Aller au contenu

Du changement dans la continuité

Chaque premier du mois, ces textes ont toujours été comme des sortes de laboratoires. Des lieux d’expérimentations où le sujet était libre en fonction de ce qui me passait par la tête, de mon humeur du moment et de ce que j’avais envie de partager. Une sorte de bouffée d’air frais créative où je n’étais plus limité par le fait d’analyser une oeuvre sous toutes ses coutures, mais plutôt de laisser libre cours à mes envies. Pour autant, les chroniques dominicales n’ont jamais été soumises à des conditions quelconques, j’évoque juste le fait de pouvoir digresser dans un texte sans pour autant être hors sujet.

Mais avant d’en arriver là, ces éditos ont parcouru bien du chemin et une petite rétrospective s’impose avant de parler des changements que je souhaite effectuer. C’est donc en janvier 2020 qu’est apparu ce premier article hors série par rapport à ceux que je produisais depuis des années. J’y exprimais mes intentions vis-à-vis de ce nouveau départ ainsi que l’éventualité de se retrouver à intervalle régulier pour me livrer à ce que je pourrais qualifier de bavardage. De me livrer à mon autocritique, pour reprendre mes mots. C’était une entrée en matière pleine de promesses et dès le mois suivant j’ai déjà senti des difficultés à tenir mes engagements. 

Idem pour Mars qui aura été un timide texte servant à faire de la publicité pour mes réseaux sociaux. Loin d’être un expert en la matière lorsqu’il s’agit de se mettre en avant, j’y ai mis autant de conviction que d’assiduité à poster sur la plateforme dont je faisais la promotion. C’est à dire proche du néant. Puis le premier confinement s’est pointé entre temps et j’avais là matière à donner mon point de vue sur une situation que tout le monde vivait. La situation sanitaire m’aura permis de booster ma créativité en m’inspirant de l’actualité. Même si j’aurais aimé qu’il en soit autrement si cela avait pu nous épargner cette tragédie.

Avec le texte suivant, celui du mois de mai, ils forment une espèce de diptyque où le virus tient une place très importante jusqu’à ce que je me mette en retrait sur cette thématique, et ce pour plusieurs raisons. L’omniprésence de la Covid-19 aux informations aura provoqué une sorte d’overdose pour moi. Les interviews faisaient état de personnes parlant de leur quotidien et de la manière dont il vivait mal la chose. Pour ma part, cela n’aura pas été le moins du monde anxiogène et c’est pourquoi j’ai voulu stopper mes opinions sur le sujet. À cela, il faut ajouter que le sujet commençait à se tarir et le peu que j’avais encore à dire, j’ai préféré le garder pour moi.

En effet, à force de communiquer et d’analyser cette crise sans précédent pour notre génération, j’y ai vu naitre une potentielle histoire à raconter. Encore à l’heure actuelle, je ne cesse de prendre des notes et de me documenter, mais j’attends surtout d’avoir suffisamment de recul. Par la suite, je ne me suis exprimé qu’en surface sur cette actualité pour privilégier des choses beaucoup plus personnelles et c’est en mai que j’ai commencé à me dévoiler un peu plus. Et en tant que grand consommateur de divertissement culturel cela est bien évidemment passé par toute une liste de films, de séries et autres, que j’avais pu voir durant le mois précédent.

Les offres disponibles pendant le confinement et les efforts de programmations sur les chaines de télé, afin d’éviter l’ennui à domicile, auront été grandement bénéfiques dans l’idée de parler de ce que je faisais. Une grande majorité des Français s’était lancée dans une espèce de course à la productivité mais pour ma part, cela n’a pas changé grand-chose. J’étais déjà un adepte de la to do list à rallonge donc cette période n’a fait que me conforter dans mes habitudes. Cela a tout de même opéré une forme de déclic pour les textes suivants et surtout la fin d’une frustration que je trainais depuis les débuts du blog. 

Celle de pouvoir enfin rendre compte de mes loisirs culturels sans forcément avoir à réserver un article à part entière sur chaque oeuvre. Certaines méritent que je m’y attarde, pour d’autres, une mention et mon avis suffisent pour passer à autre chose. Et il y a celles dont les images sont plus parlantes qu’un long paragraphe et c’est à cette initiative qu’a été mise la première vidéo dans un édito. Cette tribune a également été l’occasion de mettre en place un rituel visant à me projeter sur le mois qui débutait. À y dévoiler mes envies, mes objectifs et surtout d’essayer de m’y tenir. 

