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La rentrée

Se mettre sur son 31 le premier du mois a à peu près autant de sens que de débuter l’année en septembre. Pourtant, c’est bien ce qui se produit tous les ans avec la rentrée. Sorte de pré-nouvel an où chacun prend de nouvelles résolutions, c’est surtout l’occasion de se montrer sous son meilleur jour après quelques semaines de vacances bien méritées. Lorsque l’on est encore scolarisé, c’est surtout un moment stratégique pour faire bonne impression auprès de ses camarades de classe. Avoir les dernières baskets à la mode, un look cool mais détaché, un sac à dos contenant le minimum vital malgré la longue liste de fournitures à acheter et j’en passe. 

Les premières minutes sont décisives avant d’être catalogué parmi les premiers de la classe, les touristes, les cancres… Un jugement superficiel auquel j’ai eu bien du mal à me soumettre année après année. J’ai tellement mal vécu cette période que j’avais l’impression que chaque nouvelle semaine de cours était une rentrée à part entière. Cette sensation était en partie due à des difficultés à m’intégrer et qui font que je n’ai pas été mécontent de rentrer dans la vie active. Même encore longtemps après être sortie du système scolaire, il m’arrive encore de faire des cauchemars ou de me réveiller en pleine nuit en étant persuadé d’avoir cours le lendemain. 

Jusqu’à ce que je réalise que tout ceci n’est que de l’histoire ancienne. Un soulagement teinté d’amertume puisqu’avec du recul, je me suis rendu compte que tous ces problèmes n’en valaient pas la peine. Et bien qu’à l’heure d’aujourd’hui cela fait un moment que j’ai quitté les bancs de l’école, je n’ai pas pour autant cessé d’apprendre. Au contraire, je pense que j’ai plus appris de choses, notamment sur ma propre personne, depuis que je suis livré à moi-même dans le monde des adultes. À ce savoir, il y a aussi des compétences que j’ai acquises et que je mets à profit tous les jours pour tenter de faire la différence dans le milieu dans lequel je souhaite évoluer.

Et tandis que les choses commencent à devenir de plus en plus concrètes, ce premier septembre prend de plus en plus des allures de rentrée des classes pour moi. Comme à l’époque, j’essaye d’apprivoiser le regard des autres mais cette fois-ci avec un nouvel habillage pour cet espace de partage. Ce n’est pas encore du haut de gamme mais j’y travaille. Les couleurs sont loin d’être à mon gout, mais je sais qu’en bidouillant dans les réglages, je devrais pouvoir y trouver mon compte. Le design de l’interface n’est pas non plus extraordinaire, mais il a le mérite de changer de la précédente incarnation. Pour ce qui est de la police d’écriture, ce n’est pas celle que j’utilise d’habitude mais une fois encore, je devrais pouvoir faire quelques changements assez facilement.

L’important pour moi était surtout d’avoir une page d’accueil digne de ce nom avec les différentes catégories pour accompagner ce renouveau. Bien sûr, il va falloir les remplir mais elles ont au moins le mérite d’exister. Il y aura toujours de quoi critiquer, et moi le premier, mais j’ai volontairement laissé de la place à l’amélioration sous peine de rester dans l’inaction. Il faudra donc s’attendre à quelques ajustements parmi ce que j’ai évoqué durant les prochaines semaines / mois avant que je ne me sente vraiment à l’aise avec ce nouveau style visuel. Dans l’idéal, j’aimerais bien que cet endroit fasse peau neuve à chaque rentrée, autant pour que je puisse en renouveler l’esthétique mais aussi pour ne pas lasser mes visiteurs.

Après des heures passées à tester les différents thèmes proposés sur WordPress, à affiner ma sélection selon des critères bien définis, à hésiter, à changer d’avis, à être sûr de mon choix pour ensuite le regretter, c’est donc le visuel que j’ai choisi pour accueillir mon contenu 2021/2022. Me voici donc dans la cour de récréation avec des vêtements flambants neufs, des associations pas toujours judicieuses, des fautes de gout, mais à la différence de mes expériences passées, j’ai foi en ma capacité d’adaptation. Cette interface n’est que la partie émergée de l’iceberg, certes un peu froide pour l’instant, mais je sais désormais que je vaux plus qu’un habillage, que ma véritable valeur se trouve dans mes écrits.

Écriture

Le passage de la centaine a été décisif dans la poursuite de cette routine d’écriture. C’était aussi une belle porte de sortie puisque nombre d’écrivains en herbes, dont je fais partie, ont du mal à tenir cette routine sur un mois lors du concours du Nanowrimo. J’ai beau n’y avoir jamais participé, c’est ce genre d’échos qui ont fait que je n’ai jamais osé me lancer de peur d’échouer. Même s’il n’y avait rien à gagner à part le fruit de notre productivité. C’est symbolique mais si j’avais eu le courage d’y prendre part, cela aurait pu être révélateur sur ma capacité à écrire. D’ailleurs la première fois que j’ai commencé cette routine, elle s’est soldée par un échec au bout de deux semaines.

Mais j’ai persévéré et j’ai doublé la mise pour arriver à 200 jours sans la moindre interruption. Mais non sans mal. Et le temps de boucler les projets en cours, les 300 jours successifs faisaient leur apparition. Avec eux, la promesse de pouvoir boucler une année entière d’écriture un peu plus de deux mois plus tard. J’ai évidemment saisi cette occasion de fêter ma première année d’investissement sans pour autant réellement en profiter car le palier des 400 pointait déjà à l’horizon quelques semaines plus tard. Sans cet acharnement, peu de mes projets auraient pu voir le jour, des manuscrits seraient restés à l’état d’idées dans ma tête et les articles qui alimentent ce blog n’auraient pas dépassé l’étape du brouillon, pire de la prise de note.

À chacun de ces paliers de décompression, je me suis imaginé partir en vrille, m’offrir des récompenses de folie… Et pourtant, malgré mon état d’esprit euphorique dans ces moments d’accomplissement, ces jours décisifs n’ont jamais été que des journées comme les autres. Tout simplement parce que j’ai réalisé que ce défi n’en était plus un, c’était devenu une habitude. Le passage des 500 jours dépassé la semaine dernière m’a confirmé ce que je soupçonnais depuis bien longtemps. Ainsi, c’est dans la plus totale indifférence que je me suis retrouvé le jour J pour m’acquitter de mon quota journalier de 1500 mots minimum avant de passer à autre chose. En voici d’ailleurs les dernières avancées.

