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100

En dressant un calendrier de publication uniquement les dimanches pour les chroniques d’œuvres et les premiers du mois pour les éditos, j’avais peu de chances pour que ces deux moments se croisent. Et encore moins pour que cela se fasse le jour du centième article. Pourtant, contre toute attente, cette faible probabilité s’est bien produite. Comme une sorte d’alignement de planètes, cet article est donc symbolique à plus d’un titre. Ce dernier est d’ailleurs plus qu’explicite, mais il reflète surtout le chemin parcouru. C’est l’accomplissement de pas mal d’heures de travail, d’assiduité, d’efforts, de sacrifices et surtout, de luttes acharnées contre la procrastination.

Je me suis tellement investi dans cet espace que j’ai été plus productif en moins de deux années, depuis ma reprise du blog de manière régulière en 2020, que depuis sa création qui remonte à 2012. En effet, je suis non seulement régulier dans mes publications, mais celles-ci ont atteint un niveau que je n’aurais jamais cru possible. J’ai libéré ma plume pour livrer des analyses toujours plus poussées, quitte à devenir indigestes. Une chose qu’il faudra que je rectifie afin d’être plus lisible. Cela a commencé avec les éditos comme celui-ci, qui se sont vus récemment agrémenter de catégories afin de rendre le tout moins compact, et les chroniques sont amenées à suivre le même chemin.

C’est donc le centième article, oui et non. À cet instant précis oui, mais lorsque je mettrai à jour les anciens articles selon le roulement que j’ai choisi, cela ne sera plus le cas. Souvenez-vous, j’avais décidé lors de ma reprise du blog en janvier 2020 de mettre tous les articles hors-lignes pour repartir sur une page blanche. Après un premier mois à publier du contenu inédit au rythme d’un par semaine, j’avais décidé de remettre au gout du jour d’anciens articles toujours selon cette cadence. Que ce soit en termes de qualité que de quantité, ces textes ne correspondaient plus à ce que j’étais en train d’instaurer depuis le reboot. Il a donc fallu les réécrire dans les grandes largeurs avant de leur donner une seconde chance.

Une fois de nouveau en ligne, ils se sont naturellement repositionnés dans la timeline du blog, c’est-à-dire à leur date de parution initiale. Or, je suis loin d’avoir fait le tour de ces chroniques donc d’autres vont venir s’intercaler à divers endroits de la page d’accueil. Alors oui, j’aurais pu créer de nouveaux articles plutôt que de réutiliser d’anciennes publications, mais j’étais bien trop attaché à la longévité de cet endroit. C’est d’ailleurs cette donnée qui m’a poussé à reprendre sérieusement les choses en main, cette prise de conscience que cela allait bientôt faire 10 ans de publications. Je ne pouvais donc pas m’y résoudre et cette alternance est la seule solution que j’ai trouvée pour conserver ce passif.

Donc ce numéro 100 sera démenti dès dimanche prochain lorsqu’une nouvelle analyse viendra se rajouter et qui sera une mise à jour. Cette différence dans le fil d’actualité du blog est d’ailleurs visible sur le feed du compte Instagram qui lui est dédié. Créé à l’occasion de ce redémarrage, c’est peut-être ce qui vous permettra de mieux suivre ma pensée, souvent chaotique. Cette réflexion se fait surtout en arborescence et je remarque que cet espace de partage est à mon image, il part dans les sens. L’important à retenir c’est qu’une fois sur deux, le blog a fait deux pas en avant, un pas en arrière. Mais l’important c’est d’avancer.

Écriture

Après bien des remises en question sur la manière d’aborder le sujet le plus clairement possible, ma première prestation est enfin en ligne. Bien sûr, il a fallu en écrire un descriptif (qui a été rejeté par les modérateurs, car pas assez précis), les consignes, une présentation de ma personne et enfin le document PDF qui allait me servir de base. Pour ce dernier, je me suis servi de Canva pour la première fois et je dois avouer que ce site est une véritable mine d’or aux possibilités quasi-illimitées. À condition d’avoir quelques compétences en la matière, même si l’interface reste très accessible. Mais cela ne vaudra jamais l’aide d’un véritable illustrateur, ou dans mon cas d’une illustratrice. Ainsi, j’ai eu la chance de pouvoir compter sur le talent de ma chère et tendre pour réaliser cette magnifique illustration (que vous pouvez voir ci-dessous) à partir de mes directives.

Je suis entièrement satisfait par son travail qui est tel que je l’avais imaginé. Bien sûr, j’ai dû mettre de côté des idées visuelles car cela rendait l’image trop complexe. Mais l’essentiel est là et cette vignette parle pour elle-même quant au service que je propose. Pour plus de précisions, je vous invite à lire le descriptif et juger par vous-même du caractère abstrait de ce que j’ai mis en place. Je n’ai pas trouvé d’équivalents sur le marché donc tout restait à inventer pour mettre en avant ce produit. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que je n’en ai toujours pas fait la promotion et que je n’ai eu aucun client depuis. À ma décharge, il faut dire aussi que j’ai été pas mal occupé par d’autres tâches, dont celle de clarifier mon offre pour mes futurs clients en tant que rédacteur. S’en est suivi un écoulement de tout ce que j’ai l’intention de proposer d’ici peu dans le domaine de l’écriture.

Le choix est vaste tant j’ai envie de m’investir dans tous les domaines, mais il m’a fallu resserrer mon offre, quitte à l’élargir lorsque je serai un peu mieux installé dans le milieu. Et à force de travailler dessus, j’ai fini par avoir la fameuse illumination sur le profil de mon client type. Une révélation tardive, mais plus que bienvenue puisque j’ai pu en faire part à ma conseillère qui m’a invité dans un atelier en ligne pour peaufiner encore un peu plus mon discours. Face à d’autres futurs entrepreneurs, j’ai dû pitcher mon projet et j’ai été soulagé de les voir aussi réceptifs. Bien sûr, j’ai eu quelques remarques dont la principale a été de ne pas parler assez de moi, mais comme je suis quelqu’un qui ne se met pas trop en avant, j’étais loin d’être surpris. L’une des participantes m’a notamment demandé pourquoi elle me choisirait moi plutôt qu’un autre? Ce à quoi j’ai rétorqué que je n’étais peut-être pas un expert ou un professionnel, mais je suis un passionné.

J’ignore si cela sera suffisant pour faire la différence, mais faute d’avoir de l’expérience (autre que ma pratique depuis plus d’une décennie et une pile de manuscrits), cela reste la vérité. Et c’est toujours mieux que de débuter sur un mensonge en me prenant pour ce que je ne suis pas. Mais même si je n’ai pas encore eu l’occasion d’être payé pour mes services, j’ai tout de même pu travailler avec des professionnels par l’intermédiaire de mon influenceuse de soeur. En effet, avant de débuter la rédaction de cet édito (qui m’aura occupé jusqu’au jour: J), mon quota journalier a été réquisitionné en urgence pour une collaboration avec un restaurant arrageois. De l’annonce au texte final à destination d’Instagram, il ne m’aura pas fallu plus d’une demi-heure pour livrer quelque chose de satisfaisant. 

