pour la structure du scénario en ramenant Gozer en guise d’antagoniste, ou encore le casting d’origine pour dénouer une intrigue bancale. À trop se reposer sur ce qui a été instauré il y a plus de vingt ans, ce troisième opus peine à trouver sa propre identité. Pas mal de scènes semblent également avoir été coupé tant l’enchainement de l’une à l’autre manque de clarté.
Reste Paul Rudd, qui, sans en faire des tonnes, instaure une ambiance décontractée, mais à des lieux d’être hilarant. Ses interactions avec les enfants sont souvent les meilleures tellement on sent qu’il en est lui-même un. Pour un film centré sur l’héritage, c’est plutôt cohérent, mais cela n’apporte aucune pierre à l’édifice qu’est SOS fantômes. Et s’il doit y en avoir un quatrième, les propos de Jason Reitman ne sont guère rassurants quant à l’orientation qu’il compte prendre. Le cinéaste a mentionné, lors de la promotion, vouloir ramener Vigo des Carpates qui était l’antagoniste du deuxième volet. Ce manque flagrant d’originalité aurait pu servir de discours méta (en voyant cela comme des fantômes du passé), mais si cela se confirme, je ne suis pas sûr d’être aussi enthousiaste pour ce projet.
Trailers
Spiderman: across the Spiderverse Part 1
Après s’être fait voler la vedette par No way home, en ce qui concerne l’exploration du multivers de l’homme-araignée, la version animée du tisseur revient avec Miles Morales. Ce trailer reprend là où Into the Spiderverse s’arrête et enchaine avec un plan séquence assez dingue à travers les dimensions. Pour l’occasion, le style visuel change complètement en optant pour un rendu en 2D plus abstrait, mais d’une grande fluidité. Et comme l’avait promis la scène post-générique, le Spider-Man de 2099 risque de prendre une place importante dans l’intrigue… de cette première partie. Je n’en attendais pas tant.
Star Wars: eclipse
La notion de choix a toujours été dominante dans l’univers Star Wars, et plus particulièrement dans les jeux vidéo offrant d’embrasser soit le côté obscur, soit de rester sur le droit chemin. Il était donc logique de voir Quantic Dream s’aventurer dans cette galaxie lointaine au regard de leur expérience dans le domaine du jeu narratif. Entre Beyond: two souls et Detroit: become human, le studio a largement prouvé qu’il était compétent pour écrire différents cheminements selon les préférences des joueurs. Pour l’heure, il n’est pas encore possible de se faire une idée de ce à quoi va ressembler Star Wars: éclipse, mais cette cinématique vient directement se placer parmi les meilleures que l’on ait pu voir avec celles de The Old Republic. C’est déjà pas mal pour un jeu qui ne sortira probablement que d’ici 4 ou 5 ans.
Uncharted
Toutes les critiques que j’avais pu faire à l’encontre des premières images commencent peu à peu à se dissiper avec cette nouvelle bande-annonce. Je ne suis pas encore totalement convaincu, mais Mark Walberg arbore enfin la fameuse moustache de Sully et surtout, l’aspect jeu vidéo est enfin retranscrit. Tellement que je suis dégoûté de ne pas pouvoir contrôler Nathan Drake sur des bateaux pirates suspendus à des hélicoptères. Voilà qui s’annonce prometteur.
Doctor Strange 2
J’avoue avoir grandement hésité avant de regarder ce trailer. Pourquoi? Parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas vu le dernier Spider-Man. Or, les articles, relayant cette news, mentionnaient le fait de ne plus avoir à attendre la fin du générique pour assister aux premières images de Doctor Strange: the multiverse of madness. Le sorcier suprême ayant un rôle important dans No way home, je craignais de me faire spoiler… Mais la passion l’a emporté sur la raison.
Heureusement, mon impulsivité ne m’a pas porté préjudice puisque cette bande-annonce reste assez évasive concernant le contenu de ce troisième Spider-Man. Les images dévoilées ne vont pas plus loin que le sous-titre de ce deuxième opus mettant en scène Doctor Strange… Et son double! Voilà qui promet une connexion avec la série What if où l’on avait pu découvrir ce doppelganger dans un épisode tragique. Wanda sera également de la partie, tout comme Mordo ainsi que d’autres créatures. On retrouve aussi toute l’imagerie mise en place dans le long-métrage original de Scott Derickson et qui a depuis été développé dans le film Coma: esprits prisonniers. J’espère donc que l’on franchira un nouveau palier dans le délire des perspectives impossibles, et la mise en scène de Sam Raimi semble aller dans cette direction.
On retrouve bien le style de ce réalisateur, connu pour la première trilogie Spider-Man ainsi que celle d’Evil Dead, qui risque de secouer comparé aux réalisations assez standards du MCU. Mais bon, je suppose que je verrais d’un autre oeil ce trailer une fois que j’aurais assisté à la projection de Spider-Man: no way home. En attendant, l’ouverture de ce trailer, en mode monde-miroir, laisse entrevoir les variantes d’autres logos de la maison des idées du temps où les droits des personnages étaient détenus par d’autres studios. Sachant que de nombreux caméos ont été annoncés, j’ai hâte de voir comment vont interagir tous ces héros.
