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La maison vous propose…

Bien souvent, la carte d’un restaurant reflète ce qui se passe dans les cuisines. On dit toujours qu’il faut se méfier des menus qui proposent des tonnes de plats: pizza, burger, crustacés, sushis… C’est très varié, mais ce n’est pas pour autant fait avec des produits frais ou de saison. Pour assurer le service, il faut alors compter sur des surgelés afin de satisfaire la demande. Mais ce large éventail n’est juste que l’illusion du choix pour le consommateur. 

Côté restaurateur, ces efforts sont loin d’être récompensés sur le long terme: à trop vouloir plaire à tout le monde, on ne plait à personne. D’où l’intérêt de se spécialiser dans un domaine pour se démarquer. Je souhaite manger italien? J’ai à ma disposition des restaurants qui excellent dans les pizzas et les pâtes. Américain? Go pour un burger ou un hot-dog dans un fast food. Pour chaque envie, il y a un lieu où se restaurer.

Cette spécialisation, c’est quelque chose que j’ai toujours essayé de garder en tête. Mais lorsque j’ai commencé à développer mon activité autour de l’écriture, je suis tombé dans le piège de vouloir proposer beaucoup trop de services. J’avais commencé par dresser une liste de tous les domaines dans lesquels mes compétences pourraient s’exercer. C’est à dire presque partout, et principalement sur internet.

Articles de blog, fiches de produits, lettre de motivation, sous-titrage, modes d’emploi, courriers administratifs, biographies, discours événementiel, textes de présentation, script, questionnaires, posts pour les réseaux sociaux, ebooks… Pour revenir à mon sujet de départ, même les recettes de cuisine faisaient partie des opportunités à saisir. J’étais devenu une sorte de cantine qui vendait ses services aux plus offrants. Mais la rédaction web est loin d’être un milieu attractif.

La concurrence y est féroce et use de tarif toujours plus bas pour remporter une mission. J’en ai moi-même décroché quelques-unes en me bradant pour des sujets loin de m’intéresser. J’ai passé des heures à faire des recherches pour ensuite remodeler mes textes en fonction des mots clés d’un algorithme. Non seulement j’écrivais pour des robots, mais j’en étais devenu un. J’ai longtemps cru que mon style pourrait me permettre de me démarquer. Mais en fait, c’était juste de me spécialiser dans un domaine.

J’ai donc réduit mes services. D’une quinzaine, je suis passé à quatre prestations. Et lorsqu’il a fallu approfondir mon offre, je n’en ai gardé que deux, dont voici la première: la méta-lecture. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un dérivé de la bêta-lecture, passage obligé des auteurs en quête d’un avis objectif sur leur manuscrit. Mais ce changement d’appellation implique quelque chose en plus de ce qui compose déjà une bêta-lecture classique. Ce supplément, c’est tout un concept que je vous laisse découvrir ici.

Ce conseil éditorial a été conçu en fonction de ma sensibilité. Mais surtout par un auteur, pour les auteurs. Car oui, c’est ce que je suis avant tout, et voici mes dernières avancées en la matière:

Semaine 26 – du lundi 27/06 au dimanche 03/07: 10580 mots

Semaine 27 – du lundi 04/07 au dimanche 10/07: 10580 mots

Semaine 28 – du lundi 11/07 au dimanche 17/07: 10604 mots

Semaine 29 – du lundi 18/07 au dimanche 24/07: 10558 mots

Semaine 30 – du lundi 25/07 au dimanche 31/07: 10568 mots

C’est avec cette même régularité, depuis plus de 840 jours, dernier palier en date que j’ai franchi, que je m’engage à explorer les manuscrits que l’on me confiera. 

Grâce à ce cahier des charges que j’ai constitué au fil de mes bêta-lectures, j’ai pu déterminer ce qui manquait vraiment à cette étape essentielle avant la publication. Avant que les lecteurs ne dégustent vos mots. Car finalement, l’écriture c’est comme de la cuisine. Il faut plusieurs ingrédients, bien les doser, les laisser mijoter pendant un certain temps, avoir le bon temps de cuisson, assaisonner le tout. Tout ça, je le détaille dans la méta-lecture, tel un critique culinaire.

Alors bien sûr, c’est à la portée de tout le monde d’apprécier ou de détester quelque chose. Ça l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’être constructif, d’avoir les bons arguments ainsi que le bagage culturel qui fait la différence. Mais surtout, toujours rester dans la bienveillance. Je ne connais que trop bien le nombre d’heures passées devant son histoire, à bloquer devant une page blanche, à essayer de diriger des personnages qui n’en font qu’à leur tête, de remettre en question la moindre phrase…

Par conséquent, la peur du jugement, je connais. C’est pourquoi la bienveillance et la motivation font partie des principes de base sur lesquelles je ne dérogerais pas. C’est la raison pour laquelle je suis passé d’écrivain public à écrivain privé. Je ne travaille plus pour un client, désormais je collabore avec une personne, avec un auteur. C’est là toute la différence et c’est là aussi où je peux faire toute la différence dans l’expertise d’un manuscrit. Bien sûr, il est toujours tentant de s’occuper soi-même de la bêta-lecture, mais dites-vous bien que ce n’est pas parce que vous savez faire cuire des pâtes que vous êtes Joël Robuchon.

A priori, Top Gun: Maverick et Buzz l’éclair n’ont rien en commun. D’un côté, il y a un blockbuster à la gloire de Tom Cruise qui reprend son rôle iconique dans une suite et de l’autre, un dessin animé de science-fiction tiré de l’univers de Toy Story, plus précisément une origin story sur le ranger de l’espace. On ne peut pas faire plus opposer. Pourtant, à y regarder de plus près, ces deux films à l’affiche partagent bien plus de choses qu’il n’y parait. 

Déjà, ils sont tous les deux issus d’un passé que l’on pourrait qualifier de nostalgique, 86 pour Maverick et 95 pour Buzz l’éclair. Ils mettent en scène un pilote dont l’arrogance n’a d’égale que le talent. Ce héros excelle tellement dans son domaine qu’il est alors contraint de former d’autres personnages pour assurer le succès de sa mission. C’est là le point de départ de nombreux récits, mais ces ressemblances vont jusqu’à se superposer dans une scène où Maverick / Buzz tente de battre un record de vitesse à bord d’un vaisseau. 

Alors, avec autant de similitudes, comment se fait-il que l’un soit une amère déception et l’autre une franche réussite? J’attendais ces films avec le même degré d’impatience, mais pas pour les mêmes raisons. Plus proche de moi pour avoir bercé mon enfance, Buzz l’éclair était acquis à ma cause depuis la première bande-annonce sur fond de Starman de David Bowie. Il ne me restait plus qu’à apprécier cette aventure vendue comme étant le film qu’aurait vu Andy à l’époque et qui l’aurait rendu fan du personnage.

Rétrospectivement, je ne suis pas sûr que ce long-métrage aurait eu le même impact sur moi si je l’avais visionné au même âge. En tout cas, peut-être pas au point d’acheter la figurine en question. Et pourtant, mes parents peuvent en témoigner, qu’est-ce que j’étais fan de Buzz… C’était le jouet par excellence, mais à l’image de Toy Story, et non du film dont il est censé être un produit dérivé. Qu’il est loin le temps où chaque Pixar devenait un classique instantané.

Ces dernières années, hormis la licence Toy Story qui reste une valeur sure malgré un quatrième opus en dessous de la trilogie, le studio n’avait pas vraiment réussi à me faire rêver. Vice versa avait eu cet effet sur moi, et plus récemment Alerte rouge m’avait bluffer par son énergie communicative. J’y voyais donc une espèce de retour en grâce que Buzz l’éclair allait confirmer. Du sujet au genre cinématographique en passant par la thématique, tout était réuni pour faire de ce film d’animation un succès.