C’est ainsi qu’en juillet j’ai continué dans cette voie tout en révélant une part importante de mon quotidien: l’écriture. Le premier de ce mois correspondait avec un chiffre rond de la routine que je m’efforçais de tenir, alors l’occasion était trop belle pour ne pas saisir l’opportunité d’en parler. De long, en large et en travers, j’adore communiquer sur mon avancée dans ce domaine et j’espère pouvoir le faire encore longtemps. Ce fut une véritable libération de pouvoir évoquer cette passion ici même, tout comme une certaine forme de pression s’est installée après l’avoir fait. Si je venais à échouer, cela ne serait plus seulement un échec personnel, mais aussi un échec public après m’être autant exposé.

Puis j’ai relativisé en me disant que je faisais déjà des bilans d’écriture, semaine après semaine, pour les abonnés de mon compte Instagram. Éphémères, puisque sous la forme de stories, il s’agissait tout de même d’un engagement envers une audience et personne n’aime décevoir. Mais quelque part, cela m’a toujours donné de la force et le fait de faire des best of de ces comptes rendus hebdomadaires en était une de plus. J’ai donc continué à parler de mes joies et mes déboires autour de l’écriture durant le mois d’aout puis la rentrée de septembre est venue avec quelques nouveautés qui depuis sont restées.

Je pense notamment au fait de clore l’article avec une musique comme pourrait le faire un générique. Et c’est aussi une bonne occasion de caser la chanson du moment que j’écoute en boucle. À partir de là, le format vidéo a commencé à pas mal empiéter sur les illustrations plus traditionnelles mais dès octobre j’ai contrebalancé cela avec des clichés de mon cru. Je ne me considère absolument pas comme un photographe mais ce parti pris allait de pair avec la nature plus personnelle du texte: mon enfance dans le Nord. Je suis donc allé piocher dans ce que j’avais à disposition dans ma sélection de photos personnelles afin d’être le plus représentatif de cette période de nostalgie.

Contrairement à l’habitude que j’avais voulu instaurer le mois précédent avec une musique en guise de signature, celui-ci s’est conclu par une petite vidéo de Chris Hemsworth. Pleine de good vibes, c’est finalement vers cette direction que j’ai décidé d’aller en laissant le lecteur sur cette notion de bonne impression. Devant les proportions que commençaient à prendre ces textes mensuels, j’ai également eu à coeur de clarifier ce contenu en novembre. Chaque oeuvre a ainsi été mise en italique afin de s’y repérer dans cette énumération à laquelle je peux m’adonner, que ce soit pour celles que je critique ou celles qui ne sont là qu’à titre comparatif.

Une bonne initiative reconduite en décembre qui aura vu une année complète de publication. Néanmoins, ce dernier effort de 2020 m’aura confronté à la difficulté de trouver l’angle idéal sous lequel aborder cet édito. J’ai trouvé la réponse en relisant les précédents textes et ceux-ci avaient tous un point de vue personnel. C’est donc sur cette base que j’ai construit mes paragraphes, même si une forme de lassitude a commencé à s’installer dans cet exercice. Une impression confirmée en janvier lorsque je me suis livré à un bilan global de l’année précédente. Couplé avec le butin de mon anniversaire et de Noël, je n’ai jamais eu autant l’impression de me livrer à une énumération sans la moindre passion.

Seul mon aparté sur le maintien des fermetures de salle cinéma m’a sorti de ma torpeur et mérite un coup d’oeil. Puisque oui, même si mon intérêt pour ce format a décliné au fur et à mesure, passant de défi à une obligation bien rodée, j’aime chacun de ces textes que j’ai produits. Ils ont quelque chose de particulier, que ce soit dans la fluidité de mes transitions que je peaufine, parfois avec la finesse d’un bulldozer, ou les anecdotes personnelles dont je fais part. En tout et pour tout, si l’on cumule tous les éditos, cela fait quand même l’équivalent d’un roman. Un roman pas très intéressant certes, mais l’équivalent d’un ouvrage quand même.