Halo
Bien qu’ayant joué à la trilogie originale, je n’ai jamais réussi à comprendre l’engouement autour de cette licence. En tant que fan de science-fiction, je trouve qu’il n’y avait pas de quoi s’enthousiasmer devant des jeux qui peinaient à renouveler les codes du genre. Voilà pourquoi je n’ai pas forcément été déçu lorsque Neil Blompkamp n’a pas réussi à adapter cette saga vidéoludique, pas plus que je n’ai été curieux à l’annonce de cette série. Mais là, je dois avouer que ce premier aperçu m’a donné envie d’en voir plus. Il y a une photographie soignée et une ambiance assez intéressante qui se dégage du montage. Le potentiel cinématographique est au rendez-vous à travers des plans impressionnants, notamment ce réseau tentaculaire d’astéroïdes ou cette structure géométrique flottant dans l’espace. L’esthétique de la série rappelle quant à elle l’adaptation de Foundation, ce qui est loin d’être une mauvaise source d’inspiration. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis prêt à ressortir ma manette de X-box pour me replonger dans cet univers, mais je suis curieux d’en voir plus.
Les animaux fantastiques 3: les secrets de Dumbledore
Je ne doute pas que la féérie sera au rendez-vous lorsque le film sera en salle et que la magie d’Harry Potter fera son petit effet une fois les lumières éteintes, mais ce troisième opus donne une impression de déjà vu. Surement parce que le réalisateur en place, David Yates, en est à son septième film au sein de cet univers créé par JK Rowling. Certes, on gagne en cohérence, mais cette licence semble avoir grand besoin de se renouveler pour retrouver l’attrait qu’avait pu susciter le petit sorcier à lunettes à ses débuts. Le désintérêt du public pour la franchise pourrait également venir de la fanbase de Johnny Depp qui est ici remplacé par Mads Mikkelsen dans le rôle de Grindelwald.
Après avoir incarné Hannibal le cannibale, l’acteur ajoute donc une nouvelle figure du mal à son palmarès. La manière dont ce changement d’apparence sera amené au sein de l’histoire ne risque pas de poser problème étant donné que le personnage est déjà passé de Colin Farrell à Johnny Depp. Même si ce remplacement n’était pas prévu dans le scénario suite aux déboires de l’interprète de Jack Sparrow, j’espère que ce recasting sera de nouveau à l’ordre du jour pour le quatrième et le cinquième, s’ils sont toujours d’actualité. Il me semble beaucoup plus intéressant de faire de Grindelwald un sorcier dont le visage ne permet pas de se fier aux avis de recherches le mentionnant. Mais en attendant de voir si un autre acteur succédera à Mikkelsen, ce dernier semble parfaitement à l’aise dans ce monde magique.
Après James Bond, le MCU et Star Wars, il semble capable de se fondre dans n’importe quel décor et ici il s’agit de Poudlard. L’école y est très présente dans ce trailer, au point de perdre ce qui faisait la particularité du premier opus des Animaux fantastiques. D’ailleurs, mise à part la présence de ces animaux, je ne vois pas pourquoi la licence persiste à les mettre en avant. Plus on avance dans le temps, plus il est clair que nous sommes en présence d’une préquelle à Harry Potter. Ce n’est pas pour me déplaire, mais le premier film se détachait suffisamment de son modèle pour offrir une expérience différente de l’adaptation littéraire dont il dépendait. Une émancipation qui donne l’impression de retourner à la case départ, mais est-ce pour le mieux?
The Batman
Warner avait adopté une promotion similaire à celle de No way home afin de dévoiler les premières images du dernier Matrix, à peine un mois avant sa sortie. Les résultats étant loin d’être aussi impressionnants que chez Marvel au Box Office, il est intéressant de noter l’abandon de cette stratégie pour leur prochain blockbuster: The Batman. Alors que ce film de Matt Reeves ne sort qu’en Mars prochain, nous en sommes déjà à la troisième bande-annonce. Cette dernière est cette fois-ci centrée sur Catwoman dont le masque ne me convainc pas plus que celui de l’homme chauve-souris. Par contre, la séquence de course-poursuite entre la Batmobile et le Pingouin est très impressionnante en termes de mise en scène. Il y a d’ailleurs pas mal de caméras embarquées, que ce soit sur les véhicules ou les personnages afin de suivre l’action au plus près. La date de sortie, elle, est loin de l’être, mais d’ici là on aura encore eu de nouvelles images.
