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Cage dorée

On dit qu’un salaire est un pot-de-vin que l’on accepte pour oublier ses rêves. C’est une vérité à laquelle je pense beaucoup depuis que j’ai réintégré le monde du salariat. Toutefois, j’ai eu envie de garder un pied dans ma micro-entreprise et c’est pourquoi j’ai opté pour un mi-temps. Le terme de job alimentaire n’a jamais été aussi approprié pour ce que je fais durant ces quelques heures par jour. Et sachant que ma principale nourriture est d’ordre littéraire, le fait de travailler dans une librairie est très ironique.

Je vois passer une quantité astronomique d’ouvrages devant moi et pourtant, je n’ai pas eu l’occasion d’en ouvrir un seul depuis mon arrivée. C’est précisément ce que je recherchais: une pause dans ma journée. Ne plus penser à l’écriture durant cette coupure pour me concentrer sur les tâches qui me sont dévolues. Néanmoins, je ne peux nier le fait que manipuler des livres par dizaine m’a fait prendre conscience du poids des mots, au sens littéral. De quoi me faire voir différemment ma production journalière dont voici les dernières avancées.

Semaine 05 – du lundi 31/01 au dimanche 06/02: 10555 mots

Semaine 06 – du lundi 07/02 au dimanche 13/02: 10632 mots

Semaine 07 – du lundi 14/02 au dimanche 20/02: 10572 mots

Semaine 08 – du lundi 21/02 au dimanche 27/02: 10537 mots

Ce mois de février m’a permis de franchir les paliers des 660, 670 et 680 jours d’écriture sans la moindre interruption. J’avoue avoir pas mal appréhendé mon retour en entreprise, autant pour ce que cela représente que pour le potentiel danger par rapport à ma routine si bien rodée. Pour l’instant, j’ai réussi à maintenir ma production de 1500 mots minimum par jour, et j’espère continuer sur cette lancée. J’ai bon espoir que cet emploi m’aide à mieux gérer mon temps en faisant plus rapidement ce qui avant me prenait plusieurs heures.

Désormais, j’en ai moins à consacrer à l’écriture, mais je suis beaucoup plus focus lorsque c’est le cas. Une différence que je remarque également à l’échelle de la semaine. Désormais, les week-ends ont retrouvé leur vraie valeur, même si je m’arrange pour écrire encore plus. Cela n’empêche pas le retour du blues du dimanche soir et le lundi reprend sa place de jour le plus détesté. Sauf que cette fois-ci, contrairement aux précédents postes que j’ai occupés, j’ai une motivation extérieure pour me permettre de supporter mes journées de travail.

Ainsi, je sais que cette situation n’est que temporaire. Si j’ai fait ce choix, c’est de mon plein gré et non par défaut. Comme Michael Scofield dans la série Prison Break, j’ai accepté de me faire enfermer pour ensuite mieux m’en évader. J’ai un plan tatoué sur le cerveau auquel je pense sans cesse et que je m’applique à suivre depuis des mois. Peu importe le temps que ça prendra, je suis déterminé. D’un point de vue extérieur, cela peut ressembler à une marche arrière depuis mon aventure dans l’entrepreneuriat, mais ça n’est pas le cas. 

Je prends juste de l’élan pour mieux sauter au-dessus des obstacles qui se présentent à moi.

CINÉMA

De son titre à sa bande-annonce en passant par son affiche, Nightmare Alley a tout pour prêter à confusion. J’en ai d’ailleurs été témoin lors de ma séance en présence de trois personnes dans le public, persuadées d’assister à la projection d’un film d’horreur. Des néophytes venues pour assister au grand frisson, mais qui ont vite déchanté devant cette nouvelle proposition de Guillermo Del Toro. Le nom du réalisateur, pourtant synonyme de films fantastiques, m’a aussi pas mal dérouté, moi qui suis pourtant un fidèle de son cinéma.

Pacific Rim, Hellboy, Blade 2, Mimic… sa filmographie est hantée par des films de genre. Même L’échine du diable, Le labyrinthe de Pan et La forme de l’eau, qui sont moins des films de divertissement que des films d’auteur, contiennent leur part de surnaturel. Ici, Nightmare Alley en est complètement dépourvu malgré son sujet et signe un tournant dans la carrière du cinéaste mexicain. Comme s’il avait décidé de nous montrer une autre facette de sa personnalité. De là à se demander si les récompenses qu’il a obtenues et la reconnaissance du public ne l’ont pas orienté vers des productions plus sérieuses…

Malgré mes doutes, j’ai tout de même retrouvé tout ce qui fait le style de Guillermo Del Toro. Ce film s’inscrit totalement dans ce qu’il a fait précédemment, c’est à dire mettre en scène des monstres. Comme nous le démontre Nightmare Alley, cela ne se limite pas à des vampires, des insectes géants et autres curiosités qui pullulent dans ses productions. Ici, les démons sont intérieurs et non sur le devant de la scène. Les humains sont rongés par toutes sortes de tourments et montrés sous leur plus mauvais jour, avec leurs vices et leurs traumatismes.