Plus de 50 000 mots où chaque texte pourrait s’apparenter à un chapitre de ma vie. J’ai beaucoup appris sur moi-même en les rédigeant, mais j’ai aussi eu l’impression de stagner, pire encore, de perdre en intérêt. Sans grande conviction, j’ai réitéré l’effort en février avec un autre sujet qui me tenait à coeur. Idem pour le mois suivant puisque j’ai profité de la synchronicité entre deux dates, celle de la publication mensuelle et celle d’un échec dans l’écriture survenu en 2020, pour mettre à plat cet événement fondateur. C’est donc à la fin de ce fameux édito le mois dernier que j’ai annoncé un remaniement dans les grandes largeurs et nous y voici. 

Et pourtant, depuis le début de ce texte les paragraphes s’accumulent et pas l’ombre d’un changement. Mais non, malgré la date, il ne s’agit pas d’un poisson d’avril. C’est un peu comme une vieille habitude mais nous voici enfin dans le vif du sujet. Jusque là, il fallait se référer aux images afin de savoir dans quelle catégorie on se situait, et encore. Avec ma manie d’aborder les choses par thématique, cette manière de procéder pouvait vite devenir hasardeuse. C’est pourquoi j’ai décidé d’insérer des titres dès que je change de catégorie. Ces dernières ne changeront pas pour autant mais elles seront enfin visibles pour naviguer plus facilement.

Tout ceci est parti d’un constat très simple: si ce n’est pas agréable pour moi à écrire, alors ça ne doit pas l’être non plus à lire. Au fur et à mesure, depuis le premier avril dernier, les éditos sont devenus de plus en plus longs, au point de devenir indigestes. Ils ont participé au renouveau du blog en tant que rendez-vous régulier mais il était temps d’aérer un peu tout ça. Après une telle entrée en matière, on peut voir cet article comme une sorte de transition vers quelque chose qui, je l’espère, sera plus agréable à lire. Je vais tester de nouvelles mises en pages, m’efforcer d’être plus concis,… Tout cela jusqu’à mettre en place un modèle idéal qui me convienne. Jusqu’au prochain changement.

ÉCRITURE

Évidemment, je ne voyais pas d’autres catégories pour inaugurer ce nouveau format. C’est la raison d’être de ce blog, ou du moins de son reboot, donc il est légitime de commencer par un petit suivi de mes dernières avancées.

Semaine 09 – du lundi 01/03 au dimanche 07/03: 10 554 mots

Semaine 10 – du lundi 08/03 au dimanche 14/03: 10 571 mots

Semaine 11 – du lundi 15/03 au dimanche 21/03: 10 611 mots

Semaine 12 – du lundi 22/03 au dimanche 28/03: 10 500 mots

La semaine numéro 13 étant toujours en cours, elle sera présente dans le détail du prochain compte rendu. Mais il y a déjà tellement de choses à dire sur celles-ci à commencer par les articles de blog. Sur cette période, ces derniers ont occupé les 3/4 de mon temps pour arriver à un score équivalent en termes de progression. La dernière semaine a, quant à elle, été divisée par deux entre fiction et écriture de cet édito. Je ne vais pas revenir sur cette dernière par contre la première m’a permis d’écrire des synopsis d’histoires… sur mon téléphone. Je suis déjà familier de cette méthode pour avoir écrit un roman entier sur ce support et je dois avouer que c’est le plus pratique lorsque je suis de passage dans ma famille.

En effet, depuis la mi-mars je suis de retour chez mes parents et j’avais oublié à quel point cela pouvait être difficile de se concentrer pour effectuer mon quota journalier. L’ordinateur n’est vraiment pas le moyen idéal lorsque je suis sollicité et même si j’ai persisté, je me suis finalement rendu à l’évidence. Le retour à l’écriture nomade m’a donc laissé une plus grande marge de manoeuvre mais m’a aussi permis de renouer avec de la fiction donc. J’avais déjà tâté le terrain lors de mon voyage en train à l’aller (avec la planification de l’acte 2 du roman sur lequel j’ai travaillé en début d’année) et je suis vite retourné sur mon smartphone au bout de quatre jours de séjour. Ne restait plus qu’à régler la question du sujet.