Films
Selon moi, Russel Mulcahy était l’un des cinéastes les plus sous-estimés de son époque, mais ce Ressurrection ne signera pas pour autant sa propre ressurrection. Dernièrement, il a signé le meilleur opus de la saga Resident Evil sans pour autant que cette saga de blockbusters nanardesques ne le remette sur le devant de la scène. Sa gloire d’antan, il la doit au culte Highlander et c’est après un second opus décrié qu’il retrouve Christophe Lambert. Le français, au rire plus connu que celui du Joker, incarne ici un policier dans une histoire qui s’inscrit dans la hype qu’a pu susciter Seven à sa sortie. Cet ersatz du film culte de David Fincher, avec un soupçon de Frankenstein, accumule les clichés jusqu’au ridicule. Ça en devient tellement gênant que l’on a l’impression d’assister à une parodie.
On pourrait faire le même procès d’intention à Short circuit qui singe sans vergogne le ET de Spielberg. Mais même avec 4 ans d’écart entre ces deux productions, la qualité est loin d’être au rendez-vous. À la rigueur, on pourra lui reconnaitre d’avoir influencé le design de Wall-E, sans pour autant que Pixar n’ait mentionné ce film comme faisant partie de leurs sources d’inspiration. Celles de Hellboy: le sabre des tempêtes sont plutôt claires en tirant ses racines de l’adaptation filmique de Guillermo Del Toro. Pour l’occasion, les acteurs ont donné de la voix pour leur version animée. Toutefois, ce casting vocal n’est en rien un gage de qualité avec une animation bas de gamme pour illustrer une histoire qui l’est tout autant.
Il y a bien quelques fantaisies visuelles à l’occasion d’un flashback dans le japon féodal, mais pas de quoi s’extasier. Cet environnement met le folklore japonais à l’honneur et Hellboy se retrouve dans une situation similaire à celle de Wolverine lorsque ce dernier avait été plongé dans cette culture asiatique lors de l’arc de Frank Miller. Le démon rouge et le mutant griffu partageant de nombreux points communs, notamment leur personnalité bourrine, cet exemple visant à sortir Hellboy de sa zone de confort reste une bonne idée. Mais quitte à choisir, j’aurais préféré un investissement artistique de la part de Guillermo Del Toro afin de livrer une version animée du troisième volet de Hellboy que nous ne verrons jamais.
On quitte le Japon pour la Corée du Sud avec Peninsula, séquelle du Dernier train pour Busan. Ce dernier avait été une bonne surprise pour le genre zombiesque et sa suite réitère cet exploit. Avec un postulat de départ semblable à celui de Army of the dead version 2021, à savoir aller récupérer un magot dans un endroit infesté de zombies, le réalisateur Yeon Sang-ho offre un spectacle à l’action nerveuse. Pour ce faire, une grande quantité de scènes impliquent des véhicules donnant un côté Fast and Furious à l’ensemble. Ce n’est pas le style de référence que j’ai l’habitude de citer lorsque je parle d’un film de zombie, mais c’est justement là ce qui permet de renouveler ce genre. Plus que ça, on a l’impression d’être devant une adaptation officieuse du jeu vidéo Carmageddon.
Peninsula n’a pas à rougir, si ce n’est pour les éclabousser de sang, de la comparaison avec des productions américaines. C’est extrêmement bien filmé et les moyens sont là pour mettre en scène cette mission suicide. Des éléments que l’on retrouve dans un tout autre registre, mais tout aussi réussi, avec Patéma et le monde inversé. Ce film d’animation de Yasuhiro Yoshiura s’impose comme une fresque poétique dans la lignée d’Upside Down pour la gestion de la gravité. Les deux étant sorties à une année d’intervalle, il est amusant de constater qu’il s’agissait d’une idée dans l’air du temps, plus qu’un plagiat. Surtout qu’ici, il n’est absolument pas question de deux planètes mitoyennes partageant la même orbite, mais d’une seule ayant deux populations distinctes.
Comme l’indique son titre, Patéma sera amenée à explorer un monde inversé qui révélera ses secrets au fur et à mesure. Son propre environnement aura aussi son lot de surprises et le mélange des deux gravités donnera lieu à des plans souvent inventifs dans leur cadrage. Il y a de quoi retourner le cerveau et Coma: esprits prisonniers poussera cette notion à son paroxysme. À travers une mise en scène somme toute basique, c’est surtout à travers ses environnements dantesques que ce film de Nikita Argounov fait la différence. Je n’ai jamais été très friand de productions russes pour leur propension à copier ce qui marche sur le marché américain, mais celle-ci a le mérite d’élever le niveau en termes de folie visuelle.
Alors oui, c’est clairement un mélange entre Inception et Doctor Strange, mais sans temps morts sur presque 2 heures. Une prouesse qui a dû nécessiter une sacrée préparation pour visualiser ce monde que n’aurait pas renié Jack Kirby du temps où il dessinait le comics Doctor Strange. On retrouve donc des paysages divers et variés assemblés sous la forme de molécules. Un terrain de jeu idéal, qui aurait pu s’épanouir sous la forme d’un jeu vidéo, et dont les scènes d’action parviennent à exploiter les lois de la gravité. Même si le film est maladroit dans ses explications et très didactique lorsqu’il se lance dans cet exercice de compréhension, l’histoire ne cède jamais à la voix off ou au texte déroulant pour exposer ses enjeux.