Semaine 31 – du lundi 02/08 au dimanche 08/08: 10584 mots

Semaine 32 – du lundi 09/08 au dimanche 15/08: 10552 mots

Semaine 33 – du lundi 16/08 au dimanche 22/08: 10662 mots

Semaine 34 – du lundi 23/08 au dimanche 29/08: 10621 mots

Cette assiduité m’a permis de passer en dessous de la barre fatidique des 10 articles à écrire pour le blog d’ici la fin de l’année. Une condition nécessaire si je souhaite tenir mon rythme de parution une fois par semaine. Et bien que, dans l’ensemble, je sois assez satisfait par ces analyses d’oeuvres en tout genre, ce n’est pas forcément ce qui me procure le plus de fierté. J’ai beau franchir les paliers les uns après les autres, qu’ils s’agissent des dizaines ou des centaines, cela n’est en rien comparable à la satisfaction de terminer le premier jet d’un roman. Je dois avouer que cela me manque puisque depuis quelque temps, mon quota est réservé à des textes relativement courts comme des chroniques pour le blog, des éditos comme celui-ci, la préparation de mes futures prestations…

Rien de tout cela ne raconte une histoire, si ce n’est la mienne que je suis en train d’écrire, autant qu’elle vaille la peine d’être racontée, et j’éprouve un certain vide créatif que j’aimerais pouvoir combler incessamment sous peu. Bien sûr, je ne doute pas que les 500 prochains jours seront parsemés de récits que je suis en train de murir en ce moment même, et il me tarde de les coucher noir sur blanc. Car oui, 1000 jours ne me semblent pas si insurmontables maintenant que j’en ai fait la moitié du chemin. Finalement, le temps est passé assez vite depuis ce premier jour où tout a véritablement commencé. C’était il y a à peine plus d’un an et en attendant de pouvoir fêter cette deuxième année d’assiduité, je vais continuer de procéder comme je le fais depuis le début: dizaine après dizaine, centaine après centaine.

Films

Malgré la somme de contenus inédits à ma disposition depuis que j’ai accès à Disney +, l’une des premières choses que j’ai regardées est un dessin animé vu et revu des centaines de fois. Produit par la 20th Century Fox bien avant que Mickey ne rachète le studio, Titan AE est assurément une valeur sure en plus de rester inégalé dans le domaine de la science-fiction. Un genre qui a tendance à rester sur ses acquis en présentant des planètes représentatives des différents environnements climatiques présents sur Terre: désertique, de glace, mégalopole futuriste… C’est là que ce film de Don Bluth et Gary Goldman propose de l’inédit, à tel point que c’est toujours le cas aujourd’hui.

C’est tout un florilège de mondes extraterrestres, d’espèces, de design de vaisseaux et de séquences extraordinaires qui prennent vie dans une animation en 2D et quelques intégrations 3D. Tron en fera de même en mariant des images lives avec des modèles en fil de fer, mais pour l’époque c’était révolutionnaire. Aujourd’hui, le film a mal vieilli même s’il faisait office de précurseur dans le domaine des effets spéciaux. Heureusement, le coeur du récit qui est le jeu vidéo est devenu l’industrie prédominante ce qui permet à cette production d’avoir toujours autant d’intérêt et d’être plus que jamais d’actualité.

Mais ce qui m’a amené à m’y replonger, c’est surtout la série animée Tron Uprising, toujours en cours de visionnage, et par conséquent j’ai enchainé avec le chef-d’œuvre Tron Legacy. Même si l’original est culte, Joseph Kosinski l’a totalement réinventé avec une réalisation toute en symétrie appuyée par la bande son des Daft Punk. Autant je trouve le premier assez surestimé autant celui-ci est clairement sous-estimé. Le réalisateur y rencontre clairement son sujet tout comme Taika Waitiki avec Thor Ragnarok. Il y déconstruit totalement le dieu du tonnerre pour le faire entrer de plain-pied dans la phase 3 du MCU.

Chez la concurrence, DC comics, c’est beaucoup moins glorieux mais loin d’être déshonorant. Profitant de la sortie au cinéma d’une nouvelle version, Suicide Squad a été diffusé beaucoup trop tardivement pour coïncider avec l’événement. Contrairement à la majorité, je ne le trouve pas aussi catastrophique. C’est un divertissement honnête et bien moins pire que la Justice League version Joss Whedon. On sent tout de même une influence forte venue des Gardiens de la galaxie et ce n’est pas rien si c’est James Gunn qui s’est chargé de reprendre en main le concept une fois viré de chez Marvel avant d’être réintégré.

Histoire de bien faire les choses avant de voir cette nouvelle version de la Task Force X, j’ai également jeté un regard sur la première incursion de James Gunn dans le genre super-héroïque. Super est donc un film dans la veine de Kick ass et même si j’adore celui-ci, je n’arrive toujours pas à adhérer à cette proposition trop réaliste du genre. Le casting a beau aligné Liv Tyler, Kevin Bacon, Ellen Page et j’en passe, rien n’y fait. Toutefois, on peut commencer à voir James Gunn se constituer une famille de cinéma avec qui il collaborera régulièrement comme son frère Sean Gunn qui jouera Rocket Racoon ou Michael Rooker dans le rôle de Youndu.

Malgré son titre faisant écho à un groupe de super-héros, Monuments Men n’a rien à voir avec le genre même si son réalisateur a incarné la célèbre chauve-souris. George Clooney joue et réalise ce film ayant pour toile de fond la Seconde Guerre mondiale. Les toiles, de maitres celles-ci, sont également au centre de l’intrigue puisque ce groupe aura pour mission de récupérer les oeuvres d’art dérobées par les Allemands. Une façon de préserver notre histoire et notre patrimoine, mais je ne suis pas sûr que ce film, en tant qu’oeuvre, mériterait d’être sauvé. Son sujet a beau être surprenant, dépeignant un chapitre méconnu de l’Histoire, il manque une vraie vision derrière la caméra.

Mais même avec un cinéaste confirmé, rien n’est assuré comme l’a appris M. Night Shyamalan avec Phénomènes. Loin de renouer avec le phénomène dont il a fait l’objet après sa révélation grâce à Sixième sens, le réalisateur prend le pari de l’ennemi invisible. Le défi est difficile à relever en prenant la nature comme principale menace, même si je salue la prise de risque. Cela n’en reste pas moins l’un des films les plus faibles de sa filmographie. Idem pour Tim Burton et son Miss Peregrine et les enfants particuliers. Cette adaptation d’un roman Young adult donne l’impression de voir un grand cinéaste céder à la mode du moment, pourtant il y a tout de même de nombreux éléments de son univers.

Catalogué artiste gothique, c’est une patte qui a de plus en plus de mal à être identifiée dans sa mise en scène qui se standardise. Même s’il y a de nombreuses idées originales dans les cadrages, les pouvoirs ou encore les monstres, tout cela reste extrêmement plat. C’est tout de même un bon aperçu de ce qu’aurait pu donner les X-men si Tim Burton avait adapté ce comics. Mais puisqu’il s’agit ici d’enfants particuliers, Les nouveaux mutants auraient été plus adaptés en termes de tranche d’âge. Darkest Minds: rébellion s’attaque également à cette thématique mutante adolescente pour un récit lui aussi tiré de la littérature jeunesse.

On se retrouve donc dans un avenir similaire à celui de Days of future past où les mutants sont repérés et parqués dans des camps. Les sentinelles ne sont peut-être pas présentes, mais ce film pourrait s’insérer dans la timeline de la licence mieux que les épisodes officiels et leurs problèmes de continuité. Les enfants à pouvoir y sont détectés dès leur plus jeune âge pour ensuite être emprisonnés selon un système de couleur attestant de leur dangerosité. L’héroïne, Ruby, fait partie des rouges dans sa capacité à contrôler mentalement les autres. Sorte de Charles Xavier au féminin et en pleine découverte de son don, elle donne un point de vue qui sort du lot à ce récit.

