« SPAWN » VS PROCRASTINATION
Il y a des films pour lesquels je ressens un véritable plaisir coupable en les voyant et Spawn en fait partie. Pas de quoi m’envoyer en enfer pour autant, j’assume totalement ce nanar et, bien que je sois conscient de sa nullité, j’ai une affection toute particulière pour cette adaptation. Tout ça trouve sa source dans mon rapport à l’enfance, du fait que l’on est pas totalement objectif lorsque l’on voit un film à cet âge où nos gouts ne sont pas encore affirmés. On les voit avec un filtre, celui qui n’analyse rien et qui cherche juste à se divertir pendant un moment. Et lorsque l’on mûrit bien des années plus tard, il y a cet espèce de déni à y voir un mauvais film. Avec du recul on leur trouverait presque des excuses, ou on se trouverait presque des excuses pour avoir aimé ce qui est considéré comme un nanar par la critique. Autant nous apprenons de nos erreurs en tant que cinéphile autant je n’ai pas l’impression que cet industrie en fasse de même. Pour preuve des films toujours aussi catastrophique d’une année sur l’autre et bien pire que ce que je pouvais voir durant mon enfance. Même 10 ans après Spawn, Ghost Rider de Mark Steven Johnson sortie en 2007 est un bon exemple d’un anti-héros piégé dans les paradoxes du PG13.
Un paradoxe que l’on pourrait résumer en une seule interrogation: comment interdire un film aux moins de 13 ans quand dans ce même film jouent deux enfants dont la moyenne d’âge se situe entre 5 et 10 ans au moment du tournage? Il en va bien sûr de la responsabilité des parents vis à vis de leur progéniture, qu’elle soit une future star du grand écran ou spectatrice mais cela n’enlève rien à cette contradiction. Les modèles parentaux qui nous sont ici présentés relèvent plus de l’exception dans un monde qui tend à normaliser la chose. Entre Cyan qui a été élevé par un père agent secret, meilleur ami de la mère du héros alors en plein deuil suite à son décès, et Zack un SDF à peine plus âgé mais pas encore assez pour contrer les coups de son père qui le bat dans une ruelle, on peut dire que le contexte est casse gueule dès le départ. Tout ça n’est rien jusqu’à leurs rencontre avec Spawn, « fraichement » revenue des ténèbres pour imposer son visage calciné lors de nombreuses scènes avec eux. Tout reste ça du cinéma bien entendu et tous les effets, que l’on peut voir en tant que spectateur, sont dédramatisés sur le plateau, toutefois il est interessant de se demander si ces jeunes acteurs gardent des séquelles de ce genre de tournage.
Des traumatismes dans cet envers du décors rassurant que l’on peut assimiler à une forme de maltraitance par des parents imposant un rêve de star à leurs enfants. Quitte à les faire jouer dans des productions assez limite pour leurs santés mentales. Mis à part le visage de grand brulé d’Al, qui a du faire preuve d’une grande désensibilisation lors des interactions avec les deux cadets du casting, il n’y a rien de subversif ici. Il y a toujours cette notion à se rebeller et braver nos interdits que l’on soit actif comme les comédiens ou, pour ma part, passif en tant que spectateur. Avoir vu ce film avant l’âge requis et sans l’approbation de mes parents ne m’a en rien perturbé et le revoir aujourd’hui est interessant dans sa façon d’aborder la censure de l’époque et son évolution jusqu’à nos jours où nous sommes bien plus libéré sur certains sujets. Là il y a une tendance à édulcorer un sujet trop sombre, le long-métrage fait l’effort de ne pas proposer de sidekick rigolo à en devenir agaçant et montre une volonté de repousser les frontières de la censure. Loin d’être en présence d’un pur film d’horreur, ce qu’il aurait du être, le film aborde le genre du fantastique avec juste ce qu’il faut de trash et une pointe d’humour noir. Un humour que l’on retrouve dans les effets spéciaux tant on a l’impression que l’on se moque de nous, la faute à des trucages prêtant plus à sourire qu’au dégout.