Cela passe par des dialogues pour expliquer au nouveau venu dans quel monde il vient de mettre les pieds. Un passage obligé dont l’écriture est souvent lourde, mais qui recèle de bonnes idées dans les réponses qui y sont apportées. L’origine des spectres / Détraqueurs en est une, et les facultés extraordinaires du groupe pour les combattre font de Coma un très bon divertissement. Bien sûr, tout n’est pas parfait, loin de là. Ce qui est la force de ce long-métrage est aussi sa faiblesse avec des effets spéciaux parfois perfectibles et saccadés, mais l’originalité l’emporte largement sur ces défauts. C’est là un beau puzzle visuel dont les inspirations sont évidentes, mais qui parvient à se démarquer en repoussant les limites de ses modèles. Regarder Coma: esprits prisonniers, c’est s’embarquer pour des montagnes russes.
Comics
Dans les comics, les super-héros, tout comme les vilains qu’ils combattent, ne restent jamais morts bien longtemps. Mais parfois, il y a des exceptions comme ce premier tome de DCeased qui enchaine les exécutions en règle parmi l’écurie de DC Comics.
Une hécatombe qui n’a rien de révolutionnaire puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’un concurrent à Marvel Zombie. À la différence qu’ici, le scénariste Alan Taylor se sépare assez vite des têtes d’affiche pour redistribuer les cartes. Ainsi, Batman trépasse rapidement, même s’il tente de ralentir la progression du virus avec la combinaison de Mr Freeze. Une excellente idée qui ne lui sera d’aucun secours face à cette apocalypse zombiesque. C’est Darkseid qui est à l’origine de ce chaos avec la propagation de l’équation d’anti-vie à travers les écrans. Un postulat qui n’est pas sans rappeler celui de Cellulaire de Stephen King où c’était un signal émis par les téléphones portables qui provoquer une panique générale.
Là, c’est la technologie de Cyborg qui se charge de propager la bonne parole et peu de personnes sont épargnées par ce fléau d’ampleur mondiale. Seuls quelques héros sont retranchés, car impuissants face à cette menace. En effet, aussi puissants soient-ils, ils ne peuvent se permettre de s’exposer sous peine d’être mordus et de voir leurs facultés surhumaines au service de leur bestialité. Une manière de voir les choses qui redéfinit complètement le genre du zombie qui peut vite tomber dans les mêmes mécaniques. Mieux encore, là on connait déjà le panel de personnages ce qui permet d’entrée dans le vif du sujet sans perdre de temps en présentation. Et ce ne sont pas les têtes connues qui manquent avec par exemple Constantine qui vient nous gratifier de sa nonchalance naturelle.
Alan Taylor avait déjà prouvé avec son run sur Injustice qu’il était une véritable encyclopédie du DC Universe, et là encore il utilise toutes les ressources à sa disposition. Il est toutefois dommage de ne pas avoir intégré les Black Lanterns, sorte de morts-vivants avec des anneaux de pouvoir, étant donné le thème abordé. Peut-être pour le second tome. D’ailleurs, l’orientation promise par la fin de ce premier volume annonce un nouveau terrain de jeu… Une rencontre avec l’univers d’Injustice, du même auteur, serait un super crossover pour la suite même si cela reste de la spéculation de fan boy. Toujours est-il que si Marvel Zombies commençait dans une dimension parallèle, avant de propager son infection dans la réalité principale de la maison des idées, ici c’est le schéma inverse qui s’opère avec le multivers qui s’apprête à être contaminé à son tour.
Mais ce n’est pas ce que l’on verra dans le tome suivant intitulé DCeased: Unkillables. Sorte de spin-off qui s’intéresse aux super-vilains survivants, doublé d’une suite, dans le sens où la chronologie du récit va plus loin que celle de l’aventure principale, j’étais un peu sceptique quant à la qualité de cette intrigue annexe. Mais dès les premières pages, le doute s’est envolé grâce à une narration toujours aussi efficace et sans compromis dans l’utilisation du catalogue de chez DC. Entre autres, Deathstroke, et son pouvoir de guérison, le positionne d’emblée comme un élément fort dans cette guerre contre les zombies. Il rejoindra les rangs de Vandal Savage, mais croisera aussi la route d’une partie de la Bat-family.