Cela me conforte dans l’idée que je suis capable de m’adapter à tout type de contenu en un minimum de temps, même d’un restaurant dans lequel je n’ai jamais mangé. Ma principale nourriture reste mon quota de 1500 mots minimum par jour et grâce à ce régime, j’ai pu passer les paliers des 450, 460 et 470 jours sans la moindre interruption. Ces étapes ont pu être franchies dans ces dernières semaines:

Semaine 26 – du lundi 28/06 au dimanche 04/07: 10568 mots

Semaine 27 – du lundi 05/07 au dimanche 11/07: 10583 mots

Semaine 28 – du lundi 12/07 au dimanche 18/07: 10624 mots

Semaine 29 – du lundi 19/07 au dimanche 25/06: 10535 mots

Semaine 30 – du lundi 20/07 au dimanche 01/08: 10584 mots

Dans moins d’un mois, une nouvelle centaine s’annonce avec les fameux 500 jours. Chiffre symbolique entre tous car étant la moitié de 1000, j’ignore si un jour je pourrais y arriver, mais il n’est pas interdit de rêver. Après tout, c’est comme ça que j’ai réussi à être là où j’en suis alors que cela me paraissait impossible. Le tout est d’avancer, petit pas par petit pas, et si tout se passe bien, je vous ferai part de mon évolution dans notre prochain rendez-vous mensuel.

Films

Comme beaucoup de monde, j’ai regardé les trois premiers volets de la saga Harry Potter avant que TF1 décide de ne pas diffuser la suite. Mais bon, ce n’est pas comme si c’était la première fois qu’il passait à la télé ou que je les avais déjà en coffret collector. La chaine a également profité de la sortie au cinéma d’un nouvel opus de Fast and Furious pour diffuser le septième épisode. Toutes proportions gardées et avec l’original, c’est peut-être le meilleur de la franchise, car le plus émotionnel. La mort de Paul Walker a largement contribué à donner une autre dimension à l’histoire qui reste assez banale en dehors de cet événement dans les coulisses de la production. 

D’actioner décérébré, cela aurait pu se transformer en film d’horreur, mais le choix de James Wan à la réalisation se sera avéré cohérent même si personne n’aurait pu prévoir la perte d’un membre de l’équipe. Lui qui a réalisé les deux premiers Conjuring s’est retrouvé avec un véritable fantôme sur le plateau et il offre au personnage une belle porte de sortie sans que cela ne soit trop glauque. Pour ce qui est de l’action, sa mise en scène s’applique à suivre les mouvements des protagonistes au plus près et qu’il perfectionnera sur Aquaman. On peut d’ailleurs y voir les prémisses de cette démesure qui caractérise le super-héros aquatique de chez DC à travers la cascade (numérique) où une voiture passe d’une tour à une autre en plein Dubai.

De quoi concurrencer Tom Cruise et son ascension de la Burj Khalifa dans Mission impossible: protocole fantôme. Le dytique de Benjamin Gates aura tenté la même chose avec Indiana Jones sans vraiment y arriver. Toutefois, revoir Le trésor des Templiers et Le livre des secrets reste un bon moment sans prétention où Nicolas Cage fait du Nicolas Cage, ce qui suffit pour divertir. Mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir l’acteur déjanté pour sauver un scénario médiocre. Les nouveaux mutants en fera notamment les frais avec une histoire bien inférieure à ce à quoi nous avait habitué la saga X-men. Mais si cette production est particulièrement passable, elle reste tout de même le dernier film que j’ai pu voir avant la fermeture des cinémas en 2019.

Je ne l’avais pas revu depuis et c’est dans ce genre de moment que l’on se rend compte que le contexte n’est pas à prendre à la légère, même lorsque l’on se divertit. C’est peut-être pour cette raison que j’arrive tout de même à voir quelques qualités dans cette bobine d’une heure et demie avec les Slender Men, que je trouve plutôt bien faits, mais aussi le personnage d’Illyana qui dispose des meilleurs pouvoirs. L’impression de gâchis prédomine tout de même pour ce qui aurait pu être un film dans la lignée de The faculty s’il y avait eu d’autres mutants dans cette soi-disant école. Il faudra donc attendre quelque temps avant que Disney, qui a racheté la licence, en fasse quelque chose de vraiment concluant en l’incluant au MCU.

On reste chez Mickey, mais cette fois-ci avec de l’inédit, et pour cause puisqu’il s’agit de Mulan. Ce film qui a tellement été décrié suite à son annulation au cinéma pour atterrir directement sur Disney Plus, là où je l’ai vu. En effet, par un concours de circonstances, je me suis retrouvé avec un abonnement d’un an à ce service de streaming. Après avoir été paralysé par l’offre plus que conséquente, mon choix s’est porté sur Mulan pour inaugurer ce nouveau passe-temps qui s’annonce chronophage. Et franchement, je ne vois pas en quoi cela aurait pu sauver le cinéma à l’époque. Outre l’attrait de la marque Disney, apte à rameuter le public en masse, c’est tout de même assez plat à tous les niveaux pour que les spectateurs s’en rendent compte.

La seule chose qui m’a véritablement sorti de ma torpeur c’est les quelques fantaisies dans la mise en scène qui se renverse lorsqu’un personnage effectue une action. Cela se limite à quelques plans, mais sans cette particularité, je n’aurais rien eu de bon à dire dessus. Heureusement, et contre toute attente, Aladdin ne souffre pas de ce syndrome de vide intense. Surtout dès que Will Smith fait son entrée pour nous gratifier de son génie. L’inspiration de The Mask se fait grandement sentir et c’est ce qui permet au film de décoller vraiment contrairement au rôle-titre. Surtout quand on sait que le film d’animation avait basé le design d’Aladdin sur Tom Cruise, il aurait été sympa d’avoir la superstar dans cette adaptation live.

Toute cette entreprise reste tout de même assez superficielle puisqu’on en arrive à un point où les films d’animation originaux sont perçus comme de vulgaires animatiques lors du tournage en chair et en os. Enfin, surtout en numérique comme pour la plupart des réinterprétations que j’ai pu voir jusque là. Tellement que l’on se demande la logique à vouloir incruster quelques acteurs dans le décor plutôt que de les faire eux aussi en image de synthèse. Il n’empêche que j’ai passé un bon moment et vu mon a priori sur cette mode, ce n’était pas gagné. Et puisque l’on parle de remake, j’ai pu découvrir The raid dont Dredd était un remake à peine déguiser. Il suffit de retirer l’imagerie SF et le personnage de Dredd pour retrouver toute l’essence du film de Gareth Evans.

Le cinéaste livre ici un film d’action impressionnant dont la réalisation use de plans séquences, mais aussi de ralentis que l’on pouvait déjà voir de manière insistante dans le reboot du juge incorruptible. C’est un véritable déferlement de violence gratuite pour le spectateur, mais qui s’avère payante pour ceux qui en font les frais dans l’histoire. Ça cogne sévère et il est difficile de ne pas avoir mal pour les acteurs à chaque impact. Cette brutalité dans les corps à corps, je m’attendais à la retrouver en pire dans Candyman, qui n’est pas un film d’action, mais qui joue sur le terrain de l’horreur et la perversion de la chair. Une déception, surtout parce que la jaquette m’avait vendu un film moderne alors qu’il s’agissait de celui de 1992.

Je croyais à tort qu’il s’agissait de la version produite par Jordan Peele alors qu’elle ne sort qu’à la rentrée au cinéma… Pas convaincu donc tout comme avec Life: origine inconnue. Sorte de croisement entre Gravity et Prometheus, je n’ai été attiré que par la présence de Jake Gyllenhall qui a l’art de faire d’excellents choix lorsqu’il s’agit de science-fiction. Mais apparemment, tout le monde peut se tromper. De tromperie, il en est question dans Melancholia même si c’est plus l’aspect fantastique qui m’a attiré vers ce film de Lars Von Trier. Basée sur le même principe que Le dernier voyage, à savoir une planète qui va entrer en collision avec la Terre, l’histoire prend pour cadre un mariage, et plus précisément la mariée, en guise de point de vue.

