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La dernière ligne droite

Selon moi il y a deux choses qui font que l’on cesse d’être un enfant: savoir que l’on va mourir un jour et que le père Noël n’existe pas. Pour la première, je me souviens très bien de cet instant particulier qui a mis un espèce de compte à rebours à mon existence même si j’avais encore du mal à en appréhender le concept. En ce qui concerne la seconde, j’ai beau faire appel à ma mémoire, je n’arrive pas à me souvenirs de ce moment comme si mon cerveau avait décidé de procéder à une amnésie suite à ce choc traumatique. C’est dire ce que représente Noël pour moi.

Et pourtant lorsque je pense à cette nouvelle génération, je me dit que j’ai eu une enfance très très heureuse. Je n’en ai jamais douté mais lorsque je la mets en comparaison avec ce que nous sommes en train de vivre, j’ai été plutôt privilégié. Pouvoir sortir sans masque, ne pas avoir à craindre les comportements déviants des adultes, l’absence de réseaux sociaux,… Lorsque j’y repense c’est une véritable nostalgie qui s’empare de moi et plus encore dans cette période de fête dans laquelle nous allons entrer. Il y a cette magie dans l’air qui fait que je retombe immédiatement en enfance jusqu’à la fin du mois. En tout cas plus que d’habitude.

Avec tout ce qu’il s’est passé durant cette année, je me demande comment j’aurais réagis dans cette situation sans précédent. Des parents se sont retrouvés dans des moments assez embarrassants avec leurs enfants et la question « Comment on fait les bébés? » aura été loin d’être la plus gênante sur le podium des interrogations qui ont pour réponse « demande à ta mère » ou « demande à ton père ». L’un comme l’autre ont du expliquer les tenants et aboutissants de cette crise, leur dire pourquoi ils travaillent à la maison, pourquoi ils ne peuvent se rendre à l’école qu’en demi-groupe,…

Mais les enfants grandissent vite, en tout cas plus vite qu’à mon époque, et certains d’entre eux sont déjà aptes à comprendre ce genre de problématique. La télévision qui tourne en boucle sur les chaines d’informations et les tablettes à disposition dès le plus jeune âge y font pour beaucoup dans cette compréhension, mais il reste tout de même une part d’innocence non négligeable. Et puisque la mort est dans les premiers titres de l’actualité à cause de l’épidémie mondiale, il ne reste que l’épineuse question du père Noel. Et ce n’est pas le port du masque obligatoire dès six ans qui va les museler dans le silence sur le pourquoi du comment.

Je ne suis pas sûr que leur annoncé maintenant que le père Noel n’existe pas soit la meilleure solution pour ne pas engendrer une génération de frustrés et de déçus. Cette année aura été suffisamment décevante pour ne pas en rajouter. Alors bien sûr si l’on se plie au protocole en vigueur, l’oncle relou de la famille ne sera pas là pour nous gratifier de sa performance d’acteur dans le costume du bonhomme rouge, mais c’est peut-être là l’occasion de renouer avec les traditions et de n’ouvrir les cadeaux que au petit matin. Pour ma part je ne crois pas l’avoir déjà fait et si c’est le cas je doute que cela m’ait plu tant j’avais hâte de veiller jusqu’à minuit pour avoir mes cadeaux.

La situation économique des foyers jouera aussi forcément dans la balance que ce soit dans la qualité des cadeaux que dans leur quantité. Au pire, le fait qu’un enfant n’ait pas été sage cette année reste une bonne excuse pour marquer l’absence de passage dans la tournée du seul homme capable de faire le tour du monde en une nuit (dans le genre cas contact, il se pose là). Mais tout ceci serait un peu hypocrite de la part des parents d’agir de la sorte. Nous n’avons pas été sage en tant qu’adulte et même si le Président nous a infantilisé plus d’une fois en appelant à notre responsabilité, c’est un fait. Nous sommes des enfants tous autant que nous sommes et nous avons été traité comme tel.