Je ne suis pas sûr que les producteurs avaient en tête ce compromis entre le fait de garder leur intégrité sur un sujet sombre et d’en bâcler la post-production afin que personne n’y trouve à redire sur le contenu. Bâcler la forme au profit du fond aurait donc pu être une solution viable mais lorsque l’on fait appel à une société comme ILM on est en droit d’attendre un certain standing en matière d’images de synthèse. Dès les premières images du générique nous sommes plongés dans une spirale de plans tous plus immondes les uns que les autres. Des visions de l’enfer au rabais avec une première apparition du diable digne d’une cinématique de PS1 à tel point qu’il est permis de croire qu’il s’agit d’animatiques amenées à être finalisées. Une sorte de version inachevée du film puisque au fur et à mesure de ses apparitions, Malebolgia ne prendra même pas la peine de bouger ses lèvres pour parler quand elles ne sont tout simplement pas synchronisées avec ses répliques. L’enfer dans lequel il évolue est bien plus interessant car loin de celui que l’on peut voir dans Constantine ou encore Stranger Things sur le même concept du monde similaire au notre mais dans une dimension infernale. Non là, l’enfer est un monde à part entière semblable à l’intérieur d’un volcan en activité mêlé à une éruption à la surface du soleil.
C’est moche, certes, mais il y a tout une imagerie inédite, que l’on a vue depuis ailleurs mais dont il s’agissait ici des prémisses puisque Spawn est le premier film à matérialiser des flammes numériques à l’écran. Alors quand un décor comme l’enfer en est intégralement composé, il est normal d’essuyer les plâtres pour un précurseur… Cette vision d’ensemble dans un environnement à 100% démoniaque est assez rare, dans le paysage cinématographique de l’époque, pour être souligné. C’est en ça que le film se rattrape, il tente des choses. Parfois trop, jusqu’à caser des effets de transition entre chaque scène rendant le tout indigeste, mais cela part à chaque fois de l’intention d’en donner toujours plus. Cette générosité se retournera à de multiples reprises contre eux au cours de l’heure et demi que dure cette aventure, il se plante quasiment tout le temps mais il n’en demeure pas moins un film qui ose et ça on ne peut pas le lui enlever. Alors bien sûr le film a vieilli mais au regard des productions sorties au même moment, on ne peut que constater qu’il était déjà obsolète face à des mastodontes comme la suite de Jurassic Park. Ce qui est plus dérangeant par contre c’est que ce film n’égale même pas le premier opus de Steven Spielberg pourtant sortie 4 ans plus tôt et auquel le réalisateur de Spawn a participé en tant que directeur des effets spéciaux. Là il y un soucis.
A un poste haut placé en charge de la création des effets spéciaux sur nombre de grande productions, son palmarès affiche rien de moins que Retour vers le futur 2, Abyss, Terminator 2 ou encore Jurassic Park. Mark Dippé a côtoyé les plus grands réalisateurs de la planète, son nom est associé au plus grand chef d’œuvre du 7ème art et en partie justement pour leurs qualités en terme de SFX révolutionnaires. Des films où il trouve sa part de responsabilité dans leurs succès et à laquelle il n’a pas su réitérer l’exploit pour son premier film en tant que réalisateur. Ce passage derrière la caméra se fera néanmoins en parallèle de sa carrière dans les effets spéciaux qui amorcera un triste tournant puisque les films cultes cités précédemment sont tous antérieurs à cette première production, son dernier film notable sur lequel il ait fait des éclats datant de 1993 avec Jurassic Park. Pourtant à l’image des dinosaures, son film ne manque pas de créatures à animer et son savoir faire s’exprime en de rares occasions. Entre le sublime et nullisime, on se retrouve avec des plans chiadés du Violator contre des incrustations douteuses d’acteurs derrière un fond vert. Mais bon un peu d’indulgence, pour un premier essai il est difficile d’être sur tous les fronts quand bien même le secteur duquel on se reconvertie est celui sur lequel repose tout le film.
