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Eloge de la productivité

Certains expliquent la sensation de « déjà vu » par le fait que l’on se trouve au bon endroit au bon moment. Que nous sommes en alignement avec notre destin en quelque sorte et il ne fait aucun doute que nombre d’entre nous ont du en faire l’expérience lors du confinement. Pas parce que nous étions au bon endroit au bon moment mais parce que nous étions tout le temps au même endroit. Notre routine a été mise à mal par ce surplace à errer dans le même lieu.

Mis devant le fait accompli, il a fallu gérer cette répétition afin de lui faire prendre un sens. De rentabiliser ce temps en quelque chose d’utile. Une course à la productivité a pu être constaté dans les comportements de la plupart des gens et j’ai moi-même été très réceptif à cette idée. Etant déjà une personne très prolifique en temps normal, le confinement n’a été qu’une excuse supplémentaire pour ne pas ralentir la cadence et au contraire l’augmenter un peu plus en faisant une mise au point sur mes envies.

J’ai pris cette période de façon positive, comme une opportunité qui ne se représenterait pas. Du moins je l’espère car cela voudra dire que ce cloisonnement a été inefficace et qu’il faudra tout reprendre à zéro. Je pense que c’est à partir de cet instant que des gens se sont dit qu’ils pourraient « rater leur confinement » si ils ne faisaient pas un certains nombre de choses par jour. J’ai moi-même dressé une liste assez éclectique d’objectifs à accomplir afin d’éprouver une certaine forme de satisfaction en fin de journée.

Donner priorité au ménage était une évidence puisque quitte à vivre dans le même lieu pendant des semaines, autant qu’il soit propre et rangé. J’en ai fait de même sur mes espaces numériques en rangeant mes boites mails, j’ai repris en main mon compte Pinterest qui est l’une des choses les plus chronophages au monde, fait quelques sauvegardes sur des disques dur externes, trié mes abonnés sur mon Instagram, mis en place un traqueur d’habitudes ainsi qu’un planning de sport avec des exercices quotidiens afin de garder la forme.

Je pouvais vite perdre la notion du temps dans ces journées marathons mais heureusement les applaudissement de 20 heure avaient remplacé les cloches des églises. C’était comme des éclats de mains après avoir franchi une ligne d’arrivée. Une standing ovation à l’issue de la projection d’un film où les têtes d’affiches avaient été monsieur et madame tout le monde. Puis les distractions sont très vite arrivées avec des films et des séries, en veux-tu en voilà.

Le premier à s’y être mis a été Canal + puis OCS à suivi le mouvement. Si j’ai d’abord accueilli la nouvelle avec enthousiasme, j’ai appris plus tard grâce à une vidéo de InThePanda sur le chronologie des médias que tout ceci n’était pas très légal par rapport aux autres chaines. Mais je dois avouer que sur le moment je n’y ai pas prêté attention, j’étais bien trop concentrer sur la construction d’un planning tenant compte des diffusions et rediffusions afin de ne rien manquer.

Une perte de temps puisque les deux chaines ont du revoir leurs programmations respectives suite à des plaintes de la part de leurs concurrents. Ce qui était passé pour un acte de bienveillance à l’égard des Français était en fait un coup de communication plutôt bien pensé. Je me suis donc retrouvé à zapper sur des films déprogrammés car trop récents pour être diffusés en clair. Adieu donc Spider-man into the Spider-verse mais j’ai tout de même pu revoir Spider-man: far from home.

Un sous-titre à l’opposer de l’état d’esprit de tous les français à ce moment là pour ceux qui ont pu rejoindre leurs familles. J’ai tout de même pu revoir des classiques comme Her, découvrir des surprises comme Parasite, voir le navet Godzilla 2: King of Monsters et prendre mon pied devant Crawl. De plus j’étais loin d’avoir une pénurie de films puisque par le plus grand des hasards je suis rentré en confinement après une petite visite à la médiathèque.