Pour la partie graphique, Trevor Hairsine cède sa place à Karl Mostert. Son style est beaucoup plus propre et lisible, en plus de rappeler celui de Frank Quietly. Sans pour autant l’égaler, bien sûr. Reste que c’est très agréable à l’oeil et ça se lit d’une traite tellement les événements s’enchainent à une vitesse folle. Une qualité d’écriture qui permet à ce contenu additionnel d’être lu aussi bien après le premier tome, qu’avant, sans que cela ne pose problème à la compréhension. C’est juste l’ordre des réponses à nos interrogations face à l’origine de ce mal qui changera, mais rien qui ne soit gênant. En tout cas, ces deux tomes m’ont donné envie de relire la saga Injustice, et je sens que ça ne va pas tarder, pour patienter avant de pouvoir mettre la main sur DCeased : Hope at world’s end.
J’ai tellement pris de plaisir dans cette lecture coup de coeur, et j’ai tellement hâte d’y retourner, que je me suis dit qu’il serait intéressant de voir l’univers de DCeased faire le chemin inverse d’Injustice. Ce dernier étant une adaptation du jeu vidéo éponyme en comics, je verrais bien les zombies s’affranchir des leurs cases pour être transposé sur console. Il y a là un potentiel pour en faire un jeu très stratégique en composant sa propre équipe, héros comme vilains, tout en veillant à ce qu’elle ne se fasse pas contaminer, car selon les pouvoirs à disposition, ces derniers pourraient se retourner contre ses propres membres. Quand j’en viens à imaginer ce genre de choses, il n’y a plus trop de doute quant à mon enthousiasme sur cette oeuvre.
Séries
Le développement du streaming a poussé les différentes plates-formes concurrentes à créer du contenu original, et surtout exclusif. Ainsi, il est devenu de plus en plus difficile de s’intéresser à tout ce qui suscite ma curiosité. Ce fut le cas pour The Boys et je m’étais résigné à voir cette série jusqu’à ce qu’Amazon la sorte en version physique. Une visibilité qui ne se limite donc plus aux abonnés et réduit quelque peu le piratage. Mais étant donné le côté subversif de The Boys, ça ne m’étonnerait pas que le spectateur type soit un adepte du téléchargement. Pour autant, je me suis toujours méfié des oeuvres qui arrivaient à susciter une hype surdimensionnée à leurs sorties. Surtout si c’est pour entendre à quel point elles sont irrévérencieuses.
Cette adaptation éponyme du comics de Garth Ennis fait indéniablement partie de cette catégorie et bien que l’attrait de la nouveauté soit passé, puisque la série ne va pas tarder à sortir sa troisième saison, je ne peux que confirmer ce que l’on dit sur The boys saison 1. Oui, c’est une oeuvre politiquement incorrecte, mais sans être dénué d’intelligence en se faisant la critique de notre société de consommation. Les super-héros que sont les Sept se font donc la métaphore de notre système. À leur tête se trouve Homelander, sorte de Superman totalitaire version Injustice, dont chacune des apparitions mette le récit sous tension. L’acteur Anthony Starr, qui a des airs de Michael Fassbender, incarne à la perfection cette figure du bien, en apparence.
En effet, tout est affaire d’image publique afin de voir sa cote de popularité progresser auprès de la population. Une notion qui rappelle le comics Superstar et qui mettait aussi en avant l’aspect religieux autour des figures super-héroïques, discours que l’on retrouve également dans The boys. De quoi rallier à leur cause les gens qui voient en le leader des Sept le messie des saintes Écritures. Une lecture intéressante sur un sujet sensible qui a de quoi choquer les plus conservateurs. À l’opposé, la série explore aussi le business derrière cette industrie à travers la société Vought qui gère les faits et gestes de ses poulains. À l’image de la WWE pour le catch, des transferts sont gérés et des contrats sont passés pour recruter du sang neuf.
Au moment où commence la série, Stella fait partie des nouvelles recrues et intègre les Sept. Mais elle découvre vite que ce groupe est loin d’être intègre. Hughie, civil lambda, mais surtout loser au physique entre une version jeune de Rainn Wilson et Joshua Jackson, en fera également les frais en voyant sa petite amie mourir sous ses yeux. Mais surtout sous le coup de A-train, un super-héros super rapide. Ce qui n’aurait pu être qu’un dommage collatéral cache en fait une intrigue basée sur le composé V, une drogue augmentant les pouvoirs de ceux qui en disposent. Un scandale que tente de faire éclater Butcher, interprété par Karl Urban, en recrutant Hughie à sa cause perdue. D’anciennes connaissances viendront lui prêter main-forte comme La crème ou encore l’excellent Frenchie.
À eux quatre, et pour des raisons différentes, ils vont agir dans l’ombre pour faire éclater la vérité, ainsi que quelques têtes. En suivant le récit de ce point de vue, on assiste alors à une version inversée de Watchmen. Ainsi, les Sept perdent un de leur membre tandis que le spectateur sait d’emblée qui est à l’origine de ce meurtre. Mais l’histoire n’est pas pour autant exempte de révélations tout au long des 8 épisodes. Le premier d’entre eux, réalisé par Dan Trachtenberg, à qui l’on doit 10 Cloverfield Lane, est surprenant de bout en bout dans l’installation de cette réalité. Le cinéaste y adopte un ton mature qui sera la note d’intention de la série, ainsi qu’une mise en scène très cinématographique. Il n’y a qu’à voir la première apparition de Reine Maeve, se prenant un camion de plein fouet, pour s’en convaincre.