Plus que ça, on a limite l’impression de voir un film dédié à Hermione dans la période des Reliques de la mort. À la manière de la sang de bourbe en mode fugitive, Ruby use de son sort d’oubliette pour se sortir de mauvaises situations dans ce qui reste une référence assumée. Le célèbre sorcier y est cité en tant qu’élément de fiction dans ce monde proche du film Freaks de Zack Lipovsky et Adam B. Stein. Sans révolutionner quoique ce soit, Darkest Minds: rébellion déroule son récit jusqu’à une fin loin d’être inintéressante. Mais la réalisatrice Jennifer Yuh Nelson peine à s’affranchir des codes véhiculés par les sagas Hunger Games ou Divergente et déjà présents dans l’ADN du roman.

J’ai moi-même eu du mal à départager mon coup de coeur du mois parmi les deux finalistes qu’était La planète au trésor et Atlantide: l’empire perdu. Deux dessins animés n’ayant pas réussi à convaincre à l’époque de leur sortie et que j’ai trouvé remarquables sur bien des points. Vu coup sur coup, c’est d’abord La planète au trésor qui m’a bluffé par son animation d’une grande fluidité. Visuellement incroyable et plus abouti que Titan AE dans sa gestion de la 3D avec des éléments en 2D dans le décor, cette production des studios Disney est une invitation à l’aventure. Dans un autre registre, Atlantide: l’empire perdu est lui aussi tout aussi exceptionnel.

Après une scène d’introduction relatant la chute de la mythique cité, l’histoire traine un peu en longueur avant de rentrer dans le vif du sujet. Mais dès que l’équipe d’explorateurs arrive en Atlantide, c’est l’émerveillement total. La mise en image de cette mythologie y est incroyable sans pour autant faire de l’esbroufe. Pourtant les artifices de couleurs ne manquent pas à l’écran, mais ils sont toujours savamment dosés à travers des plans magnifiques. Les cadres sont composés à la perfection, qu’il s’agisse de plans fixes ou en mouvement, pour une réalisation dont le cinéma ferait bien d’en prendre de la graine. Des éloges que partagent ces deux films animés arrivés ex aequo en première place de ce classement.

Cinéma

Mais je sais bien qu’ma petite ville arrête les plus belles espérances en contrebas.

Ces paroles de la chanson L’immobilité, du groupe Deportivo, sont la manière dont j’ai toujours vu ma ville de naissance. Et parmi celles qui se sont fait recaler à l’entrée du panneau Arras, l’envie d’avoir un véritable complexe cinématographique. Un désir au moins aussi complexe que de faire de bons films de nos jours. Avoir un cinéma digne de ce nom est quelque chose que je remarque encore plus depuis que j’ai déménagé il y a de cela presque 10 ans pour Lyon, où j’ai à proximité de mon domicile plus de cinémas qu’il n’en faut. Alors lorsque je reviens passer des vacances dans mon nord natal, aller au cinéma n’est jamais l’une de mes priorités. Le seul encore en activité est là où j’ai construit ma cinéphilie et a été témoin de beaucoup trop d’heures de cours séchées pour venir trainer dans une salle obscure. 

J’aurais aussi bien fait de faire des études de cinéma et quelque part, c’était tout comme. J’ai beaucoup appris en visionnant des tonnes de films et cet été, Megarama (anciennement Cinémovida, anciennement Le palace) m’a permis d’en voir d’autres malgré l’instauration du pass sanitaire. En limitant le nombre de personnes à 49, ils se sont engouffrés dans une faille de la réglementation et je les ai suivis avec plaisir. Moi qui étais persuadé que je n’allais pouvoir assister à aucune projection, ce fut une excellente surprise qui m’a permis de patienter le temps d’avoir ma deuxième dose. Pour autant, je doute qu’il s’agisse là d’un acte de bravoure pour défier le système. Il y a tellement peu de salles dans ce cinéma et elles sont tellement petites que si cette jauge réduite avait été atteinte, ils auraient surement fait salle comble.

Cela n’empêche que j’ai eu deux films de sursis avant que le gouvernement n’impose ses nouvelles restrictions. Cela leur a donné une saveur toute particulière et il est possible que mon jugement en ait été altéré. Un peu comme lorsque j’ai pu retourner au cinéma pour la première fois depuis la réouverture, j’ai eu tendance à être encore davantage bon public que je ne le suis d’habitude. À cela, il faut ajouter une envie d’évasion propre à cette période. En temps normal, les salles obscures sont le lieu idéal pour pouvoir profiter de la climatisation pendant deux bonnes heures, mais vu la chaleur dans le nord, on ne peut pas dire que c’était ce que je recherchais. Faute de pouvoir partir dans un lieu paradisiaque cette année, j’ai donc vécu cela par procuration grâce à Old. Et les décors ont beau être idylliques, je suis bien content d’avoir vécu tout ça en tant que simple spectateur.

Rien de surprenant à cette réaction puisqu’il s’agit ici du dernier film de M. Night Shyamalan, qui n’a pas son pareil pour sortir ses personnages de leur quotidien. Et même lorsque ceux-ci sont en vacances dans un centre de remise en forme, il ne trouve rien de mieux que de les terroriser. C’est donc l’occasion de suivre un couple et leurs deux enfants lors d’un séjour dans cet endroit luxueux avant d’être invités à rejoindre une plage privée sur les recommandations du directeur de l’établissement. Là-bas, cette famille va retrouver d’autres personnes, elles aussi conviées pour ce qui a tout l’air d’un moment de détente. Et autant le soleil est un accélérateur du vieillissement de la peau, autant là-bas il y a quelque chose d’autre qui accélère le métabolisme de ce groupe. Les enfants sont alors en pleine croissance tandis que les adultes commencent à avoir des signes de dégénérescence.

Outre la paranoïa entre les différents membres, le temps est donc l’ennemi principal de cette histoire dont le but va être de quitter les lieux. L’occasion pour Shyamalan d’explorer, au propre comme au figuré, l’instinct de survie humain. En effet, contrairement à ses précédentes productions, le cinéaste s’est offert bien plus qu’une apparition avec un petit rôle qui a une incidence sur les événements. Que ce soit en tant que réalisateur derrière sa caméra au plus près de ses comédiens ou dans son personnage à bonne distance, il observe tout ce petit monde d’une manière bien étrange. Comme à son habitude, sa réalisation y est soignée avec l’utilisation de plans séquences pour faire ressentir la sensation de temps qui passe inoxablement. Sa mise en scène va même jusqu’à garder volontairement hors champ des personnages afin de préserver la surprise sur leur apparence.

Pour appuyer cela, il utilise aussi quelques ellipses, même si cela aurait pu être évité au format série télé. Lui qui s’y était déjà illustré de bien belles manières avec Wayward Pines et Servant, une quinzaine d’épisodes auraient permis de suivre l’action en temps réel à l’image de 24 heures chrono. Avec un long-métrage, la théorie de la relativité est mise à rude épreuve pour condenser tous ces rebondissements en moins de 2 heures. L’urgence de la situation se fait donc beaucoup plus ressentir pour ce qui est un croisement entre Lost et A cure for Life. Des références qui en disent long sur l’ambiance générale, semblable à Phénomènes, sans pour autant que ce récit ne soit une idée originale. Il s’agit en fait d’une bande dessinée française intitulée Château de sable qu’il avait reçu en guise de cadeau pour la fête des pères.