Que ceux qui doutaient d’avoir perdu leur âme d’enfant se rassurent, elle est intacte. Prête à enfreindre les règles dès que les autres ont le regard tourné au risque de les mettre en péril. Se mentir à soi-même n’a jamais été aussi simple mais aussi très pénible lorsqu’il s’agit de rendre des comptes à ses enfants. Il est vraiment difficile de perpétuer un mensonge en guise de tradition annuelle. Au départ on l’embellie de cette mythologie avec la crèche, les reines, les lutins, le pole nord, les bonhommes de neige,… Puis c’est de plus en plus compliquer de s’en débarrasser une fois que la croyance est installée en cette figure rondouillarde et bienfaitrice. 

Les décorations à base de guirlandes lumineuses dans les rues des villes ainsi que les marchés de Noel n’aident pas à occulter le fait qu’un jour il faudra leur dire. Il n’existe pas. Une croyance indéfectible tout comme ceux qui sont persuadés que le virus n’existe pas. Mais à ce jeu du détournement de la vérité notre gouvernement est loin devant nous et pour un pays qui se prétend laïque cette fête chrétienne est bien mise en avant. Ce n’est pas pour me déplaire même si je suis plus spirituel que croyant mais cette notion qui définie notre république a été de nouveau au centre des débats avec la commémoration des cinq ans depuis les attentats survenus au Bataclan.

Cette anniversaire était il y a une quinzaine de jours et cela a été l’occasion de voir des témoignages de ces personnes présentes sur place lors de cette tragédie. Car la vie n’a pas de prix, les plus chanceux de ce fameux vendredi 13 n’auront pas été les joueurs du Loto mais bien celles et ceux qui ont survécu alors qu’ils ne faisaient rien de dangereux. Depuis quand doit-on dire à nos proches qui vont à un concert « Fais attention à toi… » au lieu de « Passe un bon moment! »? Et puisqu’il est question de passe-temps, je me souviens à l’époque avoir débuté une thérapie à l’issue de cette tragédie. J’ai vécu ces événements depuis ma télévision et pourtant cela m’a impacté bien plus que je ne l’aurais voulu.

Je ne me sentais plus en sécurité nulle part pour m’adonner à mes activités. Voir un chef d’oeuvre ou un navet au cinéma sans me soucier de si j’allais sortir ou non en vie de la salle de projection. Manger un burger au restaurant ou aller boire un verre avec mes amis sans regarder autour de moi. Me rendre à une manifestation ou un concert sans craindre d’être mêlé à la foule et au mouvement de panique qui en résulterait si quelque chose venait à mal tourner. Voyager en avion ou simplement prendre le train pour aller voir ma famille si importante dans ce genre de moment. Faire mes courses de Noël au centre commercial en oubliant que je suis dans une grande ville et donc une cible potentielle.

A l’époque je me demandais si ces terroristes se rendaient compte qu’à chaque attentat ils renforçaient un peu plus notre fierté d’être français au point de hisser notre nationalité au rang de religion. La Marianne était devenue notre déesse, nos couleurs étaient affichées sur les monuments les plus iconiques des autres pays, notre hymne était chanté par ceux qui ne parlaient pas notre langue et notre devise était devenue une sainte trinité pour le monde entier. Au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Amen.

Cette laïcité que nous définissons comme une espèce de neutralité est doucement en train de s’imposer comme une alternative à toutes les religions connues, ou en tout cas celles qui s’exercent sur notre sol. De quoi redouter le pire pour notre démocratie si une telle chose venait à se produire et malgré mon imagination débordante, j’ai moi-même du mal à anticiper ce genre de chose. J’écris beaucoup, c’est un de mes passe-temps favoris. C’est mon refuge. De la science-fiction, du fantastique, tout ce que mon imaginaire me dicte et pourtant je dois bien avouer que la réalité n’a jamais été aussi redoutable.

