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« Transformers 2: la revanche » de Michael Bay

« TRANSFORMERS 2: LA REVANCHE » VS PROCRASTINATION

Il parait inconcevable qu’un scénariste, sans qui aucun film ne verrait le jour, soit l’un des artistes les moins rémunérés dans une production cinématographique. Pourtant, c’est bien le cas. Et c’est dans l’optique d’une revalorisation de leur droit d’auteur, tous les trois ans, que la Writers Guild of America s’est mise en grève. Leurs revendications avaient entre autres pour but de toucher un pourcentage sur les sorties DVD, ainsi que les téléchargements légaux alors en plein développement.

C’était en 2007, et faute d’aboutir à un accord, Hollywood a été paralysé 100 jours durant. Plus précisément du 5 novembre 2007 au 12 février 2008. 100 jours pendant lesquels des tournages ont été mis à l’arrêt, faute d’un script à tourner. Ou d’une personne accréditée pour en écrire un. Et pour cause, 12000 scénaristes rejoignent le mouvement et se rassemblent dans les rues. Pancarte à la main, ils défilent tout en sachant qu’ils sont en train de perdre de l’argent chaque jour.

Un manque à gagner qui n’en est pas vraiment un avec des contrats qui ne les rémunèrent pas à leur juste à valeur. Pendant ce temps, Transformers 2: la revanche part en production avec un budget de 200 millions de dollars. Hors promotion. Une somme conséquente, mais qui reste dans la moyenne haute des blockbusters estivaux. Mais tout aussi décérébrées que peuvent l’être certaines de ces super-productions, elles aussi ont besoin de scénaristes pour voir le jour. Même si l’on peut en douter au regard de ce point de départ.

Suite aux événements de Transformers, les Autobots travaillent désormais pour l’armée et traquent les Decepticons sur la planète. De son côté, Sam s’apprête à entrer à l’université, mais des visions de mystérieux symboles viennent perturber ses plans. Il s’agit d’une carte pouvant mener les Transformers à une nouvelle source d’énergie qui aurait pour conséquence l’extinction du soleil. Ne me demandez pas comment j’ai fait pour résumer en trois phrases un scénario qui tient en deux mots. Le sous-titre est l’histoire du film, rien de plus.

On pouvait dire en plaisantant que le premier Transformers était dépourvu d’intrigue, là c’est réellement le cas et on voit une nette différence. C’est donc d’autant plus étonnant qu’il y ait quelqu’un à créditer au scénario. Et encore plus qu’il y en ait trois: le duo Roberto Orci et Alex Kurtzman déjà à la barre du premier opus, et Ehren Kruger en guise de garant de la mythologie des Transformers. À eux trois, ils ont anticipé la grève de leur profession et ont eu trois semaines pour écrire les grandes lignes de cette suite.

Un délai extrêmement court pour n’importe quel auteur chevronné. Néanmoins, le trio ne part pas de zéro en pouvant se reposer sur les bases du premier volet pour développer les différents personnages, et les pistes à suivre en cas de succès. C’est l’avantage d’avoir conservé la même équipe, et un renfort ici en l’occurrence, pour accélérer le rythme d’écriture. Mais si l’urgence d’une deadline peut être bénéfique pour booster l’inspiration, elle reste tout de même un frein à une histoire plus complexe.

Transformers premier du nom n’ayant jamais brillé par sa complexité, ce niveau d’exigence est d’office écarté pour un récit plus balisé. Tellement que l’on en voit la structure. Il s’agit ni plus ni moins que celle du voyage du héros, un concept établi par Joseph Campbell en 1949, à partir de divers contes et mythes, comme étant le voyage initiatique par excellence. C’est George Lucas qui popularisera cette méthode avec la première trilogie Star Wars. Depuis, la majorité des scénaristes se revendiquent de cette base commune pour leur simplifier la tâche.