Avec une telle anecdote, il y avait de quoi être inquiet. En effet, la dernière fois que Shyamalan s’est livré à une adaptation c’était pour Le dernier maitre de l’air parce que sa fille s’était prise de passion pour l’animé. Fort heureusement, là on est plus proche de son univers avec son lot de mystères à résoudre et une fin surprenante. Cette dernière, bien qu’un peu bizarre dans la manière dont elle est amenée, est une excellente justification à tout ce qui a précédé. Il est presque impossible de se douter du pourquoi du comment à moins d’avoir lu la bande dessinée à l’origine. Celle-ci étant intégralement en noir et blanc, l’auteur a pu joué librement avec son obsession pour les codes couleurs d’une manière symbolique. Ainsi, l’un des enfants récite des couleurs pour se calmer tandis que sa soeur parle de ses pensées et de ses sensations en faisant référence à une palette.

Du reste, on retrouve les thèmes de prédilections chers au cinéaste ainsi que quelques images dérangeantes, sans pour autant que ce ne soit insurmontable. Les outrages du temps sur le casting se font de manière progressive, même si certains en souffrent plus d’autres. La décrépitude de ces corps en souffrance trouve son apogée dans une scène de contorsion tandis que les os se brisent et se ressoudent instantanément, accélération du temps oblige, de quoi se retrouver crisper sur son siège. Tout ceci à bien sûr un rapport avec l’établissement et sans trop en dire, mais pour rester dans l’actualité, peut-être que le vaccin contre la covid a été testé là-bas… En tout cas, moi qui avais été mitigé par Glass, j’ai pris plaisir à suivre ce film high concept malgré des critiques peu élogieuses à son sujet de la part de la presse.

A contrario, cette dernière a encensé The suicide squad au rang de chef d’oeuvre, là où je n’y ai vu qu’un film sympa. C’est malheureusement chose courante lorsqu’une oeuvre fait l’unanimité, cela fausse la perception que l’on peut en avoir. En ce qui me concerne, c’était surtout l’occasion de voir James Gunn explorer la mythologie de DC Comics après avoir excellé coup sur coup sur Les Gardiens de la galaxie volume 1 et 2. Le cinéaste a beau s’être vanté d’avoir eu une carte blanche, il semble ne pas en avoir profité puisqu’il s’est plagié lui-même. On retrouve donc la même formule avec une équipe de losers magnifiques où chaque membre des Gardiens de chez Marvel pourrait trouver son ersatz. Cela va jusque dans les recrutements d’un catcheur, là où était originaire Dave Bautista l’interprète de Drax mais aussi John Cena pour incarner le Peacemaker.

Après son introduction dans Fast and Furious 9 cette année, il y incarne ici une sorte de Comédien tel que celui que l’on peut voir dans Watchmen pour son dévouement envers sa conception bien personnelle de la paix. King Shark quant à lui n’est autre que le Groot de service, jusque dans le casting vocal de gros bras puisque c’est Sylvester Stallone qui fait le doublage là où Vin Diesel le faisait pour l’arbre humanoïde. Et quand les autres personnages ne suivent pas les stéréotypes imposés par l’équipage de Peter Quill, c’est pour se calquer sur ceux du premier film Suicide Squad. Bloodsport n’est rien d’autre qu’un nouveau Deadshot, Harley Quinn est égale à elle-même tout comme Rick Flag et Amanda Waller, également de retour. La scène d’introduction se charge de faire la transition entre les deux films en prenant le titre au pied de la lettre avant de repartir sur d’autres bases.

On se retrouve donc avec une narration qui fait appel à une voix off ainsi qu’un chapitrage des séquences, titre à l’appui. Un schéma qui se veut fantaisiste mais qui n’apporte rien à l’intrigue, si ce n’est de la suivre dans l’esprit de Harley Quinn. On a d’ailleurs un aperçu de sa folie lors d’une scène d’action où des fleurs par millier se mettent à jaillir au gré des coups qu’elle assène. C’est assez joli sans pour autant être la plus grande séquence d’action promise par James Gunn. À choisir, le personnage de Ratcatcher 2 est bien mieux exploité en plus d’être touchant. Une particularité que partage aussi Polka Dot Man, peut-être le pus barré des membres de cette équipe et merveilleusement interprété par David Dastmalchian. Son pouvoir est aussi bizarre que son trouble émotionnel ce qui fait de lui le coeur de cette suicide squad nouvelle formule.

Face à cette composition atypique, Starro fera office de boss de fin. Sorte d’étoile de mer de la taille de Godzilla, dont la progéniture est capable de prendre le contrôle d’une personne en se fixant à son visage comme un Facehugger, c’est le vrai moment de folie du film. Toutefois, je n’ai pu m’empêcher de me dire que j’étais devant un double épisode de la série Doom Patrol, en moins bien. Tout ce qui se veut désinvolte et subversif n’est guère surprenant de la part de James Gunn dont c’est devenu la marque de fabrique. Même l’utilisation de musiques pop n’arrive plus à susciter l’intérêt et ne servent qu’à rythmer des scènes assez plates. Pour autant, le film est loin d’être mauvais, mais il aurait gagné à être un peu plus travaillé. J’espère que cela n’augure pas d’un volume 3 des Gardiens de la galaxie dans la même veine, il s’agirait de ne pas foirer cette conclusion qui pour l’instant est un quasi-sans-faute.

Trailers

Lorsque j’ai ouvert cette catégorie en mai dernier, je ne voulais pas tomber dans l’analyse de trailer comme peuvent le faire les Youtubers. Le fait de commenter un montage de quelques minutes, image par image, ou de se filmer dans le but de capter des réactions à chaud, me semblait être le fond du fond pour faire des vues. Mais étant donné l’époque dans laquelle nous vivons, cela n’a rien d’aussi bizarre que de danser devant son téléphone ou de prendre en photo sa nourriture. Mais là, il se pourrait bien que je fasse exception à cette règle en débordant un peu plus que d’habitude sur mes impressions. Car oui, il est enfin là. Après avoir attendu des mois, la bande-annonce de…

•Spiderman: No way home

Au bout d’un moment, je dois quand même avouer que je n’y croyais plus, au contraire je commençais même à abonder dans le sens des rumeurs quant au fait qu’il n’y aurait pas de trailer pour cette nouvelle aventure de l’homme-araignée tellement la hype était à son paroxysme. Après tout, pour Avengers Endgame, le studio avait pris son temps pour révéler le titre et les premières images ne se basées que sur les 15 premières minutes de cette apothéose de la phase 3. Là, on se retrouve un peu dans le même cas de figure à nouveau avec des attentes démesurées de la part des fans, dont je fais partie. Il aura donc fallu être patient mais cette attente a été récompensée par des images annonçant quelque chose de vraiment intense. 

Quelques heures avant sa sortie officielle, j’avais pu la voir dans une version préliminaire, avec des effets-spéciaux inachevés, et ce n’était qu’une question de temps avant que Marvel ne se décide enfin à la rendre disponible sur internet. Bien sûr, comme d’habitude avec Marvel Studios, il faut se méfier des trailers puisqu’ils ont l’habitude d’en modifier le contenu afin de ne pas spoiler le film. Ça s’est notamment vérifié pour le matériel promotionnel de Thor Ragnarok mais aussi pour Far from home. À croire que c’est Mysterio, maitre de l’illusion, qui s’occupe de monter les bandes-annonces pour Marvel. D’ailleurs, c’est avec les répercussions dû à sa révélation fracassante dans le précédent épisode que cette bande-annonce commence.