Loin de moi l’idée de vouloir le comparer avec les cinéastes de génie avec lesquels il a été amené à collaborer, tous le monde ne peut pas avoir une reconversion comme David Fincher, lui même transfuge d’ILM, en passant d’un domaine à un autre. D’ailleurs c’est peut-être lui qu’il aurait fallu pour cette adaptation, alors qu’il venait d’explorer les 7 péchés capitaux avec Seven, il aurait pu plonger directement à la source du mal. En tout cas la réalisation aurait eu grandement à gagner à avoir une vraie vision de la part d’un cinéaste au style bien affirmé, comme Alex Proyas ou Scott Derickson, afin d’avoir un partie pris tranché s’affranchissant de la censure pour livrer un film sans concession. Bien qu’il en ait écrit le scénario, Mark Dippé n’est pas l’homme de la situation comme en témoignera le futur de sa filmographie après cet échec. Il a néanmoins pour lui des gouts plutôt éclectiques compte tenu de la suite de sa carrière avec entre autre une série de films sur Garfield le chat. Ce grand écart culturel n’empêche en rien le talent de s’exprimer, comme George Miller peut le faire en passant de Mad Max à Babe un cochon dans la ville ou encore Happy Feet avec succès, même si cela reste plutôt une exception. Pourtant son scénario est bourré de bonnes idées, pour la plupart sorties du comics d’origine, reposant sur une bonne histoire mais elle est mal racontée.
Outre ses effets spéciaux donc, le film donne l’impression d’être inachevé jusque dans son montage. Sorte de version préliminaire, destinée à être montrée aux grands pontes lors d’une projection test visant à décider du destin du film, ceux-ci ne semblent pas avoir pris les meilleures décisions. Ce que l’on voit à l’écran sont typiquement des décisions de producteur destinées à adoucir le propos du film afin de lui offrir plus de public et ainsi rentabiliser son investissement. Pour preuve cette intro bâclée, permettant d’établir un contexte en cumulant des VFX foireux sur une voix off inutile et sans intérêt car toutes ces informations nous sont rabâchées au cours du film d’une façon ou d’une autre. Une fois passé cette notice explicative, la scène d’ouverture plonge directement Al Simmons dans le feu de l’action. Cette chronologie linéaire est également synonyme de compréhension pour le public suivant les origines du personnage là où le lecteur de comics se retrouvait parsemer de flashbacks de façon aléatoire. La version de papier débutait par le retour d’Al sur terre et le lecteur suivait l’histoire en même temps que lui à mesure qu’il se rappelait les souvenirs de sa vie passé. Encore une fois tout est une histoire de montage puisque le film aurait pu être monté exactement tel quel.
Un choix différent faisant de cette version une sorte de « Spawn pour les nuls » mais pas forcément nul en tant que film, une fois détaché de son statut d’adaptation de comics book. Je fais partie de ceux qui pensent que l’on peut radicalement changer la face d’un film à partir des mêmes rushs. On peut accoucher de cent films différents de cette même base de travail et parmi ces cent films se cache une meilleure version de celui-ci. Pas forcément en ajoutant des choses mais plutôt en en supprimant. Comme je le disais plus haut le film est généreux, mais dans sa propension à vouloir offrir plus qu’il ne devrait, il perd en qualité. A commencer par l’introduction dans son ensemble avec Cagliostro nous dévoilant les enjeux dont on aurait pu se passer tant le film est limpide dans sa narration. Cette sur-interprétation montre tout de suite que le film ne fera preuve d’aucune subtilité comme cette chanson de Marylin Manson, ne faisant qu’appuyer le coté gothique là où une simple bande son symphonique aurait fait l’affaire. Le montage est évidemment à revoir afin d’instaurer plus d’ambiance et cela passe par le retrait des transitions par quelque chose de plus sobre et moins tape à l’oeil. Il me semblerait aussi plus judicieux d’afficher le titre après la mort du héros et avant son retour sur Terre, plutôt qu’au début et en clôture du film, et pourquoi pas avec celui que l’on peut voir dans le trailer si ce n’est pas trop demandé.