C’est pour cette raison que l’on a l’impression que la majorité des histoires nous sont familières. Cela facilite l’immersion. Sauf qu’ici, Roberto Orci, Alex Kurtzman et Ehren Kruger n’ont tellement pas eu le temps de peaufiner leur récit que ces ficelles sont clairement visibles. Il suffit de suivre le schéma étape par étape pour deviner à l’avance l’arc narratif du héros. La première, sur douze, prend place dans le monde ordinaire. On retrouve donc Sam Witwicky en pleins préparatifs dans son cocon familial avant son entrée à la fac.

Un point de départ classique et annonciateur de futurs changements. Bien qu’il soit désormais en couple avec Mikaela, celle-ci songe à le quitter, persuadée que la distance ne va faire que nuire à leur idylle. Ensuite, l’appel de l’aventure se manifeste par un morceau du cube, le allsparks ou le Mcguffin du film précédent, dont il restait un fragment dans son sweat, vestige d’une précédente bataille où il protégea cet objet au péril de sa vie. À son contact, des informations capitales sont transmises mentalement à Sam sans qu’il ne puisse les décoder.

Accessoirement, l’impulsion électromagnétique transforme aussi les robots ménagers de la maison en robot tout court. C’est purement gratuit, mais cela permet de créer une péripétie dans la lignée des Gremlins. Bumblebee choisira ce moment pour faire son entrée et sauver la situation. Reléguer jusqu’ici au garage comme dans une niche, l’autobot jaune se voit d’office exclu de la vie d’étudiant de Sam qui décide d’occulter cet incident. Non sans confier le fragment du Allsparks à Mikaela. Mais cela ne va pas pour autant arrêter les visions qui l’assaillent, notamment en plein cours de physique.

Il va alors faire la démonstration de connaissances pointues qu’il ne soupçonnait pas devant tout un auditoire. Et attirer l’attention de ses ennemis. Ce comportement suspect ne l’aidera pas à se faire des amis, et encore moins avec son colocataire qui est un activiste à l’affut du moindre scoop ayant un lien avec les Transformers. Autant dire que Sam est l’interlocuteur idéal. Mais ce dernier va tout faire pour s’impliquer le moins possible selon la troisième partie de ce voyage réservée au refus de l’aventure. Mais aussi au refus d’une aventure.

En effet, Sam va refuser les avances de l’une de ses camarades de classe. Un peu trop insistante, son intérêt ne se porte pas tant sur le héros que sur les symboles qu’il ne peut s’empêcher de dessiner. Une obsession qui est en train de virer à la folie, au même titre que son ancêtre, Archibald Witwicky, qui avait subi un traitement similaire. L’histoire se répète donc comme une malédiction pour cette famille, mais aussi pour la franchise qui use et abuse des mêmes prétextes pour développer son intrigue.

Déjà que le voyage du héros donne l’impression d’assister à la même histoire parmi tout un florilège, mais là on a l’impression d’assister à un remake de Transformers. Qui lui-même faisait déjà usage du monomythe de Campbell. Mais c’était sans compter sur le fait que Michael Bay soit de retour derrière la caméra. C’est alors la deuxième fois de sa carrière que le cinéaste réalise une suite à l’un de ses films, après Bad Boys 2. Le poster est d’ailleurs affiché dans la chambre étudiante de Sam, pour ce qui est la deuxième auto-référence à son oeuvre après Armageddon dans l’original.

Un film dans un film qui n’est pas sans rappeler le système mis en place par Tarantino lorsqu’il cite son propre travail:

« Il existe en réalité deux univers qui sont séparés. Il y a l’univers réel et l’univers cinématographique. Le premier est celui dans lequel les personnages de la vraie vie évoluent (ceux de Reservoir Dogs, ceux de Pulp Fiction…). Le second est un univers spécial composé de films, comme Kill Bill ou Une nuit en enfer. »

« Ainsi quand les personnages de Reservoir Dogs ou de Pulp Fiction vont au cinéma, ils vont voir Kill Bill ou Une nuit en enfer. »

Cette mise en abime correspond à l’approche de Michael Bay. À croire que cette partie de sa filmographie, qu’il a construite du temps où il était en collaboration avec son producteur attitré Jerry Bruckheimer, est reniée au profit de celle qu’il est en train de bâtir aux côtés de Spielberg. Comme si ces productions n’étaient que des divertissements à l’intérieur d’une autre réalité dans laquelle évoluent les Transformers. Chose paradoxale puisque tout aussi spectaculaire que soit Bad Boys 1 & 2, The Rock, Armageddon ou Pearl Harbor, ils sont beaucoup plus réalistes que ne peut l’être cette saga de science-fiction.