Parmi les conseils d’écriture dont j’ai pu bénéficier, il y a le fait de faire souffrir ses personnages afin de leur donner l’occasion de s’élever au dessus de tout ça et de les rendre plus fort. Parmi les mondes de fiction que j’ai pu créer dans mon coin il y a des dieux, bons ou mauvais, pour gouverner la population mais aucun n’est capable de faire preuve d’autant de cruauté que ce que l’on a pu voir il y a cinq ans mais aussi ces derniers jours. La réalité qui sert de base à l’imagination est devenue pire que la fiction. Ce qui appartenait au genre de l’anticipation hier se voit reléguer au rang de drame dans les bibliothèques aujourd’hui, notamment pour 1984.

Cette oeuvre de George Orwell est de plus en plus évoquer ces derniers temps pour décrire la France. Nous sommes encore loin de ce monde totalitaire et pourtant des points de concordance viennent nous avertir des dangers encourus si nous prenons cette pente glissante. Les violences policières sont au coeur du débat comme le démontre ce démantèlement d’un camp de migrants à Paris ou cette bavure dont a été victime un producteur de musique. C’est avec ces démonstrations de force purement gratuites qu’il est incompréhensible de devoir arrêter de filmer les visages des policiers. 

Je comprends le principe de cette loi, même si elle est aussi floue que ce qu’elle préconise, visant à flouter les visages des représentants du maintien de l’ordre pour préserver leurs identités, des événements passés montrent que c’est pour leur sécurité. Mais tant qu’ils ne feront qu’abuser de leur pouvoir en maintenant une forme de chaos ambiant, c’est une chose qui sera difficile à accepter. Ils doivent d’abord regagner la confiance de la population, une reconquête de l’opinion publique avant de préserver un anonymat qui ne leur permettra que d’agir encore plus en toute impunité.

On assiste là à quelque chose de similaire à ce que l’on a pu voir avec le mouvement Black Live Matter outre-atlantique. Comme une espèce de contagion des forces chargées de faire respecter les loi tout en se croyant au-dessus d’elles. Et si il y en a bien un qui est convaincu de sa supériorité sur le système c’est bien Donald Trump. L’élection américaine a été l’occasion de le voir faire preuve d’une mauvaise foi digne d’un petit enfant gâté n’ayant pas eu son cadeau à Noël. Mais avant d’en arriver là, des millions d’américains ont du attendre les résultats des élections avec autant d’impatience que les résultats d’un test du Coronavirus.

Au final, et malgré un recompte des voix, les deux candidats ont à la fois gagné et perdu. Cette course à la présidence a ainsi pris les aspects d’une expérience du chat de Schrödinger dont on se serait bien passé. Malgré son statut de milliardaire en puissance pouvant se payer tout et n’importe quoi, Trump refuse de quitter la seule maison qu’il ne puisse s’acheter malgré son budget confortable. Comme quoi le pouvoir ne s’achète pas même si il commence à couvrir ses arrières en vue de son départ. 

En effet, après avoir gracié deux dindes la semaine dernière pour Thanksgiving, nuit à l’hôtel inclus dans un pays où le nombre de sans abris ne cesse de s’élever à cause de la pandémie, il en a profité pour en gracier une troisième dans sa lancée: Michael Flynn son ex-conseiller à la sécurité nationale. Je ne suis pas sûr que cette manoeuvre soit efficace pour ne pas porter de soupçon sur sa propre personne mais bon, aux Etats-Unis tout est possible! Pour preuve l’apparition de ce monolithe dans le désert de l’Utah. De quoi me donner raison quand je disais que la réalité avait complètement dépassé la fiction.