Malheureusement, rien de tout cela n’est exploré convenablement. Et les références ne suffisent pas à assurer la qualité d’un film. Que ce soit à d’autres oeuvres de science-fiction ou à Toy Story, avec une ouverture qui met Buzz en situation exactement comme lorsqu’on le découvre pour la première fois dans la chambre d’Andy, ce n’est guère suffisant. Passé cette introduction aux airs de déjà vu, l’histoire n’offre aucun dépaysement. À l’image des personnages, on reste bloquer avec eux sur la même planète.

Cela n’aurait pas été un problème si celle-ci avait proposé des environnements variés ou une faune et une flore atypique. Les aliens se limitent à un tentacule par-ci par-là, et les robots à quelques modèles loin d’être inspirés. La déception est d’autant plus grande qu’il s’agissait là du film parfait pour toutes les fantaisies que ne peuvent se permettre les productions en live. L’imagination était la seule limite. Mais il n’y a là rien qu’un tournage traditionnel n’aurait pu faire. Et qui plus est, sans un budget mirobolant.

Dès lors, je me suis raccroché aux personnages, censés être la force de Pixar. Là encore, l’émotion n’est pas au rendez-vous. Il y a trop d’ellipses, dues au voyage dans le temps dans le premier acte, pour s’attacher réellement à l’entourage de Buzz. Lui-même n’est guère aussi touchant que son avatar de plastique. Et outre un design revisité pour l’occasion, ce ranger de l’espace c’est surtout une voix. En version originale comme en version française, les doubleurs ont changé.

De Tim Allen en VO et Richard Darbois en VF, on passe à Chris Evans et François Civil. Une décision que j’avais plutôt bien accueillie lors de l’annonce, mais qui ne m’a pas convaincu lors de la projection. Ce casting vocal est loin de révéler la personnalité du héros qui passe par une intonation bien particulière. Reste le chat robotique qui l’accompagne et qui sera derrière les rares touches d’humour. Un comble lorsque l’on voit que Buzz, dans la quadrilogie Toy Story, était à lui tout seul un ressort comique.

Ce n’est pas mieux du côté de l’antagoniste, l’Empereur Zurg, et dont la connexion avec le héros a été modifiée par rapport au deuxième Toy Story. Ainsi, de Star Wars on passe à Perdu dans l’espace grâce à l’usage du voyage dans le temps. Même si cette référence peut donner l’impression de desservir ce film d’animation, ce long-métrage de 1998 lui est pourtant bien supérieur. C’est dire à quel point Buzz l’éclair est avare en vaisseaux, planètes, extraterrestres…

Dans le domaine de l’animation, cette bobine de SF n’arrive même pas au niveau de Titan AE qui était généreux en nouveautés. Du côté de chez Disney, La planète au trésor n’a aucun souci à se faire. Pour ce qui est de Pixar, ils n’ont même pas réussi à détrôner leur propre Wall-E. C’est là un triste constat pour un film qui avait pour ambition de nous emporter vers l’infini et l’au-delà. Il n’y a ni l’un, ni l’autre. Pire, il y a bien plus d’originalité et d’énergie dans les premières minutes de la fausse introduction de Toy Story 2 que durant l’heure cinquante de ce long-métrage.

Je ne peux que donner raison au personnage lorsqu’il enlève son badge de sa combinaison en début de film, prétextant qu’il n’est pas digne d’être un ranger de l’espace. Dessus figure son nom, ou plutôt ce que l’on pourrait qualifier de call sign. Un terme que l’on retrouve à de nombreuses reprises dans Top Gun: Maverick. Et pour le coup, je suis loin d’être un fan du film original. Si je me suis rendu en salle, ce n’est pas par passion des avions de chasse et autres débordements de testostérone, mais pour l’homme devant la caméra et celui qui se trouve derrière.

Même s’il a tendance à jouer les mêmes rôles depuis un certain temps, Tom Cruise est un acteur que j’apprécie beaucoup. Il est le garant d’une forme de cinéma à l’ancienne, repoussant toujours plus les limites du réel grâce à son implication dans les cascades. C’est aussi un acteur qui s’est progressivement composé une famille de cinéma, tout en mettant de la distance avec les cinéastes qui ont fait sa renommée: Copolla, Ridley Scott, Tony Scott, Oliver Stone, Ron Howard, De Palma, Kubrick, John Woo, Cameron Crowe, Spielberg, Michael Mann, Abrams et j’en passe.

C’est simple, il a tourné avec les plus grands. Mais ce serait sous-estimé Joseph Kosinski avec qui il collabore pour la seconde fois. Et le metteur en scène n’en est pas à son coup d’essai lorsqu’il s’agit de donner une suite à un classique des années 80. Il avait réalisé cet exercice périlleux à l’occasion de son premier film, Tron: Legacy, et réitère l’exploit en marchant cette fois-ci sur les traces de Tony Scott. Dans les deux cas, il a réussi à imposer son style à base de plans épurés et symétriques.

Une réalisation pensée pour s’adapter à l’architecture environnante, chose qu’il développe avec Oblivion. Une fable de science-fiction qui n’a rien à voir en apparence avec Top Gun: Maverick et qui pourtant s’inscrit de manière cohérente dans sa filmographie. Il y explorait déjà la thématique des drones, ces avions sans pilotes que Cruise avait pour mission de réparer en tant que Jack Harper, et contre lesquels Maverick se mesurera pour rester dans la course.

Mais outre cette compétition visant à mettre en avant l’obsolescence programmée de ce pilote hors pair, l’histoire est surtout une occasion de transmettre son savoir. Et donc d’en faire la démonstration. À ce titre, les séquences de vol sont impressionnantes. Le réalisme est à l’honneur, même si quelques acrobaties ont nécessité l’usage de CGI, et l’immersion est totale grâce aux caméras embarquées dans les cockpits. Toute cette mise en scène confère aux scènes de dogfight une bonne lisibilité.

Une clarté qui est aussi préparée en amont par un plan de vol que les pilotes doivent mémoriser afin d’accomplir leur mission. En tant que spectateur, il est donc plus facile de se figurer où sont les engins là où l’on pourrait facilement perdre nos repères. Il n’en est rien, et ce jusqu’au climax où la tension est présente à son maximum. Tellement que l’histoire a parfois de faux airs de Mission impossible, notamment dans le briefing où Maverick explique à ses pilotes qu’ils vont devoir braver bien des dangers en un temps record.

Mais tous ces défis ne seraient rien sans un casting à la hauteur pour les surmonter. En tête, c’est surtout Miles Teller qui crève l’écran. Il incarne le fils de Goose, défunt ailier de Maverick et contre qui il garde une certaine rancoeur. Les deux se font souvent face et l’acteur en impose face à la superstar Tom Cruise. Un talent qui n’a pas échappé à Joseph Kosinski puisqu’avec ce film, le cinéaste l’a déjà dirigé trois fois (dans Line of fire et Spiderhead).

Son jeu d’acteur reste limiter par son rôle, à des lieues de sa performance dans Whiplash, mais il s’en sort bien dans le registre de l’amitié virile. Cela s’applique à l’ensemble des acteurs qui déclament des répliques clichées au possible, tout en restant en accord avec l’histoire qui nous est contée. Le film va même sur le terrain de la comédie, sans pour autant en faire des tonnes. Mais ce qui prédomine surtout, c’est la nostalgie du long-métrage de Tony Scott à qui un hommage est rendu.