L’identité secrète de Peter est donc connue de tous et contrairement au dernier plan de Homecoming, qui voyait mettre Tante May dans la confidence sans que ces conséquences ne soient abordées dans le MCU, il y aura bien un avant et un après. On retrouve donc Jonah Jameson sur les écrans de la ville mais aussi le portrait de Tom Holland scindé en deux avec la moitié de son visage portant le masque de l’araignée. Une référence directe aux comics lorsque le sens arachnéen du héros s’affole, et là il y a de quoi. Entre les théories que l’on peut extrapoler à partir de quelques plans, les rumeurs et les easter eggs, il y a de quoi partir dans tous les sens. Et donc, après ce montage de presque 3 minutes, me viennent donc à l’esprit quelques interrogations. 

Allons-nous voir Matt Murdock défendre Peter en tant qu’avocat? Généralement lorsque Spidey et sa bien-aimée sont au-dessus d’un pont et que le bouffon vert n’est pas très loin, cela se termine mal. Va-t-il y avoir ici quelque chose de similaire? Sachant que Willen Dafoe sera de retour dans le rôle, il pourrait avoir envie de remettre le couvert après avoir raté son coup la première fois… D’ailleurs en plus de ce méchant iconique, on sait d’ores et déjà que Electro sera lui aussi de la partie, tout comme le docteur Octopus que l’on peut apercevoir, avec un rajeunissement numérique, dans l’optique de former des Sinister Six. Dans ce cas, qui seront les trois autres? Le retour du Vautour? Le Scorpion teasé à la fin de Homecoming? Mysterio qui a peut-être simulé sa mort? Sandman du Raimi-verse? Le lézard du premier Amazing? Le rhino? Venom? Un vilain encore jamais transposé à l’écran?

Pour lutter contre ce rassemblement d’antagonistes issues du multivers, Tom Holland devrait pouvoir compter sur les anciennes versions de l’homme-araignée que sont Tobey Maguire et Andrew Garfield. Rien n’a encore été confirmé quant à leur présence, mais entre des photos volées sur le tournage, le merchandising qui les met clairement en avant, ce secret n’en est plus vraiment un. Mais cela cache peut-être un secret plus grand encore, parce que pour que le combat soit équitable, il faudrait encore recruter 3 autres Spidermen… Cela sera-t-il l’occasion d’introduire Miles Morales pour un passage de relais avec Tom Holland? Le retour de Emma Stone en Spider-Gwen? Le Spiderman de 2099? Spidergirl, alias May Parker, fruit de l’union entre Peter et Mary Jane de la trilogie originale? Ce ne sont pas les itérations du personnage qui manquent.

Nombre de storylines du tisseur semblent se mêler dans No Way Home et il y a une qui m’a interpelé au-delà de l’attrait du multivers. En effet, a de multiples reprises, on peut voir ça et là lors d’une manifestation une pancarte sur laquelle le visage de Peter apparait diaboliser avec des cornes, des guirlandes dans sa chambre dans une ambiance très Halloween qui évoque le surnaturel… Fausses pistes ou non, cela fait clairement référence à l’arc One more Day des comics dans lequel Peter fait un pacte avec le diable pour qu’en échange celui-ci exauce son voeu: retrouver l’anonymat suite à la révélation de son identité secrète. Là, on est clairement dans ce cas de figure mais faire apparaitre au diable en personne me semblerait un peu de trop étant donné la profusion de personnages qu’il va falloir développer sur environ 2h30 maximum.

Il y a déjà largement de quoi faire avec des plans marquants comme le Sanctum Sanctorum enneigé, Doctor Strange en pleine possession de ses moyens et dont l’alchimie avec Peter fonctionne plutôt bien depuis leur rencontre dans Infinity War, un aperçu du costume Black & Gold upgradé par Strange pour peut-être naviguer entre les dimensions, la fameuse dimension miroir avec ses retournements d’immeubles qui promet un terrain de jeu fabuleux pour le tisseur,… Certains moments iconiques sont également repris comme la scène qui ouvre le trailer, une discussion entre Peter et MJ allongés côte à côte, et qui rappelle beaucoup celle de Spiderman 3 de Sam Raimi. Évidemment, il y a aussi la reproduction du plan où Strange éjecte l’esprit de Spiderman hors de son corps et que l’on pouvait déjà voir dans la première aventure du sorcier ainsi que dans Endgame où c’était Hulk qui en faisait les frais.

À ce propos, ça serait cool de pouvoir découvrir pour la première fois la présence de Tobey Maguire et Andrew Garfield par l’intermédiaire de cette mise en scène. Tout comme je ne dirais pas non à un combat contre Octopus avec le costume signé Stark qui dispose de pattes mécaniques dans le dos. En tout cas, cet opus aura la lourde tâche de laisser suffisamment de place au Spider-Man du MCU tout en étant à la fois le Spider-Man 4 de Sam Raimi et le The Amazing Spider-Man 3 de Marc Webb. Le tout en proposant une version live de l’animée Spider-Man: into the Spider-verse. Avec une telle note d’intention, cette phase 4 à l’air de s’appliquer à réparer certaines choses qui ont été mal reçues dans les précédentes. Je pense notamment au mandarin d’Iron Man 3 qui aura une nouvelle incarnation dans Shang Chi et ici le multivers dans ce No way home après avoir été tourné en ridicule par Mysterio.

Programmé pour décembre, s’il n’y a pas de report suite à la pandémie, cela promet d’être LE cadeau de Noël pour les fans de Marvel. À moins de quatre mois de la sortie, c’est la fête en avance et je pense que l’on se dirige vers un nouveau record de vue pour ce trailer. Et quoi de plus normal lorsque tout le monde, moi compris, essaye d’analyser une bande-annonce truffée d’informations à décoder, et qui nécessite donc de la repasser en boucle. Une manière astucieuse de faire grimper les compteurs. La recette Marvel a encore frappé.

•Mask of the evil apparition

https://www.youtube.com/watch?v=Ag9v7WVBQZI

S’il y a bien un court métrage qui pourrait justifier le retour de cette rubrique dans ce rendez-vous chaque premier du mois, c’est bien celui-ci. Réalisé par Alex Proyas, le réalisateur semble redonner vie à l’univers qu’il a créé lors de son troisième film: Dark City. On est loin de cette flamboyance visuelle, en partie imputable au budget d’un format court comme celui-ci, mais l’esprit y est. La maquette d’une ville énigmatique, des individus, qui le sont tout autant, à la recherche d’une fille, une ambiance où règne la paranoïa,… Il est plus que temps que Alex Proyas revienne sur le devant de la scène pour mettre tout le monde d’accord. Quitte à revisiter ce chef d’oeuvre qui a fait sa renommée avant de sombrer dans des blockbusters convenus.