Pour ma part j’ai fait en sorte de non seulement dépassé la fiction mais aussi de me surpasser puisque j’ai mis le point final au dernier tome de ma trilogie. Le travail à fournir n’aura pas été aussi énorme que pour les deux premiers puisque celui-ci était déjà bien avancé. Pour ceux qui connaissent le milieu du cinéma, et les différentes étapes qui ponctuent une production, ce que j’ai fait dernièrement sur cette trilogie et plus particulièrement sur le tome trois pourrait s’apparenter à des reshoots. Une sorte de tournage additionnel après avoir fait un premier montage révélant les failles de mon intrigue comme des plans manquants, des inserts à ajouter ou des scènes pour justifier plus de clarté.

Me voici donc avec une saga complète allant crescendo et dont les tomes sont sur ce même principe avec respectivement 59 762 mots, 86 673 mots et 111 908 mots pour ces trois opus. Le tome 3 est non seulement l’accomplissement d’un long périple mais aussi le roman le plus long que j’ai jamais écrit jusqu’à présent. Et puisque je suis dans les chiffres c’est le moment idéal pour vous dévoiler ma production du mois de novembre.

Semaine 45 – du Lundi 02/11 au Dimanche 08/11: 10652 mots

Semaine 46 – du Lundi 09/11 au Dimanche 15/11: 11449 mots

Semaine 47 – du Lundi 16/11 au Dimanche 22/11: 11097 mots

Semaine 48 – du Lundi 23/11 au Dimanche 29/11: 10611 mots

Dans le détail, cette épopée littéraire aura donc durée jusqu’à la mi-novembre et j’ai ensuite enchainé avec une autre facette de ma plume, celle que je mets à contribution sur le blog. En effet, tout comme je l’avais fait pour cette année, je suis en train d’écrire la totalité du contenu de 2021 afin de pouvoir avoir des publications régulières comme j’ai pu le faire jusqu’à présent chaque dimanche.

Une tache qui va m’occuper pendant un bon moment tant je suis devenu exigeant dans ma manière d’analyser une oeuvre. J’ai aussi pu remarquer une nette amélioration à ce niveau là et généralement le passage d’un projet à un autre est l’occasion de voir les progrès que l’on a réalisé. Ça a été le cas pour moi lorsque je suis passé de la fin de cette trilogie, complètement exténué et lassé par mon style, à des textes plus courts et incisifs portant sur un film ou une série,… et me rendre compte que je venais de gagner en expérience. Lorsque l’on a une routine comme la mienne il est difficile d’avoir du recul et généralement le passage d’un manuscrit à un autre est l’occasion d’avoir cette prise de conscience.

Et en parlant d’écriture quotidienne, ce mois-ci a été l’occasion de passer les paliers des 210, 220 et 230 jours de rédaction sans la moindre interruption. A une cadence de 1500 mots minimum par jour, j’ai ainsi vu mes projets se développer à une vitesse incroyable. C’est cela qui fait que je suis confiant dans ma capacité à écrire d’une seule traite ces nouvelles chroniques pour le blog afin de les disséminer tout au long de 2021. Seuls les éditos resteront de l’écriture ponctuel pour ne pas perdre la main dans ce genre d’exercice que j’affectionne particulièrement.

De plus cela est facilité par une fonction que j’ai découvert il y a quelque temps et qui me permet de transférer d’un simple clic des textes de mon téléphone, où je prends des notes la plupart du temps, directement vers mon ordinateur. Et vice versa. Comme une sorte de raccourci clavier, ce copié collé est un gain de temps non négligeable dans mon rituel. Toutes ces conditions font que je m’autorise de plus en plus souvent à sortir de ma zone de confort pour accepter différents sujets de la part de mon influenceuse de soeur. Par le biais d’une collaboration, j’ai ainsi été mis à contribution pour faire la promotion d’un commerce non-essentiel le temps d’un texte assez court mais suffisamment attrayant.