Et là, j’ai décidé de me faire plaisir. En effet, cela faisait plusieurs semaines que je travaillais sur le contenu de 2021 pour le blog et pas mal d’idées d’histoires sont venues me taquiner sans que je ne puisse les coucher sur le papier. J’ai donc pris l’initiative d’en écrire les résumés pour deux d’entre elles afin de me les sortir de la tête. Ça a plutôt bien fonctionné puisque maintenant je peux à nouveau me concentrer sur ce qui est le plus urgent. Quoi qu’il en soit, ces changements de dernière minute m’ont permis de ne pas casser la chaine de ma routine et d’atteindre les 330, 340 et 350 jours d’écriture sans la moindre interruption. 

Malgré ces vacances dans mon nord natal, je ne me suis pas accordé un seul jour de repos. Même à l’occasion de la journée de la procrastination, je ne me suis pas servi de cette excuse pour reporter mon quota de 1500 mots. Au contraire, c’est la journée de la procrastination que j’ai reportée au lendemain. Et je ne cesse de la reporter en bon professionnel que je suis. Après tout, c’est la marque de fabrique de ce blog. Et puisqu’il est question de temps, j’ai essayé d’insérer à nouveau la méthode Pomodoro, sans succès. Pourtant je l’ai utilisé des mois durant afin de booster ma productivité jusqu’à ce que je passe à l’écriture sur téléphone.

Depuis, impossible de retrouver ce feeling même devant l’ordinateur. J’ai bien trouvé une explication en rapport avec mes deux styles d’écriture, l’un porté sur l’analyse et l’autre sur la fiction, mais je me dois de persévérer pour réduire le temps de mes séances. Quitte à décomposer mes sessions en plusieurs sous-parties avec un nombre de mots à la clé pour chacune d’entre elles. Bref, je vais bien finir par trouver le rythme qui me correspond et qui me permettra de me consacrer à d’autres choses. Et quand je vois la liste de films que j’ai pu regarder tout en étant en roue libre sur l’écriture, je me dis que je pourrais en voir bien plus en étant un peu plus cadrer.

FILMS

Sortie de la Snyder Cut oblige, les chaines de télé se sont senti la responsabilité de diffuser Wonder Woman et Aquaman. Si je n’ai jamais compris le succès du premier (réalisation assez bancale, scénario basique et effets spéciaux ratés), le second m’a toujours épaté par sa générosité. James Wan donne tout ce qu’il a derrière la caméra et offre une esthétique démentielle pour explorer ce monde sous-marin. À titre de comparaison, si Wonder Woman est l’équivalent de Captain Marvel sur grand écran, alors Aquaman est celui de Black Panther. Des designs à l’introduction d’une culture inconnue, l’émerveillement est au rendez-vous. Contrairement à moi.

Et pour cause, ces revisionnages n’auront pas eu pour effet de me rafraichir la mémoire, de une parce que je les connais par coeur, et de deux puisque je n’ai toujours pas vu la nouvelle version de Justice League. Une sortie physique ayant été annoncée, j’ai préféré attendre patiemment que celle-ci soit disponible à la vente. Pour me consoler j’ai tout de même pu compter sur l’animé Justice League: Apokolips War qui met lui aussi Darkseid à l’honneur. On est loin d’égaler les quatre heures du film de Snyder mais en une heure et demie il y a déjà un bel aperçu de ce à quoi cela pourrait ressembler. 

C’est clairement dans la lignée de Flashpoint pour le niveau de violence et l’ajout de Constantine à l’intrigue rend le tout encore plus savoureux. Je n’en dirais pas plus puisqu’une critique et d’ores et déjà prévue. D’ailleurs, c’est à cet effet que j’ai revu pas mal de films et entre ces derniers et ceux que j’ai regardés à nouveau pour mon bon plaisir, cela fait un bon paquet. Dans le désordre le plus total, je suis à nouveau resté bouche bée devant la réalisation de Gore Verbinski sur A cure for Life, revu à la hausse Lucy, fait découvrir The visit à ma soeur mais aussi confirmé tout le bien que je pensais de Underworld 1 et 2.