Le cirque itinérant dans lequel l’histoire s’inscrit n’est qu’un leurre puisque leur talent ou leur difformité ne sont pas à mettre sur le compte d’un pouvoir quelconque. Ils sont juste des parias, des marginaux qui se sont regroupés et qui ont accueilli le mystérieux Stanton Carlisle au sein de leur troupe. Incarné par Bradley Cooper, il trouve dans cette famille un mentor qui va lui enseigner tout ce qu’il sait de l’art du mentalisme. Doué dans cette discipline, il va alors prendre son indépendance et se produire dans les hautes sphères de la société.

Cette ascension et cette soif de pouvoir vont l’amener à partager sa vie avec deux femmes, l’une par amour et l’autre pour le business. Une dissociation qui va devenir de plus en plus floue à mesure qu’il gagne en popularité et qu’une supercherie se met en place… Cette histoire, qui prend place dans les années 30, n’est pas sortie de l’imaginaire de Guillermo Del Toro puisqu’il s’agit là d’une adaptation du roman Le charlatan de William Lindsay Gresham. Portée à l’écran une première fois en 1947, cette nouvelle version bénéficie d’une sorte de mise en abime.

Comme pour son héros au regard bleu acier, Del Toro a d’abord évolué dans les coulisses avant d’avoir la renommée qu’il mérite. Il s’est ensuite émancipé pour duper le public derrière la caméra avec des monstres qui n’étaient pas plus réels que la magie dont use Stanton. Et si l’on en juge par le succès qui n’est pas au rendez-vous pour Nightmare Alley, malgré ses nombreuses qualités, le cinéaste semble emprunter le même chemin que son héros. Il a essayé de jouer les mentalistes en devinant ce que les spectateurs voulaient voir et s’est trompé sur leurs attentes.

Pourtant sa marque de fabrique est présente durant les 2h30 de ce tour de passe-passe cinématographique. Un montage assez long, mais qui permet à sa réalisation de respirer avec des plans qui jouent avec les ombres et les lumières. Par moment, j’ai même eu la sensation de retrouver la mise en scène de Steven Spielberg, c’est dire à quel point Guillermo Del Toro a gagné en virtuosité. Sa direction d’acteur a aussi gagné en précision avec une performance de Bradley Cooper absolument brillante.

Mutique pendant une bonne partie de l’ouverture, son interprétation passe beaucoup par le regard, son attitude, sa posture, sa manière d’enchainer les cigarettes pour se donner une contenance, de refuser de boire de l’alcool… Le reste du casting est à la hauteur pour lui donner la réplique avec entre autres Rooney Mara, Cate Blanchett ou encore Willem Dafoe. Ron Perlman est également de la partie en tant que fidèle du cinéaste et membre éminent de sa famille de cinéma qu’il s’est construit au fil des années.

Nightmare alley marque surtout par la déconstruction du travail de son réalisateur. Guillermo Del Toro y démystifie une partie de son cinéma en donnant à voir l’envers du décor de Crimson Peak. À l’occasion d’une apparition fantomatique, il confirme sa volonté de ne pas avoir recours au fantastique pour un résultat qui est loin de satisfaire la personne visée. Et donc par extension, le spectateur. Cet autre niveau de lecture est-il annonciateur d’une prise de conscience pour l’artiste? Une volonté de faire une transition vers des films moins grand public?

L’avenir nous le dira. Celui de Nightmare alley semble aussi sombre que les salles dans lequel il est projeté. La faute à l’idée reçue que l’on se fait de son auteur et de son parcours au-delà des frontières de l’imaginaire. Les apparences sont parfois trompeuses et Del Toro vient d’en faire une nouvelle démonstration, sans pour autant renier ses obsessions. Ce long-métrage a le mérite de proposer quelque chose de nouveau sans pour autant sortir de son registre. Nightmare Alley est donc bien un film fantastique, pas par le prisme de son genre, mais dans son ressenti. 

FILMS

Comme d’habitude lorsqu’un long-métrage sort au cinéma, la télévision s’arrange pour surfer sur l’actualité. Là en l’occurrence, c’est à l’occasion de la sortie Des vedettes que j’ai pu découvrir La folle histoire de Max et Léon. Plutôt réceptif à l’humour du duo derrière le Palmashow, j’étais curieux de voir comment ils allaient gérer ce premier passage sur un format plus long. Je craignais que cela ne soit qu’une accumulation de sketch mis bout à bout, mais finalement j’ai été assez surpris par le résultat.

L’influence de La septième compagnie, et donc par extension de Louis de Funès, se fait grandement ressentir, mélanger à l’esprit d’OSS 117. Une combinaison qui permet aux blagues de ne pas souffrir d’une forme de censure grâce au contexte de l’époque. À de multiples reprises, je me suis fait la réflexion que certaines répliques seraient difficilement acceptables de nos jours. Et pourtant, il ne date que de 2016. C’est cette dose d’humour souvent clivante qui permet au film de bien vieillir, en plus d’une réalisation assez belle.

Mis en scène par Jonathan Barré, je ne m’attendais pas à ce que cet aspect soit aussi soigné. Autre prouesse, le duo a réussi à faire une comédie sans avoir Christian Clavier au casting. Il n’est pas le seul grand nom du cinéma français à être absent au générique et c’est tant mieux. À la place, on y retrouve Monsieur Poulpe ou encore Baptiste Lecaplain, bien plus en phase avec l’humour du Palmashow. Et pour conclure, même Christophe Lambert vient nous gratifier de son rire légendaire, et communicatif.