Une façon de contribuer à mon niveau, faute de pouvoir faire autrement pour cette boutique réservée à la gente féminine. A l’heure où j’écris ces lignes, les commerces dans leur totalité ont eu la permission de réouvrir avec la dernière allocution en date de notre président. Il a encore fallu se coltiner cette infantilisation et ces sous-titres écrits en direct alors qu’il suffisait de mettre son prompteur. Que je sache, il ne s’agit pas là d’une improvisation de sa part lorsqu’il parle aux français? Il est permis de se poser la question tant ce gouvernement donne l’impression de naviguer à vue sur le Titanic. 

Au moins cette fois-ci nous avons eu un calendrier et comme je le préconisais lors du précédent édito, celui-ci n’est pas un bilan de ce deuxième confinement. En même temps, pas besoin d’être devin pour faire ce genre de prédiction. Pour cela il faudra attendre le 15 de ce mois de décembre qui correspond à la deuxième étape de ce déconfinement progressif. En attendant la fin de cette quarantaine je vais poursuivre le rangement de mon appartement comme j’ai pu le faire le mois dernier. J’ai ainsi eu l’occasion de réorganiser ma bibliothèque de bande-dessinées depuis que je suis venu à bout de la pile de kiosque DC que je traînais comme un boulet depuis une dizaine d’années.

Maintenant que je suis à jour dans mes lectures j’ai pu savourer de nouveaux ajouts comme Batman Curse of the White Knight qui est venu en récompense du tome 2 de ma trilogie. La réinvention du chevalier noir par Sean Murphy est vraiment inventive et surprenante pour un fan de longue date comme moi. J’ai également énormément apprécié Doomsday Clock au rythme d’un chapitre par jour. Cela m’a permis d’apprécier à sa juste valeur cette suite de Watchmen en plus d’être un crossover avec l’univers DC. Un exercice difficile que Geoff Johns relève avec les dessins de Gary Frank, tous deux offrent un ouvrage généreux. Cadeau de moi à moi-même pour fêter la fin de l’écriture de ma trilogie, c’est une lecture exigeante et très référencée mais qui a tellement à offrir lorsque l’on est fan des héros de la Distinguée Concurrence.

Toujours dans l’univers DC mais loin d’être dans l’actualité des dernières sorties, je me suis laissé tenter par le culte Mad Love. Ne vous fiez pas au style graphique qui est semblable à celui de la série animée des années 90, cette origin story d’Harley Quinn n’est pas forcément pour les enfants. Si la violence n’est pas graphique, elle est psychologique. Harley y est dépeinte comme une femme battue sous l’emprise émotionnelle d’un pervers narcissique… Au final pour avoir fait sa première apparition dans la petite lucarne, ce n’était que justice de voir les auteurs de cette même série en révéler son passif avec le Joker.

La sélection qui va suivre est un mélange entre des locations de la médiathèque, des films issus de ma collection personnelle, les aléas de la programmation de la télé et… des chaines du câble que j’ai eu en accès gratuit durant huit jours! C’était une initiative que j’attendais et dont j’avais fait part dans le précédent édito suite au re-confinement. J’avais émis le souhait que Orange fasse comme lors du premier confinement en fournissant à ses abonnés quelques privilèges supplémentaires et cela a été chose faite avec une soixantaine de chaines en libre accès. Le bouquet OCS et la chaine Toonami se sont révélés les plus interessants par rapport à mes centres d’intérêt.

Il m’a fallu établir un planning afin de jongler entre les différents programmes sur les différentes chaines mais au final j’ai pu profiter de cette exclusivité dans sa totalité. Tout ça pour dire que j’ai vu énormément de choses ce mois-ci mais pour autant ce tour d’horizon sera plus ou moins rapide selon les oeuvres que je vais lister. En effet, comme je le disais plus haut, je suis en pleine rédaction des articles de 2021 et certains films ou séries y seront développés de manière conséquente donc je ne m’attarderais pas dessus plus que nécessaire. Au pire ça fera office de teaser pour ce qui arrivera sur cette plate-forme à partir du mois prochain.