•American Horror Story Double Features

Je ne suis toujours pas à jour en ce qui concerne les dernières saisons, mais comme elles n’ont rien à voir entre elles, rien ne m’empêche de me hyper pour celle qui ne va pas tarder à sortir. Au programme: un double programme justement, avec une première partie intitulée Red Tide et une seconde du nom de Death Valley. D’un côté les vampires, de l’autre les extraterrestres, pour une saison qui évoque forcément ce que Quentin Tarantino et Robert Rodriguez avaient essayé de faire avec leur double programme Grindhouse (Le boulevard de la mort et Planète Terreur). Toutefois, ces deux sujets sont loin d’être nouveaux puisque le vampirisme avait déjà été abordé avec succès dans Hotel, sous les traits de Lady Gaga, tandis que les aliens avaient fait l’objet d’une sous-intrigue dans Asylum sans forcément que la résolution ne soit satisfaisante. J’attends donc une meilleure exploitation de cette thématique chère à la science-fiction dans une série qui fait la part belle au surnaturel. Et puis il y a un écrivain parmi les personnages, donc ça sera forcément bien.

•Star Wars Visions

Sur l’exemple de l’anthologie Animatrix, la saga Star Wars a fait appel aux plus grands studios d’animation japonaise pour donner leurs visions de cet univers. George Lucas s’étant fortement influencé de cette culture orientale, ce n’est qu’un juste retour de choses que d’assister à des histoires vues par ce prisme si particulier. L’imagerie des samurais est donc bien évidemment mise en avant à travers une orgie de sabres laser en tout genre. Ça dégaine de partout, dans tous les sens, de toutes les couleurs, au point de concurrencer les montages humoristiques qui se moquaient de la garde du sabre de Kylo Ren. La force est également beaucoup utilisée pour stopper des tirs de blaster en plein vol pour être raccord avec les prouesses de la dernière trilogie. J’espère tout de même y voir des combats de méchas et des batailles spatiales dont seuls ces artistes ont le secret.

•Les éternels

Hormis l’habituel gag de fin de trailer, cette nouvelle fournée d’images reste dans la lignée de la première en proposant quelque chose de poétique. Les pouvoirs de ce groupe de super-héros sont mis à l’honneur face aux ennemis que l’on découvre par la même occasion: les déviants. Ces derniers semblent avoir fait leur réapparition en même temps que la moitié de la population de l’univers à l’issue de Avengers Endgame. Et puisqu’aucun film de groupe n’est annoncé jusqu’à présent dans cette nouvelle phase, Les éternels auront la lourde responsabilité de combler ce manque après les succès qu’ont été les opus des Avengers. Mais le spectacle semble être au rendez-vous, et je ne sais pas si c’est à cause de ces lasers qui sortent des yeux de l’un des protagonistes ou Angélina Jolie qui se bat comme une amazone, mais j’ai l’impression de voir un film DC réalisé par Zack Snyder. Lorsque DC s’est mis à copier la recette Marvel, cela n’a pas forcément donné de bons résultats, espérons que l’inverse sera mieux accueilli.

•King’s Man: première mission

Là, on est typiquement dans le cas de figure où chaque film qui sort se doit d’être avant-gardiste, même s’il s’agit d’une préquelle. En effet, cela prend au bas mot 3 années pour faire un film, de l’écriture du scénario à la post-production, pour qu’une oeuvre filmique puisse se frayer un chemin jusqu’aux spectateurs. Il faut donc prévoir les attentes du public d’ici plusieurs années alors même que le projet est en réflexion. Une période de gestation qui implique donc de voir les choses en grand et à cela, il faut rajouter les éventuels désagréments de la vie. 

King’s man: première mission fait partie de ces films qui ont dû, non seulement anticipé ce fameux délai avant de voir le jour, mais aussi de gérer le rachat de la Fox par Disney ainsi que la crise du Covid et la fermeture des salles de cinéma. Nous en sommes donc à la quatrième bande-annonce qui cette fois-ci nous promet l’arrivée du film pour le 22 décembre 2021. Pour un projet qui a débuté aux alentours de 2017/2018, ça commençait à faire long et pour cause il y aura eu 8 dates de sortie en espérant que cette dernière sera la bonne. Cela n’assurera pas pour autant le succès du film, qui va se retrouver confronter à Spider-Man: No way home et Matrix: Résurrections, mais au moins il aura le mérite de proposer autre chose dans le paysage cinématographique. 

Même s’il y a des films qui vont se retrouver obsolètes une fois leur date de sortie périmée, la faute à des effets spéciaux souvent ratés (et qui du coup vieillissent alors que le film en question vient juste de sortir), avec Matthew Vaughn c’est au moins l’assurance d’avoir un divertissement efficace. Sa mise en scène est toujours aussi percutante mais c’est surtout son légendaire mauvais gout qui refait surface dès les premières secondes de cette bande-annonce. En espérant que cela ne soit pas dans la lignée du Cercle d’or qui avait tendance à être un peu dérangeant par moment.

Du reste, on retrouve l’ambiance des deux premiers Kingsman transposée dans le passé de cette agence. Sorte de contre-proposition à l’agent 007, Ralph Fiennes est le dénominateur commun aux deux franchises, lui qui joue le rôle de M dans James Bond. Il y arbore un look très Chapeau melon et bottes de cuir (rappelant sa présence dans l’adaptation de la série en 98) dans les derniers plans qui est bien raccord avec ce que l’on a pu voir dans les deux premiers opus et à ce propos, je pense que l’acteur n’échappera pas à l’habituel plan séquence dont s’était acquitté par deux fois Collin Firth lors de scènes d’action intenses. Reste maintenant à savoir si cet horizon d’attente, qui n’a cessé d’être repoussé, va tenir ses promesses.

•Fondation

La science-fiction a toujours permis aux auteurs de parler de nos problèmes actuels sous forme de métaphore. Cette adaptation de Fondation, récit fondateur de Isaac Asimov, n’a jamais aussi bien coïncidé avec notre actualité. La récente remise du rapport concernant l’urgence climatique trouve un écho dans la série de Apple TV dont ces nouvelles images explicitent un peu plus le concept. Ce futur hypothétique est donc au bord du gouffre malgré les alertes de l’un des savants, inventeur de la psycho-histoire. Selon lui, il ne s’agit même plus d’éviter une crise, devenue inéluctable, mais de raccourcir l’âge de ténèbres qui en résultera. Bien sûr, il sera confronté à l’inaction des dirigeants comme c’est le cas pour notre planète. Autant dire qu’il n’est forcément nécessaire de faire précéder la mention suivante avant chaque épisode: toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite.

Séries

Contrairement au multivers et les différentes timelines que Marvel est en train de mettre en place dans la plus grande cohérence, les branches cinéma et télévision n’ont pas toujours aussi bien communiqué. Avant que Wandavision n’arrive sur Disney +, il s’agissait même de deux entités différentes ce qui rendait difficile le fait d’avoir des oeuvres interconnectées entre ces deux médias. Ainsi, malgré la réalisation du pilote par Joss Whedon, le caméo de Nick Fury et tous les easter eggs, les agents du Shield n’a jamais vraiment été assumé par Marvel Studios. Des références à sens unique au point de croire qu’il s’agissait là d’une réalité alternative avant même que l’on n’évoque ce concept dans Endgame.