C’est pas forcément ce qui m’attire le plus et pourtant, ce long-métrage avait plutôt bien commencé en offrant ce qui sont pour moi parmi les plus belles images que j’ai pu voir. Sorte d’opéra où la succession de plans magnifiques sont ralentis à l’extrême, il y a une sorte de poésie dans les compositions de ces tableaux en mouvement… que l’on ne retrouvera plus par la suite. Cette introduction n’était qu’une parenthèse dans la narration et comme j’ai à coeur de terminer tout ce que je commence, j’ai lutté pour en venir à bout. Mais vu la réputation du réalisateur danois, je m’attendais à ne pas forcément accrocher. Il y a des personnalités comme ça avec lesquelles on a du mal à accrocher, trop extrémiste dans leur oeuvre et Steve Jobs en fait partie.

Le fondateur d’Apple dérange autant qu’il a révolutionné le secteur de l’électronique et ce film qui lui est consacré n’est pas vraiment là pour le mettre en valeur. Réalisée par rien de moins que Danny Boyle et scénarisée par Aaron Sorkin (à qui le doit le script de l’incroyable The social network), l’histoire prend place à des moments clés de la vie de l’entrepreneur. Ainsi, avant chaque lancement d’un produit novateur, on se retrouve dans les coulisses d’une Keynote à suivre Michael Fassbender dans le rôle-titre. Très différent du jeu de Ashton Kutcher, dans le tout aussi excellent Jobs, l’acteur donne à voir une face plus sombre de l’homme derrière nombre de produits de notre quotidien. On assiste donc à des conflits d’ordre familiaux qui le rendent plus humain, mais aussi plus détestable qu’il ne l’était déjà.

En proie au perfectionnisme et aux petits détails, qui ont fait le succès d’Apple, c’est ici le récit d’un homme tourmenté durant un peu plus de 2 heures. Mais il n’est pas pour autant meilleur que la version sortie précédemment, les deux sont plutôt complémentaires tant il n’aborde pas les mêmes événements et se concentrent sur des thématiques bien différentes. C’est en cela que l’on peut voir à quel point c’était un personnage complexe à la vie riche en péripéties. Lui qui était loin d’avoir sa langue dans sa poche et avait le verbe facile, il n’aurait à coup sûr pas survécu bien longtemps dans le monde de Sans un bruit. A quiet place en version originale, c’est la sortie imminente du deuxième opus au cinéma qui m’a forcé à voir celui-ci en urgence.

Il faut dire que la bande-annonce de cette suite m’avait hypé au plus haut point et c’est là que je me suis rendu compte que j’avais toujours confondu ce film avec Don’t breathe avec lequel il partage quelques similitudes. Le maitre mot est pourtant le même: le silence, mais ici la menace n’est pas un aveugle vétéran de la guerre. Pourtant, c’est bien dans un monde en guerre dans lequel on pénètre dès les premières minutes où l’on peut voir furtivement un monstre à la Cloverfield. Pour tout dire, ce film de John Krazinski pourrait tout à fait se dérouler dans le même univers. Le réalisateur est également devant sa propre caméra puisqu’il incarne le rôle d’un père de famille aussi protecteur avec les siens que pouvait l’être Jack dans la série This is us. C’est le stéréotype même de l’américain bienveillant en chemise de bucheron et toujours apte à dispenser de précieux conseils à son entourage.

Mais si l’on a beaucoup vu cet acteur dans de nombreuses productions, que pour ma part j’ai découvert dans 13 Hours, c’est surtout dans sa mise en scène qu’il impressionne. Pourtant, ce n’est que son troisième film et il démontre déjà une certaine maitrise qui s’annonce prometteuse pour la suite de sa carrière. Fort d’un concept solide, il profite d’une économie de dialogues pour revenir aux bases et à la quintessence du cinéma, à savoir faire passer des informations par l’image et non par des répliques. Un pari risqué pour le studio (qui dans la grande majorité des cas ne peut s’empêcher de prendre les spectateurs pour des cons en sur-expliquant tout), mais qui a tout de même su trouver son public. Même si on pourrait toujours pinailler comme quoi le film aurait pu être totalement muet.

Cela reste tout de même une belle illustration de la citation de T.S. Eliot tirée de son poème intitulé Les hommes creux: « C’est ainsi que le monde finit. Pas sur un boum, sur un murmure. » The Hollow Men en version originale, un titre qui avait été utilisé au singulier par Paul Verhoeven pour son long-métrage sur l’homme invisible et dont j’ai pu en voir la dernière version en date. Sobrement titré Invisible Man, je dois avouer que si je n’avais pas vu ce film, Sans un bruit aurait eu mes faveurs en tant que coup de coeur du mois. Mais malgré toutes ces qualités évidentes, cette modernisation du mythe créé par HG Wells m’a bien plus surprise. La mise en scène de Leigh Whannell (qui a fait ses armes aux côtés de James Wan avec les Saw et Insidious) y est ingénieuse pour une histoire qui l’est tout autant dans ses rebondissements.

Pourtant, j’en ai vu des déclinaisons sur le même concept, entre le film avec Kevin Bacon dans le rôle-titre ou la série télé The invisible man, mais le réalisateur et scénariste a trouvé le moyen d’actualiser cette histoire par rapport aux problématiques de notre époque. Il en ressort un récit vraiment palpitant autant sur le fond que sur la forme. Même si l’on ne voit pas toujours la menace, invisibilité oblige, on devient aussi paranoïaque que l’héroïne qui fait les frais de cette vengeance. Et lorsque l’on commence à entrevoir les failles de la technologie qui permet d’agir sans être vue, on ne peut que s’émerveiller devant le design de la combinaison. C’est donc un sans faute pour ce troisième film de Leigh Whannell dont je vais suivre la carrière avec attention. Lui qui a toujours était dans l’ombre de James Wan, au point d’y voir des similitudes dans leur mise en scène respective, il est fort probable qu’il devienne l’un des cinéastes sur lequel il faudra compter dans les années à venir.

Trailers

•What if…?

Lorsque Disney a racheté Marvel, nombre de fans se sont imaginé une collaboration entre la maison des idées et Pixar, autre acquisition de Mickey. Cela n’a jamais vu le jour, malgré des fans arts vraiment alléchants, et ce fantasme semble définitivement enterré puisque Kevin Feige a annoncé la création d’un pôle animation uniquement dédié aux super-héros. Grâce à cette nouvelle bande-annonce, on en voit un peu plus de ce What if…? ainsi que les différents segments qui y seront abordés. J’ignore pourquoi, mais j’étais partie du principe que comme chaque histoire allait se passer dans un univers alternatif différent, il y aurait un style visuel propre à chaque épisode. Cela ne semble pas le cas avec une même ligne graphique sous forme de cell-shading. C’est loin d’être à mon gout, mais l’ensemble à l’air bien dynamique entre l’animation, les couleurs, mais aussi les possibilités qu’offre le multivers en termes de narration. Je pense notamment à la rencontre entre le Tony Stark des débuts et Killmonger qui est logique sur le terrain de la guerre. D’autres associations semblent incongrues, mais j’ai hâte de voir comment cela se justifie au sein de l’intrigue globale.