Je vais essayer de répartir tout cela dans différentes catégories histoire que cela soit moins brouillon. On commence donc avec les dessin animés et ça a été un vrai plaisir de revoir Toy Story 4 après un premier visionnage au cinéma. Je me souviens avoir été un peu sceptique à l’annonce de ce nouvel opus tant le troisième clôturait l’aventure de manière très satisfaisante. C’est tellement difficile de réussir une fin sans décevoir le public et Pixar avait accompli cette prouesse. J’avais confiance en le talent de ce studio mais de là à remettre le couvert encore une fois me faisait l’effet de tenter une chance insolente.

Visiblement lorsque l’on a du talent on a pas besoin de chance et ça Pixar l’a bien compris en offrant un épisode dans une veine différente sans pour autant être le début d’une nouvelle trilogie. Une belle porte de sortie autant qu’un nouveau départ pour les personnages. Mais cette production n’est pas pour autant exempt de défauts et joue un peu trop la carte du féminisme en mettant en avant Bo la bergère qui s’émancipe en prenant exemple sur la Reine des neiges, Bonny qui est devenue la nouvelle propriétaire des jouets, l’ennemie sur la route de ces derniers est la poupée Gabby Gabby,… 

De là à se demander si Pixar à des choses à se faire pardonner suite aux accusations de harcèlement sexuel de la part de John Lasseter, le créateur de cette saga. Comme à chaque épisode, quantité de nouveaux personnages font leur apparition dont deux qui aurait mérité de voir leur temps de présence inversé. Dans le rôle du Olaf de service, Fourchette exaspère au bout d’un moment contrairement à Duke Caboom qui rappel les premières heures de Buzz l’éclair alors qu’il était persuadé d’être un vrai ranger de l’espace. 

Il y a quelque chose de similaire que l’on retrouve ici et, même si je ne l’ai pas regardé en version originale, rien que de savoir que c’est Keanu Reeves qui donne de la voix pour l’incarner suffit amplement à être un gage de qualité. Oui tout ceci est entièrement subjectif, exactement comme lorsque je parle de Batman. Et il en est d’ailleurs question avec l’animé Le fils de Batman. Très librement adapté du run de Grant Morrison, on ne peut pas dire que cela restera comme un grand moment parmi toutes les autres productions estampillées du sceau de la chauve-souris.

Par contre, dans la même gamme, j’ai été très surpris par Flashpoint Paradox qui est assez fidèle au comic book d’origine. Le style visuel tranche radicalement avec ce qui avait été instauré depuis des années en reprenant les codes de l’animation japonaise. Le résultat est violent à souhait et aussi gore que Deadpool 2 a pu l’être. Subtile transition en douceur avec la catégorie long-métrages tout en restant dans le genre de comic book. Ce deuxième volet du mercenaire incarné par Ryan Reynolds est dans la lignée du premier. C’est une suite qui en reprend les points forts et les exacerbe à outrance: mauvais gout, humour noir, action, référence à la pop-culture,…

L’ajout du personnage de Cable vole clairement la vedette à la tête d’affiche tant il y a une coolitude et une badasserie qui se dégage de Josh Brolin. Cet acteur est capable de passer d’un registre à un autre sans le moindre soucis comme l’a confirmé Line of fire. Tiré de faits réels, ce film revient sur un incendie meurtrier survenue en 2013 et dont a été victime toute une troupe de pompiers. Une production qui fait un peu office de hors série dans la filmographie de Joseph Kosinski sans pour autant être hors sujet avec ses thématiques habituelles.