Pourtant, malgré le nombre conséquent de références aux différents films, le snap de Thanos, et par extension la disparition de la moitié de l’univers, ne sera pas évoqué dans les Agents du Shield. À la place, ils ont commencé à développer leur propre mythologie basée sur les Inhumains. Sorte de X-men en moins connus, cela leur a permis de se démarquer du grand écran. Cependant, ce dernier développe un long-métrage sur ce même groupe de super-héros, envoyant alors un signal laissant croire que le cinéma est enfin prêt à faire allusion à la série. Ce qui devait être à l’origine un blockbuster avec Vin Diesel en tête d’affiche dans le rôle du muet Blackbolt, qui n’aurait donc eu aucun mot à prononcer au lieu de répéter toujours la même phrase pour le doublage de Groot (je ne sais pas si l’on peut parler d’une promotion), sera finalement annulé tandis qu’une série verra le jour.

Tout porte alors à croire qu’il s’agit d’un spin-off des Agents du Shield mais même cette dernière s’en désolidarise, ne laissant aux Inhumains que la mention Marvel pour se vendre. Si l’on enlève cette étiquette, cela pourrait tout aussi bien être une série quelconque puisqu’aucun effort ne sera fait pour l’intégrer dans le grand plan de Kevin Feige, architecte du MCU. À aucun moment cette production ne fera allusion, ne serait-ce qu’à travers un simple à dialogue, aux Avengers, le Shield, les pierres d’infinités… Il y a donc une sorte de retour à la case départ, du temps où les licences de la maison des idées étaient réparties entre d’autres studios avant que Disney ne rassemble tout sous un toit commun. Étrange donc que cette autonomie, mais là où cette indépendance aurait pu être une force pour ne pas avoir à dépendre d’une continuité devenue trop exigeante, cette série ne tirera même pas parti de cette émancipation. 

À l’heure des projets cross-médias, les Inhumains n’ont donc de comptes à rendre à personne. Mieux encore, ils n’ont que 8 épisodes pour raconter leur histoire ce qui est généralement un signe de qualité lorsque l’on esquive les saisons à rallonge. Malgré ce format réduit, on sent que les origines cinématographiques de ce projet ne sont pas très loin. Les intrigues ont l’air d’avoir été rajoutées artificiellement pour en rallonger la durée. Le comble, c’est que ce temps additionnel ne développe que très peu les personnages. Parmi les principaux, on retrouve un muet en guise de leader, qui bénéficie d’un certain charisme lorsque l’on comprend que s’il sort le moindre son, il est capable de réduire à néant ce qui se trouve à sa portée. Sa femme, Médusa, qui lui sert aussi d’interprète, possède une chevelure rousse littéralement vivante. Rien qu’avec ce couple, on sort des habituels pouvoirs déjà vu et revu.

Pourtant, l’un comme l’autre ne suscite aucun attachement. Pour ce qui est du reste du casting, on retrouve deux transfuges de Lost, Miles et Desmond, surement plus attirés par l’opportunité de jouer à nouveau à Hawaii que de participer à ce projet. Toutefois, leurs personnages sont suffisamment différents pour que l’on puisse les suivre, contrairement à Iwan Rheon. Venu tout droit de Game Of Thrones où il incarnait Ramsay Bolton, un choix guère judicieux puisque l’on peut dès lors prédire qui sera le traitre. Malheureusement, l’acteur n’a aucune allure dans son costume et fait office de Loki du pauvre dans son envie d’être roi. Une ressemblance qui se confirme dans les flashbacks qui le mettent en scène enfant aux côtés de son frère mutique. Une rivalité fraternelle pareille à celle de Thor et cette mini-série va cumuler les similitudes avec les films signés Marvel

Ainsi, le concept d’une civilisation technologiquement très avancée et cachée à la face du monde, pour ne pas avoir à partager son savoir, fait directement penser à Black Panther. Le fait que la cité de cette famille royale se trouve sur la Lune n’y change pas grand-chose puisqu’ils vont bien vite se retrouver en exil sur Terre suite au coup d’État de Maximus. Une mythologie qui faisait déjà penser à celle d’Asgard et la coïncidence veut que le troisième opus du dieu du tonnerre soit sorti au même moment en 2017. Pire encore, ils partagent tous deux une scène, hilarante dans le cas de Ragnarok et ridicule pour ce qui est des Inhumains. Cette séquence voyait Chris Hemsworth se faire couper les cheveux par un ustensile plus proche de l’instrument chirurgical que celui d’un institut capillaire. Là, c’est Médusa qui fait les frais de ce nouveau look visant à la priver de sa redoutable crinière.

Et si voir des masses de cheveux se mouvoir, dans des effets spéciaux parfois limites, prête déjà à sourire, ce moment est bien pire lorsque l’actrice se met à craindre une simple tondeuse bon marché alors que ce peuple est censé bénéficier d’une technologie dépassant la notre. Chacun sa Kryptonite et celle-ci intervient dès le premier épisode pour ne pas avoir à animer durant le reste de la série cet effet visuel casse-gueule. Reste tout de même Gueule d’or, un chien de la taille d’un homme et qui permet à ce groupe de se téléporter pour fuir sur Terre. Souvent mal incrusté dans des décors guère de meilleur qualité, même si eux sont réels. On sent qu’il y a tout de même eu une partie du budget qui est passé dans les intérieurs d’Attilan. Même si elle manque un peu de relief, l’architecture arrive à se démarquer du reste par son aspect très science-fiction.

La réalisation a également du mal à les mettre en valeur et malgré le format Imax, on reste dans la lignée des Agents du Shield avec des champs / contre champs très basiques. Aussi ennuyeux qu’à suivre en termes de scénario puisqu’une fois que la famille royale est recluse sur Terre, il ne se passe pas grand-chose à part les errements de chacun face à notre civilisation. Pour le coup, on est loin de Game Of Thrones pour ce qui est de jeux de pouvoir afin de reconquérir le trône. Des enjeux qui laissent indifférents puisqu’en tant que spectateur, cette position de pouvoir n’aura duré que le temps du pilote. Reste ce pouvoir de prédétermination dont dispose un personnage qui rend assez bien visuellement, mais guère suffisant pour rehausser l’ensemble. Ce pouvoir aurait été bien utile lors des prémisses de ce projet pour en prévoir l’échec.

Comics

Des sagas, j’en possède des tonnes dans ma collection de bandes-dessinées, mais une seule porte ce titre. Et lorsque la place vient à manquer dans ma bibliothèque, je me livre toujours à une relecture de certains ouvrages avant de m’en séparer. Pour Saga, j’ai été assez réticent à m’en débarrasser car j’avais plutôt bien accroché malgré le fait que je ne me sois jamais replongé dedans. Pour moi, l’achat de cette série de science-fiction / Fantasy, scénarisée par Brian K. Vaughan, s’est même arrêté au tome 5 alors que la publication en librairie en est au neuvième. Ce dernier contient les derniers épisodes avant une pause qui marque le milieu de cette histoire.