J’en étais revenu avec la première saison complètement dingue de Légion, Dragon 2 qui s’est révélé une bonne surprise, Odd Thomas complètement à coté de la plaque et le sublime Your name. Puis la sentence est tombée sur Canal + et OCS ce qui a mis un terme à mon visionnage de la saison 1 de Watchmen et la troisième saison de Westworld. Deux séries dont j’espère connaitre la suite tant elles sont d’une qualité assez rare dans le paysage télévisuel. Idem pour The Mandalorian dont je n’ai vu que le pilote mais il n’est pas dans mes plans de m’abonner à Disney + pour le moment. 

Je n’ai même pas Netflix alors bon. Même si le géant du streaming m’aurait permis d’occuper mes journées, j’ai fait le choix depuis la démocratisation de ce service d’en faire abstraction pour garder un semblant de vie sociale. Ma collection de DVD dépassant allègrement la centaine de films, je me suis dis qu’il n’était pas dans mon intérêt d’en avoir des milliers à disposition. Je suis néanmoins allé piocher dans cette pile pour redonner une chance à Speed Racer, revoir la trilogie Matrix, celle de Blade ou encore le culte Dark City.

La ville de Lyon était d’ailleurs semblable à celle du film de Alex Proyas lors de mes rares sorties pour me réapprovisionner en nourriture. Ces moments en dehors de mon logement était assez anxiogène et à chaque retour je me demandais si je n’étais pas en train de devenir hypocondriaque. BFMTV n’était pas forcément la meilleure chaine à mettre en fond pour s’occuper mais heureusement d’autres chaines nous ont gratifié de bons programmes, notamment M6 et la diffusion coup sur coup dans la même soirée de Why women kill? et This is us.

Deux excellentes séries très différentes et qui pourtant partagent quelques points communs dans leurs flashbacks et leurs anticipations de la mort d’un ou des personnages. Les ambiances diffèrent mais il y a cette volonté de la part du spectateur de vouloir savoir comment un personnage va mourir, que ce soit les compagnons des femmes dans Why Women Kill? ou le père de famille dans This is us. Le hasard de cette programmation met vraiment cette particularité en relief mais aussi les deux facettes de ce confinement.

L’une évoque les moments passés en famille qui nous manque et l’autre plus sombre à travers laquelle on peut répondre à la question de pourquoi une femme serait prête à tuer. C’est un fait, les violences domestiques ont grandement augmenté durant cette période et il est bien difficile pour ces femmes de prendre le citron le plus amer que la vie leur ait donné pour en faire de la limonade. Pour ma part j’ai plus l’impression que c’est mon chat qui veut me tuer.

A me voir à l’appartement 24 heures sur 24, je pense qu’elle avait pris ça comme une invasion de son territoire. Tout ceci a du être bien difficile à gérer pour nos animaux de compagnie, surtout ceux ayant l’habitude de sortir dans de grands espaces, obligeant les maitres à se pouvoir d’une attestation. Bien qu’elle soit une chatte d’appartement j’ai moi-même eu quelques frayeurs à son sujet à la vue de son comportement particulièrement apathique au bout de plusieurs jours de cohabitation forcée.

Cette façon emphatique n’était pas sans me rappeler la première saison de A la croisée des mondes et le concept de Daemon où chaque personne se voit relier à un animal totem. Une série que j’ai pu voir entièrement avant l’arrêt de OCS et qui m’a fait regardé mon animal comme une extension de moi-même.

J’avais l’impression qu’elle était devenue l’incarnation même de ma procrastination, là où j’étais devenu une machine de productivité, elle rechignait à faire la moindre activité. Mais bon cela m’a surtout permis de lui faire découvrir l’herbe à chat et tout semble progressivement rentrer dans l’ordre à l’heure où j’écris ces lignes.

Pour ma part j’ai trouvé un moyen d’évasion dans la chaine la plus inattendue qui soit: Arte. Suite à l’annulation des deux bouquets de chaines payantes, je m’étais mis à scruter les replays de celles de la TNT pour découvrir une petite mine d’or. En effet la chaine d’origine allemande met à disposition des reportages tous plus interessants les uns que les autres allant de la surveillance de masse au trou noir dans la galaxie en passant par la découverte du Colorado.