Il y a des productions que j’aime bien voir pour leur retournement de situation et La stratégie Ender ainsi que Source Code rentrent dans cette catégorie. Wanted: choisis ton destin aussi dans une moindre mesure et tient plus du plaisir coupable. J’ai également eu mon lot de nanars entre Battleship qui aurait pu être réalisé par Michael Bay, le raté Babylon AD, le déjanté Bad Boys 2, le regardable Terminator Genysis, le sans intérêt Highlander 3 et le concept prometteur de The One. Au final, parmi toute cette fournée je n’aurais vu que trois films inédits: une déception, un nanar assumé et un coup de coeur.

Après en avoir autant entendu parler, Ad Astra s’est donc révélé être bien en dessous de mes attentes. James Gray derrière la caméra, Brad Pitt devant, le film est vraiment surcoté à mon gout. Mais je n’exclus pas de le revoir à l’occasion avec un peu plus de recul et loin de tout l’engouement qu’il y a pu y avoir autour. À l’inverse, pour The Predator je suis arrivé bien après toutes les mauvaises critiques ce qui a joué dans mon appréciation, sans pour autant qu’il ne vienne égaler les précédents opus. Quatrième de la franchise et réalisé par Shane Black, acteur dans le film original, il est également l’auteur d’un script irrévérencieux au possible.

Sous couvert d’un immense concours de vannes entre les personnages, l’histoire n’est qu’un prétexte pour mettre en scène du gore et des extraterrestres. Et on ne lui en demande pas plus. Cette exigence revue à la baisse, cela permet au film de surprendre par une réalisation inventive par moment et quelques bonnes idées pour venir agrémenter la mythologie de la saga. En somme, le film idéal pour une soirée bières et pizza. Le suivant est tout aussi drôle mais d’une autre façon: The Desaster Artist. Uniquement disponible en version originale, il s’agit d’une mise en abime relatant le tournage d’un long-métrage connu pour être le Citizen Kane des mauvais films.

Nul besoin d’avoir vu The Room, la production dont il est question au centre de l’histoire, pour apprécier cette sorte de documentaire romancé. Par contre, une fois terminer cela donne très envie de découvrir cette oeuvre atypique afin de se faire son propre avis. Mais le plus intrigant reste Tommy Wiseau, l’initiateur de ce projet, qui est ici superbement incarné par James Franco. Plus le récit se déroule, plus on a envie de savoir qui est cette personne énigmatique qui refuse d’en dire plus sur son âge, ses origines, d’où il tient sa fortune,… Une véritable énigme qui rend ce film vraiment très intrigant. Mon coup de coeur du mois dans cette catégorie.

LITTÉRATURE

Aucune concurrence dans ce domaine puisque je n’ai lu qu’un livre. Ou plutôt j’ai enfin terminé La nuit éternelle que j’avais commencé il y a des mois de cela. Il s’agit donc de la conclusion de la trilogie débutée par La lignée et suivie par La chute. Une apocalypse vampirique où il n’est même plus question de sauver l’humanité mais juste de survivre un jour de plus. Ou de mourir en emportant quelques suceurs de sang avec soi. Il règne donc une véritable ambiance de désespoir dans ce dernier tome et rien ne viendra contredire cela, Guillermo Del Toro n’étant pas vraiment connu pour être conciliant avec son public.

Avec son co-auteur Chuck Hogan, le duo livre une oeuvre pessimiste qui renouvelle la thématique des vampires. C’est une toute nouvelle mythologie qui a été créée en mélangeant la science et la religion, et cela fonctionne plutôt bien. Maintenant que je suis à jour, il me tarde de voir l’adaptation de la série The Strain. Ayant déjà vu la première saison, quelques images m’étaient revenues en mémoire lors de ma lecture mais j’ai surtout hâte de voir les différences entre les deux médias. Mais bon, pour l’instant j’ai de quoi faire de ce côté-là avec toutes les séries que j’ai pu voir dernièrement…

SÉRIES

Quand je vois tout ce que je regarde par mois, je suis bien content de ne pas avoir Netflix à ma disposition. Ça serait bien pire. Pourtant, contrairement aux films, il n’y a eu qu’une seule série que j’ai revue pour la faire découvrir à ma chère et tendre: Hannibal saison 2. Loin d’être la série romantique par excellence, elle n’en demeure pas moins d’une qualité incroyable. Dans la mise en scène, l’écriture des personnages, les dialogues, les scénarios,… tout est dans la lignée de la première fournée tout en élevant un peu plus le niveau. Une critique que je pourrais également faire à la saison 4 de This is us.