Un parallèle pourrait même être tracé avec les scènes où Maverick cherche un signe en tentant de communiquer avec son ami défunt. Cela pourrait tout aussi bien être Tony Scott, tout comme Joseph Kosinski pourrait être affilié au fils de Goose en qui il trouve une réponse à son appel. Il s’agit là d’un beau passage de relais, mais ce film est surtout une sorte d’aboutissement pour Tom Cruise. En quelque sorte, il boucle la boucle de ce qui a fait de lui l’acteur qu’il est aujourd’hui.

Sans Top Gun, Tom Cruise serait bien différent de celui que l’on connait. Une anecdote sur le premier film est d’ailleurs assez édifiante. L’acteur se présente aux pilotes qui sont chargés de l’entrainer et secrètement, l’idée est de lui en faire voir de toutes les couleurs pour le dégouter des avions. À l’atterrissage, c’est l’effet inverse qui se produit, Tom Cruise en redemande comme un enfant dans une fête foraine. C’est là qu’est né son tempérament de tête brulée. C’est avec Top Gun qu’il s’est découvert un attrait pour les sensations fortes qu’il ne cessera de rechercher au cours de sa carrière.

Top gun: Maverick représente donc une sorte d’apothéose en mettant l’acteur aux commandes d’un avion, et accessoirement faire flipper les compagnies d’assurance de la production. L’étape suivante voudrait qu’il aille dans l’espace, et c’est qu’il va faire sous la direction de Doug Liman. Peu d’acteurs ont cette volonté de se surpasser film après film, en cela Tom Cruise s’impose comme un bourreau de travail qui impose sa cadence à ceux avec qui il collabore. Et laisse les spectateurs sur le carreau.

La nostalgie, c’est comme une seconde nature chez moi. Alors lorsque j’ai l’occasion de revoir des films qui ont bercé mon enfance, je ne m’en prive pas. Bien souvent, je suis indulgent envers ces productions qui ont mal vieilli, mais je m’applique surtout à les remettre dans le contexte de leur époque. Et puis, il y a les longs-métrages qui survivent aux outrages du temps comme Small Soldiers. Bien sûr, les effets spéciaux sont datés, mais la mise en scène de Joe Dante reste un modèle d’efficacité.

Mais ce qui m’a surtout choqué, c’est la violence. Non pas que ce soit un défaut, c’est plus à propos du public qui est ciblé. Cette cible que sont les enfants est malmenée devant la caméra ce qui a dû renforcer le processus d’identification. En tout cas, j’ai souvenir que l’enfant que j’étais en 1998 avait adoré ce film. Chose que j’ai du mal à comprendre avec des décennies de recul, et bien des films visionnés à mon actif. D’ailleurs, j’ai remarqué que le premier Transformers avait quasiment la même structure narrative que ce Small Soldiers

C’est d’autant plus ironique que ces véhicules qui se transforment en robots sont à la base une licence de jouets, comme c’est le cas ici. Cette lutte entre soldats et Gorgonites m’a également rappelé celle entre les humains et les Navis. Plus précisément, le leader Chip Hazard semble avoir servi de référence au colonel Qualritch dans Avatar. Mais peu importe tous les blockbusters que ce classique a pu inspirer, dans la filmographie de Joe Dante, il fait surtout office de troisième opus non-officiel à ses Gremlins.

Beaucoup plus proche dans le temps, j’ai également revu Les éternels pour la première fois depuis sa sortie au cinéma. J’en étais ressorti avec une impression mitigée face à un film un peu trop long, et que j’avais du mal à intégrer au Marvel Cinematic Universe. Mon avis n’a pas trop changé devant ce second visionnage. Même si j’ai été plus réceptif, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que cette histoire se serait plus épanouie au format série. Surtout lorsque l’on voit le contenu consacré à Marvel sur Disney +.

En moins d’une dizaine d’épisodes, il aurait été possible de relater cette épopée à travers les siècles d’une manière plus aérée. Et de se débarrasser de ce texte déroulant embarrassant. Mais il ne l’est pas plus que Chaos Walking. En tête d’affiche, Tom Holland surfe sur sa popularité acquise grâce à Spider-Man pour se diversifier un peu. Quelque part, c’est un peu le rôle idéal pour lui qui n’arrive pas à garder un secret lors de la promotion des films où apparait sa version de l’homme-araignée.

Pour cause, cette adaptation littéraire prend place dans un monde où les personnes sont atteintes du « bruit », c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas masquer leurs pensées. Cela se manifeste visuellement sous la forme de taches d’essence qui flottent au-dessus du personnage, et où apparaissent des images et des sons. Je ne doute pas que ce concept doit bien être retranscrit sur le média d’origine, car on peut y lire les pensées des personnages directement intégrées à la narration, mais là c’est très brouillon.

Les divagations internes se chevauchent aux dialogues ce qui rend le tout très confus. Surtout lorsqu’un interlocuteur parle hors champ, il est difficile de savoir au premier abord s’il s’agit d’un monologue intérieur ou d’un échange bien audible. Pour lui donner la réplique, Daisy Ridley viendra également changer de registre en s’éloignant de la saga Star Wars pour cet autre univers de science-fiction. Mais à la différence de son partenaire de jeu, et des hommes en général, ses pensées resteront bien dissimulées.

Elle est épargnée par cette intrusion mentale grâce à sa condition de femme, femmes qui ont d’ailleurs disparu de la surface de ce monde suite à une guerre contre les Spackles. Ces derniers sont les autochtones de cette planète sur laquelle le vaisseau de Viola s’est crashé. Mais au même titre que les femmes, ces extraterrestres ne sont pas plus présents dans le récit. On aperçoit un spécimen lors d’une altercation, c’est tout. Un comble. Reléguer au rang de background, c’est toutefois toujours mieux que le sort réservé aux principaux protagonistes.

Dans l’ensemble, leur développement laisse à désirer. Celui qui en pâtit le plus, c’est le personnage de Tom Holland: Todd Hewitt. Ainsi, son arc narratif reste inachevé en n’obtenant pas réparation suite à la perte de son animal de compagnie. Il en sera de même pour ce premier opus qui ne se transformera jamais en trilogie. Pour continuer dans les déceptions, Synchronic en est une autre. Dans ce mélange entre Limitless et Primer, un duo de secouriste de nuit va découvrir au cours de l’une de leurs interventions qu’une drogue permet de remonter le temps. 

Cette combinaison fait que ce film est plus déprimant que divertissant. La manière dont est traitée la thématique principale n’arrange rien à la compréhension. Il est déjà difficile d’évoquer le voyage dans le temps sans en expliquer la mécanique, alors avec quelque chose d’aussi abstrait qu’un comprimé à avaler, c’est loin d’être une partie de plaisir. Il en ressort un certain malaise devant ce visionnage, malgré quelques bonnes idées de mise en scène dans les transitions d’une époque à une autre.

Si je n’ai pas trouvé mon compte dans ces allés retours vers le passé, je l’ai trouvé un peu plus dans le futur de Réminiscence. L’avenir qu’il dépeint n’est pas pour autant moins déprimant. Entre la montée des eaux et la canicule permanente qui empêche de sortir la journée, tout cela est assez conforme aux prévisions qui nous attendent. Ce premier long-métrage de Lisa Joy n’en reste pas moins divertissant en se mêlant au genre du film de détective. Derrière cette profession, Nick Bannister va mener son enquête en se plongeant dans les souvenirs de ses clients.