Bien que les magasins ne me manquaient pas, j’ai vite compris pourquoi la plupart des téléviseurs en vente étaient réglés sur cette chaine afin de pouvoir les vendre. Les paysages sont magnifiques et je ne pouvais rêver mieux pour pouvoir m’évader dans mon quotidien faute de pouvoir le faire dans la réalité. Sur Youtube, les virées du Fossoyeur de films m’auront également permis de voyager à moindre cout tout en restant à domicile. Toujours aussi interessant et instructif, François Theurel donne immédiatement envie de se faire un road trip à la découverte des lieux de tournage du cinéma.

A ce propos, il était d’ailleurs tentant de dresser une liste de toutes les grandes sagas que j’aurais aimé revoir durant le confinement. Harry Potter et Le seigneur des anneaux figuraient évidemment dessus parmi tant d’autres et finalement j’ai bien fait d’opter pour l’intégrale de Lost et la première phase du Marvel Cinematic Universe. En effet TF1 va incessamment sous peu terminer l’épopée du sorcier à lunette et ne pas va tarder à enchainer avec celle de la Terre du milieu. Par contre Twilight n’était absolument pas sur ma liste mais je dois avouer que j’ai quand même regardé. Sans surprise je n’ai pas aimé même si j’ai trouvé qu’il y avait là un gros potentiel en terme de comédie. Oui, j’ai beaucoup ris. Vraiment beaucoup.

Fou-rire également lors du visionnage du Tedx de JJ Abrams sur Youtube. Cet artiste est doté d’un sens de l’humour assez extraordinaire à l’image de son débit de parole. Lors de ce one man show qui a pour thème la créativité, il y évoque durant un peu plus d’un quart d’heure son travail sur le troisième opus de mission impossible et sa collaboration avec Tom Cruise qui s’est révélé pleine de surprises et d’astuces lors du tournage. Lost est également au centre de ses anecdotes sous la forme d’une boite mystère que son grand-père lui avait offert et qu’il n’a jamais ouvert. Elle représente tout un monde de possibilité qu’il s’évertue à partager sur petit ou grand écran.

Puis nous sommes passés au mois de Mai et le compte à rebours avant le déconfinement a commencé. Il est de coutume de dire « En Mai fais ce qu’il te plait » mais là ce fut plutôt difficile d’appliquer à la lettre ce dicton. Ou au moins à moitié puisque ce n’est qu’à partir du 11 que l’on a pu avoir les mains libres. Enfin les mains gantées et loin de toute surface à risque mais libre tout de même. En attendant ce moment fatidique j’ai continué sur ma lancée en me cultivant là où ceux bénéficiant d’un jardin pouvaient se mettre à cultiver leurs propres potagers. Pas sûr que ça aide les producteurs locaux même si c’est à petite échelle.

En tout cas ce qui est certain c’est qu’avec la fermeture des restaurants, nous avons tous repris le gout de cuisiner et surtout de prendre le temps de le faire. De tester de nouveaux aliments, de nouvelles recettes, d’apprécier ce que l’on a dans nos assiettes. Pas mal d’émissions ont relayé cette envie et ont su transmettre le gout des bons produits pour quiconque s’est prêter au jeu. Si il y en a bien un auquel je me suis prêté, voir complètement donner, c’est Detroit Become Human. Un excellent jeu vidéo dans lequel chaque décision est importante puisqu’elle influence l’orientation du scénario.

Les embranchements sont multiples et même une fois terminé, il bénéficie d’une rejouabilité puisqu’en faisant des choix différents, une nouvelle histoire se dévoilera au joueur. Une particularité, parmi tant d’autres, que l’émission « Art of gaming », disponible sur Arte, décortique afin d’en apprendre plus sur ce monde vidéoludique. Toujours est-il que c’était le dernier de ma pile et une fois terminé j’ai cru que ma Playstation 4 allait devoir attendre un long moment avant d’être à nouveau utiliser. Mais c’était sans compter sur une offre comme il y en a tant eu durant cette période spéciale, puisque la trilogie Uncharted, Journey et Destiny 2 étaient gratuits en téléchargement sur le Playstation Store. 