Comme quoi les choix de montage sont très importants et il ne faut pas forcément grand chose pour passer d’une série B à un nanar. Donner son avis c’est aussi ça, être force de proposition devant un produit au potentiel gâché qui aurait mérité une seconde chance. Artistiquement cette démarche n’est pas vraiment viable, en plus d’être mercantile vis à vis du public, mais cela reste néanmoins interessant comme exercice. Peut-être un jour aurons-nous ce nouveau modèle économique où les remakes couteraient bien moins cher à produire en gardant la même base de travail. Fort heureusement et contre l’avis de nombreuses critiques, il y a pas mal de choses à garder dans cette adaptation et malgré son statut PG13, le film n’est pas tendre dans le traitement de son personnage principal. Bien sûr son incarnation sur pellicule est très loin de son format d’origine absolument crade mais Michael Jai White est un excellent Al Simmons même si on ne le voit que très peu, cédant vite sa place à un maquillage de grand brulé qui dénote dans un film tout public. Et sous la pluie c’est encore plus saisissant, les reflets sur sa chair calcinée donne un effet de dégout et participe à la douleur du personnage facilitant ainsi le jeu d’acteur sous cette prothèse.
Son corps n’est pas en reste puisque son costume est une seconde peau entre prothèses et CGI et comme pour sa peau, ce symbiote prend vraiment vie sous la pluie. Sa texture humide rappelle celle d’un scarabée ou d’un insecte type scorpion, ce coté bio mécanique à la Alien est très interessant mais pas assez exploité à mon gout. Toutefois la customisation de ce mélange entre artillerie militaire et technologie satanique fonctionne plutôt bien et permet au film d’avoir une identité propre. Un crédit à mettre au réalisateur qui a fait ses armes dans les effets spéciaux et ceux octroyés à l’arsenal du film sont plutôt réussis. D’ailleurs il ne manque pas d’iconiser le personnage par des poses et des plans vraiment superbes où s’agitent des chaines tentaculaires. La plupart du temps cela fonctionne très bien dès que la cape se déploie et flotte dans le cadre. Vivante elle aussi, elle n’apparait que de façon ponctuelle à grand renfort de CGI vu sa longueur démesurée là où elle était omniprésente dans les comics. Cela permet de lui donner une animation stylisée mais les textures ont du mal à lui donner une réelle épaisseur, surtout vu la place qu’elle prend à l’écran lorsqu’elle est en mouvement. Ce poids qui lui fait cruellement défaut se trouve contrebalancer par un autre personnage de taille dans le camp opposé.
Tout comme Spawn est plus proche de The Crow que de Batman, ce qui ne l’empêche de lui piquer son entrée en surgissant d’un plafond de verre, le clown est plus proche du Ça de Stephen King que du Joker. Sous le maquillage, les prothèses et le rembourrage, John Leguizamo s’approprie l’humour si particulier de ce personnage, du moins sous cet aspect. Lors de ses métamorphoses en Violator, il passe le relai lors d’une transformation bluffante jusqu’à un monstre démesuré en image de synthèse. Parmi cette débauche d’effets spéciaux, le film n’en oublie pas pour autant les effets physiques sur le plateau et cette créature numérique partage l’écran avec une version animatronique beaucoup moins impressionnante car trop rigide dans son animation. Toujours dans le camp adverse, le seul personnage à ne pas subir les effets numériques et autre maquillage se trouve handicapé par une écriture assez caricaturale. Charlie Sheen a beau être un excellent Jason Wynn en apparence, il n’en demeure pas moins un méchant dans ce qu’il y a de plus caricatural et dont le désir est de devenir le maitre du monde, soumettre la population et tuer tous ceux qui refuseront de lui obéir. Et lorsqu’il trouve un opposant, il y va à coup de répliques clichés du « comment vont votre femme et votre enfant? »