J’ai beaucoup ri aussi devant Dragon Ball Super Broly, mais pas pour les mêmes raisons. Il faut dire aussi que j’avais lâché la licence une fois sortie de l’adolescence. J’ai donc essayé de renouer avec ce qui a bercé ma jeunesse et force est de constater que les choses ont bien changé. Passer une longue intro en flashback, ce film propose une relecture des origines de Broly afin de l’intégrer à la continuité de Dragon Ball Super. Et cela n’est pas sans incohérences par rapport à la mythologie que je croyais connaitre.

Mais le créateur Akira Toriyama ayant validé tout ça, je suppose qu’il y a une logique derrière. Pour preuve, je ne connaissais même pas certaines des transformations dont usent les Saiyans, mais le spectacle était à la hauteur de cette débauche de couleurs et de lumières. Ces effets pyrotechniques perdent toutefois de leur impact à mesure qu’ils s’enchainent. Mais au moins la vitesse à laquelle tout cela se déroule permet de ne pas trop s’attarder sur les designs revus à la baisse.

Même si ce film m’a donné envie de me replonger dans ce monde peuplé de super guerriers en tout genre, ce Dragon Ball Super Broly est loin d’arriver à la cheville des anciens films de la franchise. Que ce soit en termes d’animation ou de réalisation, c’est en tout point inférieur. Il manque une réellement vision et cela est d’autant plus navrant comparé à d’autres oeuvres antérieures à celle-ci. Sortie en 2018, c’est 14 ans plus tard par rapport au Château ambulant que j’ai découvert et qui est un petit bijou.

Malgré le perfectionnement des technologies, rien ne vaudra jamais un véritable artiste aux commandes pour repousser les limites de son époque. Tellement, que même en 2022 ce film n’a pas pris une ride, contrairement au personnage principal victime d’un maléfice. Celle qui se prénomme Sophie voit donc s’envoler sa jeunesse et tandis qu’elle part à la recherche d’une solution à son mal, elle tombe sur un château ambulant contrôlé par un magicien qui se prend d’affection pour elle.

Croisement improbable entre Mortal Engines et Là haut, j’ai été surpris par le talent déployer en animation. Je ne suis pas forcément un grand fan d’Hayao Myazaki, puisque je ne découvre sa filmographie qu’au compte goutte, mais je dois lui reconnaitre une créativité débordante doublée d’une réalisation audacieuse sans avoir recours à l’imagerie de synthèse. Une prouesse qui donne un certain cachet au Château ambulant, vestige d’une animation traditionnelle, voire presque à l’ancienne. Une poésie de chaque instant.

Cette magie on la retrouve également dans Shazam!, mais par le prisme de la comédie de super-héros. C’est un film que j’ai pris plaisir à revoir et qui ne fait que gagner en sympathie à chaque visionnage. Une très bonne surprise confirmée alors que ce long-métrage de David F. Sandberg transpose pour la première fois un héros loin d’être populaire. Il s’intègre pourtant très bien dans l’univers établi par Zack Snyder, même si les monstres à la Ghostbuster sont loin de l’imagerie grim & gritty.

Au contraire, Shazam! assume son côté pop et coloré. C’est drôle sans en faire des tonnes, il y a de bons sentiments et juste ce qu’il faut de moments dramatiques pour rester sur une forme de légèreté. Une orientation pareille à celle de Spider-Man Homecoming avec lequel il partage une ambiance similaire, jusque dans le générique final. Il me tarde donc de voir la suite, en espérant que Shazam! Fury of the gods soit aussi réussi.

Celle de Homecoming, Spider-Man: Far from home, a quant à elle surpassé toutes mes attentes et revoir cette séquelle après No way home permet d’avoir du recul sur cette fausse introduction au multivers que l’on connait désormais. Mysterio avait alors dupé son monde pour devenir son plus grand héros. Cet adversaire est vraiment l’attraction du film, Jake Gyllenhall a réussi à le rendre attachant et l’alchimie avec Tom Holland fonctionne très bien. J’espère vraiment le revoir un jour dans le MCU.

SÉRIES

Why M6 kill This is us? La question mérite d’être posée au regard de la programmation chaotique des aventures de la famille Pearsons. Après avoir été relégué en seconde partie de soirée, la cinquième saison de This is us a tout simplement été retirée de l’antenne pour atterrir sur le replay de la chaine. Une décision aberrante compte tenu de l’horaire tardif de diffusion et au rythme de 3/4 épisodes par semaine. Difficile de veiller aussi tard dans la semaine.

Les raisons de ce sacrifice semblent inexplicables, surtout après avoir fait des premières saisons un événement télévisuel. Pendant ce temps-là, la version française, Je te promets, continue d’être diffusée en prime time sur TF1. Et c’est peut-être là l’explication la plus logique derrière ce gâchis. Loin d’être à la hauteur de l’original et susceptible de faire de l’ombre à ce remake, il est possible que les deux chaines se soient mises d’accord. Surtout depuis que M6 appartient au groupe TF1, ça parait logique comme décision interne.