Toujours dans la catégorie histoire vraie, du moins en partie, The Revenant s’impose comme un chef d’oeuvre. La prestation de Leonardo DiCaprio est incroyable même si sa souffrance donne parfois l’impression qu’il est sous l’influence d’une drogue comme dans Le loup de Wall Street. Mais là les loups sont loin d’être des boursicoteurs avides d’argent, ce qu’ils veulent c’est manger. C’est un film survivaliste dans toute sa splendeur que la réalisation de Alejandro Gonzalès Inarritu magnifie avec des compositions sublimes. Au croisement entre le reportage Arte et une émission de Mike Horn.

Par contre je mets quiconque au défi de survivre devant XXX Reactivated. Cette tentative de Vin Diesel pour renouer avec sa gloire d’antan est tellement nulle que cela en devient hilarant. Un nanar que je conseille avec des bières et des pizzas: excellent moment assuré. A l’opposé total dans le thème de l’agent secret, Skyfall est peut-être le meilleur film de la saga James Bond que j’ai pu voir. La mise en scène de Sam Mendès et la photographie de Roger Deakins font des merveilles. Le scénario est assez classique mais il met en avant un méchant iconique que l’on peut voir comme une réinterprétation de la figure du Requin.

Bon par contre, bien qu’il ait connu de multiples incarnations, cette version de Daniel Craig reste fidèle à sa réputation de mâle alpha auprès de la gente féminine. Une mise à jour s’impose quant à cette facette qui n’a plus lieu d’être à notre époque et ce n’est pas la nouvelle version de Charlie’s Angels et Ocean’s 8 qui vont dire le contraire. Ces deux films partagent cette même philosophie mais sont loin d’être des réussites malgré les efforts louables de mettre des femmes sur le devant de la scène. 

The Grudge aura également été une déception. Moi qui m’attendais à un slasher dans la lignée du film original, j’ai eu la surprise de me retrouver devant une ambiance de film d’auteur. Malheureusement ce n’est pas toujours synonyme de qualité et j’ai eu cette impression d’avoir été arnaqué sur la marchandise. La faute à un état d’esprit qui n’est pas le même lorsque l’on décide de se changer les idées devant une production lambda et que l’on se retrouve devant une histoire à l’atmosphère lente et ténébreuse. Le film n’en est pas pour autant mauvais, c’est juste qu’il ne m’a pas plu pour toutes ces raisons.

Ressenti mitigé également devant Adaptation de Spike Jonze. De part son sujet, j’étais tout désigné pour adorer ce film relatant le parcours d’un scénariste incarné par Nicolas Cage. Si ce dernier fait une performance vraiment bonne, j’ai eu du mal à entrer dans cette histoire sur les tourments du métier. Le titre en question est autant une adaptation d’une oeuvre que l’adaptation de cet écrivain à la société qu’il est sensé dépeindre dans ses fictions. Au final le réalisateur s’attarde beaucoup plus sur cet aspect par le biais d’une voix off ironique mais surtout qui ne cesse de se plaindre.

A l’inverse, si il y a bien un film qui se retrouve hué alors que je l’adore, c’est bien Thor le monde des ténèbres. J’ai eu l’occasion de le revoir pour la énième fois et une fois de plus je ne comprends pas la haine qui l’entoure. Depuis, le MCU a sortie des films bien pire que ça comme Captain Marvel ou encore Antman et la Guêpe. Power Rangers pourrait également souffrir de son image de produit destiné aux enfants et il serait bien dommage de passer à coté pour cette raison. L’histoire propose une modernisation de cette équipe multicolore sans pour autant prétendre révolutionner l’histoire du cinéma.

Dernier film de la sélection, et pas des moindres, de mon petit festival personnel dont je suis l’unique membre du jury: The Signal. Une pépite méconnue de la science-fiction que je vous encourage à voir tant il est plein de surprises. Il y plane une ambiance proche de la série la quatrième dimension qui n’est pas pour me déplaire et j’ai hâte de pouvoir regarder les autres films de ce réalisateur. Je n’en dit pas plus puisque je lui ai d’ores et déjà consacrer une analyse qui paraitra courant 2021.