Mais mon investissement, autant financier qu’en termes d’attention, s’est vu stopper au profit de bien d’autres comics. Alors avant de dire adieu à ces personnages hauts en couleur, j’ai décidé de me rappeler à leurs bons souvenirs pour voir ce que cela m’évoquait. Première constatation: le premier tome est riche en idées et en concept. Ça part dans tous les sens, c’est coloré et chaque fin de chapitre relance l’intérêt. Pour le coup, ce recueil du premier arc narratif fait honneur à sa réputation. On découvre ainsi Alana et Marko, ainsi que le fruit de leur union interdite, Hazel, mais les présentations sont vite remises à plus tard pour les plonger immédiatement dans l’action.

Avec du recul, je pense que c’est ce rythme trépidant qui m’avait séduit à l’époque. Il y avait cette manière d’introduire des éléments de façon décomplexée, même si les dessins de Fiona Staples m’ont toujours semblé très sommaires. C’est d’autant plus rageant lorsque l’on voit le potentiel dont elle fait preuve sur les couvertures! Chacune d’entre elles mériterait d’être encadrée tant leur exécution est maitrisée. Les compositions sont fortes, souvent sur des fonds unis, et cela donne une identité visuelle à Saga en quelques numéros. Grâce à son talent pour les pleines pages, elle devient indissociable du titre. 

Par la suite, sur le deuxième tome, j’ai constaté une amélioration de son style. Moins brouillon, comme si elle avait pris confiance en elle. Ou alors qu’elle commençait à mieux cerner les personnages qui sont pourtant sans cesse en évolution et ne se posant pas plus d’un numéro au même endroit. Fugitifs pourchassés pour avoir donné la vie à un mélange de leurs deux races respectives, bien d’autres protagonistes vont venir se joindre à leur quête. Mais il ne faut pas trop s’y attacher puisque comme pour le tome précédent, les nouveaux arrivants apparaissent aussi vite qu’ils disparaissent.

Mais la temporalité permet de les retrouver le temps de flashbacks souvent placés en ouverture. Une structure qui permet d’explorer le passif et les raisons qui ont mené à ce conflit à l’échelle de la galaxie. Une méthode que Vaughan a surement héritée de son passage sur Lost. Et comme pour cette série, le tome 3 utilise une narration en parallèle d’autres événements ce qui peut donner une impression de surplace. Cette multiplication de points de vue sur une même période est ce qui m’a fait décrocher un peu alors que c’était pourtant ce que j’avais adoré dans l’oeuvre de JJ Abrams et Damon Lindelof.

La différence se situe dans le rythme de parution de Saga. Contrairement à Lost qui bénéficiait à l’époque d’une diffusion toutes les semaines pour faire avancer son intrigue malgré les retours en arrière, le temps de publication entre chaque tome a fait que mon attention s’est diluée. Chose qui ne s’est pas reproduite à la relecture lorsque j’ai enchainé les volumes les uns après les autres à une cadence d’un chapitre par jour. Je reste volontairement assez flou sur leur contenu dans le but de ne pas spoiler les nombreux retournements de situation, mais je crois que c’est à partir du quatrième tome que j’ai commencé à décrocher.

Même si les rebondissements font tout pour ne pas susciter l’ennui, il y a cette impression de parenthèses. Les personnages ont cessé de fuir aux quatre coins de l’univers pour se poser à un endroit précis et l’on prend part à leur quotidien. Marko est père au foyer tandis qu’Alana assure une rentrée d’argent en participant à une sorte de théâtre clandestin. Les coulisses de ce spectacle sont aussi barrées que les représentations en elles-mêmes, mais on perd la folie des premiers tomes. De ce road trip sur des routes spatiales, il ne reste plus que le trip avec une large place laissée à la drogue.

Cela viendra d’ailleurs poser problème à ce couple dysfonctionnel tout comme au lecteur que je suis. En effet, comment m’émerveiller devant leur vision délirante alors qu’ils vivent eux-mêmes dans un monde qui l’est tout autant? Ou alors c’est une invitation à prendre des substances illicites afin de mieux s’imprégner de ce que vivent les personnages. Un peu comme des lunettes 3D pour profiter pleinement de l’oeuvre. Hallucination ou pas, il est permis de se demander si Brian K. Vaughan n’a pas écrit son scénario dans un état second. Nombre d’auteurs l’ont fait avant lui pour trouver l’inspiration et cela ne m’étonnerait pas du tout.

Reste donc un cinquième tome, ultime preuve de ma persévérance de l’époque. Cet arc narratif s’organise en deux temps puisque le couple emblématique se retrouve séparer par des événements extérieurs dont je tairais la teneur. On retrouve donc un peu de cette évasion et le retour à des mondes complètement dingues. Et si Alana a bien du mal à se développer en l’absence de son âme soeur, Marko bénéficie d’un traitement qui approfondit sa psychologie. Malheureusement, la venue lointaine du tome suivant (une année plus tard, alors que les autres se sont succédé à un intervalle de 6 à 8 mois environ) aura eu raison de mon engagement.

Maintenant que je m’y suis replongé et que j’ai plusieurs tomes déjà publiés devant moi, je pense que mon retour à Lyon sera l’occasion de prolonger ce plaisir en empruntant les suivants à la bibliothèque. Les avoir lus d’une traite m’a permis de beaucoup plus apprécier cette histoire qui n’est pas sans défauts, contrairement aux critiques dithyrambiques, mais dont l’originalité fait plaisir à voir. Saga tente beaucoup de choses depuis ses débuts, tout n’est pas réussi ou exploiter comme il se doit, mais je préfère ça à quelque chose que j’ai déjà vu 1000 fois. Et à moins d’être en plein overdose suite à l’absorption d’une substance hallucinatoire, il n’y a pas grand-chose qui ressemble à ce que Brian K. Vaughan et Fiona Staples ont créé.

Mes attentes pour le mois qui débute

Les balades matinales à l’autre bout de la ville, le spectacle des couchés de soleil révélant des nuances de couleurs dans le ciel ,s’étirant du rose à l’orangé, vu depuis une fenêtre de la maison… Cela fait à peine un jour que je suis de retour à Lyon, que ces moments de plénitude me manquent déjà. Cet été dans mon nord natal en compagnie de ma famille m’a néanmoins reboosté pour affronter ce qui sera la dernière ligne droite jusqu’à la fin de l’année. Jusqu’à nos retrouvailles.

Dans cet intervalle, le mois de septembre sera en grande partie réservé aux derniers préparatifs avant le lancement de ma micro-entreprise. Mais ça, j’y reviendrais début octobre lorsque tout sera enfin officiel. En attendant, je vais reprendre mon rythme d’écriture avec la rédaction du reste des articles pour 2021, et si c’est possible avec de quoi débuter 2022. Pour ce qui est de la procrastination, je vais avoir largement de quoi me retarder dans mon travail avec des séries comme Falcon et le soldat de l’hiver, Loki, What if…?, Star Wars Visions,…

Heureusement, je vais aussi sortir… pour mieux m’enfermer. Shang Chi sera le premier à ouvrir le bal au cinéma et Dune viendra confirmer le talent de Denis Villeneuve pour ceux qui en doutaient encore. Si le film n’est pas à nouveau reporté. Et puisque l’on parle de sortie, j’ai bon espoir de voir enfin la bande-annonce de Matrix: Resurections dans le courant du mois. Programmé pour le 15 décembre, comme Spider-Man: No way home dont le trailer nous est récemment parvenu, j’espère que Warner va en commencer la promotion très prochainement…

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