Mais cette méta-lecture ne donnera pas plus d’épaisseur à l’histoire. Surtout pas ce chef d’oeuvre chaotique qu’est Bad Boys 2. Une séquelle qui à l’époque en a laissé plus d’un sur le carreau dans son application du bigger and louder propre à la définition d’une suite à Hollywood. Sur le même principe, Transformers 2: la revanche est assurément plus spectaculaire que son prédécesseur, mais il est aussi plus jusqu’au-boutiste dans le traitement de certaines obsessions de Michael Bay. 

Au-delà de ces films imbriqués comme des poupées russes, ce sont d’autres poupées que le cinéaste se plait à mettre en valeur. Qu’elles soient russes ou non, les femmes ont toujours eu une place particulière dans sa filmographie, et ont franchi un nouveau cap avec ce Transformers. Pour la première fois, un robot a choisi un modèle humain. Plus précisément, une jeune demoiselle, celle-là même qui draguait Sam. Outre le fait de pouvoir s’infiltrer en toute discrétion, autant que puisse l’être un top model, cela dégrade encore un peu plus l’image de la femme.

Il a toujours été admis que les Transformers se camouflaient dans des véhicules, voire des appareils tels que des téléphones portables, un poste hi-fi, une console de jeux… Pour ce qui est des conducteurs, ils étaient simulés dans l’habitacle par un hologramme comme on peut le voir dans la scène d’introduction. Là, en prenant l’apparence d’une femme, cela envoie indirectement un message à la gent féminine. Réduite à une femme-objet semblable à un engin que l’on peut piloter. Autant dire que pour Michael Bay, le féminisme est un concept purement abstrait.

Il n’y a qu’à voir la manière dont il filme Mikaela, à cheval sur une moto qu’elle est en train de retaper. Ses courbes se fondent dans la carrosserie, elle ne fait qu’un avec le deux roues. Ironique puisque de l’aveu même de l’actrice, Megan Fox était loin d’être à l’aise sur la grosse cylindrée. Ça n’empêchera pas son personnage de faire la route pour voir son petit ami et tomber sur sa rivale. Une briseuse de couple qui va donc révéler son vrai visage comme étant une briseuse de cou. Sam Witwicky dans son viseur, le héros va tenter de semer cette menace en entrainant dans sa fuite sa petite amie ainsi que son colocataire. 

Le campus va se transformer en zone de guerre jusqu’à ce que le trio mette de la distance avec son poursuivant jusqu’à s’en débarrasser définitivement. Mais leur soulagement est de courte durée puisque la voiture dans laquelle ils ont pris place pour s’échapper est harponnée par un hélicoptère, puis larguée dans une usine désaffectée. Extirpé de la carcasse, Sam retrouvera Megatron, récemment libéré de sa prison sous-marine par sa horde de Decepticons. Face à eux, ils trouveront les Autobots venus sauver la mise à leur ami terrien.

Ces retrouvailles signeront ce qui s’apparente à la rencontre avec le mentor dans le voyage du héros. Plongée dans le feu de l’action, cette entrevue sera écourtée avant même de débuter par le chaos ambiant. Optimus se révèle alors en acrobate pour esquiver les tirs ennemis tout en veillant à mettre à l’abri ses amis. Ce mélange entre ces personnages massifs et les chorégraphies très aériennes auxquelles ils s’adonnent fonctionne à merveille. Mais cela ne sera pas suffisant pour Optimus Prime qui succombera aux coups de sa némésis.

La mise en scène viendra se joindre à ce moment poignant. La caméra accompagne alors la chute de ce titan jusqu’à l’inévitable secousse sur le sol. Cette perte marquera le début du seuil de l’aventure que franchira finalement Sam. Devenu un fugitif suite à l’annonce de The Fallen faisant de lui un paria aux yeux de la population, il va trouver le courage nécessaire pour affronter cette adversité. Le récit entre alors dans une phase d’épreuves et de rencontres d’alliés et d’ennemis. Léo, son colocataire, choisira de se joindre à l’équipe en suggérant de suivre la piste du concurrent de son site Antifoutagedegueule.com: Robotwarrior.