Bien qu’ils s’agissent de versions remasterisées et même si j’avais déjà fait les aventures de Nathan Drake à l’époque de la Playstation 3, j’ai maintenant largement de quoi m’occuper durant les prochains mois. Mais contrairement à ce que l’on peut penser je n’ai pas fait que passer mon temps devant la télé, c’est une période où j’ai également beaucoup lu. L’art book de Horizon Zéro Dawn, Bad Twins, Coraline de Neil Gaiman, La lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan, un essai sur la trilogie Matrix, un autre sur Avatar, une compilation d’interviews menées par James Cameron sur les grands thèmes de la science-fiction vu par de célèbres cinéastes,… Des bande-dessinée aussi avec le délirant Maestro et le premier tome de Black Panther.

C’était aussi le moment idéal pour me débarrasser d’une tonne de magazines qui envahissaient l’appartement. J’en avais accumulé une quantité incroyable et à raison d’un par jour, la pile à bien diminuer jusqu’à totalement disparaitre à la poubelle. Un gain de place dans ma surface habitable d’un coté que j’ai comblé par d’autres offres en version numérique. Ainsi « Jeux vidéo magazine » a proposé 3 mois d’abonnement gratuit et l’accès à une bonne partie de leurs anciens numéros. Pour quiconque suit cette actualité c’était une véritable aubaine. Idem pour les ebook gratuits en téléchargement sur les sites de la Fnac ou du Furet du nord. Même les éditeurs de comics ont fait un effort comme Delcourt qui a proposé plus d’une vingtaine de premiers tomes de leur catalogue en libre accès: Walking Dead, Oblivion Song, Birthright, Irrécupérable…

Bliss Comics a également proposé les 100 premières pages de ces intégrales sur l’univers Valiant, concurrent de Marvel & DC, ce qui permet de se faire une bonne idée de ces personnages peu connu du grand public. Malgré le crise du marché de la bande-dessinée outre-atlantique, Marvel a quand même fait amende honorable et j’ai pu me procurer gratuitement plus d’une vingtaine de comics en version originale avec des classiques comme Civil War, Secret Invasion, Avengers Vs X-men,… Ces milliers de page étaient à récupérer en se créant un compte sur l’application Comixology et bien que je n’ai pas encore trouvé le temps de lire tout ça, j’ai de quoi voir venir si un jour je suis en manque. Ce qui ne risque pas d’arriver de sitôt.

Rien du coté de chez DC par contre mais j’avais déjà fait mon stock de ce coté là et entre les comics numériques que j’ai lu et exclusivement centrés sur Batman (The League of Batmen, The brotherhood of the bat, Future End, NightWalker, The book of shadow,… ) et les kiosques datant de l’époque Panini, j’ai pu rétablir l’équilibre entre les deux géants. Avec du recul, je remarque qu’il fallait vraiment être à l’affut de la moindre occasion par toutes les offres. J’ai été sollicité de toute part que ce soit en m’inscrivant à une newsletter me permettant de recevoir 5 ebooks par jour ou à travers une masterclass sur l’écriture totalement offerte par son auteure Cecile Duquenne.

Il y en avait pour tous les gouts selon les centres d’intérêt de chacun et je dois dire que j’y ai largement trouvé mon compte sans pour autant mettre celui de ma banque dans le rouge. Tout ceci a été offert gracieusement mais je me suis aussi laissé tenter par une promotion sur une formation me permettant de créer mon propre site d’auteur. Je n’ai pas encore mis en application tout ça mais je suis déjà satisfait de pouvoir en bénéficier quand le moment sera venu. Lorsque l’hiver pointera le bout de son nez à travers les carottes des bonhommes de neige et que rester au chaud sera une priorité.