C’est Hugh Jackman qui lui prête ses traits, lui qui peine à donner un second souffle à sa carrière depuis ses adieux à Logan. À ses côtés, on retrouve quelques acteurs de Westworld. Un casting familier qui n’a rien d’une surprise puisque Lisa Joy n’est autre que la co-créatrice de la série à succès de HBO. Elle reste donc dans le domaine de la SF pour son passage sur grand écran, mais avec moins de temps pour développer son propos. L’exercice est donc périlleux pour elle qui a auparavant pu suivre ses personnages sur des saisons.

Les thématiques sont d’ailleurs tellement similaires qu’il aurait peut-être été plus judicieux d’en faire un épisode de Westworld. Néanmoins, l’histoire tient la route et offre même un cachet similaire aux productions de la fin des années 90. J’ai notamment pensé à Passé virtuel dans l’esthétique ainsi que le propos global. Sans être extraordinaire, Réminiscence reste un honnête divertissement. Un film qui n’a pas la prétention de rivaliser avec les chefs-d’œuvre du genre, et c’est bien dommage. L’espoir était permis au regard du parcours de sa réalisatrice.

Une occasion manquée de voir une femme pleine de talent s’imposer derrière la caméra. Devant, ce n’est pas ce qui manque, même si les rôles sont loin d’être diversifiés. Cours, Lola, cours se démarque de la masse avec une héroïne en pleine possession de ses moyens. La Lola en question s’engage dans une course contre la montre pour rassembler une somme d’argent afin d’aider son petit ami. C’est donc à un rythme effréné que l’on suit son parcours à travers la ville en quête d’une solution.

Une histoire qui en toute logique ne devrait pas tenir au-delà d’un court métrage, et c’est pourquoi il en existe trois versions différentes. C’est comme si Lola était prisonnière d’une boucle temporelle. Une narration particulière qui rend d’autant plus logique la participation du réalisateur à Cloud Atlas. Son personnage principal ressemble d’ailleurs beaucoup à Lana Wachowski, ce qui a du jouer dans sa future collaboration avec les soeurs. Mais si je devais rapprocher le style de Tom Tykwer d’un autre cinéaste, ça serait de Sam Raimi.

On retrouve cette même énergie qui donne un rythme trépidant au récit. Et pour dynamiser un peu plus cette répétition qu’impose le scénario, le metteur en scène fait usage du noir et blanc, du split-screen ou encore des flashforwards sous forme de photographies. De courtes séquences en dessin animé sont même intégrées au montage. Mais rien ne vaut un film d’animation, et j’en ai eu deux pour le prix d’un avec Batman: the long Halloween Part 1 & 2. Adapter du célèbre comics, cet animé débute en faisant référence à son format d’origine.

Le générique se voit ainsi agrémenter d’images de la bande-dessinée. La suite ne conservera pas pour autant ce style graphique, ni même celui auquel nous a habitués DC depuis des années dans le domaine de l’animation. Le line qui entoure les personnages est un peu plus épais ce qui permet de les imposer à l’écran. Et ça ne sera pas de trop puisque le récit insiste beaucoup sur le fait que Batman ne sache pas mener une enquête. Après tout, son côté détective n’est pas encore totalement opérationnel puisque l’intrigue prend place après ses débuts dans Year one.

On a donc un chevalier noir qui va faire face à la pègre de Gotham, qui elle-même est en proie à un mystérieux tueur du nom de Holiday. L’intrigue reprend donc les grandes lignes du comics éponyme, tout en prenant son temps pour créer une véritable ambiance. D’où le découpage en deux parties. Malgré son montage, cette adaptation prend de nombreuses libertés par rapport à sa source. Ne vouant pas un culte à l’oeuvre de Tim Sale et Jeph Loeb, cela ne m’a pas dérangé. Pas plus que je n’ai trouvé ce diptyque particulièrement réussi.

Même en étant un fan inconditionnel de l’homme chauve-souris, je n’ai pas trouvé de quoi satisfaire ma passion. Par contre, côté animation, j’ai bien plus aimé Raya et le dernier dragon. Production Disney en images de synthèse, mais pas que puisque les flashbacks usent d’un rendu visuel différent. Une manière de présenter le folklore de ce monde tournant autour d’une cohabitation pacifique entre humains et dragons. Jusqu’à ce que ces derniers se sacrifient pour sauver l’humanité face à une force destructrice.

Ce mal ancien étant sur le point de ressurgir, une héroïne du nom de Raya va se mettre en quête du dernier dragon. Son épopée sera parsemée par bien des rencontres et tous ces personnages vont nous apprendre à mieux la connaitre. Raya va alors se révéler passionnante à suivre dans ses tribulations trépidantes. Mais surtout dépaysantes. D’ailleurs, l’imagerie fait honneur à la culture asiatique à travers des paysages, des costumes, des coutumes, mais aussi des chorégraphies de combat vraiment intenses. Et avec une épée à la Soul Calibur en prime.

Il en résulte une aventure plaisante à suivre et surtout haute en couleur. Concernant ce dernier point, je ne pourrais pas en dire autant de Pleasantville, et pourtant j’ai tout autant adoré. Au moins, je sais où la série Wandavision est allée puiser son inspiration pour le côté sitcom en noir et blanc. On se croirait alors en plein épisode de La 4ème dimension lorsque David se retrouve propulsé dans son programme favori. Incarné par Tobey Maguire, avant que le rôle de Spider-man ne le révèle, il va se retrouver confronter à une Amérique puritaine et réfractaire au changement.

Sa soeur sera également du voyage et ensemble, ils vont redonner de la couleur aux habitants de cette petite ville tranquille des années 60. Le rendu visuel est vraiment superbe, dans la lignée du travail de Frank Miller. Mais cette approche m’a surtout rappelé Retour vers le futur dans le fait de ne pas faire de modifications dans le mode de vie des habitants, comme si un paradoxe allait se produire. Au final, malgré ce point de départ entre fantastique et science-fiction, ce film de Gary Ross aborde des thèmes très actuels, notamment une forme de racisme.

Cette notion sera abordée de manière plus frontale dans le superbe Antebellum. Comme pour le précédent film, celui-ci voit également une personne catapultée à une époque antérieure à la sienne. Sauf que là, il ne s’agit en rien d’un programme télé, mais de la réalité. Je ne me risquerais pas à en dire plus sous peine de dévoiler le twist majeur de ce scénario écrit par Gérard Bush et Christopher Renz. Ce duo est également derrière la caméra pour nous offrir une réalisation de haute volée. À mi-chemin entre Get out et Le village, j’ai été conquis sur le fond comme sur la forme.

Day shift

Après Project Power, Jamie Foxx poursuit sa collaboration avec Netflix pour cette histoire de suceurs de sang. Il y incarne un chasseur de vampires sous le soleil de Californie, pour ce qui semble être un job de nuit. Il a des comptes à rendre à un supérieur et doit même se coltiner une sorte de débutant incarné par Dave Franco. Ce dernier ne semble être là qu’en guise de sidekick comique pour ce qui s’annonce comme une sorte de comédie horrifique. Les scènes d’action sont également au rendez-vous et plutôt axer sur la capacité des vampires à se tordre dans tous les sens. Pour appuyer cet aspect bourrin, cet aperçu met pas mal en avant le créateur de John Wick, Chad Staelski, qui officie à la production. Mais c’est surtout le premier long-métrage de J.J. Perry qui a dû bénéficier de conseils avisés pour mettre en boite cette bobine déjantée. Dans l’esprit, ces premières images m’ont rappelé Vampires de John Carpenter, le côté fun en plus.

Les anneaux de pouvoir

-Cette quête est révolue.