Derrière ce pseudonyme se cache en réalité l’ex-agent Seymour Simmons, devenu salarié dans la boucherie familiale. John Turturo est donc de retour et se révélera comme un allié précieux dans la quête de Sam. Son savoir hérité de la section 7 permettra de faire un recoupement par rapport aux symboles qui hantent le héros. Ensemble, ils vont donc s’introduire dans le musée de l’aviation pour poursuivre leur recrutement. Jetfire, un Decepticon s’étant rallié aux Autobots, en sera le nouveau membre et téléportera cette bande en plein désert.

Selon ce doyen des Transformers, les symboles renvoient à une pyramide égyptienne renfermant une arme capable d’éteindre le soleil. C’est à partir de cet astre que ces extraterrestres parviennent à produire l’Énergon, leur source d’énergie. Toutefois, The Fallen a bravé l’interdiction de priver de lumière les planètes habitées. Le conseil des Primes décida alors de dérober la matrice du commandement de cette faucheuse d’étoile pour la dissimuler dans un tombeau. Et comme seul un Prime peut le vaincre, The Fallen n’a désormais plus personne pour s’opposer à l’exécution de son plan commencer il y a plus de 10000 ans.

C’est sans compter sur la détermination de Sam à se servir de cette même matrice du commandement, mais à une tout autre fin. Celle de ramener Optimus parmi les vivants. En communication directe avec l’armée qui se charge de livrer le défunt Optimus au plus proche de leur position, Sam et ses amis pénètrent dans le fameux tombeau. C’est là une illustration littérale de l’étape de la caverne qui voit le héros pénétrer en territoire ennemi. Aux Decepticons va s’ajouter la déception de voir le McGuffin du film se désintégrer sous les yeux du héros. Mais surtout entre ses mains.

Tout semble perdu, mais Sam continue d’y croire envers et contre tous. Cette croyance aveugle en la réussite de sa mission le mène jusqu’à l’ultime épreuve de son voyage. Mais pas la dernière. Dans son périple pour rejoindre la dépouille d’Optimus, Sam se voit stopper dans sa course par une explosion et trouve la mort. L’adolescent va alors se retrouver dans une sorte d’au-delà où il va rencontrer les Primes. Ces derniers vont lui accorder sa confiance et le ressusciter. Une séquence qui appartient plus au registre du fantastique que de la science-fiction, mais qui reste de belle facture.

De retour parmi les vivants, et avec une matrice ayant retrouvé de son intégrité, Sam a entre les mains l’objet de sa quête selon le titre de cette neuvième étape. Il s’en servira pour ramener à la vie celui qui s’est sacrifié pour la sienne. Optimus est donc de retour face à The Fallen qui est sur le point de mettre son plan à exécution au sommet de la pyramide. Entre-temps, cet ennemi aura récupéré le McGuffin en l’échangeant avec les parents de Sam que ses sbires avaient préalablement capturé. C’est là un raccourci vers le chemin du retour dans ce voyage initiatique.

Arrive enfin la renaissance, celle plus métaphorique après l’avoir été littéralement peu avant. C’était lors de ce moment suspendu entre la vie et la mort que Mikaela avait dite pour la première fois à Sam qu’elle l’aimait pour le réanimer. Sam lui répondra dans cette avant-dernière étape, synonyme d’accomplissement. Pour boucler la boucle, le retour dans le monde ordinaire sera quant à lui expédier sur un porte-avion. Cette structure est donc clairement identifiable en ce qui concerne l’arc narratif de Sam. Bien sûr, en parallèle, l’intrigue avec l’armée se poursuit.