Mais qu’importe, ce n’est pas la première fois qu’une série populaire outre-Atlantique est programmée à un horaire tardif pour ensuite être annulée faute d’audience. Cela n’entache en rien la qualité de ces 16 nouveaux épisodes, toujours aussi émotionnels. On retrouve ce puzzle narratif dont les scénaristes ont le secret. Cela permet de redécouvrir, sous un autre angle, une scène que l’on connait déjà, mais agrémentée de plans supplémentaires qui changent la donne.

Ce nouvel éclairage donne toujours une impression de déjà vu qui s’étend jusqu’aux saisons précédentes. Toutefois, celle-ci trouve sa particularité en s’inscrivant pleinement dans le moment présent. Ainsi, l’actualité s’immisce dans la timeline avec non seulement le mouvement Black Live Matter qui affecte profondément Randall et son entourage, mais aussi la crise du Covid. Ce contexte permet de donner une identité forte à cette saison en particulier, là où l’on avait du mal à différencier les quatre premières.

Cette synchronisation avec la réalité a dû être un véritable casse-tête pour réorganiser les intrigues de chacun en fonction de cet événement. Cet arrangement de dernière minute et néanmoins mieux géré que celles se situant dans le passé. Je pense notamment à une sous-intrigue concernant la mère biologique de Randall qui m’a paru assez improbable. Entre ce rebondissement, qui flirte avec le grotesque, et un épisode centré sur un anonyme a qui l’on doit l’avènement de la visio grâce à ses recherches dans les années 70, mon intérêt s’est un peu dilué.

Afin d’être au plus proche de la vérité, le port du masque est également de mise dans certaines scènes. Malheureusement, en l’absence de cette partie du visage, cela n’aide pas à la visibilité des émotions qu’essayent de transmettre les acteurs. Leur performance est amoindrie, mais il suffit d’une étincelle dans leur regard pour déclencher une larme dans le nôtre. This is us est donc toujours aussi prenant, peu importe les circonstances ou les baisses d’attention dont j’ai pu faire preuve.

Reste une sixième et dernière saison qui viendra clore cette histoire. Et vu l’épilogue du dernier épisode, un flashforward, cet ultime retour risque d’être riche en retournement de situation. Chaque plan étant une pièce d’un puzzle représentant une fresque familiale sur des décennies, il faudra s’attendre à ce que ces derniers éléments remettent en question pas mal de nos convictions sur la bande des trois. Ces derniers sont attachants au possible grâce aux scénaristes, qui sont les véritables stars de ce projet hors normes.

This is us est une masterclass, une leçon d’écriture sur la manière de donner vie à des personnages et son fonctionnement m’intrigue au plus haut point. J’ignore si un jour cela sera possible, ou si un fan n’ayant rien d’autre à faire de son temps se lancera dans un tel montage, mais j’aimerais beaucoup revoir cette série dans l’ordre chronologique. Il y a beaucoup à apprendre du fonctionnement de cette série, même si elle est snobée dans notre pays.

Une chose que je n’arrive toujours à m’expliquer, surtout après avoir vu la saison 2 de Why women kill? prioritaire sur la grille des programmes. J’ai suivi le retour de cette anthologie en pensant avoir affaire à un schéma similaire à celui de la première saison, mais j’ai vite déchanté. Ici, il n’y a qu’une seule temporalité, à quelques flashbacks près. Du coup, voix off à l’appui, on dirait juste une préquelle à Desperate Housewife. S’agissant du même créateur, cela n’a rien d’étonnant.

Ce qui l’est plus, c’est de ne pas avoir conservé cette structure qui fonctionnait à merveille sur la saison 1. En faisant le choix de situer son intrigue uniquement à la fin des années 40, il y a cette sensation d’étirement un peu artificiel. En effet, la première saison avait été découpée en trois époques traitées à parts égales, soit un tiers des 10 épisodes. Sur ce même nombre, cette seule timeline peine à raconter quelque chose sans faire de nombreux détours pour tenir sur la longueur.

De plus, on retrouve à peu de choses près le même type de couple, mais cette fois-ci réuni à la même époque. Il y a donc beaucoup plus d’interactions et d’autant plus de mobiles pour les suspects derrière ces meurtres. Peu importe les raisons qui poussent ces femmes à se retourner contre leurs conjoints, elles sont animées d’un même esprit de conquête. Malheureusement, les arcs narratifs sont prévisibles dans le sens où les personnages deviennent l’exact inverse de ce qu’ils étaient au départ.

À partir de là, leur développement peine à les rendre intéressants. Dès lors, on sent que la production a plus misé sur la forme que sur le fond. Sans faire preuve de prouesses visuelles, les décors et la reconstitution de cette époque donnent lieu à de jolis plans. C’est propre sans être du niveau de ce que peuvent proposer les géants du streaming. Malgré cette impression globale plus que mitigée, la dernière scène du dernier épisode permet de terminer sur une bonne note.