C’est brutal, tout en instaurant d’entrée de jeu une échelle de puissance chez les super-héros. Les boys n’ont alors que peu de ressources à leur opposé, mais c’est sans compter sur leurs vices cachés. On découvre ainsi une maison close très spéciale, orgie de tous les instants donnant lieu à des images qui tranchent radicalement avec la bien-pensance. Et que dire de ce moment de bravoure, improbable, mais génial, où Butcher se saisit d’un nouveau-né super-héros pour utiliser ses yeux rayons laser sur les ennemis alentour. Une séquence surréaliste, mais très représentative de cette première fournée d’épisodes d’environ une heure chacun. The Boys saison 2 suivra exactement le même schéma en reprenant là où le cliffhanger m’avait assommé.
Dans la continuité de ce qui a été développé, au point de former les deux parties d’un tout, la série développe un peu plus son propos concernant la menace terroriste et le besoin du gouvernement américain de se fournir en super-héros. Les Boys quant à eux sont devenus des fugitifs tandis que Butcher refait surface après une altercation, riche en révélations, avec Homelander. Mais malgré un nouveau statu quo, le personnage de Karl Urban peine à retrouver son charisme d’antan au point d’en devenir chiant. Contrairement aux autres membres du groupe, il n’a que peu évolué et reste égal à lui-même. C’est d’autant plus flagrant que son entourage a changé suite aux épreuves qu’ils ont endurées. Même Homelander sortira de sa froideur pour jouer au papa modèle, du moins selon sa vision très personnelle de l’éducation.
Les autres membres des 7 ne sont pas tous égaux face au changement, le plus ridicule étant The deep qui doit gérer une crise existentielle. A-Train est en bout de course et Black noir reste le running gag de l’équipe tant sa présence est reléguée au second plan, avec toutefois une bonne scène d’action à son actif et l’utilisation d’une Kryptonite assez surprenante à son encontre. Finalement, cette saison 2 se concentre surtout sur Stormfront qui rejoint les effectifs, et avec elle son nombre de followers. Ce rapport à l’image sera d’ailleurs l’une des thématiques abordées, et redoutées par Homelander dont les agissements sont progressivement révélés. Filmé à son insu, il va y voir là une atteinte à sa liberté d’agir comme il l’entend.
En effet, les forces de l’ordre ne peuvent rien contre ces super-héros, par contre ces derniers sont mal à l’aise dès qu’ils sont pris sur le vif sur les réseaux sociaux: Homelander ravale ses paroles devant Stormfront qui se filme quasiment en permanence ou encore The Deep qui fait un esclandre dans un bar, mais se calme lorsque le barman le menace d’appeler les tabloïds. Soucieux de préserver leur popularité, c’est là une illustration pertinente du pouvoir des images et les réputations que cela peut détruire. La série devient même méta en revenant sur l’affaire de la Snyder cut et son tournage mouvementé à travers un film mettant en scène les Sept. Une mise en abime qui va jusqu’à citer le responsable des reshoots de Justice League, Joss Whedon, au détour d’un dialogue.
Ces derniers sont d’ailleurs toujours aussi savoureux et croustillants. Surtout avec l’accent de Karl Urban qui se fait un malin plaisir à balancer des injures à tout bout de champ. C’est ce qui avait fait la marque de fabrique de la première saison et c’est ici amplifié, au même titre que les séquences trash à souhait. Entre une course-poursuite avec des dauphins et le barrage d’une baleine, ou encore une bite géante en guise de tentacule, on peut dire que les scénaristes ont repoussé les limites du What the fuck pour empiéter sur celle de la série Doom Patrol. Au final, tout cela converge vers une sorte de conclusion qui pourrait très bien se passer d’une troisième saison. Pas de cliffhanger tonitruant, mais une fin de saison qui dissémine quelques pistes pour la suite.
Le nom de Jensen Ackles, star de la série Supernatural, a d’ores et déjà été annoncé au casting. Un rôle qui va surement casser son image comme cela a pu être le cas pour Sean Ashmore (qui était Iceberg dans la saga X-men et joue ici la torche). Durant ces deux saisons, on aura également pu croiser Haley Joel Osment, dont le sixième sens a bien évolué depuis le film de Shyamalan, ainsi que Simon Pegg qui est loin du fanboy qu’il joue habituellement alors que l’environnement y est plutôt propice. The boys s’impose donc comme une malicieuse entreprise de déconstruction du mythe du super-héros. Ou plutôt de destruction, dans la lignée de Brightburn.
