
Début Février, voilà déjà un mois que nous sommes en 2020. Généralement c’est à ce moment que les bonnes résolutions de ce début d’année commencent à être abandonnées les unes après les autres. Pour tenir des objectifs sur le long terme on dit qu’il ne faut surtout pas les commencer le 1er janvier. Il est préférable de les débuter un mois avant afin d’avoir une longueur d’avance sur les autres ou alors un mois plus tard lorsque la plupart ont abandonné. Tout le monde est déjà passé par cette phase et pour ma part je tiens bon contrairement aux années précédentes. La différence? J’ai compris que l’on ne pouvait prendre de bonnes résolutions sans enlever de mauvaises habitudes: la première d’entre elles est d’arrêter d’abandonner.
La clé est de trouver une sorte d’équilibre pour ne pas se surcharger de travail. A l’image d’un disque dur ayant atteint sa capacité de stockage maximale, il implique de notre part de libérer de l’espace mémoire en supprimant des fichiers inutiles, ou trop importants en terme de place, afin de pouvoir ajouter de nouvelles informations. C’est pareil pour notre cerveau qui ne demande qu’un effort de notre part pour mettre de côté ces habitudes toxiques envers nous même pour en installer de nouvelles plus bénéfiques. Certaines sont difficiles à désinstaller mais c’est à cette condition si l’on ne veut pas arriver à saturation.
Cela m’est arrivé bien trop de fois et j’en suis venu à diviser ma traditionnelle liste de voeux en deux colonnes: à faire et à ne plus faire. Ainsi je n’ai plus l’impression d’avoir une succession de défis à tenir mais plutôt de bonnes habitudes à prendre et d’autres à oublier. L’une venant prendre la place de l’autre. Je m’y suis appliqué et j’ai appliqué cette règle à ce blog. Pour que la reprise en main soit optimale il a fallu faire un tri et le plus simple était de faire table rase du passé. Comme je le disais début janvier, il y a quelque chose comme plus de 250 articles hors-lignes, fruit des 8 dernières années d’écriture.
Mon avis sur ces oeuvres que j’ai analysées n’a pas changé ou très peu, par contre je ne peux pas en dire autant de mon style d’écriture. Cela fait maintenant quelques années que j’écris sérieusement avec des nouvelles, plus récemment un roman, et cela peut en partie expliquer la diminution de ma présence au fil des ans en ce lieu. La faute à une organisation défectueuse et une cadence infernale que je m’imposais. C’est de cette dernière dont il est question ici puisque je vais mettre en place un rythme de parution qui me permettra de concilier la régularité et la qualité. En effet, un trop gros écart s’est creusé au fil du temps entre ma toute première critique à l’ouverture de ce blog et la dernière en date.
A titre comparatif, il m’était compliqué de concilier les deux et pour autant je ne voulais pas renier cette partie de moi qui faisait de son mieux. Il m’a donc fallu trouver un compromis afin de satisfaire mes deux envies. La solution était donc d’alterner anciens et nouveaux textes mais avec 5 articles publiés depuis le début de l’année, il m’était impossible de créer une alternance qui soit cohérente à mes yeux. Mais pas impossible de façon mensuelle. C’est cette deuxième solution que j’ai choisi et qui va me permettre progressivement de réactualiser mes anciens textes tout au long de l’année. Pour se faire j’ai mis au point un planning qui s’articulera autour de cette alternance, un mois sur deux verra la publication des anciens articles et ça commence dès demain.
Tel un voyageur temporel je vais m’appliquer à revenir sur ce que j’ai fait pour les modifier afin de changer mon futur. Pour vous cela n’aura pas vraiment d’incidence puisque j’avais perdu mon lectorat au fur et à mesure et je doute que vous en faisiez partie étant donné ma capacité à promouvoir mon travail. Mon but est donc de le regagner en étant plus assidu mais réécrire les événements ne sera pas sans conséquences, cela aura des répercussions dans la timeline du blog. En effet le premier article de cette année sera un espèce de point fixe et les anciens textes viendront s’ajouter derrière contrairement aux nouveaux qui s’ajouteront dans le fil d’actualité de façon cohérente.
J’ignore moi même si je suis cohérent dans mes explications mais dans la pratique, j’ai bien conscience que cette façon de procéder va rendre les articles antérieurs assez anarchiques en terme d’accessibilité. Ce paradoxe temporel, pour continuer avec cette métaphore, sera l’occasion pour moi d’être en paix avec mon passé pour pouvoir aller de l’avant. Je ne fais pas pour autant un pas en avant et deux pas en arrière avec cette nouvelle organisation, j’ai à la fois le regard tourné vers l’avenir tout en n’oubliant pas le passé. Je vais rectifier mes erreurs de débutant maintenant que j’ai un peu plus d’expérience dans l’écriture.
Mon but est de réussir à faire de la chronique / fiction, analyser une oeuvre tout en racontant une histoire autour. Même si, dans une certaine mesure, je me suis déjà prêté à l’exercice depuis mon retour, je pense que les articles suivants seront suffisamment parlant pour illustrer mon propos. J’ai une quantité phénoménale de ces analyses qui trainent sur mon disque dur et cette alternance me parait être la meilleure alternative pour mener les deux de front. J’ai encore beaucoup à apprendre dans ce domaine avant d’arriver au degré de qualité que j’espère un jour atteindre mais j’y travaille. Une chose est sûre: la multiplication de projets sur lesquels je m’investis reste le principal problème sur lequel je dois travailler.
Tout comme le fait d’installer ou de désinstaller des habitudes lors de la mise à jour du nouvel an, il n’y a pas de récompenses sans travail. A moi de ne pas oublier que toutes ces sauvegardes sur lesquels je stocke ma vie, que ce soit sur mon téléphone, mon ordinateur ou même le cloud, rien de tout ça ne fonctionnera jamais à plein régime et sans ralentissement si je les utilise au maximum de leur capacité. Il est important de laisser respirer les choses, de se laisser de la place pour du temps libre et éventuellement s’octroyer une récompense après une dure journée de labeur. La meilleure récompense pour moi est encore d’être lu.