-Mais vous n’avez pas vu ce que j’ai vu.

-J’en ai vu bien assez.

-Vous n’avez pas vu ce que moi j’ai vu.

À travers ce dialogue, Galadriel essaye de convaincre son interlocuteur d’une menace imminente. Mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’Amazon tentant de persuader les spectateurs sceptiques qui ne jurent que par les deux trilogies de Peter Jackson. Cette bande-annonce est l’occasion de se rendre compte qu’il est difficile de s’éloigner de l’imagerie imposée par le cinéaste oscarisé. Disons qu’il y a pire comme source d’inspiration, et cette série semble avoir la même direction artistique. De quoi créer une continuité visuelle, à défaut de réinventer la Terre du milieu. Une donnée dont la série semble avoir conscience à travers cet autre dialogue:

-Le passé est toujours avec nous.

-Le passé est révolu. Soit nous avançons, soit nous en restons prisonniers.

Un dilemme qui incombe également à cette production. Il n’empêche que les plans sont magnifiques et l’histoire promet d’être épique en termes de spectacle. Reste à savoir si elle sera aussi touchante que la quête de Frodon ou celle de Bilbo.

John Wick 4

Pas de numéro, pas de sous-titre non plus comme cela avait été instauré avec le troisième opus: Parabellum. Ce quatrième volet laisse donc planer un suspense qui n’a pas lieu d’être, mais qui reste généreux pour un premier aperçu. John Wick se remet donc de ses blessures dans le repaire du Bowery King avant de refaire surface et faire face à l’acteur Bill Skarsgard qui a tout l’air d’être un membre de la Grande Table. Surtout lorsque l’on voit celle qui se dresse à Paris et qui offre une belle vue sur la tour Effeil. Cette privatisation à grande échelle montre bien l’ampleur de cette organisation dont on parle depuis le premier film. Il en est de même pour la production qui s’est permis de tourner un gunfight sur la place de l’étoile, avec tout le chaos du trafic routier que cela comporte. Son costume par balle ne lui sera donc pas forcément d’une grande utilité, même s’il en sera de nouveau affublé, notamment contre Donnie Yen. Un artiste martial qui remplace Mark Dacascos en guise de guest star, mais surtout un adversaire mettant à l’épreuve Keanu Reeves sur le terrain du combat au corps à corps.

Shazam: la rage des dieux

À défaut de relayer la dernière bande-annonce de Black Adam, qui n’avait pas l’air très différente de la précédente, j’ai privilégié ce premier aperçu de la suite des aventures de Billy Baston. Une séquelle dans lequel je l’aurais bien vu se confronter à sa némésis dans les comics, Black Adam donc, mais qui fera finalement face à la rage des dieux comme nous l’indique son sous-titre. Plus précisément, lui et ses frères et soeurs d’adoption devront affronter les filles d’Atlas. Elles seront incarnées entre autres par Lucy Liu, ce qui promet quelques séquences de combat, et Helen Mirren dont un certain choix de carrière fait l’objet d’une blague. En effet, une référence est faite à Fast and Furious, mais cela n’a rien de gratuit puisque la comédienne a également joué dans la saga de Vin Diesel. Et à l’image de cette dernière, ce nouveau film s’annonce tout aussi léger et sans prétention.

Black panther: Wakanda Forever

S’il y a bien un trailer à retenir de la Comic Con, c’est celui-ci. Sur un remix de No woman no cry de Bob Marley, les images défilent. Toutes plus sublimes les unes que les autres, mais aussi chargés de sens. Même s’il n’est plus de ce monde, le décès de Chadwick Boseman, interprète de Black Panther, hante la plupart des plans. Malgré tout, il y a une énergie derrière cette tristesse et cela se traduit par une tirade de la part de sa mère qui s’adresse aux représentants des autres puissances mondiales. Ou en tout cas, dans ce que cet enchainement de plans laisse croire. Le mystère plane également sur la succession de Black Panther entre M’Baku, qui avait défait T’challa en combat singulier dans le premier, Shuri qui semble en bonne position, mais aussi Nakia qui a des compétences au combat et une volonté d’en découdre suite à la perte de celui qu’elle aime. Il est également question de succession avec Iron Heart qui est amené à être une nouvelle version inspirée d’Iron Man. Et ça ne sera pas de trop face à Namor qui est accompagné d’une imagerie digne de celle d’Avatar: la voie de l’eau. Savoir que ces deux films vont sortir à quelques semaines d’intervalles me réjouit au plus haut point. Une concurrence qui n’en est pas vraiment une puisque les deux films sont détenus par Disney. 

She-Hulk: avocate

Autant la première bande-annonce n’avait suscité en moi aucun intérêt, autant celle-ci m’a intrigué au plus haut point. Le concept de la série est enfin illustré avec cette ambiance judiciaire qui est mêlée au genre des super-héros. Ces derniers, plus précisément les super humains, sont d’ailleurs de plus en plus nombreux et c’est She-Hulk qui sera chargée de les représenter devant la justice américaine. Notamment Emil Blonsky, antagoniste que l’on avait découvert dans L’incroyable Hulk et qui n’avait pas donné de nouvelles depuis sa courte apparition dans Shang Chi. Il s’y battait notamment contre Wong, qui apparait également dans cette série. Les événements y sont donc peut-être antérieurs dans la chronologie du MCU. Quoi qu’il en soit, tout ce cirque dans les couloirs des tribunaux et des cabinets d’avocats m’a immédiatement fait penser à la série Angel et à l’entité Wolfram & Hart qui était chargée de défendre les démons. Et en parlant de démon, Daredevil sera également de la partie puisque son alter ego Matt Murdock est lui aussi un avocat. Il semble arborer un costume rouge et jaune cher au comics, mais il faudra attendre de voir les épisodes pour en juger. Sinon, l’ensemble à l’air assez drôle, notamment les phases à travers l’entrainement avec Bruce Banner, mais aussi avec ce quatrième mur qui risque d’être brisé à plusieurs reprises. En plus des autres murs lorsqu’ils se trouvent sur le chemin d’un Hulk. 

Pinocchio

Pas spécialement hypé par l’annonce du projet, je ne le suis pas plus par sa bande-annonce. Pourtant, Guillermo Del Toro est un cinéaste en qui j’ai toute confiance pour insuffler de la magie dans tout ce qu’il touche. Mais là, je n’ai pas ressenti sa patte si singulière dans cet enchainement de plans en stop motion. Une exclusivité Netflix que je n’aurais pas forcément le temps de voir dans l’immédiat, faute d’un abonnement à la plate-forme, mais dont je n’ai aucun regret.

Entre DC Comics et Marvel, il est clair que les bandes-dessinées indépendantes prennent la poussière dans les rayons de ma médiathèque. Il y en a même pour lesquels il s’agit carrément du titre: Poussière. C’est le personnage principal qui donne son nom à cette série en trois tomes. Un patronyme atypique pour cette héroïne dont l’histoire se déroule sur la planète Alta. Un monde fait de couleurs pastels pour une ambiance proche des jeux Ico et Journey.

Entre autres inspirations vidéoludiques, Shadow of the colossus pourrait également être cité avec des géants qui prennent part à l’intrigue. Ces derniers sont devenus incontrôlables et doivent être tués… Avant d’être ramené à la vie afin de respecter une sorte de cycle en harmonie avec les autres êtres vivants. Une situation qui ne convient guère à Poussière qui nage en pleine Attaque des titans pour protéger les siens.