Diffusées par M6 à raison de cinq épisodes par soir, les aventures des Pearson sont très vite passées. J’aurais aimé un rythme un peu moins soutenu afin de pouvoir savourer plus longtemps ces tranches de vie, mais la programmation en a décidé autrement. Mais cela n’en a pas pour autant diminué l’émotion qui s’en dégage, bien au contraire. Je suis toujours autant épaté par la logistique mise en place pour aller d’une époque à une autre tout en gardant une chronologie globale plutôt cohérente. Cela doit être un véritable casse-tête de faire revenir des acteurs juste pour une scène mais cela en vaut la peine.

On sent d’ailleurs une espèce de passage de relais qui commence â être amorcé dans cette saison avec la présentation de nouveaux personnages. De quoi renouveler les têtes d’affiche même si celles actuellement en place semblent irremplaçables. Pour ma part, Kevin reste mon préféré et est celui qui aura le plus évolué au cours de la série. Mais ce dernier a eu des mots assez durs envers son frère Randall et a apporté une véritable tension dans le climax. Il va être vraiment très difficile de tenir une année de plus avant de découvrir la suite. Celle-ci est déjà terminée aux États-Unis donc j’espère qu’elle sera diffusée assez vite dans l’hexagone.

Également arrivé à sa quatrième itération, Mr Robot n’aura pas à faire patienter son public une fois de plus puisqu’il s’agit ici de la dernière. Une conclusion en apothéose et pourtant j’étais loin de partir en terrain conquis. La saison 3 m’avait un peu perdu malgré quelques épisodes spéciaux qui avaient réussi à capter mon attention. Là, chaque épisode est spécial dans le sens où ils sont nécessaires à la narration. Parmi les 13 que compte cette dernière saison, aucun n’est inutile ou là pour faire du remplissage. Tout est essentiel à l’intrigue et c’est une véritable masterclass d’écriture à laquelle j’ai assisté tout du long.

Les personnages sont à la fois complexes et accessibles, et le malfrat Fernando Vera en est un excellent exemple. Chacune de ses apparitions et prises de parole sont un véritable régal. Le jeu de Elliot Villar est très nuancé allant de la froideur à une sensibilité exacerbée. Lors de ses premières apparitions, je n’avais pas totalement adhéré mais maintenant je vois en lui le parfait antagoniste pour Elliot. Une némésis à l’image du Joker, capable de tout et n’importe quoi, même d’une démonstration d’affection envers son ennemi. Évidemment ce dernier n’est pas en reste, Rami Malek porte ce personnage depuis une quarantaine d’épisodes et le créateur de la série, Sam Esmail, lui offre une conclusion à la hauteur.

Il est difficile de clore une série de manière satisfaisante, Lost avait pas mal souffert de la colère des fans. Bien que je ne sois pas d’accord avec ces derniers, même si j’en fais partie, Mr Robot réutilise les mêmes ficelles narratives par l’intermédiaire d’une réalité alternative. Une orientation surprenante qui redistribue les cartes dans les derniers épisodes pour nous emmener jusqu’au final. Référence à 2001 l’odyssée de l’espace sur fond de M83 à la musique, voici les numéros gagnants pour terminer l’épopée d’Elliot. La mise en scène de Sam Esmail, qui réalise la totalité des épisodes, participe également aux moments de grâce qui sont nombreux.

Sa réalisation toute en symétrie est vraiment somptueuse en plus d’être parfaitement reconnaissable. C’est là la marque des grands cinéastes et j’ai hâte de découvrir un peu plus son travail. Tout comme j’ai hâte de redécouvrir dans son ensemble cette série maintenant qu’elle est terminée. Mais comme on dit, chaque fin est porteuse d’un nouveau départ et cela, j’ai pu le confirmer avec le commencement de deux nouvelles séries. Vikings fut la première à subir le contre coup du chef d’oeuvre que fut Mr Robot, et bien que d’un genre très différent, je n’ai pas vraiment accroché.