D’une manière ou d’une autre, chaque épisode regorge de la Sainte Trinité sexe, drogue et rock & roll. Cette dernière partie s’illustre par une playlist plutôt fournie, allant de Psycho Killer à London calling en passant par un speech de motivation prenant les Spice girls comme exemple. Des titres éclectiques, mais dont un manque à l’appel: Boys don’t cry. Peut-être en guise d’adieu pour la fin de la série?
Jeux vidéo
Après avoir inspiré la saga Uncharted, c’est au tour de Nathan Drake de susciter l’inspiration pour le reboot de Lara Croft. Un juste retour des choses pour la licence Tomb Raider qui existe depuis la toute première Playstation, là où je l’ai découverte. Depuis, j’ai suivi les aventures de cette archéologue qui, épisode après épisode, n’ont cessé de décliner jusqu’à sombrer dans l’oubli. Mais à l’image de cette aventurière, c’est Square Enix qui a déterré les vestiges de cette gloire passée pour la remettre au gout du jour.
Pour ma part, avant de m’atteler à cette nouvelle trilogie, je n’avais pas recroisé le chemin de Lara Croft depuis sa dernière adaptation cinématographique. Qui elle-même s’inspirer de cette nouvelle version vidéoludique. Et étant donné la qualité de ce long-métrage avec Alicia Vikander dans le rôle, on ne peut pas dire que je partais en confiance… Une mauvaise publicité de 2 heures pour le jeu vidéo dont il était tiré, mais qui finalement s’avère une bonne surprise après quelques minutes. Manette en main, force est de constater que les développeurs ont fait un jeu bien plus cinématographique que le film lui-même. Un paradoxe que ce premier volet va entretenir durant toute la durée de l’aventure.
Celle-ci plonge le joueur directement au coeur de l’action et sans ménagement. On apprend alors les mouvements de base pour se sortir de bien des mauvaises situations qui se présentent à nous avant d’être en lieu sûr. Les réflexes sont mis à rude épreuve lors de notre arrivée sur une ile mystérieuse qui n’est pas sans rappeler le point de départ de la série Arrow. Comme le super-héros de chez DC Comics, Lara Croft n’est pas encore celle que l’on connait, c’est là une Origin story où elle va se forger sa véritable identité. Et tout comme Oliver Queen, la confection d’un arc sera notre meilleur allié pour survivre et rejoindre nos amis, eux aussi échoués sur ce morceau de terre inhospitalière.
Il faudra donc se mêler à la faune et la flore locale, tout en veillant à ce que celle-ci ne nous tue pas. Arc en main, accroupi dans les hautes herbes pour épier une proie, il ne fait alors aucun doute qu’Horizon Zéro Dawn a servi d’inspiration. Mais là où l’on devait chasser des robots aux formes animales, ici le gibier est bien plus réaliste. Cela fait partie des phases de jeu qui ont mis ma moralité à l’épreuve. Je m’explique. Il est courant qu’un jeu puisse tester nos limites, voir même nous permettre de faire ce que l’on ne pourrait admettre dans la réalité comme tuer des personnes, créer des carambolages, visiter une autre époque, aller dans l’espace… Mais le fait de prendre une vie reste en tête des instincts que l’on peut assouvir, et cela ne m’avait jamais posé de problème. Jusqu’à maintenant.
Là, il s’agit de tuer une biche ou un cerf pour permettre au personnage de se nourrir pour survivre. J’ai trouvé que cela tester mes limites en tant que personne, bien que tout ça soit entièrement virtuel. Et loin d’être photoréaliste. Mais quelque part, cette impression n’est pas si différente de la sensation de vertige dans un jeu alors que l’on est confortablement installé sur son canapé. Quoi qu’il en soit, contrairement à des animaux sans défense, ma capacité à tuer des ennemis reste intacte et il y a de quoi faire pour une ile soi-disant déserte. En effet, une horde de cannibales y a élu domicile il y a bien longtemps. Et tout comme les autochtones dans King Kong, le gorille en moins, ils kidnappent Samantha, une amie de Lara, en qui ils voient la réincarnation de leur déesse.
Bien sûr, pour confirmer cela il faudra passer par un rituel qui a tout d’un sacrifice. Mais même si l’on peut douter des traditions de ce peuple, la magie est belle et bien présente sur cette parcelle de terre. La divinité, que ses adorateurs essayent de ramener, contrôle les tempêtes ce qui donne lieu à des environnements différents aux quatre coins de l’ile. Ainsi, malgré cet unique lieu duquel il faut s’échapper, la mythologie autour de la Reine Himiko permet de passer d’un environnement tropical à un climat glacé. Pas vraiment de diversité dans les endroits à visiter donc, mais les graphismes sont à la hauteur pour retranscrire les éléments qui se déchainent. En cela, ce reboot de Lara Croft fait mieux que le modèle dont il tire son inspiration, à savoir Uncharted: Drake’s fortune.