Sans le nommer, un personnage est arrêté pour ses crimes. On assiste alors à un montage qui alterne entre son point de vue, complètement fantasmé, et la réalité. Les deux se confondent et mettent en relief la folie de ce protagoniste d’une assez belle manière. Mais ce n’est guère suffisant pour une histoire qui aurait pu réduire sa durée par deux afin de garder en efficacité. Dommage. Une fois passée la découverte du concept en saison 1 et de l’abandon de la multiplication des époques, je me demande ce qui disparaitra dans la troisième saison. S’il y en a une.

COURT-MÉTRAGE

Internet regorge de talents qui ne demandent qu’à s’exprimer. YouTube est le premier bénéficiaire de ces cinéastes en devenir avec d’un côté François Theurel et de l’autre Alexandre Phillipe Marinelli. Respectivement plus connus sous le nom de Fossoyeur de films et de Slexno, membre de l’équipage de Nexus 6, ils ont déjà été amenés à travailler ensemble, mais c’est en leur qualité de réalisateur qu’ils concourent dans la catégorie court-métrage.

Le premier s’intitule Case dép et a été primé pour le Nikon film festival. Rien à voir avec le Case départ de Thomas Ngigol, il y est question d’une partie de Monopoly entre amis, mais du point de vue d’Alexandre qui joue aussi dedans. Il doit alors faire face aux comportements des autres joueurs et ce que cela lui inspire. Durant plus de 2 minutes, ses pensées nous sont dévoilées avec une écriture proche des discours de développement personnel, mais avec le phrasé lyrique de Slexno. 

Le résultat est assez distrayant et l’utilisation d’effets spéciaux permet de fantasmer une pièce de jeu géante. De mauvais joueurs à winner qui relativise en acceptant la défaite, cela n’a pas empêché son réalisateur de voir son oeuvre sortir victorieuse parmi la sélection. Toujours chez Nikon Film Festival, mais pour sa deuxième édition, François Theurel propose L’intérieur pour une durée à peu près équivalente.

C’est là un court-métrage très conceptuel qui a été tourné durant le confinement. Une période propice à la créativité pour de nombreuses personnes qui se seront découvert un talent en particulier, ou ici l’occasion de s’amuser dans un domaine dans lequel on excelle déjà. Cela se rapproche de son travail sur Camera Obscura, avec son montage d’images abstraites, mais qui ici forme une histoire. Dépourvu de la moindre ligne de dialogue, tout est ici affaire de sensation. 

Pour ma part, j’en ai plus ressenti devant Case dep’ même s’ils sont tous deux aux antipodes en termes de thématique, de réalisation, de personnages… Mais c’est là deux belles propositions. Reste maintenant à savoir quand ces deux cinéastes vont se voir offrir la possibilité de passer au format long. Il y a là un potentiel à ne pas sous-estimer pour une production d’envergure. Le cinéma français en a cruellement besoin pour proposer quelque chose qui sorte des comédies bien lourdes et des drames aux titres à rallonge comme on sait si bien le faire.

TRAILERS

Jurassic World 3

Après avoir laissé sa place à Juan Antonio Bayona sur Fallen Kingdom afin de réaliser l’épisode 9 de Star Wars, et de finalement être écarté du projet au profit de JJ Abrams, Colin Trevorrow revient pour clore Jurassic World. C’est l’occasion pour réunir le casting d’origine avec Alan Grant et son ex-femme que l’on avait plus revu depuis le troisième opus, mais aussi Jeff Goldblum qui faisait une apparition dans Fallen Kingdom. Cette réunion d’experts ne sera pas de trop pour observer les dinosaures qui évoluent désormais hors de leur habitat naturel. Lâchés dans notre jungle urbaine, il est jubilatoire de voir l’espèce humaine passer du rang de prédateur à celle de proie. Cela annonce un spectacle inédit à l’écran.

Buzz l’éclair

Toujours sur la musique de David Bowie, cette nouvelle bande-annonce en dévoile un peu plus de l’univers de Buzz l’éclair. Ce n’est pas là un spin-off à Toy Story et pourtant il est amusant de voir que ce héros va lui aussi se voir attribuer un jouet sous la forme d’un chat robotisé. Sorte de sidekick, je ne doute pas du talent de Pixar pour en faire une sorte running gag, mais surtout pour l’humaniser au point de nous faire craindre pour sa vie. Et les menaces seront nombreuses avec ces robots géants qui semblent être les sbires de l’empereur Zorg, voir Zorg lui-même. Un bien beau programme avec le doubleur français de Chris Hemsworth pour ajouter une note de coolitude.