•The Dreamscape of justice league:

Un teaser n’aura jamais été aussi vide et aussi prometteur à la fois. Aucune image et pour cause, il n’y a rien à montrer puisqu’il ne s’agit là que d’un projet. De plus, malgré la mention de la Justice League de Zack Snyder, ceci n’a rien d’officiel et c’est surement pour cette raison que cela a été retiré des internets et que je n’ai rien à vous montrer. Il s’agissait là d’une initiative des fans de proposer les parties 2 et 3, prévues pour faire suite à Justice League premier du nom, mais sous la forme d’un motion comics. À défaut de voir restaurer le Snyderverse, c’était un bon compromis pour une noble cause car cela avait pour but de mettre en avant une fondation de prévention contre le suicide. À l’image de la Snyder Cut, j’espère que cette belle initiative verra le jour.

•Titans saison 3:

Je n’ai vu ni la première, ni la deuxième saison et pourtant je suis toujours avec attention ce qu’il se fait dans le DC Universe. Cette troisième fournée d’épisodes de Titans semble prometteuse avec l’introduction du Joker même si on ne l’aperçoit pas vraiment. Cela amène forcément beaucoup de références à deux arcs bien célèbres dans les comics que sont Un deuil dans la famille et L’énigme de Red Hood. De quoi donner une orientation encore plus sombre à la série qui partait déjà sur des bases très adultes. J’aime également beaucoup la musique qui colle assez bien à l’enchainement d’images, donnant un côté vraiment agressif à l’ensemble. Au départ, je ne comprenais pas trop pourquoi le « Teen » des Teen Titans n’avait pas été conservé, maintenant je constate que c’est plutôt justifié étant donné la violence qui se dégage de ce trailer. Toutes proportions gardées.

•Malignant:

Le surdoué James Wan retourne à ses premières amours après avoir fait quelques détours avec Fast and Furious 7 et Aquaman. Avant de s’attaquer à la suite de l’homme qui parle aux poissons, le cinéaste a donc mis en boite ce film d’horreur dans la lignée de Conjuring. L’histoire en elle-même n’a pas l’air très originale, mais la manière dont elle sera racontée fera à coup sûr la différence. En effet, au détour de quelques plans on peut déjà remarquer une mise en scène plutôt inventive dont seul James Wan a le secret. Le cinéaste n’a pas son pareil pour libérer sa caméra et suivre le mouvement de ses personnages dans des cadres souvent tortueux. James Wan connait les codes du cinéma d’horreur sur le bout des doigts et il me tarde de voir comment il va se renouveler avec ce film qui semble ne pas être connecté avec l’univers qu’il a instauré autour de Annabelle, Insidious et Conjuring.

•Dune:

Assez différente de la première bande-annonce, on sent que la sortie se rapproche pour nous vendre un blockbuster d’action. Connaissant la filmographie de Denis Villeneuve, je doute que le réalisateur s’éloigne de sa sensibilité en proposant un banal film de science-fiction dénué d’âme. De mémoire, Blade Runner 2049, son précédent effort, avait lu aussi été vendu sur des scènes d’actions pour le résultat que l’on connait. Je pense donc qu’il ne faut pas trop prendre ces nouvelles images comme reflétant l’ambiance générale du film sous peine d’être déçu lors de la projection. Il s’agit là du projet d’une vie pour Denis Villeneuve qui a toujours rêvé d’adapter l’oeuvre de Franck Herbert donc je ne pense pas qu’il ait sacrifié sa vision sur l’autel du tout public. Pour l’instant au niveau des influences visuelles, on retrouve une espèce de croisement entre les pillards du désert dans Star Wars, aussi appelés Tusken, et le sous-estimé John Carter. Quoi qu’il en soit, nous sommes déjà assurés d’avoir du grand spectacle dans l’univers de Dune et la promesse de quelque chose de moins psychédélique que la version de David Lynch.

Cinéma

Depuis l’annonce de sa sortie, beaucoup ont attendu le mois de juillet comme le messie. Je fais bien sûr allusion à Kaamelott, mais pour moi, le seul film que j’attends avec impatience sur le roi Arthur c’est The Green Knight. Pour le moment, aucune date n’est annoncée pour la France même si la rentrée semble de plus en plus probable. Ça tombe bien, c’est approximativement vers cette date que j’aurais mes 2 doses de vaccin pour pouvoir de nouveau accéder aux salles obscures. J’ai donc vu durant ces dernières semaines quelques longs-métrages avant que le pass sanitaire ne devienne obligatoire. Hélas, cette nouvelle mesure risque de prendre des airs de films d’horreur pour les principaux acteurs du secteur…

J’espère juste que pour eux cela ne sera pas aussi traumatisant que The deep house de Julien Maury et Alexandre Bustillo. Découvert avec leur premier film A l’intérieur, qui a amené bien des spectateurs à l’extérieur de la salle lors de ma séance de l’époque, je dois avouer que j’appréhendais un peu cette projection. Autant pour l’aspect horrifique que pour les espoirs que j’avais placés dans ce concept inédit de maison hantée sous-marine. Une idée vraiment forte que j’avais hâte de voir mise en image sur grand écran. Et je n’ai pas été déçu par l’exploration de cette bicoque qui a révélé ses secrets en moins d’une heure et demie. Une durée plutôt courte, mais qui va à l’essentielle en tirant parti de l’urgence de la situation dans laquelle se trouve les deux protagonistes.

On suit donc un couple de Youtubeurs désireux de faire le buzz en explorant des maisons hantées. L’une d’entre-elles, situées dans le sud de la France, se trouve immergée au fond d’un lac ce qui implique une petite séance de plongée pour en faire l’exploration. Un point de départ qui n’a donc rien d’extraordinaire pour quiconque traine sur les réseaux sociaux, mais qui trouve son originalité une fois sous l’eau. C’est aussi là que la réalisation se fait un peu plus laborieuse. En effet, les difficultés d’un tournage en profondeur se font vite ressentir avec une image très brouillonne. De plus, le montage oscille entre found footage et prises de vue classique, comme si le duo de réalisateur avait chacun sa vision du film sous la forme d’un compromis.

Ce film aurait pu être autant un Blair Witch Project aquatique qu’une histoire filmée d’une façon plus traditionnelle. Et lorsque l’on voit la puissance visuelle de La forme de l’eau, je n’ose imaginer ce que cela aurait pu donner avec un cinéaste confirmé à la barre comme Guillermo Del Toro. Pour rester dans l’hexagone, et pourquoi pas faire revenir un talent expatrié depuis, Alexandre Aja aurait pu apporter l’expérience acquise sur Piranha 3D ou Crawl dans cette bobine. Au final, il est donc dommage de ne pas être allé à fond soit dans l’une soit dans l’autre direction. Surtout que le parti pris de l’aspect documentaire est justifié par la course aux vues des deux protagonistes. Il aurait juste suffi d’une bonne chorégraphie dans les mouvements de caméra pour y voir plus clair.

Bien sûr, plus on s’enfonce dans les profondeurs, plus il fait sombre, mais une mise au point aurait été plus que bienvenue. En tant que spectateur, il est parfois difficile de savoir si nous sommes en train de suivre Tina ou Ben à cause de la vue subjective, mais aussi de la tenue de plongée. En dehors de la couleur de leur casque, il y a trop peu de signes distinctifs pour les différencier lorsqu’ils sont en mouvement. Et lorsque l’on sait à qui on a affaire grâce à leur voix, ce fameux masque n’aide pas à faire passer les émotions puisque l’on ne voit que très peu leur visage derrière la visière. Contrairement aux fantômes qui hantent les lieux. Les voir évoluer pieds au plancher est très déstabilisant face à des intrus qui évoluent comme s’ils étaient en apesanteur.