Cette première aventure de Nathan Drake se déroulait elle aussi entièrement sur une ile et ce n’est pas la seule chose que Tomb Raider va s’approprier. Entre autres, il faudra également passer par une récupération de relique à collectionner, ainsi que des phases de Quick Time Event absolument incroyables. Lors de ces moments, le jeu donne tout ce qu’il a pour être le plus impressionnant possible. Même si ces passages restent scripter de bout en bout, il est impossible de ne pas ressentir de frissons lorsque l’on glisse le long d’une pente tandis qu’un avion s’écrase en arrière-plan. Dans un même ordre d’idée, il y a aussi cette séquence en parachute où il faut esquiver une série d’obstacles et même si la liberté de mouvement n’est pas totale, cela donne son lot de sensations fortes.
Heureusement, des points de sauvegarde, symboliser par des feux de camp, permettent de reprendre son souffle. Ces moments de répit sont également l’occasion pour améliorer son armement afin de multiplier les possibilités d’interaction avec le décor. Une fois les modifications faites, le piolet permettra d’escalader des parois, et accessoirement de s’adonner à du corps à corps avec les ennemis. Au contraire, l’arc ne sera plus seulement l’occasion de tuer à distance, mais aussi d’envoyer des cordes à l’autre bout d’une colline pour y accéder avec une tyrolienne. Cela donne une autre dimension à l’environnement, et donne une identité à cette nouvelle version de Tomb Raider. Mais outre Uncharted, une autre production de Naughty dog a servi de référence: The last of us.
L’ambiance y est tout aussi mature et désespérée, et lorsque l’on se retrouve captif, les pieds en l’air et la tête suspendue en bas, l’hommage devient évident. Finalement, ce reboot des aventures de Lara Croft a su emprunter des éléments aux meilleurs, que ce soit à travers des journaux audio à la Bioshock, un système de survie calqué sur celui de Metal Gear Solid 3 ou un radar hérité des Batman Arkham. Ce dernier se manifeste sous la forme d’un instinct de survie (projetant une lumière dans le ciel qui n’est pas sans rappeler celle qui jaillit du bunker de Lost), et cette notion s’applique aux développeurs de Square Enix. En s’appropriant les codes de ces classiques, on peut y voir une sorte d’instinct de survie pour se faire une place dans cette jungle vidéoludique. Ou plutôt de reprendre sa place dans cette industrie que Lara Croft a contribué à rendre populaire.
Mes attentes pour le mois qui débute
…et l’année qui commence! Car oui, je fais partie de ceux qui aiment prendre de nouvelles résolutions. Ou plutôt des objectifs à atteindre, et qui souvent se transforment en défi tellement je place la barre haute. 2022 n’y échappera pas et j’ai bien l’intention de continuer ma routine d’écriture pour venir à bout de nombreux projets. L’un d’entre eux sera de faire en sorte que mon entreprise prospère avec les deux prestations que je suis en train de mettre en place. Professionnellement, je ne vais pas me fixer d’autres attentes tant je vais devoir jongler avec mon retour dans le salariat. J’espère que cela ne sera qu’une brève parenthèse avant de retrouver une forme d’indépendance financière. Il faut parfois savoir faire des sacrifices, tout en se disant qu’il s’agit là d’un mal pour un bien. Pour de meilleurs lendemains.
Mais trêve de plans sur la comète, chacun de mes projets s’est bâti pas à pas, un jour après l’autre, et les suivants verront mon retour à Lyon. Avant de replonger dans le bain du quotidien, je vais m’octroyer un peu de temps pour aller voir Spider-Man: no way home et Matrix: résurrections. Quelques années en arrière, il aurait été impensable pour moi d’attendre aussi longtemps avant de me rendre dans la salle la plus proche pour savourer ces deux blockbusters. Surtout en sachant les attentes que j’ai à propos de ces grosses sorties. Mais là, les circonstances sont différentes et à cela il faut ajouter une crise sanitaire qui risque bien de fermer à nouveau les cinémas d’ici peu. Mais comme je le disais précédemment, il arrive que d’autres priorités s’imposent à nous.
Pour autant, je n’ai pas subi ce que j’ai privilégié, à savoir l’écriture. J’ai tout un planning à respecter afin d’être le plus régulier possible, mais aussi pour faire vivre cet endroit qui a fêté sa dixième année d’existence. Pour l’occasion, j’ai mis en place un nouveau format d’article sous la forme de classement à retrouver une fois par mois. Cela me permettra de m’intéresser à plusieurs oeuvres en même temps, tout en fournissant un tour d’horizon sur une thématique en particulier. A priori, il s’agira là d’articles plus rapides à lire en comparaison avec les analyses d’oeuvres auxquelles je m’adonne en temps normal. Le premier d’entre eux viendra donc inaugurer cette nouvelle fournée 2022 avec une rétrospective de l’année 2021. Alors rendez-vous la semaine prochaine pour l’habituelle publication du dimanche.