Le premier tome pose les bases de cet écosystème, dont les cyclopes font partie, qui va être perturbé par les apparitions d’un homme noir. C’est ainsi qu’il est nommé par les habitants de la ville de Luce, et c’est grâce à lui que va s’opérer le point de bascule vers le deuxième tome. L’auteur et dessinateur, Geoffroy Monde, fait alors prendre un autre tournant à son récit. On passe de la fantasy à de la science-fiction avec une intrigue se situant dans notre monde.

On y assiste à des expériences sur une pierre bizarre à bord d’un avion de chasse. Le gouvernement n’est pas très loin derrière ces tests visant à en faire des armes. Ce cliché nous conduit à un autre avec l’utilisation du concept des terres parallèles. S’ensuit des explications et qui dit explications, dit trop de bavardages. Cela empiète sur les dessins qui ont le mérite d’être atypiques et donner une identité visuelle à cette bande-dessinée.

Cette notion de multivers sera donc développée dans le troisième et dernier tome, lorsque les cyclopes feront irruption dans notre réalité. Dès lors, il est difficile de ne pas penser à Fringe qui a exploré le sujet en long, en large et en travers au cours de ses 5 saisons pour 100 épisodes. L’auteur va même jusqu’à donner des pouvoirs aux soldats humains pour combattre la menace qui pèse sur la Terre. Conscient ou pas de cette influence, la série reste un incontournable dans cette thématique.

Cela n’enlève rien à la qualité des trois tomes de Poussière. Le style graphique et la palette de couleurs confèrent à l’ensemble un côté assez doux, surtout sur Alta. Mais le trop-plein d’explication vient gâcher les illustrations ce qui m’amène à penser que cette histoire se serait beaucoup plus épanouie sous la forme d’un dessin animé. Il y a du Myazaki dans cette fable écolo et du Moebius dans les designs des personnages. Ce mix en mouvement pourrait permettre de passer outre le fait qu’il n’y ait rien que l’on n’est pas déjà vu ailleurs.

Disney a racheté Lucasfilm pour 4 milliards de dollars. Une somme astronomique qu’il a fallu rentabiliser assez rapidement. La firme aux grandes oreilles a alors eu des allures de chasseur de prime en enchaînant les missions sur grand écran avec une nouvelle trilogie et un tout nouvel univers étendu à exploiter. Un succès somme toute relatif et des critiques positives loin d’être au rendez-vous. Finalement, le salut viendra du petit écran avec un mandalorian qui embrasse ce même état d’esprit que Disney, alors en quête de rentabilité.

Bien évidemment, la marque Star Wars est symbolisée par l’enfant que le mercenaire protège. Et c’est au cours de cette deuxième saison de The mandalorian que l’on apprend le véritable nom de ce que l’on surnommait jusqu’alors baby Yoda: Grogu. Une révélation qui permet de mettre un nom sur un visage. Et inversement pour son protecteur qui est contraint de retirer son casque lors d’une mission nécessitant une reconnaissance faciale. Après la saison 1, c’est donc la deuxième fois que Pedro Pascal peut montrer son jeu d’acteur, même si cela a tendance à démystifier son personnage.

Même si je sais qui se cache sous le casque depuis le premier épisode de la première saison, j’aurais préféré que le mystère soit préservé tout du long. D’une certaine manière, et paradoxalement, c’était pour moi l’identité de la série. Néanmoins, cette révélation n’a rien de gratuite dans le cadre de l’épisode où il est amené à se révéler. Il se dégage même une certaine tension qui m’a rappelé une scène d’Inglorious Basterd. Pas forcément le genre d’inspiration que je m’attendais à voir dans une production estampillée Star Wars, et c’est tant mieux.

The Mandolarian se renouvelle donc, tout en restant fidèle à ce que la première fournée d’épisodes avait instauré. En toute logique, le chapitrage se poursuit comme s’il s’agissait d’un tout, tout comme la structure narrative qui reprend à nouveau celle d’un jeu vidéo. Ainsi, l’intrigue principale à des allures de quêtes annexes. Une narration dont la mécanique fait que Din Djarin ne peut évoluer qu’en présence d’autres personnages avec qui il fait des marchés pour avancer dans son objectif. Ici, en l’occurrence, il s’agit de retrouver d’autres mandaloriens susceptibles de lui révéler l’emplacement de l’espèce à laquelle appartient Grogu.

Lors de son périple, il croisera alors l’un des siens en la personne de Bo-Katan Kryze. Interprété par Katee Sackhoff, surtout connu pour son rôle dans Battlestar Galactica, son personnage avait déjà été introduit dans la série Clone Wars. Cette version live est à la recherche du célèbre sabre laser noir appartenant à son peuple. Sorte de relique de la mort, cette arme ne peut s’obtenir que lors d’une victoire à un duel. Ce qui ne manquera pas de créer un sentiment de discorde avec le nouveau propriétaire. Mais ce personnage n’est pas le seul à avoir une première interprétation en chair et en os.

Également introduit dans la série Clone Wars, Ahsoka Tano est à la culture samouraï ce que Mando est au western. Ces deux genres se mêlent à merveille dans le superbe cinquième épisode, ou le chapitre 13, réalisé par Dave Filoni. L’inventeur de cette Jedi accompagne donc sa création tout en faisant ses premiers pas derrière la caméra. Des débuts qui révèlent une maitrise certaine de la mise en scène. Entre cadrages parfaitement composés et montage qui laisse respirer chaque plan, il faut absolument donner un film Star Wars à cet homme. Et de préférence, avec Ahsoka bien sûr.

On sent un regard très protecteur sur son personnage, un peu comme pouvait l’être Paul Dini à l’égard d’Harley Quinn. Il n’y a qu’à voir l’impressionnante introduction lors d’une bataille dans les bois pour s’en convaincre. Ses deux sabres en main, elle a tout d’une guerrière qui maitrise son art. Son passage en prises de vue réelles avec Rosario Dawson dans le rôle est donc une réussite totale. Dave Filoni y va également de sa petite apparition lors d’un épisode particulièrement intense qui met en scène une attaque d’araignées extraterrestres géantes. 

Réalisé par Peyton Reed, les changements d’échelle sont un sujet que le cinéaste maitrise pour avoir mis en scène les deux opus d’Antman. D’autres réalisateurs sont également de la partie comme Jon Favreau ou encore Brice Dallas Howard. Mais le plus surprenant reste la présence de Robert Rodriguez. J’étais curieux de voir comment son univers si identifié aller se mêler à une franchise comme Star Wars. Une certaine forme de violence est souvent visible dans ses productions, et cela ne correspond pas vraiment à l’esprit instauré par The Mandalorian.

Il n’y a qu’à voir Une nuit en enfer, Sin City, Planète Terreur ou Machete pour s’en rendre compte. Mais le cinéaste contourne habilement cette censure. Les effusions de sang sont ainsi remplacées par des armures de Stormtroopers qui volent en éclat. À chaque impact, on ressent cette volonté de camoufler le gore par des débris immaculés. Derrière ces coups portés avec autant d’agressivité, il y a le retour de Boba Fett. Le célèbre chasseur de prime, dont la popularité n’a cessé de grandir depuis son apparition dans la trilogie originale, va même avoir le droit à son spin-off par Robert Rodriguez.

Cette série est teasée dans la scène post-générique de l’ultime épisode, mais avant d’en arriver là, il prêtera main-forte à Mando pour retrouver Grogu. Kidnappé par des Dark Troopers, qui restent l’une des rares fautes de gout avec un design plus proche du robot que du droïde, ils vont ramener leur proie à Moof Gideon. Ce dernier n’aura que peu de temps pour profiter de sa prise puisque son père adoptif viendra le défaire en un combat singulier. Mais le plus impressionnant rester encore à venir avec le retour de Luke Skywalker pour terminer cette saison en apothéose.