Mais toutes ces séquences ne font qu’alourdir un film trop long qui avoisine les 2h30. Le montage aurait pu être raccourci d’au moins une demi-heure en supprimant l’exécution des ordres donnés en coulisses par les hautes instances de l’armée. Cette overdose de patriotisme n’est rien en comparaison à l’humour douteux qui hante la production. Que ce soit les jumeaux, qui sont un peu les Jar Jar Binks de la franchise, le petit robot qui se frotte sur la jambe de Mikaela ou lorsque celle-ci atterri sur l’entrejambe du sidekick rigolo lors de la téléportation, ce festival de beauferie aurait mérité d’atterrir dans les scènes coupées. 

Le summum du bon gout étant atteint avec la vision des parties génitales du Devastator. Cet impressionnant assemblage de 7 Decepticons se trouve donc instantanément démystifier en un seul plan. Comme quoi, cela tient à peu de choses. Cette prouesse, on la doit à Michael Bay qui est autant capable de s’auto-saboter, que d’iconiser à outrance tout ce qui passe devant son objectif. Une mise en scène explosive qu’il parviendra à maintenir tout au long de son tournage. C’est là la marque des grands réalisateurs qui parviennent à imprimer des images mémorables à partir d’un vide scénaristique.

Bien qu’il reste lui-même très critique à l’égard de cet épisode de la franchise, on ne peut lui enlever son talent de conteur. Même lorsqu’il s’agit de scènes entièrement en image de synthèse, comme celle voyant The Fallen expliquer son plan à Megatron, Michael Bay trouve tout de même le moyen de déployer une imagerie rarement vue dans le domaine de la science-fiction. Pour cela, il s’inspire de Matrix avec des cocons contenant des embryons de Transformers. Mais ceux-ci ne peuvent survivre qu’avec de l’Énergon. En somme, il s’agit là du même prétexte que celui utilisé par Dracula dans Van Helsing pour donner vie à sa descendance.

Et quelque part, il est dommage que les Decepticons n’aient pu voir leur sombre dessein aboutir, à savoir éteindre le soleil avec leur machine, tant il y a un effet de Lens flare persistant dans de nombreux plans. Un tic de réalisation qui n’entache en rien la compréhension de ce qui se déroule sous nos yeux. Au contraire, c’est ce qui fait son style, tout comme cette propension à recycler certains plans d’un film à un autre au point de devenir une marque de fabrique. On retrouve ainsi ce travelling circulaire passant à travers un mur et né dans Bad Boys 2, réutilisé dans le premier Transformers puis dans sa suite.

Cette réutilisation n’est pas pour autant un signe de facilité. Cela aurait pu être le cas étant donné le peu de temps alloué à la pré-production. Un timing serré avant de partir en tournage et destiné à le préparer dans les moindres détails. Le talent de Michael Bay est ainsi mis à l’épreuve puisqu’il lui est quasiment impossible d’improviser lors des séquences d’action. C’est-à-dire durant 90% du film. En effet, la majorité des scènes comportant des effets spéciaux doivent impérativement être prévisualisées par des animatiques ou des story-boards. Rien ne peut être laissé au hasard malgré un budget conséquent.

Mais malgré cette planification stricte, des accidents peuvent survenir. Comme lors du premier opus, Shia Labeouf en a fait les frais mais cette fois-ci hors champs suite à un accident de voiture. Une blessure à la main qui a été intégrée au scénario, chose qui aurait été impossible si la grève des scénaristes s’était éternisée. Une opportunité que n’ont pas eu d’autres productions tournant durant ce mouvement, et ne pouvant se livrer à des réécritures ou des ajustements de dernières minutes comme le Star Trek de J.J. Abrams.

Un véritable parcours du combattant donc pour Michael Bay. En plus d’un visuel à toute épreuve, il apportera un grand soin au sound design. Chaque transformation sera soulignée par des sonorités diverses, illustrant le foisonnement de détails lors de ces mouvements. Mêlé aux innombrables explosions, on a là une symphonie selon ce faiseur de blockbusters. Chaque Transformers est un opéra rock qui tend à surpasser le précédent en termes d’ampleur. En cela, Transformers 2: la revanche parvient à faire de chaque séquence d’action un climax à part entière.

« TRANSFORMERS 2: LA REVANCHE » WINS!

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