En somme « détruis l’univers et poses des questions après », pour citer une autre réplique de la bouche du clown cette fois-ci. Elle symbolise à elle seule les changements qui ont eu lieu d’un média à un autre et les questionnement qui en découlent. Si dans son ensemble le film garde l’essence du comics en gardant les journaux télévisés qui ponctuaient les planches ou encore l’évolution de notre anti-héros dans le milieu des SDF, il trahit son matériaux de base aussi surement que l’antagoniste principal face à Spawn. Entre autre changement, le passage du comics à l’écran aura eu raison de la couleur de peau du meilleur ami d’Al Simmons. Sa couleur d’origine afro américaine n’aurait pas pour autant rendu le film meilleur mais il est vrai que cette attitude Black Power cher au comics n’est pas très présente ici, les brulures aux multiples degrés ayant raison de toute considération raciale. Blade sortie à quelques mois d’intervalles profitera un peu plus de cet aspect avec une réinterprétation moderne du personnage basé sur celui de Shaft. Cette adaptation contemporaine du chasseur de vampires en fera mon film préféré du moment qu’une suite viendra confirmer jusqu’au troisième et dernier épisode, renouant avec ses racines comics book de Tomb of Dracula. Là, il viendra rejoindre la catégorie des nanars pour enterrer la franchise avec Blade Trinity. Amen.
Mais là où le Day Walker aura mis une trilogie avant de sombrer, le suppôt de l’enfer n’aura même pas eu cet honneur. Loin de moi l’idée de me faire l’avocat du diable en défendant ce film. Ce plaidoyer n’a aucunement l’intention de faire sortir mon client de cet enfer carcéral dans lequel il s’est fourvoyé pour le réhabiliter. Aucune remise de peine pour bonne conduite ne semble à l’ordre du jour pour crier au génie incompris mais celui qui en parle le mieux c’est encore son créateur. Rien que pour les propos de Todd MacFarlane et sa vision des choses en interview, je laisse sa chance à ce film. Il sait défendre son oeuvre quand bien même il n’a ni réalisé ni scénarisé (mais il fait tout de même un caméo dans la peau d’un clochard) cette adaptation de son propre travail. Avouant sans détour que le film est un immense panneau publicitaire servant à vendre des comics book, il a profité du changement de média pour changer son personnage là où les personnes impliquaient dans la production voulaient tout garder intacts. Une stratégie qui s’est avéré payante puisque cela lui a permis de financer une série animée Spawn à destination, non pas des enfants, mais d’une tranche beaucoup plus adulte. C’est le monde à l’envers et on en revient toujours à ce paradoxe.
McFarlane voit son film comme une mission suicide, il n’a rien à perdre. Il dresse un portrait de Hollywood assez subversif renvoyant tout ça à une histoire d’argent. Très conscient du système, il n’hésite pas à les parodier dans leur façon de créer des modes à partir d’un succès. Il en rigole dans sa façon de leur donner la parole, arguant que si Spawn fait 300 millions de dollars ils se diront qu’il faut plus de super-héros obscurs. Une chose qui s’est produite à la sortie de The Dark Knight et la multitude d’oeuvres qui ont emprunté ce même chemin tortueux. Ce film est donc à l’image de son héros tout droit sortie des flammes de l’enfer: maudit, damné. Pourtant en quête de rédemption auprès du public prêt à pactiser avec lui, je me suis laissé avoir par la promesse d’un héros « dark » dans la lignée du comics que je lisais. A l’époque j’étais fan de cette BD parce que j’étais dans cette période de l’adolescence où il est de bon gout d’aimer ce qui est underground. A une période de l’enfance où ce que l’on voit nous influence dans nos gouts, je n’en ai pas pour autant acquis une mauvaise culture cinématographique mais bien la capacité de différencier un mauvais film d’un nanar, et celui-ci en est indéniablement un.
« SPAWN » WINS!