Nope

Pour son troisième film en tant que scénariste et réalisateur, Jordan Peele semble suivre la même trajectoire que M. Night Shyamalan. Comme lui, il se lance dans le film d’extraterrestre, et comme pour le metteur en scène de Signs, je ne doute pas que le twist ira bien plus loin que ça. En attendant, ces premières images sont intrigantes…

Doctor strange in the multiverse of madness

Après une première bande-annonce en guise de scène post-générique à Spider-Man: no way home, c’est les spectateurs du Super Bowl qui ont été témoins de ce nouveau trailer. Généralement, les publicités de cet événement sportif sont l’occasion de faire une pause, mais là ces nouvelles images sont aussi violentes qu’un placage au sol. La réalisation virevoltante de Sam Raimi à l’air intacte malgré l’habitude de Marvel à brider ses réalisateurs pour harmoniser ses productions. En même temps, dans ce Multiverse of Madness, il y a tellement de choses différentes que l’on a l’impression de voir plusieurs films en un. On retrouve bien entendu des plans qui vrillent le cerveau, même si depuis Coma: esprits prisonniers est passé par là, mais aussi de nouveaux variants de Strange. Les illuminatis sont également au rendez-vous avec le professeur Xavier en guise de leader, sans pour autant que cela ne soit confirmé. Idem pour les rumeurs voyant Tom Cruise en Superior Iron Man, les plans que l’on voit sont trop flous pour pouvoir faire autre chose que spéculer. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que Wanda va se déchainer et ça promet d’être épique. Tellement, que j’ai l’impression qu’avant les Avengers étaient des films événements, des crossovers dantesques, et cette phase 4 fait de chacun des longs-métrages un événement en soi.

Seigneur des anneaux: les anneaux de pouvoir

Les premières photos de cette nouvelle exploration de la Terre du milieu étaient loin d’être convaincantes. Mais finalement, il ne faut pas se fier aux apparences puisque ce premier trailer se veut totalement rassurant. De quoi faire grimper le chiffre d’abonnés de Prime Vidéo avec cette fresque d’Héroic Fantasy.

COMICS

Après un premier tome plutôt bien mené, je dois avouer avoir été déçu par cette seconde partie de L’orphelin de Perdide. Je n’y ai pas retrouvé l’énergie qui m’avait tant plus même s’il s’agit ici de la même équipe: Régis Hautière au scénario et Adrian au dessin. Ces derniers sont toujours aussi bons, mais les planches sont grignotées par trop de bavardages. La fin m’a également déçue, mais n’ayant pas lu le roman dont est tirée cette adaptation, je ne pourrais dire s’il s’agit là d’une prise de liberté ou d’une conclusion conforme.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que celle de Old est différente de celle du roman graphique que Shyamalan a choisi de transposer à l’écran. Intitulé Château de sable, je préfère largement le film qui a le mérite de proposer une conclusion à la hauteur de la question qui est posée pour expliquer le mystère: des personnes bloquées sur une plage se mettent soudainement à vieillir. Il y a de quoi être intrigué, mais les planches en noir et blanc n’invitent pas vraiment à la lecture.

À l’opposé total, le premier tome de Décorum laisse exploser la créativité de son dessinateur, au point de croire qu’ils sont plusieurs à oeuvrer sur ce titre. C’est Mike Huddleston, sur un scénario de Jonathan Hickman, qui ne cesse d’expérimenter chapitre après chapitre. Un tour de force qui se transforme parfois en défaut puisque l’on peut avoir du mal à reconnaitre certains personnages. À cela, il faut ajouter deux trames à suivre en parallèle, l’une centrée sur une tueuse et l’autre sur une secte cosmique vénérant un oeuf.

Cela peut paraitre abstrait au premier abord, mais ce fut un véritable plaisir de se perdre dans ces planches grand format pour en profiter pleinement. La mise en page est superbe et les différentes techniques d’illustrations font de Décorum une véritable curiosité. Reste à confirmer cela avec un second tome à paraitre dans le courant de l’année. En attendant, une autre bande-dessinée s’est également livrée à un mélange, mais pas sur la forme, sur le fond. 

En effet, Fairy Quest tome 1 laisse se côtoyer différents personnages de contes. Un délire déjà vu dans la série Once upon a time, mais avec un côté méta comme je les aime. Ces êtres de fiction sont les esclaves du scénario qui les met en scène jusqu’à ce que le petit chaperon rouge décide de s’échapper de sa boucle. Cela ne sera pas sans conséquences, en tout cas suffisamment pour venir agrémenter un deuxième et un troisième tome. Ce premier volume, écrit par Paul Jenkins et illustré par Humberto Ramos, promet déjà une aventure rafraîchissante.

LITTÉRATURE

D’abord ils, puis elles. D’abord deux, puis une évoluant chacun de leur côté. Il est difficile de livrer un regard exhaustif sur le parcours des Wachowski. Mais à mesure que leur filmographie s’étoffe, il est possible de mieux les comprendre à travers leurs oeuvres. C’est à cet exercice délicat que s’est livrée la chaine YouTube Le ciné-club de Monsieur Bobine à travers l’ouvrage L’oeuvre des Wachowski: matrice d’un art social.

Écrit par trois des membres du collectif: Julien Pavageau, Aurélien Noyer et Yoan Orszulik, ce livre est le complément idéal de leur 108ème vidéo consacré à Matrix. Ils y abordent également les résonances. Derrière ce terme se cache le fait d’avoir une source d’inspiration similaire à un autre film et aboutir à un résultat quasi identique. Des influences partagées qui ont abouti à des accusations de plagiat injustifiées. Cet essai sur le duo est donc l’occasion de faire la lumière à travers pas mal d’exemples.