Malgré cette apparition très remarquée, le célèbre Jedi, rajeuni pour l’occasion, ne vole pas la vedette aux personnages principaux. Cela reste l’histoire de Din Djarin et de Grogu. Et je suis moi-même le premier étonné à être ému par un mec dont on ne voit quasiment jamais le visage et une poupée. Cette fin de saison pourrait même faire office de fin à la série tant il y a une forme d’accomplissement. Bien que le grand amiral Thrawn soit mentionné en guise de future menace, cela semble plus concerner la future série dédiée à Ahsoka. 

En attendant, c’est The Book of Boba Fett qui se proposera de poursuivre la continuité initiée par The Mandalorian. Pour tout dire, lorsque ce dernier a été annoncé, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une série sur Boba Fett. Loin d’être un expert de Star Wars, pour moi cette armure si identifiable n’était portée que par le chasseur de prime de la trilogie originale. J’ai vite réalisé, pour mon plus grand plaisir, que ça n’était pas le cas. Mieux, j’en ai appris plus sur les coutumes de ce peuple, mais surtout à quel point les apparences pouvaient être trompeuses.

Moi qui croyais que j’allais voir dans The mandalorian une pâle imitation de Boba Fett, j’ai finalement eu l’inverse. En effet, lorsque le célèbre chasseur de prime est réintroduit sous les traits de Temuera Morrisson, qui l’incarnait déjà dans l’épisode 2: l’attaque des clones, on apprend qu’il n’est même pas mandalorien. Il révèle alors que son père, Jango Fett, a eu l’armure en rencontrant cette civilisation. De quoi suffisamment m’intriguer pour me lancer dans les 7 épisodes que compte cette saison. Une fournée relativement courte en plus d’adopter un rythme à deux vitesses.

Pour ce faire, la narration se divise en deux avec d’un côté son évasion du Sarlacc après Le retour du Jedi, et de l’autre sa prise de pouvoir sur Tatooine qui est dans la continuité de la saison 2 de The mandalorian. Une structure que l’on n’a pas l’habitude de voir dans la saga Star Wars, plutôt linéaire dans son déroulement. Ces bonds dans le passé prennent la forme de flashbacks que Boba se remémore tandis qu’il guérit de ses blessures dans une cuve médicale dans le présent. C’est donc un Boba mal en point que l’on retrouve, et ce n’est pas peu dire.

Quand j’étais gosse, comme beaucoup d’enfants, j’étais fan du chasseur de prime pour tous les gadgets qu’il avait sur lui. C’était littéralement un couteau suisse humain. Force est de constater qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même. Avec tout son attirail, le personnage semble avoir de l’embonpoint. Ces déplacements n’en sont que plus laborieux, du moins lorsqu’il ne porte pas son armure. Ce qui est le cas lorsqu’il est retrouvé inconscient par les Tuskens. De prisonnier à guerrier, Boba va gagner sa place au sein de ces nomades qui parcourt cette planète en grande partie désertique.

Un environnement idéal pour Robert Rodriguez qui prend les rênes de la réalisation sur la majorité des épisodes. Lui qui adore situer ses intrigues au Mexique où dans des climats très chauds, on ressent bien la chaleur étouffante à l’écran. D’autant plus amplifiée par la canicule de cet été, comme s’il s’agissait d’une série en 4DX. Pour rester dans ses thèmes de prédilection, le réalisateur fait de Boba une sorte de pistolero qui va tout faire pour regagner son honneur. Il va donc apprendre les coutumes des Tuskens jusqu’à se joindre à leur cause.

On découvre alors un peuple loin de la barbarie qui poussera Anakin à exterminer ceux qui ont enlevé et torturé sa mère. Et puisque leur langage est différent de celui du héros déchu, les scènes où ils interagissent vont souvent à l’essentiel. C’est notamment flagrant dans le premier épisode, très peu bavard dans son introduction. Mais il y a un temps pour agir et il y a un temps pour parler. Bien que peu loquace, Boba devra tout de même se livrer à des négociations avec la pègre de Tatooine pour imposer sa loi.

D’une certaine manière, et dans ce paysage de science-fiction, il y a un côté Riddick dans le parcours initiatique du personnage. Lui aussi a été laissé pour mort pour ensuite se refaire une santé et conquérir le trône laissé vaquant. Pour cela, il va commencer à constituer sa petite armée personnelle sous la forme d’une bande d’ados se baladant sur des motos de couleurs différentes. Effet Power Rangers garantie. De plus, chaque membre a subi des améliorations corporelles dont les designs sont proches de ce qu’a fait Robert Rodriguez sur Battle Angel Alita.

Visuellement, cela ne fait pas trop Star Wars, tout comme les robots chiens dans les ruelles de Mos Espa. C’est beaucoup trop proche de nos dernières révolutions technologiques dans le domaine de la robotique pour être intégré à ce futur. De toute façon, il s’agit là que d’un détail puisque Boba jettera son dévolu sur un tout autre animal de compagnie: un Rancor. Une créature de plusieurs mètres de haut qui lui sera livrée par Danny Trejo, un habitué des films de Robert Rodriguez. C’est d’ailleurs peut-être pour toutes ces raisons que la série sera autant identifié comme étant celle du cinéaste.

Sa présence au sein de la production est particulièrement mise en avant alors qu’il s’agit avant tout d’une création de Jon Favreau. Ce dernier est à l’oeuvre sur la totalité des scénarios et côté réalisateur, on retrouve une bonne partie de ceux qui ont oeuvré sur The Mandalorian: Brice Dallas Howard, Dave Filoni… En cela, c’est une véritable continuité de la série principale. Elle est même indispensable pour comprendre la future saison 3 puisque Mando y est présent lors de la dernière salve d’épisodes. À tel point qu’il vole la vedette au personnage-titre.

Grâce à Din Djarin, on sort de Tatooine pour un monde anneau du plus bel effet. Le plan séquence qui nous en fait la visite prouve une fois de plus que Brice Dallas Howard a un véritable talent pour la mise en scène. Dave Filoni prendra le relais pour les retrouvailles entre le chasseur de prime et Grogu. Bien évidemment, Luke Skywalker et Ahsoka assistent à cet événement avant un retour vers Tatooine à bord du nouveau vaisseau de Mando, un modèle de la garde impériale Naboo. Quel plaisir de revoir ce superbe engin issu de l’épisode 1: la menace fantôme.

Entre-temps, Boba récupérera lui aussi son vaisseau emblématique qu’il pilotera lors d’une superbe poursuite avec des speeders. Mais c’est surtout lorsqu’il chevauchera son Rancor que les choses prendront une tout autre tournure. Un pur moment d’action qui puise son inspiration du côté des Kaijus, toutes proportions gardées. Le western trouve également son incarnation en la personne de Cad Bane. Un chasseur de prime tout droit issu de la série Clone Wars et dont le look ne diffère quasiment pas de sa version animée.

Et c’est tant mieux tant ce personnage respire la classe et suscite la crainte. Son passif en commun avec Boba Fett en faisait l’adversaire idéal pour conclure cette histoire. Pour l’instant, aucune saison 2 n’a été annoncée, ce qui veut dire que l’arc narratif de ces personnages se poursuivra dans The mandoralorian. Ou une autre série qui s’inscrit dans la même chronologie. Quoi qu’il en soit, Le livre de Boba Fett se suffit autant à lui-même qu’il est indispensable à voir pour suivre les aventures de Mando.