Cette manière de se déplacer dans la demeure renouvelle d’ailleurs la phase d’exploration propre au genre. Connaissant la personnalité du duo de réalisateur, qui a d’abord officié dans le magazine Mad Movies avant de se lancer dans le cinéma, je ne me faisais aucune illusion quant au sort des personnages. C’est forcément sans concessions jusqu’à la fin qui ne se termine pas sur un cliché, même si j’aurais aimé que l’on joue un peu plus sur l’aspect surnaturel en semant le doute chez le spectateur. En effet, un film comme 47 meters down avait introduit la notion d’hallucination due à l’utilisation prolongée de bouteilles d’oxygène. Cette simple idée aurait pu remettre en question ce que les protagonistes avaient sous les yeux.

Mis à part cette occasion manquée et une réalisation pas toujours claire, l’histoire fonctionne très bien. Je ne serais absolument pas surpris si prochainement un remake américain devait voir le jour tellement il y a du potentiel derrière ce concept. Même avec le système D dont font usage Alexandre Bustillo et Julien Maury, les budgets alloués au film de genre français ne seront jamais suffisants pour retranscrire la vision initiale d’un tel projet. Cela reste tout de même un bel effort et cette production n’a rien à envier à Sans un bruit 2 qui explore un peu plus ce qui avait été mis en place dans le film original. Même si la scène d’introduction revient sur l’arrivée de ces bestioles avant que tout ne dégénère, on embraye directement sur le cliffhanger de la première partie.

Ça sera donc la seule fois où l’on apercevra de nouveau l’acteur John Krasinski, mort à l’issue du précédent, mais aussi réalisateur. Ne plus être à la fois devant et derrière la caméra lui permet de ne se concentrer que sur une seule tâche et il s’en sort avec brio. À ce niveau-là, l’ouverture est vraiment magistrale et l’on sent une inspiration très Spielbergienne dans sa mise en scène qui use de quelques plans séquences. Par moment, cela rappelle même La guerre des mondes pour cet aspect très terre à terre lors d’une invasion extraterrestre. Mais pour pallier à cette absence devant son propre objectif, l’histoire introduit le personnage de Cillian Murphy dont la famille Abbott croisera le chemin. Pour autant, il ne rentre pas en concurrence avec cette figure paternelle défunte puisqu’il incarne un père très différent et plein de faiblesses.

En cela, c’est plus une histoire humaine que fantastique. Le scénario creuse encore un peu plus la psychologie des personnages face à ce monde désespéré. On sort d’ailleurs de la maison et de ses environs qui avaient servi de décors au premier pour explorer ce qu’il se passe en dehors de ces frontières. C’est évidemment un environnement hostile où le moindre son, même le plus anodin, alerte les créatures. Et si l’ensemble du casting s’approfondit, on ne peut pas en dire autant de ces prédateurs. On ne sait jamais quelles sont leurs intentions puisqu’à aucun moment on ne les voit se repaitre de leurs proies. Ils tuent par nature comme pour étouffer le son propageait par leurs proies avant qu’elles ne trépassent. À croire que ces bestioles ne sont pas seulement attirées par le son, elles le craignent aussi au point de vouloir y mettre un terme.

Il faut dire aussi que les actions de certains personnages sont parfois tellement absurdes que l’on ne peut en vouloir à cette espèce venue d’ailleurs de nous exterminer. À l’image de la décision d’avoir un enfant dans un monde où le moindre bruit est une menace, il y en a d’autres du même type, mais sans cela, pas de film. Il y a donc pas mal de rebondissements pour alimenter l’intrigue pour un résultat vraiment trépidant de bout en bout. Visuellement, on retrouve aussi des réminiscences du jeu vidéo The last of us dans le duo qui se forme en quête d’un lieu sûr. Une référence qui fait plaisir à voir et qui confère à l’ensemble une force que je ne soupçonnais pas. Après, vu le premier, je ne voyais pas trop l’intérêt de faire une suite et il faut croire que je me suis trompé. Du coup, j’attends la troisième partie avec grande impatience.

Cette attente, on ne peut pas dire que Black Widow en ait bénéficié lors de ses multiples reports pour cause de covid. C’est loin d’être mon personnage préféré au sein des Avengers, sans pour autant qu’elle ne me soit antipathique, surtout depuis son sacrifice dans Endgame. D’ailleurs, on sent que ce long-métrage qui lui est entièrement dédié aurait été bien plus pertinent pour clore la phase 3 du MCU plutôt que d’ouvrir la phase 4 au cinéma. Il aurait été beaucoup plus logique que cette tâche soit dévolue à Spider-Man: Far from home pour rester dans la thématique des univers alternatifs (même si cela s’est révélé trompeur de la part de Mysterio) dont la série Loki a ouvert la voie. Mais même si cette inversion entre les deux arachnides, que sont la petite araignée sympa du quartier et la veuve noire, ne s’est pas faite, cette aventure est plus une sorte de flashback géant se situant entre Civil War et Infinity War.

Ce film posthume s’insert plutôt bien dans la chronologie du MCU tout en ayant l’avantage de ne pas spoiler les séries que sont Wandavision, Falcon et le soldat de l’hiver ainsi que Loki. Un avantage pour ceux qui n’ont pas encore cédé aux sirènes de Disney Plus comme cela a été le cas pour moi lors de la projection. Depuis les choses ont changé, mais sur le moment ce fut une chose très appréciable d’avoir un film n’ayant pas de répercussions énormes sur la continuité. Cela n’empêche pas d’introduire de nouveaux personnages dont Yelena qui est prédestinée à prendre la relève de l’héroïne dans un avenir proche comme nous l’indique la scène post-générique. Mais avant d’en arriver là, le passif de l’héroïne sera exploré afin de mieux comprendre certaines allusions et dialogues dans les différents films auxquels Natacha a pris part.

Budapest fait évidemment partie des destinations phares de cet opus ainsi que bien d’autres à l’image d’un James Bond, comme la note d’intention le prouve. On retrouve cet esprit globe-trotter mêlé d’espionnage jusque dans la base du méchant qui est digne d’un 007. À ce propos, ce matricule est pareil à l’agent secret ce que Black Widow est à Natascha Romanoff: un titre. On découvre ainsi bien d’autres veuves noires issues d’une organisation dans le même style que celle de Charlie’s Angel, à ceci près que le Charlie en question est le bad guy de l’histoire. Exit donc les anges et places à des femmes qui tentent tant bien que mal de s’émanciper de leur tortionnaire. Black Widow devient alors une Black Mamba pour aller tuer son Bill de service en la personne du général Dreykov.

Ce dernier a à sa solde un soldat du nom de Taskmaster au-dessus duquel plane tout un mystère concernant son identité. Cette révélation est à la fois évidente et quasi-impossible à deviner étant donné l’apparence trompeuse sous cette armure. Reste un personnage plutôt cool lorsqu’il est en action puisqu’il a le don d’imiter les autres Avengers en les observant. On retrouve donc un peu de cette équipe que Natascha a côtoyé dans des affrontements plutôt bien réalisés lorsque ce Taskmaster est de la partie. Cette confrontation atteint son point culminant dans un climax un peu expédié, mais non moins spectaculaire. Cela fait partie de la recette Marvel tout comme les blagues qui sont tout aussi présentes. Le personnage de Red Guardian est vraiment la caution humoristique sans que cela n’entre en conflit avec le message du film.