En ce qui concerne les séries télé, il n’y a eu qu’une seule déception avec la rediffusion de Forever. La bonne impression de mon premier visionnage a laissé place à une amertume, celle de ne pas être allé au bout d’un concept prometteur. Privé d’une deuxième saison à juste titre, encore une série de plus qui n’aura jamais de véritable fin contrairement à 10 pour cent. C’est avec cette saison 4 que la série française a décidé de tirer sa révérence et j’ai bien aimé cette conclusion.

Ce fut un véritable plaisir de retrouver ces personnages d’agents auxquelles je me suis attaché. Une prouesse compte tenu du nombre restreint d’épisodes et cette production va créé un manque de par sa qualité dans le paysage télévisuel français. Mais trêve de sentiments et passons à quelque chose de très différent. De plus sanglant. Toujours le domaine du spectacle, sans pour autant que des agents se fassent concurrence pour signer ces talents dans leur agence, le Freak Show aura été le thème principal de la quatrième saison de American Horror Story.

Pour la première fois et malgré son caractère anthologique, la série s’est risquée à raccorder les wagons avec la saison 2. Une bonne initiative en espérant en voir plus par la suite. La réalisation se renouvelle également par l’intermédiaire des siamoises qui justifient à elles seules l’utilisation du splitscreen là où le fish-eye commençait à tourner en rond. Un coté comédie musicale fait également son apparition avec pas moins de deux titres de David Bowie qui sont réinterprétés d’une fort belle manière en plus d’être pile dans la thématique.

Lovecraft Country pourrait également se fondre aisément dans le modèle instaurer par AHS tant cette nouvelle série a à coeur d’être une critique de la société en filigrane. Le récit aborde la question des hommes et des femmes noirs dans l’Amérique des années 50. Un parti pris qui rappel fortement le travail de Jordan Peele qui y officie en tant que producteur et cela ne peut augurer que du bon à la vue de sa filmographie. Malheureusement je n’ai pu en voir que les deux premiers épisodes avant que l’offre d’Orange ne touche à sa fin.

La saison trois de Ash Vs Evil Dead marque également la fin pour cette série. C’est toujours aussi gore à souhait et grand guignolesque, les mises à morts sont toute plus inventives les unes que les autres et pourraient largement rivaliser avec les Fatalities de Mortal Kombat. Le personnage incarné par Bruce Campbell signe ici sa dernière apparition à la manière dont la trilogie sur grand écran s’était terminée, du moins dans les scènes coupées du dernier film: sur un nouveau départ que l’on ne verra pas.

En tout cas voilà qui a pu satisfaire mon appétit boulimique de pop culture et ce nouveau mois qui démarre s’annonce tout aussi chargé. Sur ce calendrier de l’avent m’attendent: mon anniversaire, une session shopping du Black Friday qui a été reporté, un retour dans mon nord natal à la mi-décembre pour passer Noël et le réveillon du nouvel an en famille! En petit comité bien sur. Bien entendu, plaid et chocolat chaud seront de rigueur pour profiter de tout ces moments comme il se doit.

Malgré toutes les embuches qu’aura pu nous réserver 2020, les fêtes de fin d’année sont un peu la lumière au bout du tunnel pour beaucoup de monde. Une lumière un peu faiblard qui donne l’impression d’avoir un Noël en carton. L’habituel bêtisier de fin d’année risque d’être moins fourni et moins drôle que les années précédentes, faute d’avoir pu l’alimenter avec de bonnes nouvelles, mais il ne faut pas pour autant perdre le joie de vivre. Je vais d’ailleurs vous y aider avec un vidéo de circonstance qui j’espère vous décrochera quelques sourires. Une chanson prophétique et finalement quoi de plus normal pour l’équipage du Nexus 6 qui voyage à travers le temps pour nous souhaiter de joyeuses fêtes placées sous le signe d’un père Noël factice et des cadeaux en sous-marques.

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