Comme beaucoup de monde j’avais le regard tourné vers le 11 mai. Là où certains ont du célébrer et faire le décompte jusqu’à minuit comme une nouvelle année, je dois dire que j’ai vécu ce moment avec appréhension. Pour autant je pense que c’est plus que jamais l’opportunité de prendre de nouvelles résolutions après ce faux départ. 2020 commence vraiment et il était très tentant de renommer ce 11 mai en 18 mars, le jour d’après l’annonce du confinement. Comme si il ne s’agissait juste que d’une énorme parenthèse.

Désormais il n’est plus nécessaire d’avoir une attestation pour sortir. Cela n’était pas sans me rappeler les autorisation pour sortir dans une tranche horaire lorsque l’on est en arrêt maladie. Le pays lui même était en arrêt maladie. Pour autant les magasins n’ont pas tous réouvert et je gage qu’il doit être bien difficile de faire du lèche vitrine avec un masque. L’été approchant, nous ne sommes pas à l’abri des trace de bronzage sur le visage comme pour un maillot de bain. Masque et bikini, les filles auront l’impression d’avoir un ensemble trois pièces et je ne doute pas que d’ici la réouverture des plages les marques proposeront une façon de les assortir avec les mêmes motifs.

Pour l’heure, elles sont fermées pour éviter la déferlante d’une deuxième vague que même un surfeur ne saurait prendre sans boire la tasse. N’en déplaise également au restaurateur qui attendent de pouvoir accueillir les clients qui veulent boire un café en terrasse. La bouche est donc devenue une partie intime que l’on doit cacher. La dévoilée en présence d’une autre personne relève donc d’un signe de confiance. Cette dernière va devenir une pudique dans un monde où les sourires vont être cachés, il sera d’autant plus difficile de draguer. Le masque est devenu le nouveau dress code obligatoire comme pour rentrer en boite, même si celle-ci ne sont pas prête de réouvrir vu les mesures sanitaires mises en place par le gouvernement.

Ces gestes barrières que l’on a eu le temps de répéter comme une chorégraphie sont plus que d’actualité à l’heure du déconfinement. Cette distanciation sociale donne néanmoins l’impression d’avoir reçu une injonction d’un juge nous ordonnant de ne pas nous approcher d’une autre personne sous peine d’amende. Nous sommes donc tous devenus coupables et victimes à la fois et ceux qui en souffre le plus ne sont pas forcément ceux que l’on pense. Les gestes barrières étant incompatibles avec les gestes de premiers secours, bienvenue dans un monde où ne pas rendre service à une personne âgée, c’est justement lui rendre service.

De toutes façons par les temps qui courent, il est de plus en plus incertain d’atteindre un jour un âge avancé. Les protocoles sont loins d’être respectés et la population à plus peur de se faire réprimander par la police que d’attraper le virus. Ils s’arrangent pour être moins de dix lors des rassemblements comme si le covid19 allait s’arrêter à ce chiffre et passait à un autre groupe plus nombreux. Il n’est hélas pas plus doué d’intelligence, au point de savoir compter et se détourner de ceux qui ne dépassent pas le chiffre imposé par le gouvernement, que ceux qui « pensent ». Ces derniers ne font pas plus preuve de bon sens et sont même plus propices à l’attraper et le transmettre.

A contrario, des comportements complètement opposés commencent tout doucement à émerger. Le syndrome de la cabane fait partie de ces chocs post-traumatiques nous incitant à rester dans notre cocon pour ne pas avoir à nous confronter au monde extérieur. Des séquelles qui ont grandement impacté les cambrioleurs dont le business a été mis à l’arrêt suite au confinement. Difficile de pénétrer chez une personne lorsque celle-ci ne quitte jamais son domicile. Cette accession à la propriété, d’autres ont décidé de sauter le pas d’une façon légale en faisant leur premier achat immobilier. Si possible avec un jardin dans l’optique où cette procédure était amenée à se reproduire et ainsi pouvoir bénéficier d’un espace vert à disposition.