Je n’attendais pas grand-chose de cette première et dernière aventure solo pour Scarlett Johansson, pourtant j’ai plutôt apprécié ce moment. Le fait de ne pas avoir vu un Marvel depuis longtemps au cinéma a dû peser dans la balance, mais quel plaisir de réentendre à nouveau cette fanfare et de se plonger dans un bon divertissement. Je reste toujours aussi admiratif de la capacité du MCU à combler les zones d’ombre entre ses films d’une manière assez bluffante et Fast and Furious 9 en a fait de même en allant pour la première fois sur le terrain de l’origin story. En effet, ce neuvième opus s’ouvre sur un retour en arrière citant allègrement Jour de tonnerre de Tony Scott. Là, on y découvre une version rajeunie de Dom, mais heureusement on échappe à l’utilisation du numérique pour parvenir à ce résultat.

La saga n’est pas connue pour faire preuve d’intelligence, mais là, il y a eu du bon sens en castant un acteur ressemblant à Vin Diesel plus jeune. Et cela vaut aussi pour John Cena dont le personnage est lui aussi présent dans ces flashbacks qui parsèment le film. Il n’est nul autre que le frère Torreto, mais au-delà de ce lien par le sang, c’est surtout un événement commun avec leur père qui les oppose. Cette sous-intrigue est d’ailleurs moins manichéenne que je ne l’aurais cru, tout en étant conscient que cela reste une porte de sortie pour la rédemption d’un personnage. Outre l’ajout de ce frère, la soeur de Dominic fait également son retour dans la partie action après avoir été reléguée au rang de babysitter dans le huitième épisode. Pourtant, on ne la voit jamais dans les flashbacks relatant la source du conflit entre ses deux frères.

Cela ne coutait pas grand-chose de la mettre en arrière-plan en train d’assister à ces événements, surtout qu’elle prend vraiment les choses à coeur lorsqu’elle revoit Jakob. Finalement, on ne peut pas vraiment parler d’incohérences scénaristiques puisqu’il n’y a pas vraiment de scénario. Tout ceci n’est qu’un prétexte pour enchainer les cascades toutes plus improbables les unes que les autres. On a là sous les yeux un véritable cartoon ambulant saupoudré de répliques téléphonées. Et ce n’est même pas exagéré puisqu’une bonne partie des dialogues se font par l’intermédiaire de téléphones et de talkies-walkies, course-poursuite oblige. Celles-ci font tellement dans la surenchère que parfois, on ne sait plus trop où l’équipe se trouve, avec qui, dans quelle voiture,… La géographie des lieux n’est pas toujours très claire ce qui est embêtant pour un film qui se la joue autant globe-trotter.

Et plus encore, puisque le terrain de jeu qu’est la planète commence à faire sentir ses limites après autant de films, ils ont décidé d’élever les enjeux en allant faire un tour dans l’espace. Difficile de ne pas y voir une référence à Star Wars, surtout avec la mention d’un dialogue particulièrement savoureux sur les personnages créés par George Lucas. Le retour de Han pourrait quant à lui évoquer Han Solo et la thématique de la famille si chère à Dom pourrait aisément se faire passer pour la Force. On peut aussi constater qu’avec cet épisode, la guerre des étoiles et Fast and Furious sont au même niveau en termes de longs-métrages numérotés et je n’ose imaginer jusqu’où la production va aller dans la démesure pour le prochain épisode. 

La scène post-générique ne m’a pas forcément éclairé sur la suite des événements tant on n’ignore si cela est destiné à un éventuel Hobbs et Shaw 2 ou au dixième volet de cette franchise. En tout cas, une chose est sure: je vais m’abstenir de mettre au défi le destin en disant ne pas voir en quoi le prochain pourra faire encore plus démesuré en termes de cascades. La vie a une fâcheuse tendance à nous donner tort et bien que cela ne reste que du cinéma, c’est toujours dommage de voir l’imagination de certains artistes utilisés à si mauvais escient. Pour un film qui prône des valeurs aussi fortes depuis l’original, il est consternant de voir que le spectacle est bien souvent l’affaire d’images de synthèse et non de tôles froissées. À ce niveau-là, je n’ai jamais été aussi passif devant un jeu vidéo.

Séries

Ce n’est pas dans mes habitudes d’abandonner une série en cours de route. Pourtant, c’est ce qui est arrivé avec Dinotopia dont la diffusion se sera révélée catastrophique. La faute à une production loin d’être cohérente avec une première mini série mettant en scène Wentworth Miller face à des effets spéciaux complètements à la ramasse, suivi d’une seconde la même année avec un casting différent du tout au tout. Difficile de s’y retrouver lorsque l’on regarde ça bout à bout, et quelque part je suis bien content de ne pas avoir eu à persévérer. En effet, cette série à l’air aussi vieille que les dinosaures qu’elle met en scène. Ceux-ci ont vraiment du mal à s’incruster dans les décors et les comédiens ont tout autant de mal à interagir avec eux. C’est donc sans regret que j’ai abandonné cette histoire malgré le peu de production mettant en scène ces animaux préhistoriques à mon grand regret.

À la place, je me suis rabattu sur la septième saison de Arrow. Et puisqu’il était question de Wentworth Miller précédemment, on retrouve ici une ambiance à la Prison Break dans les premiers épisodes avant de revenir au statu quo avec un Green Arrow libre comme l’air. Et puisque la durée de validité des flashbacks s’étendait sur 5 ans par rapport à ce qui avait été établi au tout début de la série, on passe donc ici aux flashforwards que Lost a popularisés. Cela participe à garder une structure identique pour les épisodes qui se contentent de reproduire le même schéma: discussion de groupe, bond dans le temps, combat, un plan qui suit un projectile au ralenti, bond dans le temps,… Tout ceci est extrêmement répétitif même si le futur qui nous est donné de voir permet de faire revenir Roy ou de voir le fils d’Oliver qui a bien grandi.

Cette septième fournée se contente de recycler des choses que l’on a déjà vues comme l’arrivée d’un nouveau et mystérieux Arrow en ville, la découverte d’une nouvelle soeur pour Oliver à tel point que cela devient ridicule, et j’en passe. L’ajout de Adrian Paul est par contre une bonne surprise, mais c’est mon amour pour la série Highlander qui parle. On ne va pas se mentir, si je continue encore à regarder cette série c’est uniquement pour le crossover. Et celui-ci, titré Elseworlds, aura été plutôt généreux avec le changement de corps, pouvoirs et aptitudes inclus, entre Barry Allen et Oliver Queen. L’occasion donc de faire un tour du côté de Gotham pour voir la nouvelle Batwoman, qui ne m’aura pas vraiment convaincu, mais l’épisode avait son lot d’easter eggs pour me satisfaire.