Dark City, Ghost in the Shell et j’en passe partagent de nombreux points communs avec Matrix sans pour autant que ce dernier ne soit coupable d’un quelconque vol. Et ces résonances ne se limitent pas aux productions des Wachowski, mais sont aussi à prendre au sens premier. En effet, il n’est pas rare d’entendre résonner la voix de Mr Bobine lorsque l’on lit tant le ton y est similaire. Un écho qui montre à quel point cette équipe a réussi à s’imposer dans l’analyse d’oeuvres filmiques.

Toutefois, le trio sort de son domaine d’expertise pour aborder leurs débuts dans le milieu du comics book ou encore l’univers étendu de la matrice à travers les jeux vidéos de la franchise. Les scénarios qu’elles ont écrits, mais qui sont restés à l’état de mots sur une page blanche, sont également de la partie. Idem pour les histoires qu’elles n’ont pas mises en scène, mais qui portent bien leur signature. Que ce soit à travers un manuscrit porter à l’écran par l’un de leurs collaborateurs ou une production portant leur nom, tout y est.

On découvre ainsi que pour les Wachowski, le processus créatif est le fruit d’une collaboration. Elles ne croient pas au principe de l’auteur et c’est pour cette raison qu’elles veillent à s’entourer d’artistes en tout genre. Cette famille de cinéma qu’elles se sont constituée au fil du temps est ici présentée à tour de rôle pour mieux connaitre leur contribution chez les Wachowski. Et ce n’est que justice, car qui de mieux qu’un groupe de personnes se cachant derrière la mascotte de Monsieur Bobine pour savoir à quel point l’effort commun est important?

Lorsque l’on voit la somme de travail que les trois auteurs ont fourni, on ne peut qu’être admiratif. Loin de faire les choses à moitié, ils sont allés jusqu’à analyser la forme de Mega City, le terrain de jeu où se déroule Matrix. Un décryptage passionnant qui démontre de leur compréhension de l’oeuvre. Ils s’appliquent également à dresser quelques parallèles entre les différents longs-métrages pour mieux en révéler les thématiques récurrentes.

L’occasion pour moi de remarquer des similitudes telles que la multitude de Smith dans Matrix Revolutions et la foule aux masques de Guy Fawkes dans V pour Vendetta. Malheureusement, certaines de leurs allusions m’ont échappé tout simplement parce que je ne suis pas à jour sur la série Sense 8. Ça me fera une bonne raison pour relire ce livre une seconde fois. Peut-être qu’entre temps j’aurais également revu Speed Racer pour le revoir à la hausse. 

Malgré leurs arguments, ils n’ont pour l’instant pas réussi à réhabiliter ce film à mes yeux. Mais ils me les ont déjà bien ouverts sur de nombreux points que je ne soupçonnais même pas. C’est donc pour moi un nouvel ouvrage de référence non seulement sur Matrix, qui occupe une large place, mais aussi tout simplement sur les Wachowski. Il faut savoir qu’à leurs débuts, il était difficile de réunir des infos sur ces mystérieuses cinéastes, préférant laisser leurs films parler à leur place.

Mais au fur et à mesure de leur transition vers le genre féminin, leur parole à commencer à se libérer. Comme si elles avaient découvert leur réelle identité et que maintenant, elles pouvaient s’exprimer en tout état de cause. Ce n’est pas pour autant que l’on en sait plus sur elles qu’il y a 20 ans, mais cet essai propose un beau récapitulatif de ce qu’il faut savoir à leur sujet, doubler d’une analyse en béton. Reste un défaut que l’on pourrait imputer à l’actualité.

En effet, ce livre devait sortir fin 2020, mais a été repoussé d’une année à cause de la pandémie. De son côté, Matrix Ressurections à lui aussi subit un report en décembre 2021. Ces dates rapprochées permettent à cet essai de surfer sur l’actualité, mais pas au point d’y inclure ce quatrième volet. Toutefois, ce n’est pas bien grave puisqu’il est quasiment impossible d’analyser Ressurections avec un minimum de recul. La preuve, la trilogie originale date d’il y a plus de 20 ans et pourtant on continue encore d’en découvrir à son sujet.

BONS PLANS ET ASTUCES

Lorsque les téléphones portables sont apparus sur le marché pour la première fois, ils étaient pourvus d’une antenne rétractable. Depuis les choses ont bien changé, en mieux, mais cette excroissance aurait été plutôt stylée pour accompagner la nouvelle fonctionnalité de Siri. En effet, les possesseurs d’iPhone peuvent désormais prononcer les sorts de la saga Harry Potter comme s’il avait une baguette entre les mains.

Après avoir préalablement prononcé la formule magique Dis Siri, il suffit de dire Lumos pour allumer la lampe torche et de prononcer Nos pour l’éteindre. Accio suivi du nom d’une application sert à l’ouvrir tandis que Silencio coupera le volume sonore. Il y en a bien d’autres mais par contre, toujours pas de sort pour réparer l’écran de son téléphone ou recharger sa batterie sans chargeur.

JEU VIDÉO

J’étais persuadé qu’après un premier opus centré sur une ile, que Rise of the Tomb Raider allait suivre le même chemin qu’Uncharted en se la jouant globe-trotter. C’est en partie vrai avec un passage du côté de la Syrie avant de camper sur ses positions avec une unité de lieu. Bien sûr, et comme pour le premier opus, ce terrain de jeu n’est que la face immergée de l’iceberg et pour cause, on évoluera dans un environnement glacial.