Comme son titre l’indique, l’histoire est accès sur cette civilisation nordique et les coutumes qui vont avec. On se retrouve donc avec des personnages dont le mode de pensée est basé sur la conquête et les luttes de pouvoir au sein de leur peuple. Même si le « héros » Ragnar Lodbrok est attachant, ce qui n’est pas bien difficile vu son entourage, cela reste tout de même basé sur des instincts primaires. De ce fait, la psychologie des protagonistes en prend un coup et bien souvent, faute d’approfondissement, on se retrouve devant un déferlement de violence gratuite. 

Plus des bêtes que des hommes en somme, mais pour une série entièrement consacrée aux Vikings, il n’y a aucune tromperie sur la marchandise. Malgré tout, le traitement de la religion y est assez intéressant dans sa manière de confronter les croyances. S’il y a bien une thématique susceptible de me pousser à voir la deuxième saison, c’est bien celle-ci. Par contre, j’attends quand même un peu plus de complexité dans les rapports entre les personnages, autres que le trio: baiser, picoler et tuer. Ces trois points sont également présents dans une autre nouvelle série que j’ai débutée, mais d’une manière bien plus subtile. 

Chapeauté par M. Night Shyamalan, le cinéaste confirme, après Wayward Pines, sa capacité à oeuvrer pour le format télévisuel avec Servant. Cette exclusivité Apple TV a été un véritable coup de coeur et j’ai enchainé en très peu de temps les 10 épisodes que compte cette première saison. Chose rendue possible grâce à une durée de 30 minutes, mais surtout par le mystère qui entoure le bébé au centre de l’intrigue. Il y a une tension qui est vraiment palpable avec pourtant une poignée d’acteurs principaux et un décor principal. Comme quoi, lorsque l’on a une bonne histoire, il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes.

COURT-MÉTRAGE

Vu dans les pages de Mad Movies à l’occasion d’un numéro spécial Cyberpunk, c’est là la première fois que j’ai entendu parler de Samuraï from Outerspace. Les rédacteurs de ce magazine ont le don de parler avec tellement de passion des petits projets que j’ai eu l’envie d’en découvrir plus. Mais faute de pouvoir regarder le court métrage dans l’immédiat, je me suis abonné au compte Instagram du réalisateur Tristan Thomas dans l’espoir d’en savoir plus. Et c’est par cet intermédiaire que j’ai pu apprendre que le film avait été sélectionné au Universal Martial Arts Festival.

Ainsi, après m’être inscrit sur le site en question, j’ai pu bénéficier d’un lien menant tout droit vers ce fameux film d’une durée de trente minutes. On y suit un samouraï se rendant sur une autre planète pour venger son père tué par un extraterrestre. C’est sur ce pitch que j’ai été attiré vers cette production mais hélas, le projet fini ne m’a pas convaincu. En soi, je ne pense pas qu’il faille remettre en cause la qualité de ce que j’ai vu. Il y a beaucoup de bonnes idées et une ambiance proche d’un trip psychédélique à la Jodorowsky. La déception vient plus du magazine Mad Movies qui m’avait habitué à s’intéresser à des projets bien plus déviants.

Vu l’engouement du rédacteur, j’étais certain de me retrouver devant un délire dans la lignée de Predators réalisé par Nimrod Antal, mais on a quelque chose de bien plus arty à l’arrivée. Loin d’être contre, bien au contraire, l’attente n’était juste pas la même et cela n’a pas favorisé mon visionnage. J’ai donc vite déchanté devant les références aux films asiatiques et à une science-fiction un peu désuète, sans pour autant être dénuée de charme. Au final, je reste mitiger sur ce que j’ai vu à cause de l’idée que je m’en étais fait.

BANDES DESSINÉES

Comme à mon habitude, ce média est souvent l’occasion pour moi de retrouver mon héros favori: Batman. Le mois dernier n’a pas dérogé à cette règle avec le premier tome de No man’s land. Une saga parue à la toute fin des années 90 et que je découvre enfin. Du moins ce qui sert d’introduction et qui sera suivi par cinq autres volumes. L’action prend donc place dans une Gotham post-tremblement de terre et exilée du reste du monde. Le chevalier noir semble avoir déserté et l’on suit donc d’autres personnages appartenant à la Bat-family dans de petites histoires s’étalant sur quelques numéros.