Le MCU intrigue. Pourtant, peu sont les ouvrages à essayer d’en analyser le fonctionnement. En France, mis à part les livres officiels sur les concepts arts, il n’y a pas grand-chose pour satisfaire sa curiosité. Ainsi, à l’heure actuelle, seul Jean-Christophe Detrain a relevé le défi et il a donné suite à son premier essai avec Dans les coulisses du Marvel Cinematic Universe: volume 2, sous la houlette de Third éditions.

Dès la première page, un hommage à Chadwick Boseman vient s’intercaler avant de rentrer dans le vif du sujet. Une belle intention, mais qui révèle surtout la difficulté de parler du MCU à un instant T. Marvel Studios est une entité en perpétuel mouvement, toujours en expansion, et impliquant beaucoup trop d’intervenants pour pouvoir être totalement exhaustif. L’auteur profite donc de cette ouverture pour justifier le fait que son livre a été rédigé avant le décès de l’acteur, et c’est pourquoi il n’y en aura aucune mention durant tout le reste de la lecture.

Cette note d’intention pourrait s’appliquer à l’ensemble des chapitres. En effet, depuis l’émergence du MCU, il ne s’est pas passé un jour sans qu’une nouvelle information, anecdote, secret de tournage n’ait été révélé au grand public. Que ce soit à l’occasion de la sortie d’un nouveau film ou d’un autre événement, Marvel ne cesse de faire parler de lui, d’une manière ou d’une autre. Difficile donc de proposer un essai aussi complet que possible et rend d’autant plus compréhensible le fait que personne d’autre ne se soit lancé dans cette aventure littéraire.

Même encore aujourd’hui, des anecdotes inédites et intéressantes continuent de voir le jour sur Iron Man. Rien que cette donnée rend incomplet le premier volume qui s’intéressait aux deux premières phases, ainsi qu’à la phase 3 jusqu’à Spiderman Homecoming. On reprend donc là où l’on s’était arrêté avec Thor Ragnarok. Mais avant cela, quelques pages reviennent sur l’architecte de cet univers partagé: Kevin Feige. Une personnalité de l’ombre qui a contribué au succès du MCU et dont le parcours se révèle passionnant.

Fan de Star Wars, Feige a gravi les échelons jusqu’à se retrouver sur le tournage du premier X-men en qualité de référant concernant les comics des mutants. Une bonne chose puisque Bryan Singer, le réalisateur, avait banni toutes les bandes-dessinées du plateau. Une interdiction, invraisemblable, qu’il contournera en orientant les acteurs afin qu’il cerne mieux leurs personnages. Mais au fil du temps, Kevin Feige a lui aussi eu des exigences, mais envers les cinéastes qui postulés chez Marvel Studios.

C’est ainsi que l’on apprend qu’il déconseille aux réalisateurs de faire des montages vidéos pour donner leur vision d’un projet en développement. Chose que n’a pas respecté Taika Watiki, sans pour autant que cela ne lui porte préjudice pour avoir le poste sur le troisième opus de Thor. Pas mal de choses que j’ignorais donc, mais aussi beaucoup trop dont j’avais déjà connaissance. La faute à cette soif sur le sujet et qui me pousse à aller à la pêche aux informations sur les sites spécialisés ou les magazines.

Et cela date de bien avant que le MCU ne voie le jour puisque j’avais déjà lu que Wesley Snipes était à l’origine du film Black Panther alors même qu’il jouait encore Blade. Malgré tout, il y a quelques infos qui m’avait échappé comme le fait que le deuxième opus de Antman devait inverser les noms en The Wasp and Antman, ou que dans Infinity War et Endgame, Benedicth Cumberbatch n’était pas là pendant une partie du tournage. Une doublure a donc dû être utilisée pour ensuite mettre son visage dessus.

C’est bien peu de choses pour contenter le fanboy que je suis, et ce n’est pas la partie consacrée aux arcs narratifs qui va arranger les choses. C’est là un défaut que je retrouve dans la plupart des essais que j’ai pu lire dernièrement: un résumé de l’oeuvre en question. Ici, cela se traduit par une rétrospective de l’histoire des Avengers au grand complet. Ce n’est pas une chose qui me dérange lorsque c’est pour expliquer quelque chose derrière. Là, c’est juste pour gonfler le nombre de pages inutilement.

Je n’ai pas besoin de ça puisque je suis fan, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à me procurer ce livre. Je vois mal un néophyte lire cet ouvrage sans la moindre connaissance et se faire spoiler pour le plaisir. Ce passage n’a donc aucune raison d’être. Tout au plus, je retiendrais un paragraphe consacré à Captain America qui soulève la symbolique entre le Steve Rogers d’Endgame qui affronte les idéaux de celui qu’il était en 2012 lorsqu’il voyage dans le temps.

Bien qu’un peu courte, la partie réservée aux trailers était également très intéressante. Elle aurait mérité d’être plus développée au détour d’une analyse plus poussée, sur les différences entre les plans d’une bande-annonce et le film en question, mais elle a au moins le mérite d’exister. Enfin, en guise de conclusion, l’avenir des films de super-héros est abordé. Cela fait des années que j’entends parler d’overdose et pourtant, le public continue à se rendre en masse dans les salles.

Un paradoxe qui s’explique peut-être par le fait que Marvel n’a pas la même vision de ses films que ceux qui les consomment. Pour preuve cette remarque pertinente de Kevin Feige:

Ça veut dire quoi film de comic books? Est-ce qu’on parle de films de romans? Ça ne veut rien dire.

Rien que pour cette prise de conscience, cette lecture en valait la peine. Je n’y ai pas appris grand-chose par rapport à ce que je savais déjà, mais il est important de remettre les choses dans leur contexte: cette lecture intervient bien des mois après sa sortie. Et depuis, je n’ai cessais d’être à l’affut de la moindre info. Il n’empêche que ce type d’ouvrage sur le MCU reste trop rare pour passer à côté. Vivement le troisième volume dans les coulisses du Marvel Cinematic Universe.

Si je ne peux pas aller dans le Nord, alors c’est le Nord qui viendra à moi. En effet, cette année je ne remonte pas sur mes terres natales, car mon emploi du temps professionnel ne me le permet pas. Par contre, c’est ma famille qui va venir me rendre visite pendant une petite semaine. Cela va être l’occasion de les voir dans un autre environnement et dans un autre contexte. J’ai bien l’intention de leur faire visiter Lyon, mais surtout d’explorer les alentours en leur compagnie.

Sinon, juste avant leur venu, je vais aller voir Thor: love and Thunder et après leur départ, ça sera au tour de Nope et Bullet train de servir de prétexte pour profiter de la clim des salles de cinéma. Et s’il y a bien un film que j’aurais aimé voir sur grand écran, c’est bien Prey. Il sort au début du mois sur Disney + et les retours sont tous très encourageants. Toujours sur la même plate-forme, mais dans l’univers Star Wars, le premier épisode d’Andor sera diffusé. Je n’en attends pas grand-chose, même si j’avais adoré Rogue one.

Pour ce qui est des autres séries qui m’intéressent en ce moment, j’ai hâte de débuter She-Hulk et la conclusion de Superman & Lois approche. Je doute que la saison 2 soit diffusée dans la foulée, mais il est toujours permis de rêver. De toute façon, il ne faut pas que je me laisse trop distraire, j’ai déjà bien assez à faire avec mes projets d’écriture. Dont ma seconde prestation. Je tiens à ce qu’elle soit opérationnelle et en ligne dans la foulée de la première, c’est-à-dire d’ici le premier septembre. J’ai hâte de vous en parler à la rentrée.

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