Et puisque les éditions physiques s’entêtent à ne pas mettre les autres parties des crossovers, je suis donc allé chercher le troisième segment chez Supergirl afin d’avoir le fin mot de l’histoire. Cela m’a rappelé que le Superman de cet univers avait réussi à obtenir sa propre série qui s’avère plutôt prometteuse d’après ce que j’ai pu voir dans les trailers promotionnels. Une orientation plus proche de Man of steel, et donc très éloigné du Arrow verse. Cette différence de ton m’a amené à réaliser que ces séries étaient un peu comme le Power Rangers de cette génération. Entre la réalisation passable pour mettre en scène des héros colorés, les effets spéciaux pas toujours au point et les dialogues bon enfant, difficile de ne pas reléguer ça au même niveau. Heureusement, et comme pour les Rangers, il y a cette envie d’y croire et de divertir le public, peu importe les moyens à disposition.

Dans le camp opposé, Marvel a lui aussi eu son lot de séries bas de gamme, mais avec WandaVision on peut dire qu’il relève le niveau. Souvent critiqué sur le fait de proposer, film après film, la même recette dénuée de surprises, le studio aura su prendre son public à revers avec cette proposition. Force est de reconnaitre qu’ils ont fait dans l’originalité pour cette première série qui s’intègre réellement dans la continuité et qui en plus inaugure la phase 4. Ainsi, WandaVision n’a absolument rien à envier aux longs-métrages du MCU avec une réalisation à la fois adaptée au format série, mais aussi avec les moyens et la démesure des blockbusters proposés sur grand écran. Les effets spéciaux sont d’ailleurs totalement raccord avec les autres productions à gros budget.

Ce dernier a en partie était réquisitionné pour recréer l’ambiance des sitcoms de l’époque. Tour à tour déroutant puis intriguant, on se retrouve embarqué dans cette histoire qui aura de lourdes répercussions sur l’avenir du Marvel Cinematic Universe. Avec un total de 9 épisodes d’une durée variable, j’ai retrouvé un peu de Dark City à travers la ville de Westview et les choses qui s’y déroulent. Je ne peux qu’être conquis et impatient de voir les autres séries produites dans le cadre de cet univers partagé, qui en train de ce muer tout doucement en multivers… Mais si j’étais quasi-certain d’adhérer au propos de cette série, j’ai aussi à coeur de découvrir des choses vers lesquelles je n’irais pas forcément et la première saison de L’attaque des titans en a fait partie.

Le tapage autour de cette série animée a suffisamment attiré mon attention pour que j’assouvisse ma curiosité lorsque l’occasion s’est présentée. Et je suis loin d’avoir eu le même engouement que la majorité lorsque j’ai enchainé les épisodes. Malgré une animation au top, où la caméra voltige dans tous les sens tout en restant complètement lisible dans l’action, je n’ai pas accroché à l’histoire. Pourtant j’y ai cru au début, le temps de découvrir l’univers présenté avant de voir les intrigues tourner en rond durant une vingtaine d’épisodes. La seule chose qui aura réussi à captiver mon attention reste les scènes d’action avec les Titans et avec un titre pareil, c’était la moindre des choses.

Même si j’ai eu du mal à en comprendre la mécanique et le fonctionnement derrière les harnais qui les propulsent, cela fonctionne très bien à l’écran pour les acrobaties. Chaque mouvement est accompagné au plus proche des personnages avec une fluidité déconcertante et cette qualité est tenue tout au long de la saison. Ce qui pourrait passer pour un exploit sur une production de cette envergure, est vite revu à la baisse lorsque l’on regarde de plus près le contenu des épisodes. Ces derniers sont assez courts contrairement à la durée indiquée puisque la première scène reprend généralement celle par laquelle s’est clos l’épisode précédent (ou avec un résumé de celui-ci, voir les deux), ensuite il y a le générique, l’épisode en lui-même qui est entrecoupé d’informations qui mettent en pause l’intrigue, puis pour terminer le générique de fin.

Cela ne laisse que peu de place pour du développement, d’où cette désagréable impression de redite tout au long du récit. Je ne pense donc pas donner suite à la deuxième saison, en tout cas pas tout de suite. C’est sans regret que je m’éloigne de ces titans, au design vraiment malsain, pour ce qui est loin d’être une déception puisque je n’en attendais pas grand-chose. La hype autour d’une oeuvre qu’elle quelle soit à toujours le revers de la médaille et là c’est clairement le cas. Après cette pause animée, j’ai entrepris le visionnage de tout un cycle dédié à Stephen King, et pas forcément ce qu’il y a de plus récent. Pour situer un peu, on est dans les années 90, un moule dont est également issue la mini-série Ça pour donner une idée de la qualité.

J’ai donc découvert Les langoliers qui est l’adaptation d’une nouvelle du recueil Minuit 2. Un texte plutôt court, mais qui pourtant donne lieu à deux épisodes de 90 minutes chacun ce qui est bien plus long qu’un film chargé de transposer un roman de l’auteur. Au moins, on peut dire que le récit prend son temps pour exposer ses enjeux et l’on passe toute la première partie sur la découverte de ce mystère. D’abord dans les airs, puis sur le tarmac de l’aéroport, les passagers du vol Los Angeles / Boston atterrissent dans un monde dépouillé de sa population. Cet aspect surnaturel additionné avec l’imagerie propre aux compagnies aériennes rappelle indéniablement Lost. C’est sans doute ce qui m’a attiré dans cette histoire où le décalage horaire d’un fuseau à un autre est à prendre au pied de la lettre.

Cela prend d’abord la forme d’un son audible d’une jeune aveugle. Et généralement, lorsque l’on voit un enfant un peu bizarre chez Stephen King, on peut supposer qu’il dispose du shining. Il s’agit là d’un élément de la mythologie de l’écrivain qui revient assez souvent dans ses oeuvres littéraires, mais qui peut être difficile à appréhender pour un spectateur qui ne lit pas ses ouvrages et se contente juste des adaptations. J’en ai suffisamment lu pour apprécier que cet aspect soit présent à l’écran, même si cette nouvelle reste inédite à mes yeux pour l’instant. D’ailleurs, je suis curieux de savoir si celle-ci fait preuve d’un happy end aussi chaleureux que celui qui clôt cette mini-série. Arrêt sur image à l’appui sur des visages heureux et débordants de joie.

C’est plutôt inhabituel chez le maitre de l’épouvante qui nous gratifie d’ailleurs de sa présence dans un petit rôle. Comme Stan Lee dans le MCU, on le retrouve également dans Le fléau avec lequel j’ai enchainé. Cette fois-ci, c’est 4 épisodes de 1h30 chacun qui vont servir à dérouler l’intrigue qui tenait à l’origine sur plus de 400 pages. Ça ne sera donc pas de trop pour suivre ces destins croisés qui vont s’unir face à une pandémie, ce qui fait écho avec la situation à laquelle nous sommes tous confrontés actuellement. Les personnages surnaturels en moins. En effet, deux camps s’opposent et chacun est mené par un être mystique représentant le bien et le mal. L’impressionnant casting (où l’on retrouve quand même Gary Sinise, Miguel Ferrer, Matt Frewer, Sam Raimi, Ed Harris,…) se voit donc recruter à travers leurs rêves pour rejoindre leur maitre respectif et mener à l’inévitable confrontation.

C’est très manichéen et la croyance qui entoure la quête des personnages n’aide pas à s’émanciper des clichés du genre. Heureusement, Randall Flagg est là pour apporter une dose de folie à chacune de ses apparitions. Figure du mal par excellence dans l’univers de Stephen King, il s’agit de l’un des nombreux noms de celui qui se fait communément appeler l’homme en noir et que l’on retrouve dans la saga La tour sombre. Mais dans un look bien différent de son statut de sorcier puisqu’ici il ressemble quasiment trait pour trait à Bob, l’entité maléfique de Twin Peaks. Cette mini-série ne bénéficie pas du talent de David Lynch à la réalisation, mais Mick Garris s’en sort bien mieux que les autres adaptations de l’époque. Idem pour les effets spéciaux qui sont discrets pour la plupart, ou en tout cas pas autant à la ramasse que ceux des Langoliers.