C’est dire le peu de confiance de l’espèce humaine à apprendre de ses propres erreurs, préférant anticiper les conséquences de ses futurs fautes. Tout ce que nous pouvons faire c’est espérer survivre à ces cycles ou à les regarder défiler avec un train de retard. Mais la vie va reprendre son cours et la nature ne reprendra pas ce qu’il lui revient de droit malgré cet intermède. Cette pause publicité dans nos existences n’aura duré qu’un bref instant mais cela aura été suffisant pour faire le point. En ce qui me concerne j’ai beaucoup écrit sur le confinement, le déconfinement, mon ressenti et cela m’a beaucoup aidé à avoir un regard extérieur sur les événements.

Dorénavant je vais profiter de cette tribune pour revenir sur le mois qui vient de se terminer et déterminer mes attentes pour celui qui commence. Et donc pour ce mois de Juin j’espère réussir à maintenir ce rythme de 1500 mots, je pense d’ailleurs en faire l’objet de mon prochain édito tout en gardant la ligne directrice que je viens de mentionner. Durant ces deux mois j’ai beaucoup écrit et vous avez pu voir le fruit de ces efforts à travers les articles de ce blog mais je reviendrais dessus plus longuement le mois prochain. En attendant j’ai le Tome 3 de mon histoire en cours à terminer dans un premier temps et dans un second revenir sur l’ensemble de cette trilogie afin de la corriger. 

C’est un pur délire personnel et cela n’a aucunement été écrit dans le but d’être publié puisque je ne dispose pas des droits sur les personnages. Un petit indice, c’est le personnage qui dispose le plus d’articles à ce jour sur le blog. En dehors de l’écriture, profiter des beaux jours me semblent également une priorité, surtout avant l’inévitable canicule qui s’annonce à chaque été. Concernant la lecture, l’e-book de Jupiter Phaeton à destination des auteurs sera ma prochaine lecture. Elle a beaucoup communiqué sur le sujet à travers des lives Instagram et j’ai hâte de le parcourir pour en apprendre plus sur ce qui m’attend. J’ai également la suite de « La lignée » à terminer.

Cette période de gestation forcée est terminée et l’on peut voir cela comme un nouveau départ. 2020 est en train de nous prouver que tout est possible. Que le taux de pollution pouvait baisser, que des dauphins pouvaient nager dans les eaux de Venise ou encore que la nouvelle direction de Warner Bros allait accepter de sortir la Snyder Cut de Justice League. Et nous ne sommes même pas encore à la moitié de l’année. Qui sait ce que l’avenir nous réserve encore? Au train où vont les choses, surtout depuis la levé de l’interdiction de partir à plus de 100 km de chez soi, de grands bouleversent se profilent à l’horizon.

2 commentaires sur “Eloge de la productivité”

  1. BRAVO 👏🏼👏🏼👏🏼

    Ton article m’a fait sourire mais je me suis aussi reconnue dans certains passages. 😊😀

    Alors à toi confinement et deconfinement, au-delà des inconvénients que vous m’avez apporté, j’ai pu faire un point sur moi-même, renouer avec la pâtisserie, la photo, une reprise à zéro de mon Instagram. J’ai retrouvé une certaine sérénité, un retour aux sources et un côté authentique qui manquait cruellement dans ma vie.

    Je me promets de ne pas reprendre mes vilaines habitudes.

    Ce soir à minuit, c’est le grand DECONFINEMENT, ça y est on va bientôt pouvoir se retrouver ! ❤️

  2. coco et cocotte les deux corbeaux

    Pour bien te connaitre il y a un passage dans ton article qui nous a bien fait sourire alors comme ça tu serais en possession que d’une centaine de DVD il nous a semblé en voir plus si tu vois se que je veux dire. Nous voyons que le confinement tu l’as bien vécu . Demain normalement nous allons savoir comment jack dans la série the is us et mort cela va répondre a beaucoup d’interrogations. Vivement le mois d’aout que l’on se retrouve gros bisous des deux corbeaux!!!!!!!!!!!

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