Les graphismes sont à la hauteur pour retranscrire les vents violents en altitude, les tempêtes de neige, les pics de glace, les avalanches… Ce n’est pas seulement beau, c’est aussi parfaitement intégré au gameplay puisque Lara sera ralenti lorsque la neige sera trop épaisse sur son chemin. La faune locale fera aussi son possible pour la stopper définitivement, notamment avec un combat contre un ours qui n’est pas sans rappeler The revenant.

Heureusement, on peut toujours compter sur les piolets pour se défendre, et qui sont à Lara ce que le pied de biche est à Gordon Freeman. Sans compter qu’il y a maintenant la possibilité de le faire évoluer grappin, ce qui se révélera fort utile lors des acrobaties. L’arc est lui aussi toujours au rendez-vous avec un upgrade au niveau des flèches que l’on peut planter dans une paroi et qui font office de prises d’escalade.

Ces flèches crantées ne sont pas toujours très visibles une fois dans le décor, mais c’est une nouveauté qui pimente les phases de plate-forme. De plus, contrairement au premier volet, on ne redémarre pas de zéro. Certaines compétences que l’on avait eu du mal à acquérir nous sont désormais accessibles d’entrée de jeu. Ce n’est pas pour autant que le périple en sera simplifié. L’accent est toujours autant mis sur le sensationnel avec une mise en scène qui se veut totalement immersive.

Entre les descentes vertigineuses et les phases de plongée sous-marine sous un lac gelé en quête d’une sortie, il y a de quoi avoir le souffle coupé. C’est le cas aussi même lorsque l’on n’est pas pressé par une situation dangereuse. J’ai notamment été soufflé par un bateau prisonnier d’une chute de glaces à la verticale, et sur lequel on pouvait marcher sur le mat comme sur une poutre: magnifique. Les mots m’ont manqué pour décrire à quel point c’était beau, à l’inverse de Lara dont il est possible d’enrichir le vocabulaire.

Sous couvert de petites énigmes, autre que celles à base d’engrenages, plus on s’applique à déchiffrer une langue, plus on acquiert de compétences pour la lire. Des petits détails qui permettent à la franchise Tomb Raider d’être plus qu’un sous-Uncharted. Cela n’empêche pas que si la licence phare de Naughty Dog avait été une tombe, nul doute que Lara l’aurait pillé depuis longtemps. Quitte à s’inspirer de quelque chose, autant le faire sur les meilleurs.

Outre cet instinct de survie, autant vidéoludique que pour s’orienter dans les contrées enneigées, les feux de camp font également leur retour. L’occasion pour améliorer l’arsenal à notre disposition, mais aussi pour changer de tenue. Et ce n’est pas simplement une question d’esthétique comme pour un simple skin. Non, cela procure des possibilités différentes à Lara, que ce soit en termes de camouflage ou de résistance. Une fonction qui permet de gagner en réalisme ce que l’on perd en identité.

L’icône que représente Lara Croft est connue de par le monde, et même si l’on ne retrouve pas cette tenue emblématique dans ce reboot, on s’éloigne tout de même grandement de l’essence de la franchise. On nage même en plein Horizon Zéro Dawn avec le personnage de Sophia, une rouquine qui ressemble à s’y méprendre à Alloy. La tribu dans laquelle elle évolue ne fera que confirmer cette source d’inspiration majeure pour ce deuxième volet.

Deux DLC sont également là pour prolonger l’aventure, à domicile cette fois-ci. Les liens du sang tout comme Le cauchemar de Lara prennent place dans le manoir Croft où plane une ambiance à la Resident Evil. Pour le premier, la seule menace sera les indices qu’il faudra lire et être très patient dans l’exploration de la bâtisse. Le second est tout aussi dispensable, bien qu’étant plus orienté action. Il est donc préférable de se concentrer sur l’aventure principale qui pourrait faire passer Ninja Warrior pour une promenade de santé.

MES ATTENTES POUR LE MOIS QUI DÉBUTE

Pour le fan de Batman que je suis, la sortie d’un nouveau film est toujours un événement. J’attends donc de pied ferme ce reboot dont les premiers retours sont très encourageants. J’ai bien conscience qu’il s’agit là d’une chose bien futile en comparaison avec ce qui se passe dans le monde. Cette guerre qui a éclaté me fait tout de même regretter de ne pas avoir de super-héros tel que celui que j’idolâtre, ou n’importe lequel de l’univers DC ou Marvel, afin de régler ce genre de conflit.

C’est un monde imaginaire dans lequel j’aime me réfugier et je pense que je vais le privilégier encore plus que les informations à l’avenir. La Russie et l’Ukraine ont donc décidé de ne plus appliquer les gestes barrières de manière assez radicale, reléguant l’épidémie mondiale à un fait divers lointain. L’actualité est tournée vers ce président qui a décidé de prendre les armes avec son peuple, et c’est ce qui se rapproche le plus d’un super-héros pour moi. Quant à Poutine, il est à l’image des méchants de bande-dessinée dans tout ce qu’ils ont de plus caricatural.

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