Le contexte n’est évidemment pas le même et malgré l’ambiance fantastique, on se laisse surprendre par de petits détails très réalistes. Je pense notamment au fait que les personnes à l’état de cadavre à cause du virus, et qui jonchent les rues, doivent être évacuées au plus vite avant de dégager une forte odeur sous l’exposition du soleil. C’est simple comme évocation, mais suffisant pour provoquer la nausée lorsque l’on sait que 99% de la civilisation a rendu l’âme. Voir cette mini-série dans le contexte actuelle lui donne un côté avant-gardiste sachant que le roman date de 1978. J’ai beau adoré le monde de la fiction, je suis bien content que l’on n’en soit pas encore arrivé là dans notre réalité.

Comics

Ma pile de comics à lire diminue lentement, mais surement. Et pour que je mette autant de temps à en lire certains, je me dis qu’inconsciemment je devais me douter que la qualité ne serait pas forcément au rendez-vous. C’est le cas avec ce best-of de Black Panther que j’avais acheté il y a de cela 3 ans pour en découvrir un peu plus ce personnage qui venait d’avoir droit à une adaptation au cinéma. J’avais trouvé passionnante la mythologie autour du Wakanda et l’envie d’en savoir plus m’a poussé à mettre moins de 2 euros dans cette compilation d’histoires.

Ce recueil regroupe donc plusieurs récits issus de différentes époques. Une bonne initiative qui n’aide pas forcément à la lecture puisque si l’on parcourt l’ouvrage dans l’ordre de parution, on peut avoir des difficultés à lire des numéros très anciens. En effet, les scénaristes qui ont posé les bases de ce super-héros, et des comics en général, faisaient usage d’une narration très enfantine. On se retrouve donc avec des dialogues symptomatiques de l’époque, c’est-à-dire expliquant le moindre fait et geste de ce qui se passe dans chaque case.

Cela donne un style très lourd qui s’allège un peu au fur et à mesure que l’on avance dans les décennies. Cette redondance dans les répliques surchargées, où les personnages disent littéralement ce qu’ils sont en train de faire, laisse donc place à un style plus épuré. Les dessins suivent une évolution similaire, à une exception près avec Jack Kirby dont le style reste intemporel. On ne peut pas en dire autant du reste, mais il y a une amélioration visible à mesure que l’on se rapproche de récits plus modernes.

Malheureusement, ce ne sont pas là des one shot, ce qui fait que presque tous les segments s’achèvent sur un cliffhanger. C’est donc dommage de lire tous ces débuts d’histoires auxquels on ne peut donner suite. La ligne éditoriale semble d’avoir été de nous présenter l’univers de Black Panther à travers un méchant emblématique tel que Ulysse Klaw, la civilisation et les coutumes du Wakanda, sa rencontre avec la mutante Tornade qui deviendra sa femme, la garde des Dora Milaje…

Cette anthologie s’achève sur ce qu’il y a de plus récent sur le personnage, et aussi forcément sur ce qui se rapproche le plus du film et qui semble l’avoir inspiré. C’était ce que j’étais venu chercher avec cet achat, mais ma lecture a tellement été laborieuse jusque là que j’ai eu du mal à en profiter pleinement. Ce tour d’horizon de 240 pages aura rempli son rôle de guide sans pour autant que je n’y trouve mon compte. Peut-être parce que j’ai tardé à le lire après tout ce temps et que ma hype autour de ce personnage est redescendu depuis.

Après Marvel, j’ai lu un peu de DC. Enfin pas que, puisqu’il s’agit d’un crossover avec la maison d’édition Wildstorm. Intitulé Dreamwar, on y assiste à la confrontation entre les super-héros de ces 2 écuries sans qu’il n’y ait plus d’explications que ça. Et sur les 6 numéros durant lesquels s’étend cette mini-série, on reste un bon moment dans le flou avant que le titre ne trouve sa justification. Toute l’intrigue converge donc vers une résolution onirique et pour moi, il n’y a rien de pire pour conclure une histoire.

À partir du moment où j’ai compris là où l’auteur, Keith Giffen, voulait m’emmener, l’intérêt est progressivement retombé. Seules les planches de Garbett Lee valent le détour par leurs dynamismes et m’ont permis d’aller jusqu’au bout. C’est toujours très propre et lisible, c’est juste dommage que l’histoire ne soit pas à la hauteur de ses illustrations. Déjà qu’en temps normal ce type de crossover n’a aucun impact sur les continuités respectives dont font partie les héros des deux camps, là on n’a absolument aucune prise de risque en justifiant cette rencontre par un rêve.

Le dessinateur a beau faire tous les efforts possibles en mettant en pleine page des poses iconiques et même une mise à mort de Batman, rien n’y fait. Reste le plaisir de retrouver les personnages de The Authority et les voir interagir avec ceux de la Distinguée Concurrence. C’est bien peu de choses en comparaison de ce que l’on était en droit d’attendre d’une telle rencontre éditoriale. À l’image du rêve à l’origine de cette histoire, il est difficile de s’en souvenir une fois qu’on a terminé cette lecture.

Mes attentes pour le mois qui débute

Difficile de se projeter puisque maintenant la plupart des activités nécessitent un pass sanitaire. Ma première injection ayant été faite il y a pile une semaine, la seconde ainsi que l’attribution du fameux sésame se fera donc début septembre. Je peux donc mettre le cinéma entre parenthèses même s’il y avait des films que j’attendais impatiemment comme The suicide squad, Space Jam, Old, Bloody Milkshake, Spirale, Free guy, Snake eyes, Candyman, Reminiscence,… J’espère qu’il restera encore quelques-uns d’entre eux à l’affiche lorsque les cinémas me seront de nouveau accessibles.

Pour le coup, on peut dire que l’abonnement à Disney Plus tombe à point nommé pour contrebalancer toutes ces sorties que je ne pourrais pas voir. Le catalogue est plus que conséquent et il me tarde de poursuivre les séries de la phase 4 du MCU, découvrir ou redécouvrir les dessins animés de mon enfance,… Ça, c’est surtout si le temps n’est pas de la partie. Et vu les prévisions, il va falloir sauter sur la moindre occasion dès que le soleil pointera le bout de ses rayons pour sortir. Je vais en profiter pour faire ce que je fais d’habitude lorsque je suis de retour dans le cocon familial et que j’avais évoqué dans l’édito du mois dernier: je vais marcher sur les traces de mon passé. 

J’ai déjà dans l’idée d’aller me perdre dans les rues et de confronter mes souvenirs à la réalité. Lors de ces longues balades, j’en reviens souvent avec des tonnes de nouvelles idées sur des projets, à croire que la marche a un effet bénéfique sur ma réflexion. Ça ne sera pas de trop vu le nombre de choses que j’ai à faire en rapport avec la création de ma future entreprise. Normalement, j’arrive bientôt à la fin de mon accompagnement visant à affiner mon projet, le moment de se lancer dans cette nouvelle aventure approche à grands pas. Je ne croyais pas dire ça un jour, mais j’ai hâte de faire toutes les erreurs possibles pour continuer à apprendre et devenir le meilleur dans mon domaine.

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