Bien sûr l’homme chauve-souris débarque un peu plus tard mais il est fait référence à d’autres informations que je n’avais pas en ma possession lors de la lecture. Car en effet, cela a beau être un premier tome, un autre fait office de préquelle à celui-ci: Cataclysme. C’est dans ce dernier que se trouve tout le background nécessaire afin de capter toutes les subtilités même si cela reste tout à fait compréhensible. Et vu mon bagage sur le personnage, je n’ai pas eu trop de mal à rentrer dans l’histoire pour l’apprécier. Et puisque l’on parle de continuité, et de la compréhension qui en découle si l’on a raté certains arcs narratifs, Batman Death Metal Tome 2 se pose là.

Bien évidemment, il faut avoir lu le premier tome, cela tombe sous le sens, mais aussi les quatre tomes de Batman Metal ainsi que le run de Scott Snyder sur le Dark Knight. L’auteur s’est également occupé de la Justice League et son run vient s’intercaler entre Metal et ce fameux Death metal. Je ne me risquerais pas dans un pseudo résumé de l’histoire mais juste que j’adore l’association de l’auteur avec Greg Capullo au dessin. Ce dernier parvient à retranscrire tous les délires de Snyder, même les plus improbables, d’une manière spectaculaire. Il ne reste plus qu’à me procurer le troisième tome pour découvrir la suite de ces aventures hors nomes.

MES ATTENTES POUR LE MOIS QUI COMMENCE

On ne va pas se mentir, il est difficile de se projeter avec les nouvelles mesures en vigueur. En effet, à l’heure où tout le monde fuyait la capitale et les hauts de France avant leur mise sous cloche, je venais dans le Nord pour rendre visite à ma famille en toute innocence. Et le soir même, un confinement était annoncé. Mon billet de retour étant déjà pris pour début avril, je ne savais pas si j’allais tout de même pouvoir quitter la région jusqu’à ce Lyon soit également confinée à son tour. Du coup, que je reste ou que je me décide à partir, les interdictions seront les mêmes.

Pour ne rien arranger à la situation, il y a tellement de nouvelles règles imposées pour ce confinement que j’ai parfois eu l’impression de faire partie d’une expérience psychologique à l’échelle du pays. Entre le couvre-feu et le confinement, il fallait se munir de deux attestations différentes et au final on ne sait plus ce que l’on est en droit de faire, ou non. Quoi qu’il en soit, il y a toujours deux cas de figure qui s’offrent à moi selon l’endroit où je suis. Ce qui change la donne, c’est bien évidemment la médiathèque où je peux me réapprovisionner régulièrement.

Je vais tout de même essayer d’envisager de quoi pourra être fait ce mois d’avril. Niveau lecture, j’ai le choix entre le deuxième tome de Nous les dieux, la deuxième partie de Ca ou American Gods. En même temps, j’ai envie de quelque chose de plutôt court après avoir enchainé toute une trilogie. Ou alors Ordo si je le trouve à la bibliothèque… Un one shot de ce type serait vraiment idéal avant de repartir vers des sagas. Pour ce qui est des comics, il y a Batman Damned que j’ai emprunté et dont je vais prolonger la location histoire de pouvoir le savourer tranquillement.

Pour les séries, j’ai tellement adoré Servant qu’il ne fait aucun doute que je vais poursuivre avec la saison 2. Autre programme original de Apple TV, See me tente beaucoup par l’univers qu’il présente et son unique saison est suffisamment courte pour que je m’y intéresse. Pour le reste, tout dépendra de ce que je trouverais au hasard de mes déambulations à la médiathèque. J’adore me laisser surprendre et surtout tenter par des oeuvres vers lesquelles je ne serais pas allé naturellement. Même si je suis toujours à l’affut de certains titres comme les saisons 3 de Westworld ou Hannibal

En ce qui concerne l’écriture, je ne vais pas tarder à fêter une année entière de la routine dont je vante les mérites. J’ai hâte d’y être et de fêter ça comme il se doit. Ça va être une véritable avancée dans mon objectif et surtout dans mon rêve de devenir écrivain. Et ça, je ne manquerais pas d’en faire le sujet de mon prochain édito.

1 commentaire pour “Du changement dans la continuité”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *